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Méditations de la Parole de Dieu

Mercredi 1 décembre

Commentaire de l’Évangile du jour: Jésus guérit les infirmes et multiplie les pains. (Mt 15, 29-37)

Quel texte magnifique aujourd’hui !

Jésus est suivi par de grandes foules, s’assied sur une montagne et guérit tous ceux atteints par des maux : boiteux, aveugles estropiés, muets et beaucoup d’autres encore, c’est-à-dire tous ceux qui sont mal leur peau ou dans leurs corps. Lorsque nous sommes malades et à fortiori lorsque l’on est infirme, ne souhaite-t-on pas retrouver la santé (lorsque cela est possible) le plus vite possible ?

D’où l’admiration de la foule ! Il y a de quoi. Il arrive que des médecins nous remettent sur pied après une invalidité temporaire plus ou moins grave. Nous leur en savons gré, voire les admirons. Je comprends que des personnes atteintes d’invalidité de naissance, soient béats d’admiration pour la personne qui les guérit.

Cela peut être l’occasion de s’interroger sur notre attitude vis-à-vis de nos frères malades ; si ce n’est pas de notre ressort de les guérir, on peut aussi d’abord les écouter et essayer de faire en sorte qu’ils gardent le moral. Le maintien de l’optimisme, quoi qu’il arrive, me semble primordial. Tout est plus facile à supporter. De plus, dans nos pays, nous avons la chance d’avoir des soignants de haut niveau et des hôpitaux efficaces quoi qu’en disent certains.

Mais Jésus ne s’arrête pas en si bon chemin, après les guérisons, il y a le bien-être qui passe par la nourriture. Il est saisi de compassion pour ces foules qui l’on suivi mais ont très peu de choses pour se ravitailler. « Je ne veux pas les renvoyer à jeun, ils pourraient défaillir en chemin ».

L’inventaire est vite fait, sept pains et quelques petits poissons. Juste pour quelques personnes.

Alors, d’abord Jésus rends grâce puis demande à ses disciples de distribuer la nourriture. Tous furent rassasiés. Bien sûr, il n’est pas question de gâcher des aliments et on ramasse sept corbeilles pleines.

Quel est ma position par rapport aux personnes qui ont faim ? Est-ce que je fais tout ce que je peux pour essayer d’améliorer les choses ? Il y a de quoi faire mais la goutte d’eau que nous apportons est indispensable à celui qui en bénéficie.

Nous ne sommes pas là pour écrire l’évangile mais pour le vivre

Dom Herder Camara, archevêque de Récife au Brésil disait à de jeunes prêtres :

« Souviens-toi que pour beaucoup, la seule page d’Évangile qu’ils liront, sera le témoignage de ta vie ».

Ce qui est valable au Brésil, l’est aussi chez nous.

A nous de faire en sorte qu’elle soit la plus belle possible.

François Plantet


Mardi 30 novembre

Commentaire de l’Evangile du jour: « Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent » (Mt 4, 18-22)

Jésus marchait le long de la mer de Galilée. Marcher… Aller vers… Découvrir l’endroit où Dieu appelle pour la mission. Jésus empreinte ce chemin. Il a un projet. Constituer son Eglise en choisissant des hommes pour partager avec Lui la mission de son Père. Nous ne sommes pas chrétiens tout seul. Nous avons besoin de « frères » pour agir ensemble, pour le même but ; faire connaître et aimer le Père.

« Jésus vit deux frères, Simon appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs ». Jésus voit, agit, appelle. Il en est de même pour vous. Il nous voit, Il nous connaît, Il nous demande de Le suivre. Quelle est votre réponse ?

Simon va changer de nom : « Désormais tu t’appelleras Pierre ». A l’appel de Jésus, parfois changer nos habitudes. Jésus nous appelle là où nous en sommes, dans notre vie concrète.

« Venez à ma suite, et Je vous ferai pêcheurs d’hommes ». « Laissant leur barque et leur père, ils le suivirent ». Signe de cet engagement à la suite de Jésus, c’est qu’il faut quitter quelque chose. La foi porte sur une personne. Adhérer à Jésus, Le suivre, s’attacher à Sa personne. Dieu a besoin des hommes. Chaque chrétien devrait reconnaître, ici, son propre appel, sa propre vocation.

Evangéliser, proclamer la Bonne Nouvelle n’est pas facile. Que de patience il faudra pour la mission. Saint Jean-Paul II écrivait dans sa lettre Au début du nouveau millénaire : « Non, ce n’est pas une formule qui nous sauvera, mais une Personne… »

Discerner : se mettre intérieurement en état de disponibilité totale. Dans la prière, dans l’attention aux personnes et aux événements, voir où le Seigneur nous envoie. Témoigner par notre vie, dans la foi, avec une espérance ferme et un grand amour, à la suite de Jésus, animés de l’Esprit qui souffle où Il veut.

« Nous voici devant Toi, Esprit Saint, Toi notre seul conseiller ; Demeure en nous… enseigne-nous vers quel but nous orienter. Montre-nous comment nous devons marcher ensemble ».

Marie-Thérèse Dugast


Lundi 29 novembre

Commentaire de l’Evangile du jour : « Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place au festin du royaume des Cieux » (Mt 8, 5-11)

Nous reconnaissons dans ce passage de l’Evangile cette phrase de contrition et d’espérance que les chrétiens prononcent avant de communier : « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir (que tu entres sous mon toit), mais dis seulement une parole, et je serai (mon serviteur sera) guéri. » Quel acte de foi de la part de ce centurion romain ! Quelle exclamation d’humilité chez ce païen et de certitude que Jésus dispose d’une parole « efficiente », celle qui peut bouleverser le cours de la vie, à distance, sans même voir le malade ! Celle qui peut réaliser ce qu’elle dit. Telle celle du chef militaire à laquelle on obéit sans discuter. Ce centurion a conscience de la grandeur de Jésus.

Oui, Jésus peut faire un miracle à distance par sa seule parole. C’est d’ailleurs ce qui se passe lors de chaque Eucharistie lorsque le Prêtre prononce la Parole transmise par l’Eglise.

C’est cette même foi sûre qui est proposée aux fidèles invités à prononcer cette prière avant de communier. Par métaphore, le « toit », la demeure du centurion devient le corps et l’âme de chaque croyant ; le « serviteur » devient le malade lui-même. Croyons-nous en cette Parole-Sacrement qui opère notre Salut, qui vient nous guérir ?

Quelle démonstration aussi d’attention, de compassion du centurion envers son subalterne : il supplie Jésus d’intervenir auprès de son serviteur souffrant : « il souffre terriblement ».

Avons-nous cette même détermination à supplier le Seigneur en faveur d’un proche souffrant, comme envers nous-même ?

Jésus, nous croyons, mais fais grandir en nous la Foi.

Annonciade de Vigneral

 


Dimanche 28 novembre – Entrée en Avent

Commentaire de l’Evangile du jour : « Votre rédemption approche » (Lc 21, 25-28.34-36)

Voilà, le premier évangile de l’Avent est bien loin de ce que l’on attendrait. Nous, on pense à Noël, à un petit enfant, à une douce lumière, une douce nuit… On s’imagine préparer Noël en entendant les récits de l’annonciation, les appels à la conversion de Jean Baptiste, la visitation,… Et rien de tout cela. La liturgie nous fait presque continuer sur la lancée des 2 dernières semaines. Un texte qui nous parle de la venue de Jésus, ou plutôt de son retour. Un texte apocalyptique, aces des signes de la part du soleil et de la lune, des catastrophes. Mais avant de parler du retour de Jésus, il nous faut nous mettre en attente de sa venue.

Se mettre en attente. C’est le propre de l’Avent. Tout, en ce moment, nous rappelle que l’on arrive vers la fin de l’année, qu’une nouvelle année va commencer, que la fête de Noël s’approche à grands pas. Les illuminations sont maintenant en place dans nos villes, les rayons des supermarchés se remplissent de chocolats et de jouets, plus beaux les uns que les autres, les collégiens et les lycéens attendent avec impatience ou angoisse leur premier bulletin scolaire de l’année, bref, on sent qu’on est à une période charnière, une période de transition. Oui, d’ici 3 semaines, c’est déjà (ou enfin pour les enfants et les jeunes) les vacances de Noël.

Oui, l’Avent, c’est ce temps de préparation, ce temps d’attente de Jésus. Un temps qui est souvent chargé, par la préparation de Noël, par la fête à mettre en place, les courses à faire… Et si pour une fois, on prenait un peu de temps pour se poser, pour réfléchir et faire le point sérieusement. Oh, je ne vous demande pas de tout laisser tomber, mais n’est-il pas envisageable, au cours de cette semaine par exemple, de prendre un peu de temps, pour voir comment on se prépare à Noël. Célébrer l’Avent, c’est aussi cela. C’est revivifier l’élan d’espoir que nous ouvre la venue de Jésus dans notre histoire, dans l’histoire de tous les hommes. Prenons pour nous ces paroles de Jésus que l’Evangile nous propose : Restez éveillés et priez en tout temps. Oui, restons éveillés, ouvrons les yeux pour ne pas nous endormir, pour voir tous les signes d’espoir qui existent, pour voir aussi tout ce qu’il nous est possible de changer, pour entrer de plain pied sur ce chemin de l’Avent.

Chers amis, entrons avec joie dans cette période de l’Avent, car nous préparons la venue de Jésus parmi nous, mais entrons-y avec un cœur renouvelé, avec le désir de vivre toujours plus sérieusement notre vie de foi, de marcher sur ce chemin de justice que Dieu nous invite à parcourir avec Lui.

Stéphane Jourdain


Samedi 27 novembre

Commentaire de l’Évangile du jour: « Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver » (Lc 21, 34-36)

Il est important de situer ce passage de l’évangile dans l’ensemble de l’évangile de Luc. Ces trois versets achèvent le discours eschatologique (21,5-36) annonçant les catastrophes cosmiques et la venue du Seigneur à la fin des temps. Jésus viendra certainement dans l’improviste. Personne ne sait ni le jour ni l’heure. Comme beaucoup ont manqué sa première venue, – « Il est venu parmi les siens, et les siens ne l’ont pas reçu » (Jn 1,11) –, beaucoup risquerons d’être surpris par sa venue glorieuse.

Alors, comment fait-on pour ne pas manquer cet avènement ? Heureusement, nous n’avons pas besoin de chercher mille solutions. Jésus, étant « le Chemin, la Vérité et la Vie », connait très bien ce que nous devons faire. L’unique solution se trouve dans l’évangile du jour : « Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme » (21,36).

« Restez éveillés et priez en tout temps » : voilà ce que nous demande Jésus. Voilà l’attitude fondamentale que tous les disciples du Christ doivent avoir. Mais elle ne doit pas être celle du moment, celle d’un instant, mais celle d’une vie.

Que le Temps de l’Avent, Temps de l’Attente qui commence demain, soit pour nous, un temps favorable et bénéfique, pour nous entraîner intensément à rester éveillés et à prier sans cesse !

Bon et fructueux Temps de l’Avent à tous !

Paul NGUYEN


Vendredi 26 novembre

Commentaire de l’évangile du jour: « Lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche » (Lc 21, 29-33)

Les chrétiens placent leur foi et leur espérance dans la promesse de Jésus : « Je vais vers mon Père … Je reviendrai vous prendre avec moi, afin que là où je suis, vous soyez vous aussi. » (Jean 14,3) Tendus dans cette attente, nous risquons de la vivre avec inquiétude et angoisse, empêchés d’accueillir les grâces du temps présent, dans la mesure où tout notre souci se porterait sur le futur.

La parabole du figuier nous enseigne que, de même que la végétation croît à son rythme naturel et que les bourgeons annoncent la belle saison, de même le Royaume de Dieu arrivera en son temps et sera précédé de signes clairs. Il est donc inutile de nous angoisser, demeurons dans la paix intérieure et dans la confiance. Le monde actuel est constitué de réalisations provisoires et passagères, mais les paroles de Jésus sont fiables, indépassables : Elles nous disent comment vivre le temps présent, dans l’amour et le pardon à l’égard de nos frères et sœurs, dans la confiance en notre Père des Cieux.

                                                                                                                      Jean-Louis Paccoud


Jeudi 25 novembre

Commentaire de l’évangile du jour: « Jérusalem sera foulée aux pieds par des païens, jusqu’à ce que leur temps soit accompli » (Lc 21, 20-28)

En lisant ce passage de l’Évangile, comment rester indifférent à ses résonances apocalyptiques à l’heure où nous traversons de multiples crises ? Je pense en premier lieu au dérèglement climatique qui trouve, semble-t-il,  un écho assez littéral dans ce que Jésus annonce. ‘Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles’. Mais comment ne pas se dire aussi que les hommes d’époques passées ont dû aussi trouver ce passage d’actualité ? Ceux qui ont traversé les guerres mondiales, la Révolution ou d’autres périodes troublées ont dû trouver dans ce passage une illustration de ce qu’ils vivaient. ‘Sur terre, les nations seront affolées’, ‘ils tomberont sous le tranchant de l’épée’… Dans la première lecture, Daniel fait face à une situation en apparence elle aussi dramatique : captif au fond d’une fosse aux lions bien scellée… Le mal qui se déchaîne à travers la méchanceté des hommes, la violence des éléments naturels et la bestialité animale semble à son comble dans les lectures de ce jour. Et pourtant, une grande paix se dégage du texte de Daniel. La prière de l’innocent Daniel a touché le cœur du roi, et sa confiance en son Dieu est récompensée : les lions qui étaient censés le dévorer sont doux comme des agneaux, dociles à la voix de l’ange. De même, les images fracassantes employées par Jésus soulignent que sa gloire et et sa puissance auront le dernier mot. ‘Redressez-vous et relevez la tête’. N’ayons pas peur de ces images fortes, la Bible foisonne aussi de paroles qui nous redisent la tendresse et la prédilection de Dieu pour les hommes de bonne volonté : ‘Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume.’ (Luc, 12, 32). Jésus ne peut pas nous abandonner, lui qui a dit ‘Je suis avec tous les jours jusqu’à la fin des temps.’ (Matthieu, 28,20).

Elisabeth Seyve