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Méditations de la Parole de Dieu

Samedi 18 mai

Commentaire de l’évangile du jour : « suis-moi » (Jn 21, 20-25)

Chacun, chacune d’entre nous est appelé à suivre le Christ. Répondons à cet appel selon notre état de vie, et selon les circonstances, mais avec toute confiance ! Nous avons différents états de vie : prêtres, religieux, religieuses, mariés, célibataires. Tous sont appelés à suivre le Christ. Mais il nous appelle chacun, chacune de manière particulière et unique.

Pierre est curieux sur l’avenir de Jean. Jésus en utilise pour donner une leçon importante : « Toi, suis-moi ». Sans doute, Jésus voudrait mettre Pierre à l’abri des comparaisons, et de la jalousie. Il voudrait dire à Pierre que « sa vocation est unique » et la vocation de l’autre est aussi unique ; donc, ne fais pas de comparaison.

Car chaque vie est un mystère d’amour dans la Providence divine, chaque vie est une histoire d’amour avec le Seigneur, chaque vie a sa croix. Mais le Seigneur ressuscité et l’Esprit Saint qu’il nous a promis donnent suffisamment à chaque vie la paix et la joie pour suivre et accomplir notre mission, notre appel jusqu’au bout en comptant sur cette parole : « Ma grâce te suffit. »

Que nous puissions suivre le Christ toujours dans la joie et dans la confiance !

Paul Van Doan


Vendredi 17 mai

Méditation de l’évangile du jour : « Sois le berger de mes agneaux. Sois le pasteur de mes brebis » (Jn 21, 15-19)

 

Trois fois Pierre avait nié connaître le Maître face aux sollicitations d’une servante. Le prince des apôtres avait fait très mauvaise impression, reniant ce qu’il avait solennellement promis quelques heures plus tôt.

Pour cette raison, probablement, les évangélistes nous présentent Pierre comme le dernier, parmi les apôtres, à se convertir à la joie. Jésus est ressuscité, bien sûr, et Pierre a aussi fait l’extraordinaire expérience d’une apparition privée qui n’a pas dû très bien se passer puisque personne n’en parle. Mais c’est comme si la résurrection était le privilège de quelques-uns, et pour pas pour lui.

Alors Jésus vient sauver la brebis perdue sur le lac de Tibériade à la fin d’une nouvelle nuit stérile. Il le prend donc à part et l’aide à se réconcilier avec lui-même. Pierre est pressé et admet qu’il aime le Seigneur. Mais il n’est plus disposé à faire de grandes revendications et de grandes promesses. Trop de douleur pour oser encore !  Jésus sourit : maintenant Pierre est prêt. Puisqu’il a connu ses propres limites, il est désormais capable d’accepter celles des autres, sans jugement ni arrogance, mais avec la miséricorde qui forge les saints. Comme ce qui est arrivé à Pierre.

Emmanuel A.


Jeudi 16 mai

Commentaire de l’Évangile du jour: « Qu’ils deviennent parfaitement un » (Jn 17, 20-26)

Voici que s’invite à notre méditation aujourd’hui les dernières paroles de la belle et longue prière sacerdotale de Jésus, qui comme chacun le sait, est en quelque sorte le testament spirituel que Jésus nous laisse au soir de sa vie terrestre.

Séquence d’une telle force et d’un tel éclat quelle vient éclairer d’un jour nouveau notre propre vie spirituelle d’aujourd’hui !

Jésus fait ici en quelque sorte le bilan de sa vie et ce qui lui vient spontanément à l’esprit c’est de prier pour nous ! Nous voilà donc rassurés !

Il prie le Père pour nous, en lui demandant que règne en nos cœurs l’unité et la paix, image terrestre de la communion parfaite entre le Père le Fils et l’Esprit.

Nous inviter à devenir un… être unifié en Dieu…pour nous conduire à la foi…unité qui se fait alors évangélisation et élan missionnaire.

« Voyez comme ils s’aiment » disait-on des premiers chrétiens !

Alors nous aussi aujourd’hui, demandons avec insistance à Dieu de nous aider à entrer plus avant dans la communion de foi avec le Seigneur pour que notre vie soit Une en Dieu !

Tout au long de ce jour et plus encore demandons-lui de vivre à ses côtés de plus en plus, au point de ne faire plus qu’un avec Lui.

Tout comme Jésus, n’ayons pas peur de « tutoyer » Dieu, moyen le plus familier pour entrer en profonde et véritable communion !

Père Jean-Marc ALTENDORFF+

 

 


Mercredi 15 mai

Commentaire de l’Évangile du jour: « Qu’ils soient un comme nous-mêmes » (Jn 17, 11b-19)

Comme souvent chez cet évangéliste, le message paraît redondant ; ce rebond à des allures poétiques et est là pour bien insister et mettre en valeur les idées qu’il veut développer et sur lesquelles il attire notre attention ainsi par exemple sur : unité, mal, joie, transformation, vérité.

Jésus demeure le seul médiateur ; il adresse à son Père, Dieu, une prière qui concerne ceux que le Père lui a confiés, ceux appelés disciples. Le verset 20, hors du champ de cette lecture, précise que cette prière concerne aussi l’église des croyants, ainsi nous les chrétiens. En quelque sorte, Jésus nous fait un legs. Il désire nous garder dans l’unité en son nom reçu du Père : Emmanuel, Dieu avec nous. Il souhaite que sa joie transparaisse en nous. Un cœur joyeux est le résultat normal d’un cœur embrasé par l’amour dirait Sainte Teresa de Calcutta. Plongés dans ce monde, Dieu a à nous préserver du mal, du malin, des tentations de ce monde, avec le secours de notre défenseur, l’Esprit Saint. Si nous sommes dans ce monde, notre vie spirituelle doit nous mettre dans une perspective autre qui fait que nous ne soyons pas de ce monde. Ainsi Romains 12, 2 « Et ne vous modelez pas sur le monde présent, mais que le renouvellement de votre jugement vous transforme et vous fasse discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait ». Jésus se sanctifie en se présentant devant le Père pour être un avec lui et devant les hommes comme la révélation parfaite, il demande que ses disciples [et nous] vivent dans la vérité de Dieu. La fidélité et la vérité ont la même racine, qualité qui fait qu’on garde la foi promise et ainsi l’alètheia, domaine de la vérité s’oppose à la doxa, opinions reçues sans discussion.

Alain De Vos

 


Mardi 14 mai

Commentaire de la première lecture du jour : « Le sort tomba sur Matthias, qui fut donc associé par suffrage aux onze Apôtres » (Ac 1, 15-17.20-26)

Nous écoutons aujourd’hui la même première lecture que dimanche dernier : il s’agit de l’élection de Matthias comme douzième apôtre. Profitons de cette répétition pour creuser davantage le sens de ce texte !

Pour prier les textes du jour, mieux vaudrait d’abord commencer par les lire dans l’ordre : l’extrait du Livre des Actes, où l’on retiendra surtout le choix de Matthias, un homme droit qui a suivi Jésus de son baptême donné par Jean à son Ascension, puis le Psaume 112, où les serviteurs de Dieu louent sa gloire et sa compassion pour le faible et le pauvre, enfin l’Evangile selon saint Jean, où Jésus définit Dieu comme l’amour, amour donné aux hommes qui peuvent y demeurer et aimer à leur tour comme Dieu les a aimés.

Revenons ensuite aux Actes ! Même dans le petit coin prière de notre appartement, ou assis dans un RER mal odorant, nous pouvons nous associer à un événement très ancien et très loin : le rassemblement à Jérusalem d’environ 120 Juifs qui cherchent à reconstituer le groupe des apôtres après la trahison de Judas.

La première clé du texte, c’est le nombre 12. Ce nombre complet englobe tout le peuple élu par Dieu (Israël, en ses 12 tribus), tous ceux qui ont été formés pour propager l’enseignement du Christ (les 12 Apôtres qu’il a choisis) et tous les frères du Christ (les 120 présents). Dans l’Apocalypse, on parle encore des 12 portes de la Jérusalem céleste (le peuple de Dieu dans la vie éternelle). Remarquons que les Apôtres ont été 11 de la mort de Judas jusqu’à l’Ascension. Ils ont donc vécu un fort sentiment de manque, d’incomplétude, non seulement bien sûr avec Jésus (entre sa mort et sa Résurrection), mais aussi entre eux.

Une autre clé du texte, ce sont les Psaumes. Lorsque Jean raconte la Passion de Jésus, il fait de nombreuses références aux Psaumes pour montrer que tout s’est accompli selon les Ecritures. Deux références sont ici données par Pierre pour expliquer la trahison de Jean : « Que son domaine devienne un désert, et que personne n’y habite » et « Qu’un autre prenne sa charge ». Prenons le temps d’aller lire ces psaumes en entier !

Le Psaume 68 (69) fait entendre une supplication déchirante, de la part d’un pauvre pécheur (« Dieu, tu connais ma sottise, et mes fautes ne te sont pas cachées »), qui se sent abandonné (« mes yeux se sont usés à force d’attendre mon Dieu ») mais qui continue à espérer en la miséricorde divine (« Réponds-moi Seigneur, car ta fidélité est bonne, selon ta grande miséricorde, tourne-toi vers moi », « ton salut, Dieu, me mettra hors d’atteinte ») pour pouvoir « louer le nom de Dieu par un chant », ce qu’il fait dans le psaume justement. Dieu est amour, comme Jésus l’explique dans l’Evangile. Et Jésus lui-même prend la voix du pécheur et porte sur lui ses péchés : c’est lui qui a été insulté, « humilié et meurtri », à qui on a fait « boire du vinaigre ». Face à lui, tous les « adversaires » sont maudits par les versets 23-29 afin « que nul n’habite » chez eux, et qu’ils soient « effacés du livre de vie » : parmi eux Pierre inclut Judas.

Le Psaume 108 (109) fait de même, en maudissant les adversaires par les versets 6-15 (notamment « qu’un autre prenne sa charge ») et en identifiant plus nettement encore Jésus à celui qui se plaint : « Pour prix de mon amitié ils m’ont accusé, Ils m’ont rendu le mal pour le bien ». C’est bien ce qu’a fait Judas pour Jésus.

Aujourd’hui, prions comme Jésus et comme Pierre ont prié, en lisant les Psaumes. Nous comprendrons ainsi à quel point Dieu est miséricorde. Il est celui qui donne le salut et la vie éternelle. Il est celui qui, à la place de nous pécheurs, a vécu sa Passion et est mort sur la Croix. Et faisons de la parole biblique notre nourriture et la source de tous nos choix.

Clotilde et Léonard Dauphant


Lundi 13 mai

Commentaire de l’Évangile du jour: « Courage ! Moi, je suis vainqueur du monde » (Jn 16, 29-33)

En ce texte l’évangéliste Jean, nous aide à aller plus loin dans la compréhension de notre relation à Dieu. Elle ne se construit pas seulement sur des signes ou sur des miracles, mais aussi sur ce qui se vit en nous-même, en notre propre coeur.

Dans son discours sur le pain de vie, à la question, « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ». (v.28)  Jésus répondit :

« L’oeuvre de Dieu est que vous croyiez en celui qu’Il a envoyé ». (v.29)

Cette réponse est surprenante car Jésus oppose à la demande de la foule de travailler aux oeuvres de Dieu : l’oeuvre même de Dieu.

Aujourd’hui, il me semble que nous pouvons dire de ce message de Jésus que le projet de Dieu de ramener à Lui tous les hommes s’exprime ici. Et cela ne peut se faire que par la grâce de Dieu, et par Sa Parole incarnée en Jésus le Messie que nous devons croire et suivre.

Dieu a besoin de notre adhésion et de notre participation à son œuvre pour répandre auprès de nos frères et sœurs la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, Lui le témoin du seul chemin de vérité, d’amour et de pardon que nous devons suivre.

Il me semble qu’on peut dire que la foi, en Jésus est véritablement l’oeuvre de Dieu qui s’exprime en nous, dès lors que nous nous abandonnons à Jésus en notre coeur.

Les grands miracles qui précèdent et suivent l’annonce de la Sainte Eucharistie on pour but de fortifier la foi des apôtres et de la foule , mais malgré la réponse de Jésus la foule reste sur cette idée de signes que Jésus pourrait encore accomplir pour que les gens puissent croire en Lui. (v.30)

La foule cite alors le miracle de la manne qui était destiné à permettre au peuple Juif de survivre dans le désert pour  pouvoir atteindre la terre promise.(v.31)….

Jésus répondit à cela : « C’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel ».(v.32).

Il y a deux manières de voir les événements entre ce miracle de survie physique du peuple juif dans le désert, où Dieu intervient pour permettre à son peuple d’atteindre la terre promise et celui du partage des pains et des poissons, qui lui, signifiait plus spirituellement, la présence de Dieu au milieu de la foule. C’est ce que Jésus exprime certainement en disant : «  Car le pain de Dieu c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde ».(v. 33). Le « VRAI » pain venu du ciel, c’est Jésus Lui-même, « descendu du ciel » envoyé par Dieu pour racheter les hommes du monde entier, et leur redonner la Vie en Dieu.

Jésus est véritablement le Messie venu accomplir la nouvelle alliance que Dieu veut établir avec tous les hommes. Aujourd’hui Jésus continue a être présent parmi nous et à nous nourrir spirituellement par sa réelle présence dans la Sainte Eucharistie.

Donne-nous Seigneur par la grâce de ton Esprit d’ouvrir notre coeur et d’accueillir Jésus à travers tous les signes qu’il nous donne au quotidien, d’entendre ses paroles de Vie, et de les faire nôtres pour que nous en vivions.

Ghislaine Lavigne

 

 


Dimanche 12 mai

Commentaire de l’Évangile du jour: « Qu’ils soient un, comme nous-mêmes » (Jn 17, 11b-19)

Jean nous invite aujourd’hui à entrer dans l’intimité de la prière de Jésus, dans son cœur à cœur profond et émouvant avec le Père ! Que de belles pistes pour enrichir notre propre prière !

Jésus, pour prier, a « les yeux levés au ciel ». Sentons – nous invités, en ces belles journées printanières,  à prier dans la nature, dans nos jardins, la fenêtre ouverte, pour contempler l’immensité du  ciel bleu azur, nous permettant de vivre un temps d’ « ascension » , en nous élevant,  l’espace de cet instant, à juste distance des réalités du monde .

En nous adressant au Père, osons comme Lui, formuler une demande pour ceux que nous aimons, que nous connaissons, pour le Monde, pour  nous personnellement, n’hésitons pas à demander des grâces particulières.

Ayons l’audace de demander, avec force et humilité, de vivre de cet amour si puissant qui unit le Fils et le Père, afin d’en rayonner, chacune et chacun, dans le monde, entre nous !

Jésus relie les hommes à Dieu et les confie à sa bénédiction, à sa protection contre le Mauvais.

Jésus relie Dieu aux hommes en lui demandant de sanctifier chacune et chacun  dans la Vérité, avec le soutien de Sa « Parole qui est vérité »,  pour renouveler sans cesse notre Envoi dans le Monde.

Jésus relit sa vie, celle d’hier quand il utilise les temps du passé « Quand j’étais avec eux …je les gardais unis…j’ai veillé sur eux. Il fait mémoire de ce qui a été beau, bon et grand. Il n’occulte pas ce qui a été difficile : « aucun ne s’est perdu sauf… ; le monde les a pris en haine… ; garde-les du Mauvais… ». N’hésitons pas à faire de même pour trouver les signes de la Présence du Seigneur dans toutes les dimensions de notre existence et en  rendre grâce mais aussi pour demander pardon pour nos négligences, nos manquements…

Il relit sa vie au présent : Aujourd’hui « Je viens à toi… ; je parle ainsi pour qu’ils aient en eux ma joie,  pour qu’ils soient comblés… Sanctifie-les ! »

Il se projette, il nous tourne vers l’avenir, sous le regard bienveillant de notre Père commun : «  De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés…Et pour eux je me sanctifie moi-même afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité ».

N’hésitons pas à conclure ce temps de prière personnelle par la prière que Jésus nous a enseignée ou en confiant nos intentions à l’intercession de Marie en ce joli mois de mai.

En ce temps qui nous sépare de la Pentecôte préparons nos cœurs à accueillir l’Esprit Saint, souffle imprévisible qui nous dynamise, nous vivifie, Pluie  qui baigne ce qui aride, Lumière  qui éclaire ce qui est obscur pour clarifier l’horizon de nos vies.

Danielle Schuck

 


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