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Méditations de la Parole de Dieu

Mercredi 10 avril

Commentaire de l’évangile du jour : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que ceux qui croient en Lui aient la vie éternelle » (Jn 3, 16-21)

Le passage de l’évangile de Jean que nous relisons aujourd’hui est à la fois rempli d’espérance et d’exigence. Écoutons cette parole que Jésus adresse à Nicodème : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. » Parole ô combien réconfortante, qu’il est bon de lire, relire, se répéter sans cesse face à l’adversité, au découragement, au risque de désespérance parfois. L’amour de Dieu est pour chacun de nous et Dieu vient nous sauver.

Mais recevoir cet amour implique de se tourner vers Dieu. Non pas qu’il s’agisse d’un troc intéressé, Dieu ne nous sauvant qu’à la condition que nous lui témoignions de notre déférence à la manière d’un monarque qui ne dispense ses privilèges qu’à ceux qui s’y soumettent. Dieu ne souhaite pas nous soumettre à sa volonté mais nous libérer de l’emprise du péché, des souffrances que cause le mensonge, de l’égoïsme, de la cupidité… Dieu fait le premier pas en nous donnant le Christ Jésus. C’est lui qui paye le prix du péché des hommes. A nous de faire le second pas et les suivants, petits pas pour quitter les ténèbres et nous engager sur un chemin de conversion.

Quelle conversion doit être la mienne ? Suis-je certain de vouloir me laisser aimer par Dieu et d’être dans une démarche de vérité, de charité ? Suis-je toujours enclin à regarder la lumière plutôt que les ténèbres ? Dieu ne peut rien faire sans nous. Seigneur, je veux croire, je veux désencombrer mon cœur de ce qui peut m’éloigner et me séparer de toi, de toutes ces ronces qui viennent étouffer ma foi, la bonté qui est présente en moi, cette part de Toi qui m’habite. « Seigneur, accordez-moi la foi (…) qui ne craint ni les dangers, ni la douleur, ni la mort, qui sait marcher dans la vie avec calme, paix et joie profonde » (Charles de Foucauld)

Héloïse Parent


Mardi 9 avril

Commentaire de l’Évangile du jour: « Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme » (Jn 3, 7b- 15)

Nous sommes au chapitre 3 de l’Évangile selon saint Jean : Jésus commence sa vie publique au coeur de Jérusalem, en pleine fête de la Pâque et il chasse les marchands du Temple. Impressionné par ce geste qu’il interprète comme un signe messianique, Nicodème vient discrètement interviewer Jésus. Juste avant notre passage, il déclare à Jésus : « nous le savons, c’est de la part de Dieu que tu es venu en docteur ; personne en effet ne peut faire ces signes que tu fais, si Dieu n’est avec lui ». Nicodème parle donc de ce qu’il sait, et témoigne de ce qu’il a vu. Mais son enseignement est loin d’être terminé !

Nicodème est un docteur : sa mission est d’expliquer la Loi, en disant comment appliquer la volonté de Dieu dans le culte du Temple, dans les relations entre les gens, dans la cuisine, le travail, etc. Ce sont des choses de la Terre. Jésus ne vient pas détruire tout cela, mais l’accomplir : la Loi, c’est Lui ! Jésus, le docteur du Ciel, enseigne alors le docteur de la Terre. Jésus tient à Nicodème le discours qu’il tiendra aux pèlerins d’Emmaüs, dont Luc parle dans son évangile : il explique tout ce qui Le « concerne » dans la Loi et les Prophètes (Luc, 24, 27). La leçon que fait Jésus à Nicodème, et à nous aujourd’hui, consiste à faire comprendre qui Il est à partir de ce que dit l’Ancien Testament.

Nous ne connaissons qu’avec difficulté les choses de la terre, et « les choses du ciel » nous sont inaccessibles : c’est le constat du livre de la Sagesse (Sagesse, 9, 16-17), qui s’ouvre sur un espoir car l’Esprit Saint, lui, nous fait accéder à la volonté de Dieu. « Nul n’est monté au ciel » : voilà le cri de détresse d’un certain Agour, qui constate que l’homme est ignorant et loin de Dieu. « Qui est monté au ciel et en est descendu ? Qui a recueilli le vent dans ses mains ? », écrit Agour, « Quel est son nom, quel le nom de son Fils ? Toi, Tu le sais ! » (Proverbes, 30, 4). Jésus témoigne qu’il est ce Fils qui unit le ciel et la terre. La troisième référence est citée explicitement par Jésus : c’est le Serpent de bronze (Nombres, 21, 4-9). Dans cet épisode bizarre, pour guérir les Hébreux attaqués par des serpents, Moïse forge un serpent en métal et le suspend en haut d’un mât. Jésus applique l’anecdote à sa propre mort salvifique : ceux qui le regarderont auront non une simple guérison, mais la vie éternelle.

Quand le divin débarque dans sa vie, Nicodème réagit comme Marie devant l’ange Gabriel et s’exclame : « Comment cela peut-il se faire » ? Nous sommes devant une Annonciation : Jésus est « né de l’Esprit », il a grandi et désormais, nous invite à naître nous aussi d’en haut. Cette mystérieuse naissance revient à suivre Jésus dans toute sa vocation : le Ciel et la Croix. C’est en étant « élevé » sur la croix, lors de son supplice, que Jésus est à la fois tout en bas dans le supplice et tout en haut, comme le guide qui mène au ciel. Pas besoin d’être docteur de la Loi pour suivre Jésus – Marie a d’ailleurs l’air de comprendre plus vite la Parole de Dieu ! Mais il est tout de même normal que Nicodème n’ait pas tout compris tout de suite, il n’avait même pas encore vu les événements dont parle Jésus ! Or Nicodème, au chapitre 19 de l’évangile de Jean, est aussi celui qui apporte cent livres (32 kg!) de luxueux parfums pour ensevelir Jésus. Il a bien suivi Jésus jusqu’au bout, dans la nuit, dans le désespoir et l’incompréhension.

A notre tour, acceptons de naître d’en haut. Ne perdons pas notre temps à discuter des choses de la terre, mais tournons nos yeux vers le Ciel. Jésus est mort et ressuscité pour nous sauver !

Léonard et Clotilde


Lundi 8 avril

Commentaire de l’Évangile du jour: « Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils » (Lc 1, 26-38)

En ce texte, Dieu accomplit en Marie, la promesse de nous envoyer un Sauveur.

Promesse faite aux patriarches, et renouvelée par les prophètes :

« Voici que la Vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel, car Dieu est avec nous. – Parole du Seigneur. (Isaïe 7, 10).

Luc en peu de mots, peu de détails nous présente la famille de Jésus, et nous donne le nom d’un village peu connu, loin de Jérusalem, village où Jésus grandira .

 Deux versets succincts (v. 26-27) qui cependant en disent long : Marie est vierge, elle est promise à Joseph dont l’ascendance s’inscrit dans la lignée du roi David : Dieu choisit pour son Fils, une lignée humaine qui lui est pure et fidèle.

La salutation de l’ange (v. 29) est extraordinaire, elle manifeste en ce lieu, en cet instant la présence de Dieu. Présence que beaucoup de priants peuvent vivre dans un coeur à coeur avec le Seigneur.

Marie est bouleversée face à ce mystère qui se révèle à elle, peut-être se demande-t-elle si la salutation de l’ange vient réellement de Dieu, et l’ange prend soin de la rassurer. (v.30)

« Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils; tu lui donneras le nom de Jésus. (v. 32).

L’exceptionnel de cette rencontre avec l’ange  Gabriel s’inscrit dans la vocation de Marie au coeur pur : Elle va concevoir et enfanter un fils : Jésus Fils de Dieu.

Dieu désirait offrir à son Fils une demeure digne de Lui, il choisit Marie, Vierge Sainte, comblée de grâce. L’annonciation de l’ange révèle en même temps tout le projet de Dieu pour son Fils :  « Il sera grand, il sera appelé Fils du Très Haut…..et son règne n’aura pas de fin ».(v. 33)

Marie accompagnera son fils jusqu’au bout, sa présence auprès de Lui sera aimante et libératrice.

Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge »?(v.34)

Marie innocente et pure demande à être éclairée, l’ange lui révèle alors le mystère de Dieu,

Mystère auquel Dieu aujourd’hui nous conduit à croire, par la grâce de l’Esprit Saint qui habite en notre âme.  Mystère qui dépasse l’entendement humain, mystère qui rejoint le mystère de l’Eucharistie : En ce sens que tous deux nous disent que Dieu nous est fidèle malgré notre péché, que Dieu se donne à nous, qu’ il est là toujours présent à nos côtés, qu’il nous donne sa joie et sa paix car il nous aime, car il veut nous sauver du mal et nous ramener à Lui, comme au temps où Adam et Eve vivaient heureux en son jardin.

Marie dit alors :  « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole ». Alors l’ange la quitta. (v. 38).

Dès lors Marie met toute sa confiance en Dieu, c’est à Lui qu’appartient toute la réalisation de Sa promesse, pleine d’amour et de miséricorde pour tous les hommes, les femmes et les enfants du monde.

Marie notre Mère du ciel, nous livre un témoignage de pureté, d’humilité, d’authenticité.

Qualités que nous devons développer, en notre coeur, en notre âme, face à Dieu pour que notre adhésion en Lui porte du fruit. Pour que nous puissions, nous aussi participer à la réalisation de la promesse de Dieu. Aujourd’hui par la grâce de Dieu, nous savons que nous pouvons faire advenir sur notre terre un peu du royaume de paix et d’amour de Dieu.

Le peu de bien que nous pourrons faire à notre prochain, à notre terre aura toujours valeur d’éternité.

Alors remercions le Seigneur pour tant de beauté et de grandeur.

Ghislaine Lavigne


Dimanche 7 avril

Commentaire de l’évangile du jour: « Huit jours plus tard, Jésus vient » (Jn 20, 19-31)

Le 2e dimanche de Pâques qu’on appelle aussi le dimanche in albis, rappelant que ce dimanche marque une première étape pour les nouveaux baptisés, les néophytes, par la dépose du vêtement blanc qu’ils avaient revêtu lors de la vigile pascale rappelle la place centrale que va prendre le 1er jour de la semaine pour les chrétiens. Jusque là, c’est le 7e jour, jour du sabbat commémorant le 7e jour de la création, où Dieu lui-même se repose, qui est honoré en suivant le commandement de Dieu à Moïse. La résurrection de Jésus qui est constatée par le tombeau vide au matin du 1er jour de la semaine va opérer un changement radical dans le rythme hebdomadaire des disciples du Christ : compris comme la nouvelle Création, après la première création en 6 jours et 1 jour de repos, c’est désormais ce 1er jour de la semaine, qui inaugure la création nouvelle, rachetée et menée à son terme par la résurrection du Christ qui devient le point d’appui, le point central à partir duquel s’organise toute la vie chrétienne et en faire le jour du Seigneur, Dies Domini, Domenica, dimanche…
L’Evangile en nous rapportant les deux premières apparitions du Ressuscité au groupe des disciples vient poser cette place centrale de ce jour : le 1er jour de la semaine où le Christ est ressuscité. C’est d’abord le soir de ce premier jour où le tombeau a été trouvé vide, que Jésus ressuscité apparaît au milieu de ces disciples rassemblés, parce qu’ils ont peur et qu’ils sont désemparés devant tous ces événements. Le Ressuscité en les rejoignant leur apporte ce dont ils ont le plus besoin : « La paix soit avec vous ! » Et devant l’absence ce jour-là d’un disciple Thomas, Jésus rejoint exactement une semaine plus tard à nous l’ensemble des disciples toujours pour leur apporter cette paix !
Célébrer le jour du Seigneur, nous rassembler pour célébrer l’eucharistie, n’est pas alors aussi pour nous permettre à chacun de nous retrouver en communion les uns avec les autres, avec nos doutes, incertitudes et craintes pour accueillir le Christ qui nous rejoint pour nous donner rien de moins que sa paix : « La paix soit avec vous ! » Et tout comme il y a deux mille ans, de quoi avons-nous plus besoin que cette paix qui nous est donnée et qu’il nous revient d’accueillir comme lui nous l’offre : le Christ, le ressuscité, notre paix !
Abbé Pierre Guerigen

Samedi 6 avril

Commentaire de l’Évangile du jour: « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile » (Mc 16, 9-15)

Les trois personnages principaux qui nous sont présentés dans les lectures d’aujourd’hui ont de quoi nous impressionner : Pierre, Jean et Marie-Madeleine sont de très grandes figures de l’Évangile, les trois premiers témoins de la Résurrection, trois disciples ayant chacun eu un lien tout privilégié avec le Christ. Mais au fond, ce sont aussi des gens comme nous : « des hommes sans culture, de simples particuliers », une femme de laquelle Jésus avait « expulsé sept démons ». D’autres personnages secondaires sont d’humbles anonymes : « un homme qui avait été guéri » par Pierre et Jean au nom du Christ, ainsi que les disciples « en chemin pour aller à la campagne » probablement en route vers Emmaüs et auprès de qui Jésus s’était manifesté. Tous ces personnages, des plus grands aux plus petits, ont en commun d’avoir été témoins de la présence du Christ dans leur vie, bénéficiaires d’un miracle ou de grâces remarquables et en ont vu leur vie totalement transformée. Rien ni personne ne peut désormais faire obstacle à ce qu’ils ont à dire : ni les autorités locales (les « chefs du peuple, les Anciens et les scribes ») qui font comparaître Pierre et Jean pour les faire taire une bonne fois pour toutes, ni tous les péchés anciens (et pardonnés) de Marie-Madeleine, ni la tristesse des disciples d’Emmaüs après la crucifixion, ni la persécution mise en oeuvre par les chefs du peuple, ni l’anonymat du miraculé, rien ne peut faire obstacle à cette bonne nouvelle qui se propage joyeusement de cœur en cœur.  C’est ce que résument Pierre et Jean: « Quant à nous, il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu. »

Annoncer le Christ, c’est tout sauf faire la leçon aux autres, et ce n’est même pas forcément parler : certains ont une voix qui s’élève et qui porte, comme les disciples des textes d’aujourd’hui, ou comme les Saints du passé et les grands témoins de notre temps. Mais le témoignage peut être plus modeste, caché, discret et humble, tissé d’actions minuscules, quotidiennes et en apparence dérisoires. Cependant, soyons toujours sûrs que si nous vivons et agissons vraiment au nom du Christ, l’Esprit Saint peut passer par nous et faire de nous des « conducteurs » de sa grâce, à notre insu. Nous pouvons alors devenir comme Pierre et Jean : de « simples particuliers » en qui les autres « reconnaissent ceux qui étaient avec Jésus ». Témoigner, c’est avant tout  ETRE AVEC Jésus.

                                                                                                                                  Elisabeth SEYVE

 

 


Vendredi 5 avril

Commentaire de l’Évangile du jour: « Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson » (Jn 21, 1-14)

St Jean, l’Évangéliste est vraiment doué pour décrire  des événements historiques de la vie de Jésus, avec tous les symboles qui nous permettent encore aujourd’hui de vivre du message. La pêche  infructueuse a lieu dans la nuit (la nuit du monde, la nuit du désespoir ?) et c’est au matin qu’apparait Jésus (lumière de la résurrection). Il leur avait bien dit : sans moi vous ne pouvez rien faire (Jean 15,5) et en effet, ils n’ont rien fait d’efficace. Jésus leur apparait sur l’autre rive (par sa mort et sa résurrection, il est passé sur l’autre rive, du côté de l’au-delà et encore bien présent !) Il les invite à travailler sur ses propres conseils. Ses conseils se révèlent en effet efficaces. Il va joindre leurs poissons  (fruit du travail des hommes) à celui du repas qu’il a déjà préparé pour les nourrir. Le pain est aussi mentionné  en des termes proches de ceux du repas de la dernière Cène (Est-ce  l’ l’Eucharistie ?)

Comme au jour de la découverte du tombeau vide, c’est St Jean  l’ami intime de Jésus qui va reconnaitre le Maitre.

N’y a-t-il pas dans ce récit un message adressé à nous tous qui partageons le pain de l’Eucharistie ? Offrande  de nos vies que nous apportons à la messe, rencontre avec le Christ déjà auprès du Père et encore avec nous. Accueillis par celui qui vient nourrir notre vie. Ne le reconnaitront que ceux qui partagent son intimité dans une vie de prière.

Abbé Francis De Backer


Mercredi 3 avril

Commentaire de l’Évangile du jour: Il se fit reconnaître par eux à la fraction du pain (Lc 24, 13-35)

Deux disciples marchent sur la route, j’aime à penser qu’il pourrait s’agir d’un couple. Il y a Cléophas mais l’autre reste anonyme. Or Saint Jean nous dit (ch19, v25) que Marie, femme de Cléophas, faisait partie des femmes qui étaient au pied de la Croix lors de la crucifixion de Jésus.

J’imagine donc que Cléophas et son épouse s’en retournent ensemble chez eux. Ils partagent en chemin ce qu’ils ont vécu, leurs espoirs déçus ; cependant lorsque Jésus les rejoint, alors qu’ils ne l’ont pas reconnu, ils partagent simplement, ils ouvrent leurs cœurs et font simplement part de leur désarroi, de leurs doutes. « Nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. A vrai dire des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand dès l’aurore elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps, elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau et ils ont trouvé les choses comme les femmes leur avaient dit ; mais lui ils ne l’ont pas vu ». Un peu comme Thomas un peu plus tard ils sont incrédules, ils ne comprennent pas. Et que fait Jésus ? Jésus les prend là où ils en sont. Il marche avec eux, à leur rythme, se met à leur portée et plutôt que de se faire reconnaître, il leur parle et les fait réfléchir. Comment fait-il ? En partant de ce qu’ils connaissent : l’Écriture. Ce qui valait pour les disciples vaut aussi pour nous. Aujourd’hui encore, il marche avec nous, à nos côtés, à notre rythme et, comme les disciples, nous ne le reconnaissons pas. Parce que nous ne le cherchons pas où il est ; la même interpellation s’adresse à nous : Esprits sans intelligence ! autrement dit familièrement espèce de nigauds !

Arrivant à destination, ils s’efforcèrent de le retenir « Reste avec nous car le soir approche et déjà le jour baisse » ; Pourquoi ? Peut-être sentent-t-ils au fond de leur esprit quelque-chose qui bouge, une petite lumière qui s’allume. Le Christ ne s’impose pas, il attend que nous l’invitions dans notre cœur à partager nos vies et lorsqu’il rompt le pain et le leur donne en partage, il disparaît à leurs yeux, mais il reste présent dans ce pain. L’ont-ils compris de cette manière ? Ont-ils réalisé cette présence nouvelle ? Sans doute, car loin d’être déçus, ils échangent ce qu’ils viennent de vivre, et font une relecture de ce qu’ils ont vécu. « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Ecritures » Comme souvent, nous nous rendons compte après coup de la présence de Dieu dans nos vies.

Forts de cette découverte et de la joie qu’ils ne peuvent garder pour eux, ils se remettent en route pour, immédiatement, partager avec leurs compagnons leur joie d’avoir rencontré Dieu. Alors nous aussi, à la suite des disciples d’Emmaüs, partageons la joie du Christ ressuscité qui marche à nos côtés.

IL est vraiment ressuscité.

Luc Fabert


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