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Méditations de la Parole de Dieu

Jeudi 15 avril

Méditation de la première lecture : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Actes des Apôtres 5, 27-33)

Pierre et Jean viennent de guérir à la Belle Porte un infirme depuis sa naissance. C’est la stupéfaction de l’infirme qui se lève et marche, qui bondit et loue Dieu, en suivant les deux Apôtres. Tout le peuple est également étonné, stupéfié et désorienté. C’est une occasion pour Pierre de faire la catéchèse.  C’est au nom de Jésus mort et ressuscité que cette guérison soit possible. « Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus Christ, nous sommes témoins de ces choses ».

Le grand prêtre et son entourage, et les membres du Sanhédrin sont en colère et avaient résolu de les faire mourir (Le Sanhédrin, assemblée de 71 anciens, interprétait la Loi juive, le Sanhédrin est aussi le tribunal suprême habilité à reconnaître officiellement le Messie, à travers un prophète)  Alors ils ont d’abord enfermés Pierre et Jean. Après, ils les ont présentés au Grand Conseil  « Nous vous avions formellement interdit d’enseigner au nom de celui-là, et voilà que vous remplissez Jérusalem de votre enseignement. « Vous voulez donc faire retomber sur nous le sang de cet homme ! »

Dans une société, singulièrement en France, où les préoccupations spirituelles sont totalement marginalisés, occultées, réduites à ce que l’on appelle «  la sphère privée », peut-être que nous aussi, nous nous sommes laïcisés à notre insu. Et doucement, englués de toutes parts dans cet environnement, l’énergie s’épuise, on perd sa vigilance et la foi devient passive, s’assoupit. Du coup on n’ose plus trop ou on a de moins en moins l’occasion de manifester des convictions différentes de celles qui dominent partout. En plus, le nom de Jésus n’est toujours pas accepté, souvent ridiculisé, blasphémé. Enseigner ses préceptes, n’est pas toujours bien vu, parfois même interdit, aussi en France. Avec Pierre osons dire : «  Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes ».

Alors quand Pierre proclame devant ses juges : “Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes”, çà nous réveille ! Pierre nous invite à réagir, à témoigner, dans cette théologie toute simple « Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus Christ, nous avons cette certitude chevillée au plus profond de nous et nous devons en témoigner ».

“Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes”. Pierre savait très bien qu’en disant cela, il choisissait une vérité rejetée par ses juges et creusait encore un peu plus le conflit avec eux, pouvant entrevoir l’issue la plus probable, la mort.

Du coup, les mots “obéir à Dieu” prennent leur plein sens. Ils n’appellent pas à une obéissance soumise à un ordre divin ; au contraire, ils affirment une liberté : “J’obéis à Dieu plutôt qu’aux hommes, parce que je suis libre donc imprévisible”, “Je suis dans le monde mais je ne suis pas du monde, je suis donc libre de n’être pas une copie conforme des autres, libre de dire et de faire ce qui est guidé par la volonté de Dieu et de contredire ce qui va dans un autre sens. Et l’on ne peut pas m’en empêcher”.

Gamaliel, le membre du Sanhédrin (il fut le professeur de Paul), sous forme d’une prophétie,  met en garde le Grand Conseil : « Si cette œuvre vient des hommes, elle se détruira d’elle-même, mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez la détruire. Ne courez pas le risque d’avoir combattu contre Dieu. »

Dieu à travers son Eglise est à l’œuvre grâce à l’Esprit Saint que Jésus nous a donné à Pentecôte et que nous avons reçu lors de notre baptême ou notre confirmation, et que nous recevons de nouveau chaque fois que nous partageons le pain et le vin, si nous allons vers les nations, vers notre prochain au lieu de rester entre nous. Proclamons aujourd’hui et toujours que seul Jésus, le Ressuscité, peut sauver les hommes et l’humanité. Il nous associe à son œuvre !

   Père Joseph

 

 


Mercredi 14 avril

Méditation de l’Evangile du jour : « Dieu a envoyé son Fils dans le monde, pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 16-21)

Je laisse un instant cet Évangile retentir en moi. Qu’est-ce qui a attiré mon attention ? Quel mot, quelle phrase, quelle idée font écho en moi ? Personnellement c’est la question « Pour quoi le Fils unique de Dieu est il descendu sur terre ? » qui m’anime …La réponse me submerge…Par amour pour tous les humains ! Un amour fou, sans discrimination, sans aucune condition préalable. Dieu a aimé les hommes au point de leur donner son fils unique et bien aimé. Son amour surpasse vraiment les dimensions de l’amour humain ! C’est par amour pour le monde, pour moi, que Dieu a donné son Fils, pour que personne ne se perde, pour que le monde soit sauvé. La résurrection de Jésus ne manifeste-t-elle pas cette victoire déjà à l’œuvre dans ma vie, dans celles et ceux qui m’entourent ? Quelles situations ou personnes me parlent de l’amour, de la paix et de la joie apportés par le Christ ?

Jean parle d’un jugement… Venant d’un Dieu qui m’aime, ce jugement ne peut être qu’un jugement d’amour. Cela dit, je choisis parfois de vivre loin de la lumière, de la vraie liberté, par peur, par manque de vigilance…Alors qu’est-ce qui dans ma vie, dans mes relations a besoin d’être mis sous la lumière de l’amour de Dieu ?

Croire en Son nom devrait se traduire dans les œuvres quotidiennes : « Celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu » (verset 21). L’évangéliste met dans la bouche de Jésus les paroles du prologue , sans doute pour nous signifier que le combat entre la lumière et les ténèbres s’éclaire grâce à la passion du Christ, son élévation sur la croix et sa montée vers le Père. L’affirmation de Jésus « Celui qui croit en lui échappe au jugement, il est sauvé, il a la vie éternelle » semble faire écho à l’affirmation « à ceux qui croient en son nom, la Lumière donna d’advenir enfants de Dieu » au verset 12 du chapitre 1 de l’évangile de Jean. Ces deux versets s’éclairent et s’enrichissent l’un l’autre !

Nicodème a-t-il entendu la parole de Jésus ? Le texte ne le précise pas ! Il semble avoir disparu du récit. Cet effacement laisse la place à chacun des lecteurs, à moi en particulier…Est-ce que j’entends la révélation du Fils de Dieu ? Comment je l’accueille dans ma vie ? Quels en seront les effets ?

« La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur et le pain à celui qui doit manger ; ainsi m parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission. Oui, dans la joie vous partirez, vous serez conduits dans la paix. Montagnes et collines, à votre passage, éclateront en cris de joie, et tous les arbres de la campagne applaudiront. Au lieu de broussailles poussera le cyprès, au lieu de l’ortie poussera le myrte. Le nom du Seigneur en sera grandi : ce signe éternel sera impérissable. » Esaïe 55, 10-13

Danielle SCHUCK


Mardi 13 Avril

Méditation de l’Évangile du jour: « Il vous faut naître d’en haut » (Jean 3, 7b-15)

Je suis un peu comme Nicodème. Ma bonne volonté, mon expérience de la vie, mes connaissances religieuses, tout cela est insuffisant pour entrer dans la communion de vie avec DIEU. Jésus me dit que je dois naître d’en haut, que je dois naître de nouveau. Je suis appelé à recommencer à naître de l’Esprit de mon baptême.

Je ne peux maitriser l’action du Saint Esprit « Il souffle où il veut  ». Il ne se démontre pas. Il se propose.  Je n’ai plus qu’à l’accueillir et à lui faire confiance. Une nouvelle vie m’est proposée par l’Esprit. Par la prière, j’écoute ses inspirations pour faire mes choix. Imprégné par l’Esprit, toutes mes activités qu’elles soient bénévoles, familiales, sportives ou culturelles sont transformées par l’action de DIEU.

Plus loin dans le texte, nous lisons «  Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’Homme  ». Cette formule nous dit que Jésus est vraiment le fils de DIEU. Il est celui qui peut faire que l’Esprit de DIEU nous soit envoyé. Il est venu  d’en haut par ses miracles. Grâce à l’Esprit qu’il nous enverra, nous pourrons monter au royaume des cieux, le royaume de DIEU.

Et ce passage d’évangile se termine par «  De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse  dans le désert, ainsi faut-il que le fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle  ». Par vie éternelle, il faut entendre vie divine. A propos de l’épisode du serpent ; le livre de l’Exode nous instruit sur la peine qui affligeait le peuple ; le camp était infesté par de serpents, dont la morsure était mortelle. DIEU avait ordonné comme remède de fabriquer un serpent de bronze que Moïse devait tenir élevé. Tous ceux qui regardaient ce serpent avec foi seraient sauvés. Le fléau aura été la préfiguration du mauvais esprit qui inspire en nous une certaine méfiance à l’égard de DIEU, la morsure, le péché qui nous sépare de lui et la représentation du serpent de bronze celle du fils de l’Homme en croix en signe de repentir. La croix est la clé du Ciel. Elle est le bois qui contient la sève de la vie nouvelle, elle est le remède qui rétablit la communion avec DIEU.

Aujourd’hui, dans notre société l’homme compte trop souvent sur ses seules forces. Osons accepter le mystère de la croix, ouvrons notre cœur pour accueillir le souffle qui renouvelle et donne la vie en plénitude

Jean-Luc Wintz

 


Lundi 12 Avril

Médiation de l’Évangile du jour: « Personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu » (Jn 3, 1-8)

A Jérusalem, le Sanhédrin constitue « l’assemblée siégeante » composée de 71 sages experts en Loi Juive. Nicodème est l’un de ses éminents docteurs. C’est quelqu’un de religieux avec un profond respect pour la tradition juive et ses lois. C’est avec sa connaissance de sachant, de scientifique (nous savons et il a vu les signes) qu’il vient s’entretenir avec Jésus nuitamment. L’évangéliste Jean a posé cette image de la nuit pour figurer l’obscurité spirituelle tout comme physique. Cependant Nicodème montre une attitude d’ouverture car il a une idée profonde du mystère de Dieu. Il vient donc avec son savoir, sa déduction et sa bonne volonté.

A moins de naître à nouveau ou d’en haut (selon les traductions) personne ne peut voir ou entrer dans le Royaume de Dieu lui dit Jésus à trois reprises lui signifiant qu’il n’a rien vu et qu’il est loin de voir le royaume, ainsi. Perturbé, à hauteur de sa vision humaine, Nicodème pose une question toute terrestre du comment de la renaissance dans le sein de sa mère ! Autrement dit, il cherche comment il est possible d’accéder à la nouvelle naissance pour parvenir au royaume de Dieu.

Jésus lui ouvre un champ ; nous avons à recevoir ce qui nous sera donné et c’est par l’esprit que l’on y parvient. Terrestre est l’image de la nature qu’empreinte Jésus à travers le vent et son souffle invisible mais dont on s’accorde qu’on entend son bruit (sa voix), c’est-à-dire la Parole.

Jésus adresse une réplique au « Nous » par un « Vous » signifiant que toute l’humanité est concernée. C’est précisément l’esprit qui peut changer notre comportement, changer l’histoire de notre vie. Jésus nous invite à une vie renouvelée, à réaliser que nous sommes soutenus par Dieu. C’est en répondant à son appel que nous trouvons la Vie comme une résurrection radicale, une nouvelle Pâques par le passage de la nuit à la lumière. Ainsi le royaume de Dieu n’est pas loin, précisera Jésus dans les évangiles, si on aime Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme, de tout notre force et de toute notre pensée et si on aime notre prochain comme nous-même.

Je demande au Seigneur la grâce à naître du souffle de l’Esprit saint dans une nouvelle Pentecôte. Je veux faire de mon mieux pour accomplir sa volonté et qu’il m’aide pour cheminer avec Lui.

                                                                                                                                                              Alain De Vos

 


Dimanche 11 Avril

Commentaire de l’Evangile du jour : « Huit jours plus tard, Jésus vient » (Jn 20, 19-31)

Il y a tout un passage qu’on laisse souvent tomber dans cet Evangile, en se focalisant sur St Thomas et son incrédulité. C’est la première apparition de Jésus aux disciples. L’action a lieu le premier jour de la semaine, les disciples sont tout tremblants de peur, craignant que la purge qui a débutée avec Jésus ne se poursuive avec eux, et ils sont enfermés dans la maison, refermés sur eux-même. Et voilà que Jésus vient au milieu d’eux, il apparaît, et là vient le refrain du ressuscité : La paix soit avec vous. Cette simple parole de Jésus, qu’il reprendra immédiatement après, et qu’il redira quand il apparaîtra pour Thomas, me semble fondamentale. Un peu comme un jingle de radio ou de télé, qui attire notre attention pour nous dire que l’émission recommence. Oui, c’est cette parole que Jésus veut encore nous adresser à nous, chrétiens du 3ème millénaire : La paix soit avec vous.

Quand on est en plein doute, quand l’espoir semble anéanti, comme cela a dû être le cas pour ces disciples, on est plutôt nerveux, anxieux, en se demandant de quoi l’avenir pourra être fait. Les disciples se souviennent peut-être de leur lâcheté, de l’abandon du jeudi saint, Pierre a certainement en tête son reniement. Et c’est dans ce contexte que Jésus apparaît, pour leur dire, pour nous dire : La paix soit avec vous ! Oui, cette parole est une parole de libération, elle ouvre un avenir, elle le rouvre quand il paraît bouché. La présence de Jésus au milieu des disciples, c’est la preuve que la mort n’est pas victorieuse, qu’un espoir reste possible, que la vie, quand elle est mise dans les mains de Dieu, triomphe de la mort, qu’il pardonne nos fautes et nos faiblesses. Et cette parole produit son fruit : St Jean nous dit que les disciples furent remplis de joie.

Oui, cette paix que Jésus vient nous donner provoque en nous, comme en eux, un apaisement. C’est elle qui nous permet d’avoir le cœur en joie, de rayonner cette joie autour de nous. Car après la reprise de ce refrain par Jésus, il leur demande d’aller annoncer aux nations qu’il  est ressuscité. Nul doute que s’ils y étaient allé avec des têtes d’enterrement, nous ne serions pas là aujourd’hui ! Oui, c’est la joie des disciples qui a été contagieuse, qui a permis à l’Evangile de se transmettre, qui a témoigné que vivre avec Jésus ressuscité peut nous combler.

Frères et sœurs, je voudrai vous laisser dès maintenant avec cette question. Sommes-nous des croyants joyeux, vivons nous vraiment de la joie de la résurrection de Jésus. Pensons-nous avoir cette paix qu’il nous propose, cette paix qui nous apaise et nous encourage à témoigner de notre foi en Lui ? Nietzsche disait, à propos des protestants, qu’ils n’avaient pas des têtes de ressuscités en sortant de leur culte, qu’ils ne reflétaient pas la joie d’être en lien avec Dieu. Cette interrogation est aussi valable pour nous !

Quant à Thomas, on aura bien l’occasion d’en reparler…

Stéphane Jourdain

 


Samedi 10 Avril

Méditation de l’Évangile du jour: « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile » (Mc 16, 9-15)

« Ressuscité le matin, Jésus apparut d’abord à Marie-Madeleine. »

Je regarde Jésus ressuscité, je regarde Marie-Madeleine, leurs attitudes, leurs regards, j’imagine ce que peut ressentir Marie-Madeleine : surprise ? Crainte ? Joie ?

« Marie-Madeleine partit » annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient. »

Marche-t-elle ? Court-elle ? La voilà  arrivée, écoutons la annoncer la bonne nouvelle à ceux qui pleurent Jésus. Quels sont ses mots ? Quel est le ton de sa voix ?

« Ils refusèrent de la croire ». Imaginons ce qu’ « ils » peuvent dire et la déception de Marie-Madeleine.  Elle a vu Jésus, il est ressuscité, il est vivant, elle leur dit, mais ils ne croient pas..

« Après cela il se manifesta sous un autre aspect à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne ». Les disciples d’Emmaüs…  Nous nous rappelons la pédagogie avec laquelle Jésus leur a tout expliqué, à partir des Ecritures,  en marchant avec eux, et comment ils l’ont reconnu à la fraction du pain.

Ils repartent alors à Jérusalem pour, eux aussi, « l’annoncer aux autres ». Nous pouvons les imaginer tout joyeux sur le  chemin du retour, ne sentant plus leur fatigue, tellement riches de cette rencontre avec le Ressuscité.

Mais voilà que eux non plus, « les autres » ne les croient pas ! Quelle déception pour eux qui viennent annoncer cette bonne nouvelle de la résurrection. Ils veulent partager leur joie, mais personne n’en veut !

« Enfin il  se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table : il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient contemplé ressuscité. »

Ils sont à table et soudain, Il est là.  Comment croire que celui qui est mort sur la croix est bien celui qui est là, au milieu d’eux ?  Regardez-les, ils ont peur, le prennent pour un esprit.

Alors il leur  montre ses mains et ses pieds, leur demande à manger, pour leur prouver que c’est bien lui.

 Oui, c’est LUI, vivant, ressuscité. Nous pouvons le contempler, voir les plaies dans ses mains, ses pieds, son côté.

Peut-être aurions-nous été comme ces « autres » qui n’ont pas cru ? Peut-être aurions cru et partagé la joie de Marie-Madeleine et des compagnons d’Emmaüs ?

 Ce qui est important c’est aujourd’hui ! Est-ce que, aujourd’hui, tu crois à cette bonne nouvelle ? Oui ? Alors, si tu crois, écoute-le te dire « Va, annonce, témoigne ».

Françoise Fuchs


Vendredi 9 avril

Commentaire de la 1ère lecture : « En nul autre que lui, il n’y a de salut » (Ac 4, 1-12)

« En nul autre que lui, il n’y a de salut, car sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. » Ac 4,12

Si vendredi dernier nous étions tous quelque peu éberlués devant la vision dramatique de la croix, force est de constater que nous vivons aujourd’hui un total retournement de situation ! En une semaine à peine, nous sommes passés de l’interrogation et du doute, à la confiance et à la joie ! Nous sommes passés des ténèbres à la lumière et pourquoi pas le dire avec les mots de la foi, de la mort à la vie !

Le livre des Actes des Apôtres nous accompagne durant ce temps Pascal… il nous retrace l’expérience des premiers disciples qui doit être finalement aussi la notre aujourd’hui. Tout d’abord c’est bien pour chacun et chacune d’entre nous que le Christ est mort sur la croix et surtout qu’il est ressuscité au matin de Pâques. En avons-nous tous suffisamment conscience ? A nous donc, comme le signale l’extrait des Actes en ce jour, de réentendre la Parole de Dieu en lui faisant confiance, en lui donnant crédit, en lui apportant notre réponse du cœur…  en devant finalement toujours plus « croyants » !

Autre Bonne Nouvelle, c’est au cœur de nos vies, dans notre quotidien, et même dans la dure réalité de notre existence, que la tonalité de la « petite musique de Dieu » veut se faire entendre… c’est au cœur de ma vie que résonne plus que jamais le grincement de la porte du tombeau… Alors au-delà des mots, accueillons cette « promesse » comme la réalité de notre vie nouvelle ! Et devenons croyants ! Accueillons ce mystère de la résurrection non pas comme une énigme à résoudre, mais comme une promesse déjà établie ! Pour cela, n’ayons pas peur de faire de Jésus la pierre d’angle de toute notre existence !

Père Jean-Marc ALTENDORFF+