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Méditations de la Parole de Dieu

Samedi 1 juin

Commentaire de l’Évangile du jour: « Par quelle autorité fais-tu cela ? » (Mc 11, 27-33)

Ils ont raté une occasion. Une occasion de se taire. Mais surtout une occasion de rencontrer en vérité le Christ qui « allait et venait dans le Temple. » Mais ce jour-là à Jérusalem, les scribes et les grands prêtres, guides spirituels du peuple, avaient bien trop peur de perdre leur pouvoir et leur autorité. C’est justement sur cette question qu’ils cherchent à piéger Jésus : « Par quelle autorité fais-tu cela ?» Jésus qui connaît le cœur de l’homme, décèle immédiatement leur combine et les prend à leur propre piège : il leur retourne la question en leur demandant si le baptême de Jean venait du ciel ou des hommes. Dit autrement, il leur demande s’ils peuvent reconnaître que Dieu est à l’œuvre à travers Jean et par conséquent à travers Lui, Jésus. Mais à leur crainte de perdre leur pouvoir, s’ajoute pour les scribes la crainte de la foule : « ils avaient peur de la foule, cat tout le monde estimait que jean était réellement un prophète. »

Or les scribes ne sont pas capables d’une telle rencontre qui s’offre à eux: leur état d’esprit est prisonnier de ses ornières, de son égoïsme et de son orgueil. Ils préfèrent nier, plutôt que se remettre en question : « Nous ne savons pas. » Pour des guides spirituels, ce manque de connaissance est un peu gênant. Pour des hommes de foi, ce mensonge l’est tout autant.

Ils ont raté une belle occasion de sortir de leurs combines, de leur peurs, de leurs entraves intérieures, et Jésus apparaît par contraste un homme de liberté, qui se déplace et va toujours à la rencontre des autres, ne fuyant personne, pas même ses ennemis. Il ne les juge même pas puisqu’il se contente de formuler sobrement une réponse qu’ils connaissent déjà: « Moi, je ne vous dis pas non plus par quelle autorité je fais cela. »

Continuons à chercher la vérité, à nous établir dans la vérité en tout ce que nous faisons mais avec un regard simple, sans ergoter, ni chercher à préserver quelque privilège ou autorité (toujours bien relative…). Jésus voudrait tant se laisser rencontrer : ne ratons pas l’occasion.

                                                                                                                      Elisabeth SEYVE


Vendredi 31 mai 2024

Commentaire de l’évangile du jour : « D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » (Lc 1, 39-56)

Dans cet évangile, Marie et Elisabeth, attendent toutes les deux un enfant exceptionnel. Dieu a fait des merveilles, deux miracles pour Marie et Elisabeth. Ses humbles servantes sont bénies de Dieu ! Elles savent que tout vient de lui et se laissent guider par lui selon sa volonté. Quelle grande joie de pouvoir annoncer la « Bonne nouvelle » !

Avec toute simplicité, et avec une énorme joie, Marie s’empresse de rendre visite à sa cousine Elisabeth pour lui annoncer sa grossesse comme toutes les femmes qui attendent un heureux évènement. Sa joie et son amour pour Dieu, sont si fort, qu’elle « s’empresse », de rendre visite à sa cousine malgré la « région montagneuse ». Marie nous montre le chemin vers Dieu : même s’il est rugueux, montagneux, pleins d’embûches. Sommes-nous prêt à suivre Dieu avec cette même hâte, avec confiance, avec une grande joie et avec un amour inconditionnel.

De même, Elisabeth, en recevant sa cousine Marie avec grande joie, « fut remplie d’Esprit Saint ». Et l’enfant qu’elle portait, fit de même, il « tressaillit d’allégresse » et reconnût le Messie. Elisabeth, étonnée et se demandant si elle méritait la venue de la mère de son Seigneur, comprend que Marie a accompli la volonté du Seigneur en acceptant d’enfanter, Jésus, le Fils de Dieu. Elle rendit grâce à Dieu.

Comme eux soyons porteurs de la Bonne nouvelle. Laissons Dieu agir sur nous et acceptons ce qu’il nous donne gratuitement. Acceptons-nous avec confiance que Dieu vienne à notre rencontre ? Sommes-nous capables de le servir sans nous poser de questions. Marie n’a jamais cessé d’être au service du Seigneur

Le Magnificat est une réponse à Dieu, en lui rendant grâce. Une prière dite par elle-même et pour le Seigneur lui-même. Elle nous invite à louer Dieu de toute notre âme et de tout notre être. Rendons grâce à toutes les merveilles qu’il nous donne chaque jour !!

Merci Marie, notre Mère à tous !

Isabel Fernandez


Jeudi 30 mai

Commentaire de l’Évangile du jour: « Rabbouni, que je retrouve la vue ! » (Mc 10, 46b-52)
Bartimée,le mendiant aveugle,est assis au bord du chemin.Cela fait longtemps qu’il s’assied là,enveloppé dans son manteau de misères,dans une nuit totale,quémandant de quoi survivre.Son cœur est à l’affût…Il a entendu parler de ce Rabbi qui fait des prodiges…Et voici qu’Il approche par chance, dans sa direction.
Il saisit l’occasion pour crier de toutes ses forces!il bondit vers Jésus!
-Fils de David,aie pitié de moi!
-Appelez-le! Que veux-tu que je fasse pour toi?
-Rabbouni,que je vois!
-Va,ta foi t’a sauvé!
Bartimée est guéri et suit le groupe.
Le mendiant ,c’est chacun de nous enveloppé dans le manteau de nos certitudes,de nos convictions,de nos péchés…
Aveugles,nous le sommes aussi car nous ne voulons voir que ce qui nous arrange;surtout pas la misère qui fait désordre, là ,à notre porte…
Saurons-nous « bondir » vers le Seigneur pour lui demander de guérir notre regard?
Saurons-nous « rejeter » le manteau de nos misères pour recevoir sa guérison,à travers les sacrements?Aujourd’hui,nous fêtons Sainte Jeanne d’Arc,en ce jour où elle meurt sur le bûcher,à Rouen,le 30 mai 1431. Elle a porté le manteau du soldat pour délivrer notre pays. Elle a reçu le manteau de la Justice et la couronne du martyr.
Sainte Jeanne,fille de Lorraine,priez pour nous!
Michèle Dauendoffer

Mercredi 29 mai

Commentaire de l’Évangile du jour: « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré » (Mc 10, 32-45)

A la lecture de cette page d’Évangile, j’aurais tendance en premier lieu, à me ranger aux côtés des 10 apôtres qui s’indignent face aux 2 frères qui demandent à siéger au plus proche du Christ. Réaction au combien humaine et sociétale : qui d’entre nous n’a jamais rechercher la meilleure place ou un petit avantage ou même une simple reconnaissance et n’a pas été déçu voire jaloux en cas de mise à l’écart ?

Cette demande des 2 frères intervient alors que le Christ explique clairement aux disciples ce qui va lui arriver, les conditions précises de son arrestation et de sa mort. Même si ce n’est pas la première fois qu’ils l’entendent, ils ne sont pas prêts à le comprendre, se sentent abandonnés. Alors qu’ils espéraient un roi de Gloire, Jésus leur présente une fin peu héroïque et humiliante. Il leur annonce aussi sa résurrection, mais comment peuvent-ils comprendre ?

En réponse à la demande de Jacques et Jean, Jésus tente d’expliquer ce qu’est la coupe qu’il va boire, ce don total de sa personne et de sa vie, en toute liberté pour racheter l’humanité tout entière.

Et aux 10 autres qui s’indignent, Il rappelle que la gloire qui passe par la croix n’est pas une gloire mondaine mais plutôt un renoncement au pouvoir, à la domination et aux privilèges, un état d’esprit et du cœur qui doit nous conduire à nous mettre au service, en toute humilité, à l’image du Christ, que ce soit dans notre profession, à la maison au sein de notre famille, dans chacun de nos engagements. Ce chemin d’humilité est une voie pour progresser vers la sainteté et donne de l’épaisseur à nos existences.

Stéphanie Hennequin


Mardi 28 mai

Commentaire de l’Évangile du jour: « Vous recevrez, en ce temps déjà, le centuple, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle » (Mc 10, 28-31)

Voilà un évangile déroutant car d’après Saint Marc, pour suivre Jésus il faut tout quitter famille, maison, travail pour gagner le centuple avec peut-être des persécutions.

J’ai eu la chance de connaître une religieuse trappiste qui a tout quitté et est décédée après 70 ans de trappe. Enfant, je la rencontrais derrière une double rangée de barreaux et lorsque ses parents sont décédés, jeune religieuse, elle n’a pas été autorisée à sortir. À ma connaissance, elle n’a pas dû subir des persécutions mais 70 années de régime frugal voire ascétique ( carême ´ Avent, …. ) n’entamait pas sa bonne humeur. Je n’arrive pas à imaginer qu’elle n’a pas intégré directement le paradis lors de son décès.

Maintenant que conclure pour nous simples croyants avec nos multiples défauts ?

Hormis les personnes extraordinaires comme celle-ci, essayons de gagner le centuple et la vie éternelle dans le monde à venir en faisant le bien autour de nous en commençant par ceux avec lesquels nous vivons et ceux que nous rencontrons.

Dans notre société inquiète et traumatisée par les conflits, essayons de vivre dignement et de rassurer les personnes anxieuses que nous sommes appelés à contacter.

François Plantet

 

 


Lundi 27 mai

Commentaire de l’Évangile du jour: « Va, vends ce que tu as. Puis viens, suis-moi » (Mc 10, 17-27)

Le riche, le chameau et le chas de l’aiguille … Un titre parfait pour La Fontaine qui aurait pu en écrire la fable. Les ingrédients sont là : un homme, certes bon, puisque toute sa vie il a observé les commandements de Dieu, mais qui reste attaché aux choses matérielles de ce monde : vendre ce qu’il possède et tout donner aux pauvres, ça non… La morale est toute trouvée : « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu ». Certains pourraient y lire une satire sociale de la société où il n’est pas si bon d’être riche. Notre fabuliste ne nous a-t-il pas appris dans Le Savetier et le Financier que l’argent ne fait pas le bonheur ? Mais avons-nous pour autant les riches, les mauvais, d’un côté, et les pauvres, les bons, de l’autre ? Ce serait sans doute se méprendre sur le message du Christ. En même temps qu’il donne un cap à la vie de cet homme – le Royaume de Dieu et de la vie éternelle – il lui donne le compas et la boussole pour y arriver : tout d’abord il l’invite à agir : « va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. »  Ensuite, il lui montre que ce chemin de pauvreté, de don, de détachement, n’est pas à emprunter seul mais doit être emprunté avec Dieu : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. » Il n’est nul besoin de posséder pour rentrer dans le royaume de Dieu. Choisir l’humilité, l’amour de Dieu et des autres, et ainsi la charité : là sera notre bonheur. « Sois sans crainte, petit troupeau : votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume (…) Faites-vous des bourses qui ne s’usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux, car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur » (Luc, 12)

Heloïse Parent


Dimanche 26 mai – Fête de la Trinité

Commentaire de l’évangile du jour : « Baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit » (Mt 28, 16-20)

Voilà les dernières paroles de Jésus avant de monter au ciel, selon l’évangile de St Matthieu. Et ces paroles sont des mots d’envoi : « Allez ! » Un petit verbe qui est au centre de ce que doivent vivre les disciples. C’est lui Jésus, venu sur Terre, qui désormais nous envoie… Lui qui n’est pas resté avec son Père, au Ciel, comme le rappelle St Paul dans l’épitre aux Philippiens, n’a pas retenu « jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes » (Phil 2, 6-7), nous invite à ne pas rester là où nous en sommes, mais à partir, à aller l’annoncer…

Cette annonce passe par le baptême, qui est l’union avec le Dieu d’amour, car en même temps que nous entrons dans cette relation filiale avec lui, nous devons désormais observer tout ce que Jésus nous a enseigné, et qui se résume en un commandement, celui de l’amour… Annoncer, sanctifier et aimer, un cercle, ou plutôt trois aspect d’une même mission, celle que nous avons pour nous approcher de Dieu. Une mission que l’on résume par trois fonctions, énoncées lors du baptême, et rapportées à Jésus : Prophète, prêtre et roi !

Et tout cela se fait « au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit ». Je termine par cette mention de la Trinité, qui n’apparait jamais énoncées de la même manière dans aucun évangile avant la résurrection de Jésus. Avec un écueil, c’est qu’il nous faut partir de l’unité de Dieu, d’un Dieu unique, pour la comprendre. Il est plus juste aujourd’hui, avec la notion de « personne » se rapprochant d’ « individu », de parler d’abord d’un Dieu unique pour ne pas faire d’impair**.

En fait, en Dieu, tout est multiple, car l ‘amour ne se contient pas. Et donc il faudrait pour expliquer la Trinité faire un peu de maths. Plutôt que l’équitation 1+1+1=1, on pourrait imaginer : 1x1x1x=1 ! Un Dieu qui est à la fois (et pas en plus) Père, Fils et Saint-Esprit… Un Dieu qui nous aime d’un amour multiple, comme il l’est lui même dans son unicité…

** Il faudrait en effet comprendre, selon le dogme défini lors du concile de Nicée, et approfondi à Constantinople, que parler de 3 personnes ce n’est pas envisager trois individus, mais plutôt trois personnes « morales » indépendantes. Car la trinité est avant tout relation interpersonnelle. Parler de personnes, c’est parler de relation avant tout.  Il nous faut donc concevoir Un seul Dieu en trois « individualités », ou plus justement, en 3 hypostases (le terme même du concile, en grec)… J’ai conscience de flirter avec l’hérésie en écrivant cela (on le fait dès qu’on parle de la Trinité de toute façon !), mais laisser croire que la notion de personnes est aujourd’hui la même qu’à l’époque où ces termes ont été utilisées est tout aussi faux… Dieu est Un, avant tout, même ou plutôt parce qu’il n’est que relation, et se révèle à nous à travers sa « personnification », sa « révélation » en son Fils, qui est habité par l’Esprit Saint qu’il nous envoie (Je ne suis pas sûr d’être plus clair). Parler au Fils, c’est parler aussi par lui au Père; laisser l’Esprit s’exprimer en nous, c’est laisser Jésus nous parler pour nous dire ce que le Père attend de nous…

 

 


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