Soutenir l'Eglise
Trouver ma paroisse
Espace Membres

Méditations de la Parole de Dieu

Jeudi 25 novembre

Commentaire de l’évangile du jour: « Jérusalem sera foulée aux pieds par des païens, jusqu’à ce que leur temps soit accompli » (Lc 21, 20-28)

En lisant ce passage de l’Évangile, comment rester indifférent à ses résonances apocalyptiques à l’heure où nous traversons de multiples crises ? Je pense en premier lieu au dérèglement climatique qui trouve, semble-t-il,  un écho assez littéral dans ce que Jésus annonce. ‘Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles’. Mais comment ne pas se dire aussi que les hommes d’époques passées ont dû aussi trouver ce passage d’actualité ? Ceux qui ont traversé les guerres mondiales, la Révolution ou d’autres périodes troublées ont dû trouver dans ce passage une illustration de ce qu’ils vivaient. ‘Sur terre, les nations seront affolées’, ‘ils tomberont sous le tranchant de l’épée’… Dans la première lecture, Daniel fait face à une situation en apparence elle aussi dramatique : captif au fond d’une fosse aux lions bien scellée… Le mal qui se déchaîne à travers la méchanceté des hommes, la violence des éléments naturels et la bestialité animale semble à son comble dans les lectures de ce jour. Et pourtant, une grande paix se dégage du texte de Daniel. La prière de l’innocent Daniel a touché le cœur du roi, et sa confiance en son Dieu est récompensée : les lions qui étaient censés le dévorer sont doux comme des agneaux, dociles à la voix de l’ange. De même, les images fracassantes employées par Jésus soulignent que sa gloire et et sa puissance auront le dernier mot. ‘Redressez-vous et relevez la tête’. N’ayons pas peur de ces images fortes, la Bible foisonne aussi de paroles qui nous redisent la tendresse et la prédilection de Dieu pour les hommes de bonne volonté : ‘Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume.’ (Luc, 12, 32). Jésus ne peut pas nous abandonner, lui qui a dit ‘Je suis avec tous les jours jusqu’à la fin des temps.’ (Matthieu, 28,20).

Elisabeth Seyve


Mercredi 24 novembre

Commentaire du psaume : À lui, haute gloire, louange éternelle ! (Dn 3, 62, 63, 64, 65, 66, 67)

Le cantique des trois jeunes gens (ou des trois enfants, selon les appellations) est tiré du livre de Daniel. Son auteur est inconnu.

Le cantique énumère les œuvres du Créateur, les invitant elles-mêmes à le louer toutes ensemble. Il reflète l’âme religieuse universelle qui perçoit dans le monde la trace de Dieu, et s’élève jusqu’à la contemplation du Créateur.

C’est un chant propice à l’action de grâces pour la Création, qui a sans doute inspiré François d’Assise pour son Cantique des créatures et qui retrouve toute son actualité aujourd’hui, à l’heure où les chrétiens sont attentifs au respect de la Création.

Il est important parfois de revenir à des choses simples et concrètes, à humblement rendre grâce.

De plus ce texte a été porté de nombreuses fois en musique, et comme chanter c’est prier deux fois, n’hésitons pas à donner de la voix !

Pascaline Furet


Mardi 23 novembre

Commentaire de la 1ère lecture : « Le dernier royaume pulvérisera et anéantira tous les autres, mais lui-même subsistera à jamais » (Dn 2, 31-45)

En partage quelques pistes pour prier à partir de la lecture du jour (Dn 3,57) extraites du site « Prie en chemin »

« Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur. » Toutes les œuvres … et j’en fais partie ! Je prends le temps de me reconnaître créé(e) par Dieu. Je suis moi aussi invité(e) à le bénir, à dire du bien de Lui. Pour quelle chose pourrais-je remercier Dieu aujourd’hui ?

« Vous les cieux, bénissez le Seigneur. Et vous, les eaux par-dessus le ciel, bénissez le Seigneur. » Toute la création est convoquée. A mon tour, je poursuis cette litanie. Qui-ai-j’envie d’inviter à dire du bien de Dieu ?

« Vous les anges et les puissances du Seigneur, bénissez le Seigneur. » Qui sont-ils ces messagers ou ces personnes que je rencontre et qui viennent m’aider ? Puis-je découvrir dans celles et ceux que je côtoie, l’un de ces messagers et serviteurs de Dieu ? Ils ne sont pas seulement auprès de Dieu. Ce sont aussi ces services qui me sont rendus, sans que je ne sache qui les a faits pour moi… J’en rends grâce.

Pour terminer cette méditation je me tourne vers le Père et lui demande de savoir reconnaître ce qu’il fait pour moi. Je peux conclure ma prière en chantant la Prière du MEJ :

“ Apprends-nous Seigneur à te choisir tous les jours. À redire ton oui en chacun de nos actes.  Donne-nous de te suivre sans peur et de t’aimer plus que tout.  Rends-nous frères, toi qui nous as rassemblés.  Fais de nous les témoins devant tous, de ce que nous avons vu et entendu,  de ce que nous croyons et vivons , pour que tout homme avec nous reconnaisse en toi  l’unique Seigneur. ”

Danielle Schuck


Lundi 22 novembre, 34ème semaine du Temps Ordinaire

Commentaire de l’évangile du jour : « Jésus vit une veuve misérable mettre deux petites pièces de monnaie » (Lc 21, 1-4)

Seigneur, que je sois riche, ou que je sois pauvre, quel est mon trésor ? Peut-être ma famille, peut-être mes biens, peut-être mon travail… Qu’est-ce qui a du prix à mes yeux ? Considérer la valeur des choses n’est-ce pas en soi une bonne chose ? Le confort matériel, la stabilité professionnelle, l’équilibre affectif, la richesse des amitiés, la joie des liens familiaux, tout cela a de la valeur. Mon bonheur a de la valeur à tes yeux Seigneur.

Mais ce bonheur n’est rien s’il n’est pas jaugé à la lumière de Celui qui permet que j’en bénéficie, non pas parce qu’Il est celui qui me procure un travail, ou celui qui permet que je bénéficie d’un certain confort, mais parce que si je me limite aux biens de la Terre, alors, confronté à la réalité de celle-ci, et à ma nature mortelle, je me rends compte que cela n’est rien si tout ce que j’ai à vivre de bon sur Terre n’a pas de finalité au-delà de ma seule vie terrestre.

Alors le don que je fais, qu’il soit don de ma richesse, don de mon temps, ou don de ma personne, n’est plus seulement le reversement d’une part de ce que je possède, mais peut devenir un acte d’amour pour les autres mais aussi pour Dieu, un acte de foi avant tout si je l’accomplis dans la pleine confiance que cet acte de bonté est une réponse à l’Amour de Dieu pour moi, et pour tous ceux à qui mon acte profite. Donnons, donnons de notre personne, de ce que nous avons en surplus, mais aussi de ce qui nous semble important, notre temps par exemple, et faisons-le par amour !

Héloïse Parent


Dimanche 21 novembre – Christ Roi de l’Univers

Commentaire de l’Evangile du jour : « C’est toi-même qui dis que je suis roi » (Jn 18, 33b-37)

Cette fête marque la fin de l’année liturgique et annonce en même temps la nouvelle. Il est conseillé de faire un bilan du chemin de la foi parcouru individuellement et collectivement en tant que chrétien et communauté. Cette démarche s’avère nécessaire si nous voulons progresser dans notre foi chrétienne.

La célébration de Jésus le Christ comme Roi de l’univers nous permet de mieux Le redécouvrir. Il est vrai que le roi en Israël est un lieutenant de Dieu c’est-à-dire, il tient la place de Dieu, vouloir ce que Dieu veut pour le peuple. Il défend l’intégrité territoriale du peuple et sa sécurité. Nous comprenons bien Jésus dans ce rôle. Jésus comme Roi, veut dire qu’en plus du lieutenant, Il incarne Dieu pour l’univers. Il conduit le nouveau peuple de baptisés à Dieu, le protège et le défend en prenant soin de nous. Jésus comme Roi, nous rassure qu’Il prend soins des chrétiens et nous conduit au Royaume de Dieu symbole de l’intégrité territoriale. Il rassure le Royaume à tous ceux qui se réclame de Lui. Le roi a la mission de nourrir son peuple. Cela nous rappelle en cette fête que Jésus a la mission de nous nourrir aujourd’hui aussi. Il nous nourrit de sa Parole, de son Corps dans le pain eucharistique ; nous écoute et nous rencontre personnellement et en communauté comme peuple à travers nos prières, célébrations et louanges.

La question primordiale est de savoir si les baptisés se laissent nourrir par Jésus vraiment de nos jours ? Pour se laisser nourrir par Jésus, il faut se réclamer de Lui et être en communion avec Lui. Venons à Jésus et apprenons à nous laisser nourrir par ce Roi de bonté en faisant effort d’être fidèles aux célébrations paroissiales en quittant nos maisons pour faire communauté surtout les dimanches. Il y en a qui sont fidèles. Jésus renouvelle en cette fête son appel à le suivre dans la fidélité d’une manière particulière à la suite des premiers chrétiens et non à la manière dont notre monde veut nous éloigner de Dieu. Toi, enfant, jeune ou adulte baptisé, jésus t’appelle à redécouvrir le chemin de Dieu et l’adorer dans l’Eglise. Laisse Jésus, le Roi des rois, prendre soin de toi, te nourrir et te défendre dans tes forces et faiblesses. Il te comprend et t’accepte tel que tu es. Avec Jésus, devenons de vrais disciples du Royaume de Dieu sur cette terre. Jésus le Christ, que ton règne arrive, Amen.

P. Benoît Satchi


Samedi 20 novembre 2021

Commentaire de l’Evangile du jour : « Il n’est pas le Dieu des morts mais des vivants »

La communauté juive au temps de Jésus était composée de différents clans aux points de vue souvent très différents. Les sadducéens étaient traditionnalistes au plan religieux, ils ne reconnaissaient comme Parole de Dieu que les textes des cinq premiers livres de la bible juive et refusaient en particulier la foi en la résurrection. Les pharisiens, eux, croyaient en la résurrection des morts à la fin des temps pour le jugement final.

Aujourd’hui dans ce texte, les sadducéens se présentent devant Jésus avec une histoire invraisemblable, montée de toutes pièces, espérant discréditer l’enseignement de Jésus. Mais Jésus n’entre pas dans le jeu de ses ennemis. Plusieurs fois dans l’Evangile, Jésus a  magnifié le mariage en le  situant dans l’axe du dessein de Dieu soulignant ainsi que le mariage est lié au temps des hommes et aux besoins affectifs de la  vie terrestre. Alors, pourquoi se marier sur la terre ? Voici une bonne raison : c’est pour rester sur terre après notre mort. A la mort, nous quittons ce monde, mais nous laissons nos enfants. Et ceux-ci continuent ce que nous avons fait. Par eux nous continuons à être présents sur la terre.

Mais si Dieu a fait le mariage, ce n’est pas seulement pour faire des enfants, ni pour faire grandir la famille. S’il a fait le mariage c’est d’abord pour que l’homme et la femme s’aiment et qu’ils soient heureux ensemble avec leurs enfants. C’est pour qu’ils se soutiennent comme mari et femme pour aller ensemble vers Dieu. Et s’ils ont des enfants, c’est pour les éduquer à ce qui est bien et qu’ils soient à leur tour heureux et vivent comme des vrais enfants de Dieu, sur la terre.

Au ciel, nous n’aurons plus besoin de nous marier, nous n’aurons plus besoin de relations charnelles ni d’amour conjugal pour être heureux. Car nous serons tous ensemble avec Dieu, dans une joie totale, dans son amour infini. Nous nous aimerons tous, nous serons tous unis les uns aux autres et nous n’aurons plus besoin du mariage pour cela. Car nous serons entrés dans la vie de Dieu, qui ne finit pas. Nous serons tous enfants de Dieu. Nous n’aurons plus besoin de fonder une famille car nous serons ensemble la famille de Dieu.

« Il n’est pas le Dieu des morts mais des vivants »

Dans ce texte, Jésus nous dit clairement qu’il y a une vie après la mort. Il dit aussi que, lorsque nous ressusciterons, nous ne deviendrons pas des anges mais comme des anges. Nous aurons un corps de gloire mais nos désirs ne seront plus les mêmes. Certes, les époux de la terre se retrouveront mais pour vivre en plénitude ce qu’ils auront cherché à deux sur terre : l’amour de Dieu. La vie de Dieu sera tellement fascinante et le rayonnement de sa joie tellement intense que les époux, dans la gloire, n’auront de regard que pour Lui et de bonheur qu’en Lui.

Ainsi tout l’amour terrestre : amour conjugal, parental, fraternel ou filial que nous aurons vécu en ce monde et qui aura été inspiré par la tendresse de Dieu, sera transcendé et accompli dans ce face à face éternel que nous vivrons avec Dieu.

Claude Thiébaut


Vendredi 19 novembre

Commentaire de l’Evangile du jour : « De la maison de Dieu, vous avez fait une caverne de bandits » (Lc 19, 45-48)

Résumé saisissant de l’Evangile dans son ensemble : Jésus entre dans le temple pour prier, c’est à dire pour être dans le lieu consacré au Seigneur, pour être totalement tourné vers son Père. Mais des hommes ont détourné ce lieu pour y faire leurs petites affaires. Comment ne pas y voir un parallèle avec ce monde que Dieu vient visiter par le mystère de l’incarnation, rappelant Sa présence au cœur de nos vies. Et pourtant, cette présence bien souvent nous dérange, car elle nous empêche de mener notre barque comme nous le voudrions, elle ne nous donne pas la quiétude pour vivre notre vie. Ce monde qui devrait être consacré à Dieu, le voilà pollué par nos désirs, nos envies, nos prises d’intérêts et de pouvoir. Y compris jusque dans l’Eglise, comme l’actualité récente nous l’a si bien révélé…

Alors Jésus expulse les vendeurs, il se fâche… Il remet les choses en ordre. et il explique son geste : “Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits“. Fermez le ban ! Il n’y a rien de plus à ajouter qu’à accepter de reconnaître nos tords, de nous en remettre à lui, de nous confier à lui qui vient réorienter nos existences vers ce Dieu qui nous aime et nous cherche. Remarquez que Jésus n’interdit pas aux vendeurs de revenir dans le temple pour prier, il vient juste, si j’ose dire, remettre l’église au milieu du village. Dieu continue de nous attendre, malgré nos égarements, si nous décidons de revenir vers Lui.

Pourtant, au lieu de reconnaître la réalité de ce qui se vit dans cet événement, comme à chaque fois que Jésus a expulsé des démons, qu’il a enseigné pour convertir les foules ou les personnes, certains refusent de se remettre en question. Plutôt que de changer, évacuons ce qui nous pousse à changer, c’est à dire l’intrus, Jésus… Mouvement tellement habituel dans notre monde, dans notre histoire, qu’il nous parait dérisoire de le mentionner : les puissants refusent de perdre leur pouvoir et finissent par obtenir gain de cause. Apparemment du moins, car la graine semée porte du fruit, et la vie de Jésus, donnée sur la Croix, se révèlera plus forte que la mort et que la violence. Ces paroles citées par Jésus, “ma maison sera une maison de prière” font leur chemin en nous, et nous transforment, faisant de nous la nouvelle maison de Dieu, le Temple Saint, le Temple de l’Esprit. Celui que rien ni personne ne peut détruire, celui qui nous pousse à glorifier Dieu…

Oui, vraiment, cet épisode, comme tant d’autres, est à lui seul un résumé de tout l’Evangile.

Stéphane Jourdain