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Méditations de la Parole de Dieu

Samedi 25 mai

Commentaire de l’Évangile du jour: « Celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas » (Mc 10, 13-16)

Dans la culture juive de l’époque, les parents juifs avaient l’habitude d’amener leurs enfants à de bonnes personnes afin qu’ils puissent les bénir. L’évangile du jour en parle ; on a amené les enfants au Seigneur pour les bénir, mais les disciples craignaient qu’ils vont les déranger, alors ils les ont chassés. Dieu n’est pas satisfait de cette attitude, et leur dit de les laisser venir à Lui, parce que le Royaume des Cieux est à ceux qui sont comme eux qui vivent spontanément dans la simplicité, dans la confiance. Il a exalté les enfants comme modèle pour recevoir le Royaume des cieux : « Celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. »

L’image des jeunes enfants parle d’une véritable simplicité, ils ne calculent pas les intérêts ; Dieu veut aussi que nous vivions simplement, sincèrement et droitement, sans se servir de mauvais profits. Cette image parle également de l’esprit d’abandon et de confiance en leurs parents ; Dieu nous invite à vivre dans la simplicité et à nous confier à Lui.

Aujourd’hui, que chacun de nous sache comment vivre dans un esprit simple et sincère, et se confier à Dieu. Que chacun de nous sache comment construire une relation filiale avec Dieu.

Paul Nguyen


Vendredi 24 mai

Commentaire des lectures du jour : « Ce que Dieu a uni, que personne ne le sépare ! » (Mc 10, 1-12)

Aujourd’hui à travers les lectures la Bible nous parle de serment, de fidélité et de miséricorde. « Ce que Dieu a uni que l’homme ne le sépare pas ! » dit Jésus dans l’Evangile. Ce passage peut nous étonner, en effet, Jésus semble pour une fois plus strict que la loi juive. Nous sommes habitués à lire des passages dans lesquels Jésus semble assouplir la loi pour la mettre à hauteur des hommes. « La sabbat est fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat » disait Jésus lorsque ses disciples étaient à la recherche de nourriture.(Marc 2, 23-28). Mais dans ce texte-ci, Jésus proclame un peu plus loin « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère » il rejette donc toute possibilité de remariage. C’est ainsi que le divorce n’est pas licite chez les catholiques.

Une union entre deux personnes constitue un serment de fidélité, un engagement pris devant Dieu et devant les hommes. Mais en aspirant à Dieu, nous ne restons que des êtres humains. Ne portons pas de jugement hâtif sur ceux qui ne parviennent pas à maintenir cet engagement :  « Frères, ne gémissez pas les uns contre les autres, ainsi vous ne serez pas jugés. » nous dit la première lecture. Le Psaume continue plus rudement encore : « Voyez : nous proclamons heureux ceux qui tiennent bon. Vous avez entendu dire comment Job a tenu bon, et vous avez vu ce qu’à la fin le Seigneur a fait pour lui, car le Seigneur est tendre et miséricordieux. »

Sommes-nous aussi forts que Job ? Se marier devant Dieu c’est « bâtir sur le roc » ajoute le Psaume. «  Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits ! Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ; il réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et de tendresse. » Le Seigneur est une source d’amour, mais aussi un modèle d’inspiration pour les couples, sur lequel s’appuyer, sur lequel se fortifier. Mais si la loi établie par Jésus semble sévère en cette période où les divorces augmentent (et où les mariages diminuent), le Seigneur est aussi un recours pour vivre cet engagement, et traverser les épreuves rencontrées.

Eric Pierson


Jeudi 23 mai

Commentaire de la lecture du jour: « Le salaire dont vous avez frustré les ouvriers, le voici qui crie, et leurs clameurs sont parvenues aux oreilles du Seigneur » (Jc 5, 1-6)

« Ne crains pas l’homme qui s’enrichit, qui accroît le luxe de sa maison : aux enfers il n’emporte rien ; sa gloire ne descend pas avec lui », écrit le psalmiste. Nous voilà prévenus… La richesse n’est pas un gage de réussite aux yeux de Dieu, elle n’est pas un passeport pour le ciel. Au contraire, l’accumulation des biens semble entraîner l’âme aux enfers.

Si la première lecture parle d’or, d’argent, de richesses, de vêtements, donc de biens matériels, le psaume, lui, évoque davantage l’apparat, la gloire aux yeux des hommes, les titres, les honneurs, donc l’orgueil lié à la puissance, à l’autorité. Il est donc question aujourd’hui de ces deux sortes de richesse qui, si elles satisfont le côté matériel du quotidien et flattent l’égo, ne réjouissent pas pour autant le cœur ni embellissent l’âme. La lettre de saint Jacques condamne aussi ceux qui ont accru leurs richesses immoralement, en usant du mensonge, en « frustrant les ouvriers », « en tuant le juste ».

   Seigneur, rends-nous attentifs à avoir un cœur généreux, à savoir partager nos biens, mais aussi nos talents, notre temps, notre attention à celui qui a besoin d’être écouté et encouragé.

Accorde-nous aussi un esprit droit afin de rechercher ce qui est juste et vrai, et non pas tant les honneurs basés sur l’orgueil. Alors nous connaîtrons la vraie joie.

Annonciade de Vigneral


mercredi 22 mai

Commentaire de la lecture du jour : « Vous ne savez même pas ce que sera votre vie demain ! Vous devriez dire : “Si le Seigneur le veut bien”. » (Jc 4, 13-17)

Ces passages des lectures m’interrogent sur ce qui fait notre sécurité et ce qui fait notre précarité. Trop souvent, nous avons ce besoin, peut être très occidental et européen, de prévoir, de ne rien laisser pour le hasard, de tout contrôler. Par peur de la perte, par peur de manquer ? Et saint Jacques d’interpeller ses camarades : […] “nous ferons du commerce et nous gagnerons de l’argent”, alors que vous ne savez même pas ce que sera votre vie demain ! J’étais interpellé ce week-end par le témoignage d’un iranien et d’une femme de l’ile Maurice racontant leurs galères et leurs parcours migratoire jusqu’en France. J’étais aussi surpris et étonné de leur confiance en la vie, de leur confiance en Dieu malgré la violence, l’étrange qui s’est dressé devant eux. Et le mot qui revenait souvent chez eux pour exprimer se fait de s’en remettre à la providence, au soutien de Dieu par l’intermédiaire des hommes et des femmes sur leurs chemins étaient “Inch’allah”, “Si Dieu le veut”. C’est cette volonté de s’en remettre à Dieu, de replacer chaque jour notre confiance en Lui pour ce qui vient, qu’exprime la sourate du Coran et que rappelle Jacques. 23. Et ne dis jamais, à propos d’une chose : « Je la ferai sûrement demain » 24. Sans ajouter : « Si Allah veut », et invoque ton Seigneur quand tu oublies et dis : « Je souhaite que mon Seigneur me guide et me mène plus près de ce qui est correct ».

Mettre notre confiance en Dieu, nous invite radicalement à ce lâcher prise, à faire ce pari de la vulnérabilité et de l’incertitude. Ce pari de l’incertitude s’est de continuer à aimer même si cela est difficile, c’est de porter notre regard au loin près à accueillir et à accompagner celui ou celle qui est dans le besoin, c’est nous tenir disponible, aux aguets pour entendre les appels autour de nous. Et cela est bien sûr plus exigeant, plus engageant que de planifier pour nous-mêmes, pour notre réussite personnelle ou notre surplus de confort. Le message évangélique nous rappelle qu’il y a un Autre à chercher constamment et que pour cela il est bon de laisser un peu de côté nos planifications, notre “moi” personnel pour tendre vers un soi plus universel. Ce pari de la vulnérabilité nous rend disponible pour écouter les vulnérabilités autour de nous, la notre aussi; il laisse de l’espace en nos cœurs et nous fait véritablement “frères de tous”, pauvres de cœur, disponible pour être en mesure de faire le bien, par actions et par intentions.

Que dans le vent de Pentecôte, l’Esprit nous aide à nous décaper par couches successives de certaines de nos béances et de nos vanités qui nous tiennent un peu éloignés de la vie des autres. Qu’il nous aide à regarder autour de nous avec les yeux de la foi, avec les yeux du Christ.

Antoine Morel


Mardi 21 mai

Commentaire de l’évangile du jour : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous » (Mc 9, 35b)

Le premier : le premier en classe, le premier arrivé, le premier de la liste, il y a bien des façons d’être premier, sans oublier « le premier de cordée », celui qui ouvre la route.

Jésus est « le premier de cordée », celui qui nous ouvre le chemin vers le Père, celui qui EST le Chemin.

Jésus s’est fait serviteur des pauvres, des malades, des exclus, de ses disciples, de vous, de moi, de tous.

Après avoir lavé les pieds de ses disciples, « Jésus reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. (Jn 13, 12-15).

Servir, accueillir… « Quiconque accueille en mon nom, un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille ». (Mc 9, 37).

Être premier, selon l’enseignement que Jésus lui-même nous a donné, nous donne, c’est servir, c’est accueillir, le plus petit, le plus pauvre, la plus différent, le plus oublié, pour l’accueillir Lui et « Celui qui l’a envoyé ». Dieu notre Père.

Demandons à l’Esprit Saint, l’Esprit de Pentecôte, de nous aider, de nous guider, de nous conduire vers celui, ceux de nos frères, vers lequel, lesquels, le Seigneur nous envoie et nous attend.

Françoise Fuchs

 


Lundi 20 mai

Commentaire de l’Évangile du jour: « Voici ton fils. Voici ta mère » (Jn 19, 25-34)

A la lecture des textes de ce jour, nous pouvons nous demander pourquoi ils nous sont proposés au lendemain de la Pentecôte. On s’attendrait plutôt à un approfondissement autour de l’Esprit-Saint. Et pourtant, il nous faut regarder de plus près :

Le texte de St Jean nous relate l’épisode de Jésus qui meurt sur la croix.

Jésus s’adresse à sa mère puis au disciple qu’il aimait, tous deux au pied de la croix. Dans cet échange, « Femme, voici ton fils » ; « Voici ta mère », St Jean voit ici la proclamation de la maternité spirituelle de Marie, nouvelle Eve, à l’égard des croyants, représentés par le disciple. Nous comprenons alors mieux la présence du premier texte (Gn 3, 9-15.20)

Dans le « Tout est accompli », nous rejoignons l’annonce par l’Ecriture du Salut du monde par le sacrifice du Christ. Et lorsque Jésus remet l’esprit, son dernier soupir prélude à l’effusion de l’Esprit.

En ce jour, nous assistons au fondement même de cette re-création où un nouveau départ est donné : Adam et Eve, qui furent dans la Genèse le départ de l’humanité, mais aussi par leur désobéissance, les responsables du péché des origines, sont rachetés par Jésus, envoyé par le Père pour guérir et sauver tous les hommes, donner un nouveau départ en alliant à lui tous ceux qui le cherchent et le suivent, ceux qui veulent appartenir au Christ, bref, ceux qui vont s’appeler les chrétiens.

Dans ce texte de la Genèse, cet Adam, cette Eve, n’est-ce pas simplement moi, qui par mon attitude refuse de suivre les conseils que me laisse Jésus, me laissant tromper par tous ces miroirs aux alouettes de notre société ?

Alors osons demander en ce temps de Pentecôte l’Esprit-Saint qui m’aidera à discerner ce qui est vrai, ce qui est juste et bon pour moi d’abord, mais ensuite pour être capable de m’ouvrir à mon entourage et au monde pour témoigner de cet Amour donné par notre Père, en Jésus, pour le salut du monde. Et soyons convaincus que l’Esprit-Saint est à l’oeuvre dans notre monde, tous les jours et jusqu’à la fin des temps.

Gérard Kintzig.


Dimanche 19 mai

Commentaire de l’Évangile du jour: « Des fleuves d’eau vive couleront » (Jn 7, 37-39)

Bien chers frères et sœurs aimés de Dieu,

En cette solennité de la Pentecôte, je voudrais attirer notre attention sur l’expérience de la présence du saint Esprit sur les disciples. Ils ont reçu l’Esprit saint et ont gouté la saveur  de sa présence. C’est le même Esprit que nous recevons à la confirmation après notre baptême. Cette expérience est appelée l’effusion de l’Esprit ou la manifestation de l’Esprit.  Comment les chrétiens peuvent faire cette expérience encore de nos jours ?

Premièrement, en ayant la foi parce que c’est par la foi que Dieu a fait ce don aux premiers chrétiens. Donc, ravivons notre foi. La foi nous met en route à obéir à Dieu comme Abraham.

Deuxièmement, en priant. C’est en pleine prière que les disciples reçurent l’Esprit saint selon la promesse du Ressuscité. De la même manière, le chrétien qui veut faire l’expérience de l’effusion de l’Esprit saint est appelé à aimer la prière ; prier et demander la manifestation de l’Esprit du Seigneur dans sa vie et dans nos assemblées de prière.

Troisièmement, le chrétien est appelé à aimer prier en communauté, c’est-à-dire aimer prier avec les autres. Car c’est ensemble avec les autres en prière que l’Esprit du Seigneur s’est manifesté. Bien sûr, l’Esprit peut se manifester sur un chrétien qui prie seul dans sa maison mais notons le que le chrétien n’est pas isolé de sa communauté. Il est chrétien parce que lié au Christ et aux autres disciples.

Quatrièmement, le chrétien est appelé à ouvrir son cœur à Dieu pour recevoir cette grâce. Car l’Esprit saint est la preuve suprême de la manifestation de la grâce de Dieu.

Cinquièmement, il est appelé à mettre en œuvre les dons reçus du Seigneur pour porter les fruits de l’Esprit saint. Car porter les fruits de l’Esprit est la preuve de sa  présence en nous en vue d’une vie spirituelle épanouie.

Que Dieu nous donne son Esprit saint en vue du témoignage. Amen

Benoit Satchi


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