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Méditations de la Parole de Dieu

Lundi 29 novembre

Commentaire de l’Evangile du jour : « Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place au festin du royaume des Cieux » (Mt 8, 5-11)

Nous reconnaissons dans ce passage de l’Evangile cette phrase de contrition et d’espérance que les chrétiens prononcent avant de communier : « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir (que tu entres sous mon toit), mais dis seulement une parole, et je serai (mon serviteur sera) guéri. » Quel acte de foi de la part de ce centurion romain ! Quelle exclamation d’humilité chez ce païen et de certitude que Jésus dispose d’une parole « efficiente », celle qui peut bouleverser le cours de la vie, à distance, sans même voir le malade ! Celle qui peut réaliser ce qu’elle dit. Telle celle du chef militaire à laquelle on obéit sans discuter. Ce centurion a conscience de la grandeur de Jésus.

Oui, Jésus peut faire un miracle à distance par sa seule parole. C’est d’ailleurs ce qui se passe lors de chaque Eucharistie lorsque le Prêtre prononce la Parole transmise par l’Eglise.

C’est cette même foi sûre qui est proposée aux fidèles invités à prononcer cette prière avant de communier. Par métaphore, le « toit », la demeure du centurion devient le corps et l’âme de chaque croyant ; le « serviteur » devient le malade lui-même. Croyons-nous en cette Parole-Sacrement qui opère notre Salut, qui vient nous guérir ?

Quelle démonstration aussi d’attention, de compassion du centurion envers son subalterne : il supplie Jésus d’intervenir auprès de son serviteur souffrant : « il souffre terriblement ».

Avons-nous cette même détermination à supplier le Seigneur en faveur d’un proche souffrant, comme envers nous-même ?

Jésus, nous croyons, mais fais grandir en nous la Foi.

Annonciade de Vigneral

 


Dimanche 28 novembre – Entrée en Avent

Commentaire de l’Evangile du jour : « Votre rédemption approche » (Lc 21, 25-28.34-36)

Voilà, le premier évangile de l’Avent est bien loin de ce que l’on attendrait. Nous, on pense à Noël, à un petit enfant, à une douce lumière, une douce nuit… On s’imagine préparer Noël en entendant les récits de l’annonciation, les appels à la conversion de Jean Baptiste, la visitation,… Et rien de tout cela. La liturgie nous fait presque continuer sur la lancée des 2 dernières semaines. Un texte qui nous parle de la venue de Jésus, ou plutôt de son retour. Un texte apocalyptique, aces des signes de la part du soleil et de la lune, des catastrophes. Mais avant de parler du retour de Jésus, il nous faut nous mettre en attente de sa venue.

Se mettre en attente. C’est le propre de l’Avent. Tout, en ce moment, nous rappelle que l’on arrive vers la fin de l’année, qu’une nouvelle année va commencer, que la fête de Noël s’approche à grands pas. Les illuminations sont maintenant en place dans nos villes, les rayons des supermarchés se remplissent de chocolats et de jouets, plus beaux les uns que les autres, les collégiens et les lycéens attendent avec impatience ou angoisse leur premier bulletin scolaire de l’année, bref, on sent qu’on est à une période charnière, une période de transition. Oui, d’ici 3 semaines, c’est déjà (ou enfin pour les enfants et les jeunes) les vacances de Noël.

Oui, l’Avent, c’est ce temps de préparation, ce temps d’attente de Jésus. Un temps qui est souvent chargé, par la préparation de Noël, par la fête à mettre en place, les courses à faire… Et si pour une fois, on prenait un peu de temps pour se poser, pour réfléchir et faire le point sérieusement. Oh, je ne vous demande pas de tout laisser tomber, mais n’est-il pas envisageable, au cours de cette semaine par exemple, de prendre un peu de temps, pour voir comment on se prépare à Noël. Célébrer l’Avent, c’est aussi cela. C’est revivifier l’élan d’espoir que nous ouvre la venue de Jésus dans notre histoire, dans l’histoire de tous les hommes. Prenons pour nous ces paroles de Jésus que l’Evangile nous propose : Restez éveillés et priez en tout temps. Oui, restons éveillés, ouvrons les yeux pour ne pas nous endormir, pour voir tous les signes d’espoir qui existent, pour voir aussi tout ce qu’il nous est possible de changer, pour entrer de plain pied sur ce chemin de l’Avent.

Chers amis, entrons avec joie dans cette période de l’Avent, car nous préparons la venue de Jésus parmi nous, mais entrons-y avec un cœur renouvelé, avec le désir de vivre toujours plus sérieusement notre vie de foi, de marcher sur ce chemin de justice que Dieu nous invite à parcourir avec Lui.

Stéphane Jourdain


Samedi 27 novembre

Commentaire de l’Évangile du jour: « Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver » (Lc 21, 34-36)

Il est important de situer ce passage de l’évangile dans l’ensemble de l’évangile de Luc. Ces trois versets achèvent le discours eschatologique (21,5-36) annonçant les catastrophes cosmiques et la venue du Seigneur à la fin des temps. Jésus viendra certainement dans l’improviste. Personne ne sait ni le jour ni l’heure. Comme beaucoup ont manqué sa première venue, – « Il est venu parmi les siens, et les siens ne l’ont pas reçu » (Jn 1,11) –, beaucoup risquerons d’être surpris par sa venue glorieuse.

Alors, comment fait-on pour ne pas manquer cet avènement ? Heureusement, nous n’avons pas besoin de chercher mille solutions. Jésus, étant « le Chemin, la Vérité et la Vie », connait très bien ce que nous devons faire. L’unique solution se trouve dans l’évangile du jour : « Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme » (21,36).

« Restez éveillés et priez en tout temps » : voilà ce que nous demande Jésus. Voilà l’attitude fondamentale que tous les disciples du Christ doivent avoir. Mais elle ne doit pas être celle du moment, celle d’un instant, mais celle d’une vie.

Que le Temps de l’Avent, Temps de l’Attente qui commence demain, soit pour nous, un temps favorable et bénéfique, pour nous entraîner intensément à rester éveillés et à prier sans cesse !

Bon et fructueux Temps de l’Avent à tous !

Paul NGUYEN


Vendredi 26 novembre

Commentaire de l’évangile du jour: « Lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche » (Lc 21, 29-33)

Les chrétiens placent leur foi et leur espérance dans la promesse de Jésus : « Je vais vers mon Père … Je reviendrai vous prendre avec moi, afin que là où je suis, vous soyez vous aussi. » (Jean 14,3) Tendus dans cette attente, nous risquons de la vivre avec inquiétude et angoisse, empêchés d’accueillir les grâces du temps présent, dans la mesure où tout notre souci se porterait sur le futur.

La parabole du figuier nous enseigne que, de même que la végétation croît à son rythme naturel et que les bourgeons annoncent la belle saison, de même le Royaume de Dieu arrivera en son temps et sera précédé de signes clairs. Il est donc inutile de nous angoisser, demeurons dans la paix intérieure et dans la confiance. Le monde actuel est constitué de réalisations provisoires et passagères, mais les paroles de Jésus sont fiables, indépassables : Elles nous disent comment vivre le temps présent, dans l’amour et le pardon à l’égard de nos frères et sœurs, dans la confiance en notre Père des Cieux.

                                                                                                                      Jean-Louis Paccoud


Jeudi 25 novembre

Commentaire de l’évangile du jour: « Jérusalem sera foulée aux pieds par des païens, jusqu’à ce que leur temps soit accompli » (Lc 21, 20-28)

En lisant ce passage de l’Évangile, comment rester indifférent à ses résonances apocalyptiques à l’heure où nous traversons de multiples crises ? Je pense en premier lieu au dérèglement climatique qui trouve, semble-t-il,  un écho assez littéral dans ce que Jésus annonce. ‘Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles’. Mais comment ne pas se dire aussi que les hommes d’époques passées ont dû aussi trouver ce passage d’actualité ? Ceux qui ont traversé les guerres mondiales, la Révolution ou d’autres périodes troublées ont dû trouver dans ce passage une illustration de ce qu’ils vivaient. ‘Sur terre, les nations seront affolées’, ‘ils tomberont sous le tranchant de l’épée’… Dans la première lecture, Daniel fait face à une situation en apparence elle aussi dramatique : captif au fond d’une fosse aux lions bien scellée… Le mal qui se déchaîne à travers la méchanceté des hommes, la violence des éléments naturels et la bestialité animale semble à son comble dans les lectures de ce jour. Et pourtant, une grande paix se dégage du texte de Daniel. La prière de l’innocent Daniel a touché le cœur du roi, et sa confiance en son Dieu est récompensée : les lions qui étaient censés le dévorer sont doux comme des agneaux, dociles à la voix de l’ange. De même, les images fracassantes employées par Jésus soulignent que sa gloire et et sa puissance auront le dernier mot. ‘Redressez-vous et relevez la tête’. N’ayons pas peur de ces images fortes, la Bible foisonne aussi de paroles qui nous redisent la tendresse et la prédilection de Dieu pour les hommes de bonne volonté : ‘Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume.’ (Luc, 12, 32). Jésus ne peut pas nous abandonner, lui qui a dit ‘Je suis avec tous les jours jusqu’à la fin des temps.’ (Matthieu, 28,20).

Elisabeth Seyve


Mercredi 24 novembre

Commentaire du psaume : À lui, haute gloire, louange éternelle ! (Dn 3, 62, 63, 64, 65, 66, 67)

Le cantique des trois jeunes gens (ou des trois enfants, selon les appellations) est tiré du livre de Daniel. Son auteur est inconnu.

Le cantique énumère les œuvres du Créateur, les invitant elles-mêmes à le louer toutes ensemble. Il reflète l’âme religieuse universelle qui perçoit dans le monde la trace de Dieu, et s’élève jusqu’à la contemplation du Créateur.

C’est un chant propice à l’action de grâces pour la Création, qui a sans doute inspiré François d’Assise pour son Cantique des créatures et qui retrouve toute son actualité aujourd’hui, à l’heure où les chrétiens sont attentifs au respect de la Création.

Il est important parfois de revenir à des choses simples et concrètes, à humblement rendre grâce.

De plus ce texte a été porté de nombreuses fois en musique, et comme chanter c’est prier deux fois, n’hésitons pas à donner de la voix !

Pascaline Furet


Mardi 23 novembre

Commentaire de la 1ère lecture : « Le dernier royaume pulvérisera et anéantira tous les autres, mais lui-même subsistera à jamais » (Dn 2, 31-45)

En partage quelques pistes pour prier à partir de la lecture du jour (Dn 3,57) extraites du site « Prie en chemin »

« Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur. » Toutes les œuvres … et j’en fais partie ! Je prends le temps de me reconnaître créé(e) par Dieu. Je suis moi aussi invité(e) à le bénir, à dire du bien de Lui. Pour quelle chose pourrais-je remercier Dieu aujourd’hui ?

« Vous les cieux, bénissez le Seigneur. Et vous, les eaux par-dessus le ciel, bénissez le Seigneur. » Toute la création est convoquée. A mon tour, je poursuis cette litanie. Qui-ai-j’envie d’inviter à dire du bien de Dieu ?

« Vous les anges et les puissances du Seigneur, bénissez le Seigneur. » Qui sont-ils ces messagers ou ces personnes que je rencontre et qui viennent m’aider ? Puis-je découvrir dans celles et ceux que je côtoie, l’un de ces messagers et serviteurs de Dieu ? Ils ne sont pas seulement auprès de Dieu. Ce sont aussi ces services qui me sont rendus, sans que je ne sache qui les a faits pour moi… J’en rends grâce.

Pour terminer cette méditation je me tourne vers le Père et lui demande de savoir reconnaître ce qu’il fait pour moi. Je peux conclure ma prière en chantant la Prière du MEJ :

“ Apprends-nous Seigneur à te choisir tous les jours. À redire ton oui en chacun de nos actes.  Donne-nous de te suivre sans peur et de t’aimer plus que tout.  Rends-nous frères, toi qui nous as rassemblés.  Fais de nous les témoins devant tous, de ce que nous avons vu et entendu,  de ce que nous croyons et vivons , pour que tout homme avec nous reconnaisse en toi  l’unique Seigneur. ”

Danielle Schuck