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Méditations de la Parole de Dieu

Lundi 14 juin

Commentaire de l’évangile du jour: « Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant » (Mt 5, 38-42)

Dans le code civil de la nation d’Israël, la loi du talion, connue par œil pour œil, proportionnait la punition au tort causé, et représentait une restriction de la vengeance. La peine était appliquée sous l’autorité civile du tribunal. Cependant sous couvert de cette règle, les Juifs masquaient leur haine et pratiquaient la vendetta dans leurs relations privées. Jésus approfondit cette loi :  tendre l’autre joue consiste à ne pas agir pour son propre intérêt mais se mettre dans une disposition de cœur qui est de pardonner en Vérité et garder confiance dans la possibilité pour l’autre d’admettre un jour qu’il s’est trompé. Selon l’exemple fourni par l’attitude de Jésus qui répond avec calme et sérénité au serviteur insolent du grand prêtre : « Si j’ai mal parlé, témoigne de ce qui est mal ; mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? » Jean 18, 23.

Jésus nous invite à le suivre, de ne pas rendre le mal pour le mal mais persévérer en faisant le bien et d’aller au-delà de nos sentiments humains. Cette attitude de disciple montre que notre espérance et notre dignité viennent de Dieu et non de l’opinion ou la conduite du méchant.

Jésus donne encore deux exemples. Dans le premier, la tunique était le sous-vêtement et le vêtement servait de manteau, c’était pour certains tout ce qu’ils possédaient. Des injustices d’ordre matériel ne sont pas une bonne raison pour se venger. Au lieu de soutenir ce procès qui provoquerait la haine, Jésus dit de souffrir une seconde perte plus grande, celle du manteau. Enfin dans le second, les soldats et les fonctionnaires romains avaient le droit de réquisitionner quelqu’un pour porter leurs fardeaux. Jésus propose aux disciples d’aller au-delà de ce qui est exigé d’eux. Il s’agit de dépasser une situation et d’en proposer une autre qui efface et amenuise la première pour être en disposition d’amour et non de vengeance.

Enfin en toute radicalité, donner et prêter à toute personne qui a besoin et auquel on peut répondre.

Seigneur Jésus que l’Esprit saint me guide pour discerner en Vérité et me faire vivre la charité dans l’épreuve. Fais de moi un artisan de paix !

                                                                                                                                          Alain De Vos


Dimanche 13 juin

Méditation sur le psaume :  Il est bon, Seigneur, de te rendre grâce (ps 91, 2-3, 13-14, 15-16)

On en parle souvent de la Grâce dans l’Eglise, ne serait-ce qu’au cours de la messe. Et sinon, regardez le nombre de prières où ce terme apparait. Pourtant, que met-on derrière ce mot ? Le dictionnaire “LE Robert” nous dit que c’est une “faveur attribuée librement à quelqu’un”. Et le Vocabulaire de Théologie Biblique, plus précis en ce qui concerne le registre religieux, nous décrit la grâce comme un “don de Dieu qui contient tout les dons, y compris Jésus-Christ”. Ce même livre nous explique que la grâce est à la fois la source et l’Effet du don. On est donc au cœur d’un échange parfait…

L’occasion de rappeler qu’en Jésus-Christ, Dieu se donne totalement à l’humanité, et que, pour reprendre St Paul,, “l’amour (ou la grâce, selon les versions) de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’E3sprit Saint qui nous a été donné” (Rm 5,5). St Jean nous dit pour sa part qu’en Jésus-Christ “nous sont venues la grâce et la Vérité” (Jn 1,17). La grâce est donc ce don gratuit de Dieu, un don qui produit en nous ses effets. A tel point que cette grâce reçue de Dieu, nous la lui rendons : ” Qu’il est bon de rendre grâce au Seigneur” nous fait ainsi dire le psaume ! En fait, cette grâce reçue, elle est destinée à repartir vers Dieu, en offrande à notre tour. Elle n’est reçue qu’en tant qu’elle est redonnée. Rendre grâce à Dieu, c’est lui offrir ce qu’il nous donne, comme un échange amoureux où aucun ne veut posséder ce qu’il veut offrir à l’autre.

Et le psaume du jour nous donne le mode d’emploi de cette action de grâce : chanter, annoncer, reconnaître la fidélité de Dieu (au long des nuits de nos vies)… Rendre Grâce à Dieu, c’est entrer dans la louange, dans le témoignage, dans cette euphorie de l’être aimant…

Et si cette action de grâce est réelle, alors elle engendre aussi des conséquences pour nos vies : nous grandissons dans l’amour, comme le palmier, le cèdre du Liban, comme les épis de blés ou l’arbre à moutarde dans l’évangile du jour ; nous fructifions, c’est à dire que nous portons du fruit en gardant malgré la vieillesse notre sève et notre verdeur. Un peu comme dans l’Evangile où le Royaume de Dieu s’installe progressivement,  sans que l’on ne sache trop bien comment.

Le psaume du jour nous donne un mode d’emploi de cette action de grâce, de la raison, de la manière et des conséquences de “rendre grâce” ! C’est Dieu qui rêve de nous voir accueillir son amour, le don de sa grâce, pour le laisser grandir en nous afin que cette grâce lui revienne, librement donnée, nous faisant découvrir cette joie de nous tourner vers dieu pour entrer dans un échange permanent et vivre de sa vie.

Stéphane Jourdain


Samedi 12 juin

Méditation de l’Evangile du jour : « Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements » (Lc 2, 41-51)

Nous fêtons aujourd’hui, au lendemain de la fête du Sacré Cœur de Jésus, le Cœur immaculé de Marie. Marie qui « retenait toutes ces choses dans son Cœur » comme nous le rappelle l’Evangile de ce jour. Marie, mère de Jésus, mère de l’Eglise, notre mère. Marie est une femme avec un destin bien particulier, mais une femme, une mère, bien humaine.

Je peux l’observer dans cette scène d’Evangile : Marie et Joseph se rendent  à Jérusalem en pèlerinage, comme chaque année nous dit l’évangéliste. Jésus les  accompagne. Sur le chemin du retour, alors que Joseph et Marie pensaient Jésus dans la « caravane », avec famille et/ou amis et ils ne le trouvent pas. Quand on voyage en groupe, on ne demande pas à un enfant de 12 ans de rester constamment  à côtés de nous, mais ne pas le voir du tout inquiète ses parents qui commencent à le chercher.

Je peux imaginer la réaction de Marie qui ne trouve pas son enfant. Comment aurai-je réagi moi-même ? La crainte, la peur, ne m’aurait-elle pas submergé(e) ?

Le demi-tour s’impose. Joseph et Marie repartent vers Jérusalem. Pas de trace de Jésus sur le chemin, ni dans la ville. C’est dans le temple qu’ils vont le retrouver,  assis au milieu des docteurs de la loi  qu’il écoute et interroge. Marie est certainement rassurée et heureuse de retrouver Jésus, mais cela ne l’empêche pas de lui demander « mon enfant pourquoi nous as-tu fait cela ? ». Oui, Marie est heureuse de retrouver Jésus mais, comme toutes les mamans, aurait souhaité que Jésus les prévienne, elle et Joseph, qu’il souhaitait rester encore un temps dans le temple.

N’avez-vous jamais dit à vos jeunes enfants  « mais tu ne te rends pas compte à quel point j’ai eu peur ? Ne me fais plus jamais ça ! » Jésus ne comprend pas cette réaction de ses parents… c’est tellement évident pour lui qu’il « doit être aux affaires de son Père ».  Joseph et Marie sont surpris par l’attitude et les paroles de Jésus, leur fils de 12 ans que, soudain, ils ne comprennent pas. Mais Marie « gardait dans son cœur tous ces évènements ».

Que gardes-tu comme évènements dans ton cœur ? Quelles expériences de ta vie intime avec le Seigneur ? Quels cadeaux, quelles grâces reçues ? Quels moments inoubliables de la vie de famille ? Prends le temps de contempler, et de rendre grâce.

François Fuchs

 

 


Vendredi 11 juin

 

Méditation autour de l’évangile du jour: « Un des soldats lui perça le côté, et il en sortit du sang et de l’eau » (Jn 19, 31-37)

Cœur Sacré ou Sacré Cœur ? Ce vendredi 11 juin, l’Église célèbre le Sacré-Cœur de Jésus. Le Sacré-Cœur de Jésus est le symbole de l’amour dont le Christ, a fait preuve en donnant sa vie pour sauver le monde.

Il s’agit d’une dévotion à l’amour que le Christ a pour les hommes en donnant sa vie pour les sauver. En contemplant le Sacré-Cœur, nous sommes invités à nous laisser guider jusqu’au cœur du mystère de l’amour entre l’homme et Dieu.

Cette fête prend corps au XVIIe siècle, à la suite de révélations accordées à une religieuse visitandine : sainte Marguerite-Marie Alacoque.  En 1675, à Paray-le-Monial, le Christ apparaît plusieurs fois à cette petite religieuse, et lui fait découvrir la dévotion à son Sacré-Cœur. Cette dévotion est reconnue par le pape Clément XIII en 1765, et instaure la solennité en 1765. Elle est étendue à l’Église universelle, et inscrite au calendrier liturgique par le pape Pie IX en 1856.

À cette occasion, il bénit aussi le projet d’édification de la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre à Paris, qui fut édifiée en signe de consécration de la France au Sacré-Cœur.

Demandons la grâce en ce jour de toujours fixer notre regard sur le cœur aimant et miséricordieux du Christ, pour lui ressembler et pour être à notre tour signe de son amour.

Que le cœur du Christ tout aimant d’amour soit le phare lumineux de notre foi, la boussole de notre espérance, le rocher sur lequel nous pouvons nous appuyer et le soleil qui éclaire et illumine nos vies parfois si fragiles.

Que le cœur du Christ devienne tout simplement notre cœur… tout comme ses mains nos mains, ses yeux nos yeux pour ainsi pouvoir appréhender la vie avec son regard d’amour sur le monde des Hommes de ce temps ! Puissions-nous vraiment par cette fête du Sacré-Cœur retrouver un supplément d’âme que l’on nommera AMOUR. ‘Voyez comme ils s’aiment’ sera alors à jamais notre plus belle définition !

Je laisse volontiers à votre méditation cette belle prière du pape François qui nous rappelle s’il en était besoin de quel amour nous sommes aimés par un ‘Cœur’ qui a tout d’un grand !

Prière du pape François

Dieu notre Père, Tu n’es pas indifférent à nous, à ce que nous vivons. Tu portes chacun de nous dans ton Cœur. Tu nous connais par notre nom et Tu prends soin de nous. Tu nous cherches même quand nous T’abandonnons. Chacun de nous T’intéresse, car ton Amour T’empêche d’être indifférent à ce qui nous arrive. Touche notre cœur ! Ouvre notre cœur, afin qu’il soit revêtu de ta Bonté et de ta Miséricorde, pour devenir en ton Fils Jésus, serviteurs des hommes. Seigneur Jésus-Christ, guéris-moi de la dureté de mon cœur. Rends mon cœur semblable au Tien : fort et miséricordieux, vigilant et généreux, qui ne se laisse pas enfermer sur lui-même et qui ne tombe pas dans le piège de la mondialisation de l’égoïsme et de l’indifférence. Ainsi soit-il.

                                                                                              Père Jean-Marc ALTENDORFF+

 


Jeudi 10 juin

Méditation de la première lecture du jour : « Dieu a lui-même brillé dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de sa gloire » (2 Co 3, 15 – 4, 1.3-6)

Mardi, l’évangile nous invitait à être “sel de la terre” et “lumière du monde” ! Et voilà qu’aujourd’hui Saint Paul nous écrit : “Dieu qui a dit : Du milieu des ténèbres brillera la lumière, a lui-même brillé dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de sa gloire qui rayonne sur le visage du Christ.” Voilà qui change tout, ou plutôt qui nous permet de comprendre comment nous devons être lumière. Non pas à la manière des stars, ces étoiles, souvent filantes, qui brillent parce qu’elle se désagrègent, mais plutôt à la manière de Dieu qui, en Jésus Christ “brille dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de sa gloire“. Briller non pas pour un coup d’éclat, mais briller pour révéler Dieu, pour être révélés nous mêmes par cette lumière. Un peu comme cette douce lumière du jour, qui, se levant, vient découvrir les paysages, d’abord sous forme d’ombres, puis progressivement lève le voile de la nuit pour nous donner de contempler notre monde.

Dieu a brillé dans nos cœurs, il vient nous éclairer, dans tous les sens du terme. Il nous permet de le contempler, sans éclat qui nous ferait détourner les yeux, mais dans la douceur, et cela change notre perception du monde, notre regard sur nous même. Alors que nous étions limités dans nos perceptions, voilà que nous pouvons désormais entrer en contemplation.

Et Saint Paul, quelques lignes plus tôt, d’écrire : “nous reflétons la gloire du Seigneur, et nous sommes transformés en son image”. Après avoir vu, nous pouvons aider les autres à voir, car nous devenons comme Dieu, ces révélateurs. Nous devenons à notre tour “lumière du monde”, car nous sommes créés à l’image de Dieu. Cette lumière qui prend sa puissance en Dieu et qui monte en puissance justement !

Alors en ce jour, baigné de soleil, et si nous prenions quelques instants pour nous demander comment nous reflétons la gloire du Seigneur ? Comme nous sommes lumière pour d’autres, ou plutôt, ce que nous mettons en œuvre pour l’être ? Etre, ce verbe magnifique qui n’invite pas à “faire” en premier lieu, mais à accepter cette vocation que Dieu a pour nous, qu’il nous donne de porter : être “lumière du monde” et refléter sa gloire.

Stéphane Jourdain

 


Mercredi 9 juin

Méditation autour de l’évangile du jour: « Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » (Mt 5, 17-19)

Certains textes comme celui de ce jour me paraissent ardus ou comme un condensé de quelques mots difficiles à décrypter.

Je demande la grâce au Seigneur de ne pas m’arrêter à cette difficulté mais de me laisser toucher par cet Évangile.
Je peux déjà comme il est court prendre le temps de le relire.

« Non pas abolir la Loi mais l’accomplir »

Jésus ne fait pas table rase de ce qui a été annoncé. Il nous met en garde contre toute tentation d’interpréter la Loi à ma convenance, de choisir ce qui me convient et de rejeter ce qui m’est difficile.

Accomplir la Loi pour s’accomplir, pour se réaliser, vivre pleinement l’Amour de Dieu.

Et moi, à la suite du Christ, qu’est-ce que j’accomplis comme disciple et serviteur ?

« Observer et enseigner tes commandements »

Cette Loi d’Amour, cette conversion du cœur, je dois d’abord la comprendre pour la mettre en pratique et en témoigner.

Et moi, à la suite du Christ, comment je me nourris de cette Parole ? Comment je dépasse mes intentions d’agir avec mon cœur ? Comment par des gestes, des paroles … je témoigne de cet Amour pour mes frères ?

En conclusion de cette méditation, je confie au Seigneur de ce j’ai finalement découvert pendant cette méditation ou au contraire si je me sens encore désemparé ou bloqué sur tel ou tel mot, je lui confie simplement mon souhait de pouvoir être éclairé dans ce que je vais vivre pendant cette journée.

Philippe et Sylvie Raffin


Mardi 8 juin

Commentaire de la lecture du jour: « Le Christ Jésus n’a pas été “oui et non” ; il n’a été que “oui” » (2 Co 1, 18-22)

Dire ‘oui’ ouvre une porte ; c’est un tout petit mot qui débloque une situation, rassure, apaise, rend possible un chemin, procure la joie à qui le reçoit en dilatant le cœur de celui ou celle qui le prononce. ‘Oui’ de générosité, d’acquiescement,  de promesse comme le ‘oui’ du mariage, ‘oui’ de consentement à une opération par exemple, ‘oui’ de confession, qu’on accepte de donner en reconnaissant son péché. Tous nos ‘oui’ sont précédés par celui de Marie, devant l’inconnu et qui invite à la confiance. Jésus ne fut que ‘oui’ comme nous rappelle Saint Paul en ce mardi, précédé par tous les ‘oui’ de Dieu dans l’Ancien Testament, qui tissèrent Sa Promesse réalisée pleinement en Son Fils.
Même si ‘non’ est souvent nécessaire, pour préserver un enfant du danger, pour reconnaître humblement nos limites, nous sommes appelés à dire ‘oui’, et ainsi, à devenir passages. Comme le sel est déposé dans le plat par la cuisinière, comme la lumière est placée sur le lampadaire pour éclairer ce qui doit l’être, nos ‘oui’ font de nous des instruments par lesquels peut passer l’Esprit de Dieu.
Quelle joie que celle à laquelle Dieu nous appelle !

Elisabeth Seyve