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Méditations de la Parole de Dieu

Lundi 7 juin

Commentaire de la lecture du jour : « Dieu nous réconforte ; ainsi, nous pouvons réconforter tous ceux qui sont dans la détresse » (2 Co 1, 1-7)

En entrant dans une semaine marquée par la fête du Sacré Cœur de Jésus et du Cœur immaculé de Marie, accueillons les versets réconfortants, extraits du deuxième livre de St Paul apôtre aux Corinthiens : « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père plein de tendresse, le Dieu de qui vient tout réconfort. Dans toutes nos détresses, il nous réconforte ». Occasion de nous souvenir que toutes les lettres de Paul commencent par l’action de grâces pour l’œuvre de Dieu dans les communautés. L’apôtre remonte à la source, au Dieu de toute consolation. Je saisis cette occasion pour considérer, moi aussi, comment les dons accueillis dans ma vie descendent d’en haut, comme du soleil descendent les rayons… qui viennent réchauffer ce qui est froid, illuminer la grisaille.

« Ainsi, nous pouvons réconforter tous ceux qui sont dans la détresse ». À l’époque de saint Paul, un nouveau converti, tellement encourageant pour ses frères, fut nommé « Barnabé » (Ac 4, 36), c’est-à-dire « homme du réconfort ». Et moi, quelle parole de réconfort ou action d’encouragement puis-je concevoir pour les jours à venir ? « C’est pour votre consolation dans l’épreuve que nous sommes consolés » dit Paul. Si je suis consolé(e), c’est pour encourager. Si je suis désolé(e), c’est pour comprendre la désolation de mon prochain. Il n’y a pas de communion fraternelle ni d’encouragement mutuel sans compassion. Je médite cela en considérant ceux et celles qui m’entourent, qui sont au loin, isolés, malades, affligés… qui auraient besoin d’être réconfortés, encouragés, soutenus, consolés !

Je suis touchée par le vocabulaire : réconfort, encouragement, consolation… des signes de la présence de l’Esprit Saint, au cœur de nos doutes, de nos peines, de nos difficultés, de nos angoisses. Je reprends les mots de Paul : « Béni soit Dieu, le Père de Notre Seigneur Jésus le Christ, Père des miséricordes et Dieu de tout réconfort », pour demander cette grâce, avec Son aide, de trouver les mots et les attentions pour réconforter ceux et celles qui en ont besoin.

Pour accompagner ma journée j’emprunte les mots de la belle prière de St François d’Assise : « O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer. Car c’est en se donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on se retrouve, c’est en pardonnant qu’on est pardonné, c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »

Danielle SCHUCK


Dimanche 6 juin

Méditation autour de l’évangile du jour : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang » (Mc 14, 12-16.22-26)

J’ai fait sourire le pape. C’était en juin 2006, et il s’appelait Benoît XVI. Rassurez-vous, je suis bien en lien avec le thème de l’évangile, même si je vous raconte ma vie. Avec le thème de la fête que nous célébrons aussi : la fête du Saint Sacrement.

C’était d’ailleurs pour la fête du saint-sacrement, célébrée à Rome le jeudi. Chaque année, le pape présidait une grande procession entre les basiliques St Jean du Latran et Ste Marie Majeure. Tout au long de la route, les habitant dressent des autels pour Jésus présent dans le saint sacrement. Et forcément, arrivé à Rome depuis quelques mois, j’ai voulu, avec un confrère luxembourgeois, vivre cette célébration.

Après ce beau temps de prière, en rentrant, seuls dans une rue, nous voyons les motards arriver, et bloquer les rues adjacentes. Instantanément, nous comprenons que la voiture qui ramène le pape au Vatican va passer. Et je dégaine l’appareil photo… Une moto passe, ouvrant la voie, avec une voiture aux vitre fumées, que je m’empresse de photographier abondamment, en la suivant (d’ailleurs vous avez pu remarquer que la photo était floue en plus – c’était en 2006). Et du coin de l’œil, je remarque la voiture suivante, avec la vitre ouverte, et le pape qui nous regarde, souriant, presque moqueur de cet imbécile qui photographie la mauvaise voiture.

Si je vous raconte été épisode peu glorieux, c’est qu’il dit quelque chose de cette fête que nous célébrons. On a parfois le regard tellement braqué sur ce qu’on attend qu’on ne voit pas le plus important, l’essentiel.

En l’occurrence, lors de la messe, on est focalisé sur l’hostie, au point d’oublier Dieu présent dans sa Parole, dans son Corps qu’est l’Assemblée. Et quand le prête dit les paroles, d’une manière « quasi magique », l’hostie devient le Corps du Christ et le vin le Sang du Christ. Le Saint Sacrement est là !

Mais qui est là ? Les paroles de Jésus lui-même nous disent qu’il s’agit de son Corps, de son Sang. Mais n’est-ce que le Corps, le Sang ? Ou bien s’agit-il du Corps vivant ? De Jésus lui-même, ressuscité et présent parmi nous d’une manière si spéciale ? Pourtant on ne voit qu’une hostie, dans laquelle on place Dieu. On a le regard qui parfois nous trompe, on regarde à côté… comme moi avec la voiture du pape !

C’est là que je veux vous emmener : Qu’est-ce que le Saint-Sacrement ? Une hostie inerte dans laquelle on « emprisonne », on « place » Dieu ? D’ailleurs, une fois qu’on a dit ça, qui est Dieu ? Le créateur, une guide ?

Pour moi, ce Saint Sacrement, c’est Jésus vivant, c’est l’amour qui se donne totalement à nous. Et c’est à chaque fois que je célèbre la messe une douleur que de rompre l’hostie, avant la distribution de la communion : Je casse le Corps du Christ, je brise cette vie qui se donne, qui s’offre à moi, à nous. Il n’y a pas qu’un Corps, mais une vie… C’est le sens de parler de Corps et de Sang du Christ, car le corps est ainsi irrigué, vivant. Oui, en entandnt les paroels de Jésus, ne nous trompons pas : C’est bien lui, totalement présent, vivant, qui est là, au milieu de nous. C’est Jésus qui vient nous redire qu’il nous aime, qu’il est prêt à tout par amour pour nous, qu’il nous aime au point de donner une fois de plus sa vie pour nous… Ce n’est pas magnifique ça ? Avouez que ça vaut parfois le cas de regarder plus loin que le bout de la lorgnette, de ne pas se tromper de voiture 😉

Stéphane Jourdain


Samedi 5 juin

Commentaire de l’Évangile du jour : « Cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres » (Mc 12, 38-44)

La situation que nous présente l’Evangile de ce jour est apparemment anodine : la foule défile et chacun donne sa participation au Trésor du Temple selon sa capacité financière : de grosses sommes pour certains et de très petites pour d’autres.

Jésus voit une pauvre veuve s’avancer et déposer deux piécettes dans le tronc des offrandes.  Jésus est touché au cœur. Il est vrai que Jésus a toujours eu un faible pour les petits, les humbles. Il déclare alors à ses disciples que cette femme a donné plus que tous les autres. La pauvre veuve  a donné ce qu’elle avait pour vivre. Elle donne sa vie et dans une confiance totale. Elle annonce déjà sans le savoir, la vie que Jésus donnera sur la croix et il se reconnaît dans le don de cette femme.

En raison de sa pauvreté, cette veuve n’a pour seule richesse que sa confiance en Dieu, sa foi. C’est pourquoi elle donne tout. Elle sait où réside l’essentiel de la vie. Par ce texte, Jésus fait l’éloge de cette veuve qui donne tout mais il ne prononce aucun blâme envers ceux qui donnent de leur superflu. Jésus souhaite mettre en relief deux attitudes qui nous renvoient à deux mondes différents sur lesquels il veut nous ouvrir les yeux.

D’un côté, le monde des apparences, où l’homme souhaite toujours avoir les premières places, où il se soucie de tout ce que les autres voient de lui ou vont penser de lui, monde où les actes sont faits  pour se donner bonne conscience.   De l’autre côté, il y a le monde de la confiance et de l’humilité, où l’action de l’homme reste le plus souvent dans le secret et inconnue des autres, où l’on découvre chaque jour un peu plus la joie de donner, où il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir.

Jésus nous met en garde contre les apparences trompeuses, Dieu ne s’y laisse pas prendre. Il rejette les gestes de dévotions et les larges aumônes comme au temps des pharisiens mais il accueille l’offrande d’un cœur généreux et désintéressé comme celui de la veuve. Le Christ nous invite aujourd’hui à regarder avec le cœur des pauvres, à ne pas nous enfermer dans notre superflu mais à donner de nous-même, à nous donner totalement dans ce que nous sommes, dans nos relations et dans nos gestes de solidarité. Qu’il s’agisse de donner de ses biens, de donner son temps, ses talents, le secret est de tout donner, tout ce que l’on a pour vivre, toute notre vie, à l’exemple de la pauvre veuve.

Demandons la grâce à Jésus-Christ et au don de l’Esprit Saint, de faire grandir en nous le désir de nous donner davantage, de remettre tout ce que nous sommes entre les mains de Dieu, notre Père, pour une plus grande vie autour de nous.

Claude Thiébaut


Vendredi 4 juin

Méditation du psaume : « Je veux louer le Seigneur tant que je vis, chanter mes hymnes pour mon Dieu tant que je dure. » Psaume 145

Les psaumes, aux nombres de 150, jalonnent la vie de prière de tout le Peuple de Dieu et en particulier celui des moines et moniales qui chaque semaines que Dieu fait, égrènent telle une litanie ces ‘Hymnes de louanges’.

Ils sont d’actions de grâces, de lamentations, de supplications, de pèlerinages, de louanges…en un mot ils évoquent tout simplement les échanges que nous avons avec Dieu en fonction de la situation ou nous nous trouvons.

Aujourd’hui, ce beau verset introductif du psaume de ce jour qui porte le numéro 145 est déjà pour nous tout un programme… promesse de fidélité envers Dieu qui l’est tout autant à notre égard et volonté de lui dire merci pour tous ces bienfaits.

Oui ce magnifique psaume est à la fois chant d’émerveillement et expression de grande confiance. Confiance en un Dieu qui tient toujours parole et accomplit ce qu’Il dit. Confiance en un Dieu qui tient promesse, car elle est rendue visible en la personne de Jésus Christ.

Ce psaume m’invite tout simplement à bénir Dieu qui règne avec bonté et justice.

Du coup ce psaume nous invite à ajuster notre regard sur Jésus qui nous a révélé le vrai visage de Dieu. Il n’est pas ce Dieu « prestidigitateur » qui fait des miracles impossibles mais témoignage est force d’un Dieu à qui rien n’est impossible !

Il est ce Dieu proche qui nous aime et qui nous sauve, mais pas sans nous !

C’est en cela que méditer et prier le psaume 145 prend tout son sens… des paroles que nous adressons à Dieu pour lui dire MERCI et que nous pouvons du reste lier à la prière du ‘Notre Père’ qui lui correspond bien. Ne manquons pas d’en faire le parallèle.

A celui qui l’invoque, Dieu donne son amour, sa tendresse, sa bonté et sa grâce.

Alors la moindre des choses c’est peut-être de lui dire MERCI pour toutes ces merveilles… Et quoi de mieux que les paroles du psaume 145 pour le faire ?

Si je suis reconnaissant envers mes parents parce qu’ils m’ont donné la vie, suis-je reconnaissant envers Dieu qui m’a donné tout son amour et m’a engendré à la vraie vie par le bain du baptême ?

Une seule réponse à faire… Tant que nous vivons, louons le Seigneur !

                                                                                            Père Jean-Marc ALTENDORFF+

 


Jeudi 3 juin

Commentaire de l’évangile du jour : « Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là » (Mc 12, 28b-34)

Savourons avec Jésus ce moment d’accalmie qui s’offre dans cette rencontre d’homme à homme, entre lui et un scribe. En effet, depuis la fin du chapitre 11 jusqu’aux versets que nous méditons aujourd’hui au chapitre 12 de l’évangile de Marc, Jésus vit des rencontres compliquées… ponctuées de discussions violentes, à commencer par l’interpellation par les membres du Sanhédrin à Jérusalem, à propos de l’origine et de la légitimité de son autorité, en passant par le piège tendu par quelques pharisiens et hérodiens à propos du paiement de l’impôt à César, pour finir par l’échange polémique mené par les Sadducéens à propos de la résurrection.

Oui savourons ce temps de répit avec Jésus. Sentons-nous invités à nous avancer vers lui avec le scribe. Ecoutons cet homme, éloigné de son groupe, échanger en vérité avec Jésus sur ce qui lui tient à cœur en tant que juif fidèle et croyant. « Quel est le premier des commandements ? » Prenons le temps de laisser résonner en nous cette question.

Ecoutons la réponse de Jésus : « Le premier commandement est : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, de toute ta force » ! Mais il ne s’arrête pas là, il poursuit en énonçant le second commandement, « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », reliant l’amour de Dieu et l’amour du Prochain en un seul commandement : « Il n’y a pas de d’autre commandement (au singulier) plus grand que ceux là ! » Dans le Credo d’Israël que tout juif récitait deux fois par jour, Dieu est l’Unique et l’aimer mobilise toutes les facultés du croyant, évoquées dans le chapitre 6 du Livre du Deutéronome. Jésus y ajoute un verset du livre du Lévitique (chap. 19 verset 18) : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Aucun texte de l’Ancien Testament ne lie explicitement ces deux commandements. Jésus nous invite à cultiver l’amour reçu et à le faire fructifier, à le partager, à en faire le moteur de notre vie. Quels liens faisons-nous chacune et chacun entre aimer Dieu, aimer son Prochain, être aimé de Dieu, s’aimer soi même ?

Le scribe adhère aux propos de Jésus : « Très bien, Maître, tu dis vrai… et l’aimer ainsi vaut mieux que tous les holocaustes et sacrifices. » Face à l’endurcissement des cœurs et des pensées auxquels il s’est affronté, Jésus est touché par l’ouverture d’esprit et de cœur dont cet homme témoigne : « Tu n’es pas loin du règne de Dieu ». Quel chemin lui reste-t-il à engager pour y entrer ? En fin pédagogue, il l’invite à la persévérance pour progresser… Cette parole s’adresse à chacune et chacun, nous invitant à faire un pas de plus pour nous rapprocher de Lui. Alors Seigneur si je ne suis pas loin dis-moi ce qui me manque encore pour être plus près de toi ?

Pour conclure, laissons le Pape nous inviter à prier le Christ avec ces mots : « Seigneur, tu es si bon, enseigne-moi cette route pour être chaque jour moins loin du Royaume de Dieu ».

Danielle Schuck


Mercredi 2 juin

Commentaires de l’évangile : « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Mc 12,18-27)

Régulièrement Jésus est mis à l’épreuve, cette fois, on lui demande son avis sur une histoire incroyable d’une femme, croqueuse d’hommes, qui aurait épousé successivement les 7 frères dont elle n’aurait pas eu d’enfants. Vous imaginez les plaisanteries plus ou moins graveleuses des saducéens. A la résurrection, à laquelle ils ne croient pas, de qui sera-t-elle la femme ?

Et Jésus de répondre qu’ils n’ont rien compris. Lorsqu’on est ressuscité, on n’est pas l’époux (se) de quelqu’un, on n’est comme des anges dans les cieux. Le ciel c’est la vie même de Dieu, la vie éternelle est une vie en communion avec Dieu.

Lorsque Jésus dit « vous vous égarez complètement », il est triste de voir les hommes avec une vision mesquine du ciel. Il leur faut quitter l’univers matérialiste d’ici-bas et ne pas chercher la résurrection avec des démonstrations mathématiques irréfutables.

La foi ne donne pas la science infuse, elle n’est pas un kit de réponses toutes faites. Mais elle est cette lumière qui permet d’avancer pas à pas au milieu des obscurités (Père Bertrand Lesoing). Dieu est le Dieu des vivants et non des morts. Au ciel, nous sommes des vivants, nous vivons pour Dieu. Comme le propose le pape François, vivons dans l’espérance et demandons à Dieu de nous guider vers la lumière.

François Plantet


Mardi 1er juin

Méditation de l’Evangile du jour : « Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ! » (Mc 12, 13-17)

Une fois de plus, une controverse surgit entre Jésus et les autorités religieuses de son temps. Ah ! les hypocrites qui commencent par utiliser la « brosse à reluire » … « Maître, tu es toujours vrai, tu ne te laisses pas influencer, tu ne juges pas selon les apparences, tu enseignes le chemin de Dieu selon la vérité…et enfin nous arrivons à la question piège. Piège qui ne se refermera pas sur Jésus.

Cette question posée sur l’impôt dû à l’empereur était très compromettante. Pour les fidèles de Dieu, accepter de payer un tel impôt était une forme d’apostasie. N’oublions pas que l’empereur romain était reconnu comme une divinité, et à ce titre, il était considéré comme un rival du seul vrai Dieu. Le fait de posséder, la monnaie portant l’effigie de César, constituait une souillure et un parjure. Or, les pharisiens en possédaient. Cependant, refuser de payer l’impôt était donc une forme de rébellion contre le pouvoir romain, ce dont Jésus a d’ailleurs été accusé lors de sa comparution devant Pilate (Lc 23,2)

Les pharisiens et les partisans d’Hérode n’avaient pas la même attitude face à l’occupant romain, pourtant, ils mettent de côté leurs divergences et se mettent d’accord pour prendre Jésus en faute. Mais Jésus se tire d’affaire avec cette formule bien sentie, et devenue célèbre : « Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ! » cette affirmation de Jésus sert de référence dans les débats sur les relations entre l’Eglise et l’Autorité civile. Mais les enseignements sur ces questions se trouvent notamment dans les épitres : « Soyez soumis à toute institution humaine à cause du Seigneur, soit à l’empereur qui est le souverain, soit aux gouverneurs… » (1 P 2,13) ou encore le chapitre 13 de la lettre aux Romains. Bien évidemment, cette culture de la soumission correspond à la mentalité de l’époque jusqu’à l’avènement des républiques modernes.

Le message de Jésus signifie autre chose ! il porte sur l’image de Dieu, suggérée par opposition à l’effigie de l’empereur figurant sur la pièce de monnaie. Donc puisqu’il faut rendre à César, les pièces qui portent son empreinte, que faut-il rendre à Dieu, qui soit à son image ?… Et c’est là que Saint Césaire d’Arles nous éclaire avec cette réponse : « comme vous rendez à César sur la pièce de monnaie l’image de César, rendez aussi à Dieu, en vous-mêmes, l’image de Dieu ! »

Selon le récit de la Création, Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. » (Gn1, 26) autrement dit, puisque nous avons été créées à l’image de Dieu, Jésus nous appelle à nous présenter devant Dieu en reflétant son image… Dieu façonne en nous son image par la proclamation de sa Parole et la participation à son Repas, tout comme Il a commencé de le faire par l’eau du baptême, l’imposition des mains, et la chrismation à notre confirmation.

Rendons à Dieu ce qui est à Dieu, en nous laissant, jour après jour, façonner, conseiller et guider par l’Esprit-Saint. En agissant ainsi notre cœur sera en paix et nous serons en paix avec tous.

Serge, votre diacre.