Méditations de la Parole de Dieu

Mercredi 30 décembre

Evangile du jour : « Elle parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem » (Lc 2, 36-40)

Le personnage central de ce passage d’évangile est Anne la prophétesse, le récit précise qu’elle est âgée et veuve faisant partie de la tribu d’Aser.

Anne choisit de prier et de louer sans cesse ne s’éloignant jamais du temple. Elle cultive ainsi par cette longue fidélité à la prière un désir de servir Dieu jour et nuit. Après cette longue attente arrive un beau dénouement de la rencontre avec l’enfant Jésus. Anne reconnait que Dieu est vraiment présent sous forme humaine. Elle est pleine d’espérance et parle de Jésus à tout le monde, « à tous ceux qui attendait la délivrance de Jérusalem ». Elle est certainement une «  missionnaire » de son époque. Elle est un modèle pour nous aujourd’hui.

Seigneur, apprends-nous la qualité cachée de la prière régulière, ainsi que de venir puiser à la source de tes sacrements afin que comme Anne nous ayons l’audace de parler de toi aux personnes que nous rencontrons.

C’est seulement de cette façon que nous deviendrons véritablement lumière pour le monde par le Christ.

Valérie Guibert


Mardi 29 décembre

Evangile du jour : « Lumière qui se révèle aux nations » (Lc 2,22-35)

Ce passage d’évangile est une invitation à contempler Jésus dans l’accomplissement que c’est bien lui, qui vient réaliser les Saintes Ecritures et les promesses de Dieu. Cette contemplation est comme un déploiement de ce que nous fêtons dans ce temps de Noël qui s’achèvera avec la fête du baptême du Seigneur. A savoir, le mystère de l’incarnation et de la résurrection, comme deux réalités d’un même mystère, celui d’un Dieu qui veut pour chacun la vie. Et qui dit « vie » dit en fait « salut », c’est-à-dire libération de ce qui entrave toute vie et promesse de vie éternelle.

Mais qu’est-ce que la vie éternelle, demanderont un jour ses disciples à Jésus ? Réponse de Jésus, dans l’évangile de Jean : « La vie éternelle ? C’est de connaître Dieu le Père et Celui qu’il a envoyé ». Les connaître… au sens de les connaître pleinement…

Jésus, nous le savons, est cet envoyé du Père… Jésus, nous le savons, est Celui par qui s’accomplissent les promesses de salut et de vie éternelle… Jésus, nous le savons, est Celui qui vient révéler pleinement qui est Dieu, qui est ce Dieu Père, ce Dieu qui nous aime comme un Père très aimant, ce Dieu qui veut sauver tous les hommes et n’en perdre aucun (tous les hommes et toutes les femmes, évidemment), ce Dieu qui ne cesse de vouloir se faire connaître… Jusqu’à s’incarner, venir nous rejoindre, se faire l’un de nous. Pour de vrai. Et donc jusqu’à mourir aussi, c’est-à-dire être vraiment l’un de nous jusque dans cette question existentielle et dramatique de toute vie qu’est celle de la question du mal, de la souffrance et de la mort. Et là, au cœur de cette traversée de toute vie, le mystère de la résurrection, cette promesse de vie, cette espérance que quoi qu’il arrive, avec Jésus et avec Dieu, la vie et le don de soi par amour seront quoi qu’il arrive plus forts que tout mal et que toute mort. A vue humaine, c’est impensable, impossible même ; mais rappelons-nous la Parole de l’archange à Marie : « rien, n’est impossible à Dieu ! » Mais, il est juste et bon de rappeler que croire ce n’est pas tout comprendre et accepter ce qui serait seulement humainement réalisable ; non, croire c’est d’abord et avant tout faire confiance. S’en remettre à Dieu, et Lui faire la même réponse que Marie à l’ange : « Qu’il me soit fait selon ta Parole ! » Et la preuve, si j’ose dire, que rien n’est impossible à Dieu, c’est la résurrection de Jésus. Ou plutôt l’expérience de résurrection de Jésus de ceux qui furent ses proches et leur témoignage de cette résurrection comme force de vie, d’espérance et de confiance, et cela tout au long des siècles, de génération en génération, jusqu’à nous, aujourd’hui… Syméon attendait la réalisation des promesses de Dieu, il attendait le salut. Et quand il voit Jésus, il reconnait en Lui, le salut promis par Dieu. C’est une invitation pour nous à rendre grâce de sa venue dans notre monde, et de sa venue pour nous, de sa venue aujourd’hui encore, notamment par sa Parole et par le sacrement de sa présence dans le Pain et le Vin consacrés. Sa venue aussi par ces frères et sœurs en humanité qui croisent notre chemin, ceux qui nous éveillent à l’espérance ou qui nous relèvent de ce qui nous clouerait au sol ou encore qui nous réveillent de nos endormissements pour une vie plus fidèle à l’Evangile.

Serge+, en frère diacre.


Lundi 28 décembre

Evangile du jour : La fuite en Egypte et le massacre des saints innocentes (Mt 2, 13-18)

Jalousie ! Peur de perdre sa place. Les mots sont dits. Hérode passe à côté de la naissance du Sauveur de l’humanité, du messie que son peuple attendait parce qu’il a peur de ne pas être au niveau. Et il règle le problème par la violence, par la mort donnée. Un “bon petit dictateur” comme le vingtième siècle (et les siècles précédents) nous en ont montrés. On est loin de ce que vit Jésus, qui, comme le rappelle St Paul dans l’hymne aux Philippiens, “ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix”. (Phil 2, 6-8)

La grâce face au péché… La grâce qui permet d’entrer au service des autres, par la petite porte, face à l’orgueil des puissants. “Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles” disait Marie (Lc 1,52) Voilà le chemin prévu et choisi par Dieu : celui de l’humilité, celui de la dépendance, alors qu’Hérode se complait dans une posture de sauvegarde personnelle. La confiance face à la défense ! Et l’évangile nous dit que cela arrive parce qu’Hérode entre dans une “violente fureur”. La colère destructrice a encore parlé. Comme elle parle aujourd’hui, si souvent, économiquement, ou politiquement, ou dans des conflits armés,… Quand on se sert à la place de servir, voila ce qui arrive.

Et il reste Joseph, qui, averti en songe (encore), fuit en Egypte avec Marie et Jésus. Une manière pour eux de vivre ce chemin qui amena le peuple hébreu en captivité. Une manière aussi de nous ouvrir les yeux sur tous ces migrants d’aujourd’hui. Bien souvent, nous pouvons facilement juger, nous dire qu’il exagère quand ils viennent d’un pays où il n’y a pas de problème particulier (au sens de la sécurité). Mais au fond, qu’en savons-nous , Qu’est ce qui nous permet de décider ? Certes, il ne faut pas qu’il y ait un angélisme béat face aux migrations, mais peut-être un peu de compréhension pour des situations personnelles qu’on n’imagine pas… Comme pour Marie et Joseph, avec leur enfant… L’accueil auquel nous sommes invités eest inconditionnel : il fonctionne pour cette famille en route pour l’Egypte comme pour Jésus…

Stéphane Jourdain

 


Dimanche 27 décembre

Deuxième lecture du jour : La foi d’Abraham, de Sara et d’Isaac (He 11, 8.11-12.17-19)

Superbe texte que celui de l’épitre aux hébreux sur la foi d’Abraham. Belle relecture de l’épisode sur la foi de Sara qui a ri quand elle a entendu que dans sa vieillesse elle allait porter un enfant. Et que dire d’Isaac, qui a failli être égorgé par son père pour être offert en sacrifice ! Je suis désolé, mais il me semble que l’auteur de la lettre aux hébreux en fait un peu trop ! Il nous montre une famille parfaite… Où tout le monde a la foi, où tout le monde avance “la fleur au fusil”…

Abraham sans douter… Quoique, quand on écoute la première lecture du jour, il ne comprend pas bien ce que sera sa descendance au vu de son âge avancé et de sa femme qui n’a pas d’enfant… Mais malgré la limite de ce qu’il ne comprend pas, Abraham se met en route, il avance, il fait confiance, sans savoir, sans tout maîtriser. Sara, c’est un peu pareil, voire pire : elle rit en entendant la prophétie des voyageurs (les anges représentés par Roublev) annonçant sa grossesse. Elle n’est pas folle, et sait qu’elle est trop âgée pour enfanter… Et pourtant, le miracle que l’on n’espérait plus arrive. La foi de Sara, c’est celle de l’expérience. Ce n’est même pas celle de la confiance, mais celle de voir que Dieu agit vraiment, en elle ! Sa foi qui consistait à croire son mari, à le suivre, se mue en foi en Dieu alors qu’elle porte un enfant. Rien de spontané là dedans ! C’est hyper pragmatique !

Et puis parlons d’Isaac. Le pauvre ! Il n’a rien compris, en avançant vers le lieu du sacrifice. Abraham non plus ne devait pas comprendre grand chose. Voilà que ce fils de la vieillesse, Dieu le lui demandait ! Celui sur qui il avait fondé toutes ses espérances, le voilà destiné au sacrifice. San comprendre, Abraham accepte. “Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris, que le nom du Seigneur soit béni” dira quelques siècles plus tard Job ! Et les voilà qui montent tous deux, qui dressent l’autel. On a du mal à croire qu’un vieillard comme Abraham puisse ligoter son fils, dans la force de l’âge, mais il le fait. Après Cain et Abel, voilà Abraham et Isaac ! Jusqu’à ce que Dieu, en arrêtant le sacrifice, explique que ce sacrifice qu’il attendait, c’était celui de la foi, et non de sa vie… Qu’on lui offre notre confiance, et non notre sang !

Une famille comme ça, elle ferait les choux gras des psys ! Et chacun a son niveau a une foi différente. Abraham, c’est cette certitude que Dieu ne lui ment pas, mais qu’il fera tout pour lui. Sara, c’est la constatation que Dieu peut agir dans le monde qui la retourne, et Isaac, c’est cette découverte d’un Dieu qui offre la vie, et nous demande de lui offrir notre volonté : “Que ta volonté soit faite”. Pas pour faire de nous des esclaves, mais par amour… C’est le chemin de la liberté véritable, celui de la Vie…

Et puis il y a Marie, Joseph et Jésus, mais là, c’est encore une autre histoire… La foi, finalement, elle nous est personnelle à chacun, elle se déploie selon des modalités différentes, mais au final, quand nous lui laissons de la place pour grandir, c’est nous qui sommes transformés, seuls et en famille, pour devenir nous aussi saints…

Stéphane Jourdain


Samedi 26 décembre

Evangile du jour : « Ce n’est pas vous qui parlez, c’est l’esprit de notre Père » (Mt 10.17.22)

Avant toute chose, permettez-moi de vous rappeler si besoin était, que Noël célébré en nos paroisses, fêté en nos familles est avant tout, et demeurera la fête de la paix, de la joie, de la lumière et de l’espérance.

Que cette espérance, bien mise à mal, tout au long de cette année bien singulière et si particulière, se maintient bien présente en vos cœurs, qu’elle ne vous quitte jamais. Que le Seigneur puisse vous réconforter et vous indiquer le chemin à prendre pour les temps à venir.

Aujourd’hui, nous fêtons Saint Etienne, patron de notre diocèse, et de notre si belle  cathédrale qui lui est consacrée, va dévoiler ses plus beaux attraits lors de son jubilé.

Saint Etienne, mort en martyr, au nom de sa foi a pardonné à ses bourreaux… Ces belles fêtes de fin d’année peuvent être une bien belle occasion de pardonner ou de demander pardon.

Ce jour de fête de ce grand Saint peut être l’occasion de prier pour tous les chrétiens persécutés, de par leur foi, leur amour et leur espérance en le Christ Rédempteur.

L’évangile de ce jour, en lien avec la première lecture nous parle des disciples de Jésus (cela pourrait être nous…) meurtris, blessés en leur esprit et leur chair à cause du Christ.

Mais, le Seigneur veille sur les siens, il vient visiter nos âmes, mettre de la lumière dans notre sombre logis intérieur nous rassurer, nous assurant de la présence de l’Esprit Saint.

Ne doutons jamais de la présence du Ressuscité à nos côtés, durant l’avant, nous aurons été appelés aplanir sentiers, combler des ravins (parfois les nôtres..), soyons assurés qu’Il dégagera nos routes sinueuses, nos ornières tortueuses, qu’Il enlèvera cailloux et rocailles afin de nous conduire vers les sentiers paisibles, bordés d’eaux calmes (Ps 22), lui qui est Le chemin, La vérité et La vie.

Demeurons paisibles et lisons, méditons le beau psaume de ce jour : « Sois le rocher qui m’abrite… ma forteresse mon roc, c’est toi ».

Allons, après l’avent, cheminons encore, allons en avant et faisons de notre cri plein de vie et d’ardeur de Sœur Emmanuelle.

YALLAH ? En avant …

Pierre BEMER 


Vendredi 25 décembre

Pour ce jour, et surtout pour la nuit qui le précède, nous vous invitons à lire l’édito de notre site… Belle fête de Noël !


Jeudi 24 décembre

Lecture du jour : La royauté de David subsistera pour toujours devant la face du Seigneur (2 S 7, 1-5.8b-12.14a.16)

Ainsi parle le Seigneur : « …je te susciterai dans ta descendance un successeur, qui naîtra de toi… » (2 Samuel, 7, 1-16)

Souvent, dans notre vie, nous faisons des projets, nous pensons notre avenir, nous établissons une liste des initiatives à réaliser. Nous rêvons aussi que la vie se déroule et se passe comme nous avons imaginé. Nous confondons nos propres désirs avec le désir et la volonté de Dieu.

Le roi David avait aussi ses désirs. Certains se sont déjà réalisés. Tous les ennemis qui l’entouraient sont vaincus. Le pays est prospère. Il vit dans une maison de cèdre. Et l’Arche de Dieu habite sous un abri de toile. Il propose au prophète Nathan la construction d’un temple, afin de partager la gloire qui est la sienne avec le Seigneur. Nathan pense que c’est un magnifique projet, que c’est une bonne intention, et il le valide. Mais cette nuit-là Dieu intervient. Il dit à Nathan ce qu’il pense et lui révèle son projet, encore plus beau. C’est lui-même qui bâtira une maison pour David, pour toute sa descendance. Et cette maison subsistera pour toujours.

Dieu n’a rien demandé à David. Il lui fait reconnaître que les pensées de Dieu ne sont pas nos pensées (Isaïe). On ne peut pas mettre la main sur Dieu, on ne peut pas l’enfermer. On ne peut pas l’assigner à résidence. Il est présent partout. C’est lui qui offre d’habiter au milieu de nous. Car il rêve d’établir sa demeure dans notre cœur, dans notre vie.

La « maison » faite par le Seigneur, c’est toute la descendance aussi nombreuse que les grains de sable, que les étoiles dans le ciel, c’est nous, c’est toi, c’est moi.

Voici la PROMESSE. Elle se réalise dans la liturgie de la Messe de Noël. Dieu a toujours des projets plus grands que les nôtres. N’ayons pas peur d’écouter le Seigneur et de lui faire confiance. Il nous donnera le SIGNE, l’Enfant emmailloté et déposé dans la crèche.

Bonnes et Joyeuses Fêtes de la Nativité.

Père Joseph

 

 

 


Mercredi 23 décembre

Evangile du jour : La naissance de Jean-Baptiste

Dans ces versets Luc souligne l’obéissance d’Élisabeth et de Zacharie. Le couple âgé a pris soin de respecter la loi relative à la circoncision de leur enfant. Elle signifie l’alliance établie avec Dieu,

À cette époque, le premier garçon recevait le nom de son père le jour où il était circoncis, mais ici, Élisabeth et Zacharie lui donnent le nom préconisé par l’ange Gabriel. Cet enfant ne se prénommera pas Zacharie mais Jean, signifiant « Le Seigneur fait grâce ».

L’obéissance de Zacharie lui rend l’usage de la parole et la naissance de Jean suscite de fortes réactions dans la région. Les nouvelles allant très vite, dans tous les environs de Jérusalem, on parle de cet enfant parce qu’il sort de l’ordinaire. Certains s’interrogent « Que sera donc cet enfant ? »

La figure de Jean le Baptiste est particulièrement présente dans les lectures du temps liturgique de l’Avent. Il est « celui qui se tient sur le seuil du Royaume qui vient, celui qui montre le Messie et puis s’efface devant Lui », affirme dans une homélie prononcée à l’occasion de la Nativité de Jean Baptiste le F. Jean-Philippe Revel. « Jean Baptiste est d’abord l’homme de l’attente, l’homme du désir. Toute la mission de Jean Baptiste est marquée par cette flamme. »

Le désert où il se retirera symbolise très fortement cette attente. N’est-ce pas du désert que le prophète Osée parle comme du lieu des fiançailles de Dieu avec son peuple (Osée 2, 16) ? C’est de là que Jean Baptiste lancera son cri, pour annoncer « l’Époux », celui autour duquel est centrée toute sa prédication. Ainsi, cette attente, insiste F. Jean-Philippe Revel, n’est pas « une attente passive » mais « préparation diligente du chemin du Seigneur », qui nous invite à en faire de même.

« Nous aussi, nous devons d’abord attendre ce Jésus qui est déjà venu mais qui ne cesse de venir (…). Non seulement attendre Jésus, mais aussi préparer son chemin, ouvrir des routes pour Lui, aider nos frères à préparer leur cœur. »

Être les témoins du Christ, le montrer, dire sa miséricorde, telle est la mission du chrétien.

Danielle Schuck


Mardi 22 décembre

Evangile du jour : « Mon âme exalte le Seigneur… » Lc 1,46-56

Comme il est bon, à quelques heures d’entrer dans le mystère de la Nativité du Seigneur, d’entendre à nouveau, ce cantique d’action de grâces de Marie, la mère du Sauveur. Chaque soir que Dieu fait, l’Eglise, notre Mère, reprend ce chant au cours de l’office des vêpres.

Marie, en bonne fille d’Israël, fait appel à sa mémoire des formules de prière glaner ici et là dans les textes sacrés qu’elle connait. Le Magnificat est LE cantique d’action de grâces par excellence. C’est pour cette raison qu’il résonne chaque soir dans la liturgie publique ou privée.

Quand Marie exalte le Seigneur et que son esprit exulte en Dieu, son Sauveur, elle se réfère au 1er livre de Samuel. De même quand Marie reconnait que Dieu s’est penché sur son humble servante. Saint Ambroise transposait l’action de grâce mariale : « Que l’âme de Marie soit en chacun de vous, pour qu’elle exalte le Seigneur ; que l’esprit de Marie soit en chacun de vous, pour qu’il exulte en Dieu ! ».

Marie fait acte d’humilité, elle ne s’est jamais sentie supérieure à ses semblables, bien qu’étant la mère du Fils de Dieu, Marie aurait pu se prévaloir de cet honneur insigne. C’est justement parce que Marie est championne toute catégorie, dans l’exercice de l’humilité et de la pauvreté, qu’elle a été choisie par Dieu. Comme le jeune Samuel répondant à l’appel de Dieu : « Parle, Seigneur, ton serviteur écoute ! »

Cette jeune fille d’Israël, la servante du Seigneur, comme elle se désigne, s’est soumise de plein gré, au projet de Dieu sur elle. Marie sait que cet enfant qu’elle porte en elle, va bouleverser sa vie et celle de l’humanité. Elle se révèle visionnaire en proclamant que désormais, tous les âges de génération en génération, la proclameront bienheureuse.

« Le Puissant fit pour moi des merveilles. Saint est son nom ! » Marie reconnait l’action de Dieu dans sa vie. La Toute Puissance de Dieu ne s’exerce que dans l’amour et par amour, c’est d’une logique imparable, parce que Dieu n’est qu’AMOUR.

Et nous, frères et sœurs, savons nous prendre le temps de reconnaitre l’action amoureuse de Dieu dans nos vies ? N’attendons pas des signes extraordinaires, ni des manifestations grandioses, c’est dans le murmure d’une brise légère que Dieu a manifesté sa Divine Présence au prophète Elie qui se cachait dans la montagne… Prenons le temps de nous retirer, dans le silence de notre chambre intérieure, pour un cœur à cœur avec le Divin Maître. Jésus est né de Marie pour venir habiter notre humanité, alors faisons de nos cœurs, une demeure digne de Jésus. Le cœur de l’Homme n’est-il pas le plus beau des tabernacles ?

Rendons grâces à Dieu, pour son plan d’amour, et à Marie pour son « fiat » qui a transformé la face du monde. Merci, Seigneur, pour la joie de croire. Joyeuses et saintes fêtes de Noël !

Serge, en frère diacre.

 


Lundi 21 décembre

Evangile du jour : « D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » (Lc 1, 39-45)

A l’approche de Noel, découvrons à travers l’Evangile de ce jour comment Marie et Elisabeth peuvent nous aider à vivre Noel ! Ce sont deux femmes qui se rencontrent, deux mères aussi, ils sont donc quatre !

La visite d’Élisabeth à sa cousine de la vierge Marie, est bien plus qu’une visite ordinaire. C’est la rencontre entre la Mère de Jean Baptiste et la mère du Seigneur. C’est la vraie joie intérieure et non superficielle.

Marie est comblée de grâce, Elisabeth est remplie d’Esprit Saint et Jean Baptiste bondit de joie dans le sein maternel. Voilà qui nous invite à vivre cette rencontre en profondeur et dans la simplicité.

« Lorsque quelqu’un a reçu cette joie, il ne peut pas la garder pour lui ; la joie doit toujours être partagée. Une joie doit être communiquée. Marie est immédiatement allée communiquer sa joie à sa cousine Elisabeth. Et depuis qu’elle a été élevée au ciel, elle distribue de la joie dans le monde entier, elle est devenue la grande Consolatrice ; notre Mère qui transmet joie, confiance, bonté et qui nous invite nous aussi à distribuer la joie. Tel est le véritable engagement de l’Avent : apporter la joie aux autres. La joie est le véritable don de Noël, et non pas les cadeaux coûteux qui prennent du temps et de l’argent. Nous pouvons communiquer cette joie de manière simple : par un sourire, par un geste de bonté, par une petite aide, par un pardon. Apportons cette joie et la joie donnée nous reviendra en retour. Cherchons en particulier à apporter la joie la plus profonde, celle d’avoir connu Dieu en Christ. Prions pour que dans nos vies transparaisse cette présence de la joie libératrice de Dieu. » (Pape François 18/12/2005)

Stéphane Adam