Soutenir l'Eglise
Trouver ma paroisse
Espace Membres

Méditations de la Parole de Dieu

Samedi 12 décembre

Evangile du jour : « Élie est déjà venu et ils ne l’ont pas reconnu » (Mt 17, 10-13)

Aujourd’hui, Jésus discute avec ses disciples en descendant de la montagne où ils ont vécu la Transfiguration. Les disciples le questionnent sur le retour d’Elie et ils sont déconcertés : ils croient qu’il faut qu’Elie revienne avant que le règne de Dieu n’advienne alors que Jésus leur fait comprendre que le travail d’Elie a déjà été fait par Jean-Baptiste. Le véritable précurseur c’est Jean-Baptiste, c’est lui qui a préparé la route du Seigneur.

Jean-Baptiste ressemblait à Elie. Ils étaient tous deux des prophètes ardents. Tous deux ont annoncé la venue du royaume de Dieu. Tous deux ont souffert à cause de ce qu’ils enseignaient jusqu’à en perdre la vie. Ne serait-ce pas les prémices de ce que Jésus-Christ vivra lui-même parmi nous ? Par cette parole, Jésus annonce lui-même le chemin qu’il devra prendre.

Ceci doit être pour nous comme un avertissement, une mise en garde. Si nous n’acceptons pas les messagers que Jésus nous envoie, il y a de fortes chances que nous ne l’accepterons pas lui non plus.

Pour moi, ce chemin de conversion proclamé par Jean-Baptiste est une nécessité absolue.  Je dois le mener dès maintenant et sans cesse, dans ma vie de tous les jours, dans les petites choses comme dans les grandes.

Oui, frères et sœurs, si nous voulons que Jésus règne dans nos cœurs et dans nos vies, c’est un chemin qu’il nous faut parcourir même s’il nous demande, patience, sacrifice ou renoncement.

Claude Thiébaut


Méditation du jour : vendredi 11 décembre

Evangile du jour : “Ils n’écoutent ni Jean ni le Fils de l’homme”. (Mt 11, 16-19)

Les français, on le sait, sont râleurs. Mais apparemment, ils ne sont pas les seuls… Jésus, dans cette péricope biblique, se désole du manque d’enthousiasme de ses interlocuteurs, qui ont toujours quelque chose à redire. Trop de pénitence, trop de fête, pas assez de sérieux et de recueillement, pas assez d’enthousiasme pour dire le Dieu Vivant… On a l’impression que quoi qu’on fasse, on tombe toujours à côté. Oh, je ne parle pas pour vous, chers chrétiens de Montigny, qui êtes généralement très avenants sur les propositions qui vous sont faites… Non, je parle en général, pour les chrétiens plus lointains, ceux qui ne savent pas vraiment qui nous sommes, et se contentent de vieilles idées ou caricatures.

Dans ce contexte me revient en mémoire cette phrase : “La liturgie est le sommet vers lequel tend l’action de l’Église, et en même temps la source d’où découle toute sa vertu”. C’est ce que nous dit le Concile Vatican II dans la constitution sur la liturgie. Une source et un sommet. Si l’on a besoin de se désaltérer à la source, il nous arrive bien plus souvent d’ouvrir le robinet que d’aller capter l’eau à la source. Si elle est essentielle, elle n’est donc pas le seul aspect de la vie chrétienne. Et donc la liturgie est aussi un sommet. Et avant d’y arriver, il faut grimper. *pour les uns, ce sera la face nord, la plus directe, mais la plus escarpée. pour l’autre, la face sud, exposée au soleil, plus douce, ou encore la face ouest, balayée par les courants d’air qui portent la vie…

Cet exemple pour montrer que dans l’Eglise, il existe plusieurs chemins pour arriver à Dieu. Celui de la liturgie, celui de la charité, celui de la vie familiale, celui du don de soi, celui de… Bien souvent certains ont une image monolithique de l’Eglise, alors qu’il faut la voir protéiforme. Dieu est celui qui, à la fin des temps, viendra “récapituler toutes choses dans le Christ” (Eph 1,10). Preuve que si l’on remet tout sous un seul chef, c’est que tous ne sont pas dans la même ligne. Il n’y a qu’une  vérité, celle de Dieu, Dieu lui-même, mais tant de chemin pour arriver à l’appréhender. Alors plutôt que de râler, et vous pourrez le dire à ceux qui se plaignent, si l’on avançait déjà un peu sur notre chemin, pour monter vers le sommet, pour tenter, à notre manière, de rencontrer Dieu…

Stéphane Jourdain


Méditation du jour : jeudi 10 décembre

Evangile du jour : « Personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste » (Mt 11, 11-15)

Notre Dieu n’est pas un Dieu insensible. Il voit la misère de son peuple, alors il décide de venir à son secours. Il peut faire toutes choses nouvelles, mais il n’y a pas de renouvellement sans certaines formes de violence. Tous les prophètes jusqu’à Jean Baptiste sont venus bousculer, déranger. Et Jésus lui-même affirmera : « Je suis venu en ce monde pour une remise en question » (Jn 9, 39).

Jésus parle à la foule. Aujourd’hui il parle à nous, à toi et à moi. « Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! » A partir de l’exemple d’Elie et de Jean, nous pouvons penser à la violence dans le monde, et celle à laquelle les chrétiens sont encore malheureusement exposés : le dédain, les persécutions, les emprisonnements et même la mort. Nous sommes très enclins aujourd’hui à rejeter sur d’autres que nous ce qui arrive chez nous, en France, dans notre Communauté de paroisses, à nos frères de Liban, d’Irak, d’Iran et d’ailleurs. Pourtant la violence reste quand même plus complexe que la simple désignation d’un coupable. De toute façon, le coupable c’est toujours l’autre : cela nous dédouane. Et nous oublions que chaque violence a une source : le péché. Chaque violence fait mal aux autres, à moi. Certes la violence est présente dans beaucoup de royaumes. Sa présence explique pourquoi il y a dans la Bible des pages et des pages sur les violences externes, celle d’Hérode et des Saints Innocents, celle du petit Hérode tuant Jean-Baptiste. Mais il a aussi des pages et des pages sur la violence interne à ma vie spirituelle, contre ma foi, contre ma confiance en Dieu, contre l’amour du prochain.

Nous sommes comme ces pauvres dont parle le prophète Isaïe qui cherchent l’eau pure de la vérité. Notre langue est « desséchée par la soif » de justice, de paix, de sens. Autour de nous tout paraît instable, noir, contradictoire. En ce temps troublés de l’Avent, Dieu nous redit qu’il ne nous abandonnera pas. Il vient toujours à notre rencontre. Il est Emmanuel « Dieu-avec-nous ».

Peut-être je dois me faire violence (croire en l’Evangile, faire pénitence, participer aux Célébrations Pénitentielles) pour préparer mon cœur à cette rencontre ?

Seigneur, je n’aime pas beaucoup être dérangé, et pourtant Tu m’invites à un changement qui s’appelle la conversion. Donne-moi ta force pour que je revienne vers toi.

Père Joseph


Méditation du jour : mercredi 9 décembre 2020

Evangile du jour : « Venez à moi, vous tous qui peinez » (Mt 11, 28-30)

« Venez à moi » dit Jésus dans l’évangile du jour. Alors, osons-nous approcher du Seigneur avec les pistes proposées par l’équipe de « Prie en Chemin ». Soyons sûrs qu’Il nous attend, qu’Il nous accueille. Dans mon cœur, je peux (re)dire à Dieu « me voici », je me souviens qu’il me précède dans la prière… Au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit.

Le monde souffre, nous peinons… Bien sûr le poids du fardeau est différent selon nos situations : il y a les blessures du passé qui ne se referment pas, il y a les situations économiques inextricables, il y a le souci de ceux que nous aimons et qui sont à bout de souffle, il y a nos doutes et nos faiblesses intérieures… et le Seigneur veut nous accueillir avec tout cela. Je me présente avec mon fardeau, je lui confie aussi ceux qui sont écrasés, cabossés…

La réponse du Seigneur est surprenante… face aux personnes fatiguées, il ne dit pas « je vais te retirer ton joug, laisse-là ton fardeau », il dit « mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger », il ne nous invite pas à nous reposer en ne faisant rien, mais en travaillant avec lui, pour lui. Seigneur tu soulages nos peines en nous envoyant en mission : qu’attends-tu de moi ?

Jésus dit de lui-même qu’il est « doux et humble de cœur », pourtant cela n’empêche ni la vigueur de ses discours ni la violence de la croix… comment comprendre ta douceur Seigneur ? Comment accepter de ne pas avoir réponse à tout en m’imprégnant de ton humilité ?

Dieu tout puissant, tu nous demande de préparer le chemin de ton Fils ; ne permets pas que la fatigue et le découragement nous abattent alors que nous attendons la venue bienheureuse de celui qui nous rendra les forces, le courage et la patience en ces temps de crise sanitaire qui n’en finit pas !

Danielle Schuck


Méditation du jour : 8 décembre 2020

En ce jour de la fête de l’Immaculée Conception, pas de méditation paroissiale, mais l’invitation à nous joindre à la proposition du diocèse, ce soir, à 18h20 !


Méditation du jour : lundi 7 décembre 2020

Evangile du jour : « Nous avons vu des choses extraordinaires aujourd’hui ! » (Lc 5, 17-26)

Ce texte est l’un de mes préférés dans la Bible. Enfant, je découvrais la vie de Jésus dans un vieux livre, style BD, imprimé en bleu (oui, on a certains souvenirs…), et voir cet homme descendu par ses amis auprès de Jésus après avoir démonté le toit, me reste comme une image marquante ! A l’époque, c’était l’ingéniosité de ces personnes, la manière de se sortir de cette situation bloquée, qui m’avait marquée.

Aujourd’hui, bien que ce premier sentiment demeure, 3 autres remarques ou question s’ajoutent :

  • Qui de l’homme paralysé ou de ses porteurs était moteur dans l’histoire ? Est-ce la foi de ce malade, ou celle de ses amis, qui pousse les autres ? Jésus semble répondre en parlant de “leur” foi. Invitation à nous soutenir, malades et bien-portants, pêcheurs et “moins-pêcheurs” dans la recherche du Christ
  • Je suis aussi marqué par la communauté des disciples de Jésus, qui forme un vrai barrage autour de lui. Impossible pour des gens  de l’extérieur d’arriver jusqu’au Maître. Et cela m’interroge sur nos communautés, sur la manière dont, comme prêtre, j’essaie d’aider la communauté à laquelle je suis envoyé, à s’ouvrir à chaque homme ou femme. Avec nos langages, nos habitudes, nos coutumes, ne sommes nous pas fermés à la présence de nouvelles personnes, presque malgré nous ? Ou au contraire, sommes, nous, grâce à ces éléments surannés, un havre de repos, loin du tumulte du monde ? L’équation ne se résout pas par une prise de position claire, mais c’est une ligne de crête, et il nous faut systématiquement rechercher l’équilibre pour permettre à tous d’arriver à Jésus, sans bloquer l’accès aux uns ou sans oublier les premiers arrivés qui veulent se nourrir de la Parole de Dieu, et grandir à son contact…
  • Suis-je capable, comme Jésus, d’être touché par la foi de ceux qui s’approchent de Lui ? Je suis infiniment reconnaissant  aux catéchumènes que j’accompagne, et qui me montrent Dieu à l’œuvre dans leur vie. Savoir reconnaître la présence de Dieu au delà d’une appartenance sacramentelle (la participation à la messe) me paraît être un enjeu pour l’Eglise de demain, car si l’Eucharistie est le sommet de la vie chrétienne, il y a des étapes avant le sommet, et être présent aussi à ces étapes est important. Ces jeunes qui demandent le baptême ou la confirmation me le montrent chaque fois… et m’obligent à sortir d’une zone de confort que je me suis créé…

Alors au final, comme le disent les gens rassemblés autour de Jésus ce jour là, avez-vous vu des choses extraordinaires ?

Stéphane Jourdain


Méditation du jour : dimanche 6 décembre

En ce dimanche, après le p. Jean-Marc, nous vous proposons la méditation de l’abbé Bernard Bellanza, prêtre du diocèse de Metz, que vous pouvez retrouver sur le site du diocèse de Metz, dans la newsletter de l’Avent !