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Méditations de la Parole de Dieu

Méditation du jour : mardi 5 mai

Lecture du jour : « Et C’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de chrétiens »

Cet extrait du livre des Actes des Apôtres que nous lisons et méditons aujourd’hui est plein d’enseignement au sujet de ce que nous sommes ou devons être si nous nous disons véritablement chrétiens. En quelques mots il donne une sorte de carte d’identité. Et plus que les mots, il révèle surtout une attitude et un comportement qui nous donne ainsi la définition parfaite du chrétien.

Inutile de tourner autour du pot ! Il n’y a pas de grands coups d’éclats à mettre en œuvre ni d’héroïsme à manifester pour y correspondre. Il nous suffit d’être dans la joie, rempli d’Esprit Saint et de foi. Voilà donc la seule et authentique définition et sans doute la plus belle marque de fabrique qui peut nous qualifier. Mais il y a encore un comportement et une disposition qu’il ne faut surtout pas négliger, c’est de rester attacher au Seigneur…autrement dit, d’être toujours « greffé » sur le Christ et de sans cesse y faire référence pour vivre d’une vie totalement nouvelle.

Enfin d’après cet épisode des Actes des Apôtres, le chrétien est un homme, une femme, un enfant ou un jeune qui annonce la Bonne Nouvelle et qui ainsi exprime par toute sa vie que Jésus est le Seigneur.

Tout au long de cette journée, demandons-nous simplement si notre vie de chaque jour est bien le reflet de cette description…Demandons nous si nous sommes habités par une joie profonde, une joie qui vient de Dieu et qui par-delà les tourments et les questions que nous expérimentons en ces jours, nous trouve en paix. Demandons-nous enfin si la personne du Christ à du prix à mes yeux. Suffisamment de prix, pour que je puisse l’annoncer comme étant le Sauveur !

Voilà de quoi méditer pour aujourd’hui, demain, et sans doute dans les jours à venir, tant ce questionnement est fondamental pour vivifier notre foi ! Finalement est-ce que l’on pourra dire en me voyant, voilà un « autre Christ » ?

                                                                                   Père Jean Marc ALTENDORFF+

 


Méditation du jour : lundi 4 mai 2020

Evangile du jour : Le bon berger

“Et vous, qui dites-vous que je suis ?” demande Jésus à ses disciples dans les évangiles de Marc, Matthieu et Luc. Chez St Jean cet épisode n’existe pas, mais Jésus ne cesse de se dévoiler en disant souvent “Je suis”“Je suis la porte des brebis, je suis la résurrection, je suis la lumière du monde, je suis le cep de vigne, je suis le pain de vie, je suis le chemin, la vérité et la vie”. Aujourd’hui, voici une nouvelle déclaration, un nouveau dévoilement de Jésus et aussi une nouvelle image : “Je suis le bon pasteur.

N’oublions pas que cet Evangile est écrit bien après la Résurrection de Jésus. Si l’on pouvait deviner quelque chose de Jésus de Nazareth avant sa mort, que dire après sa résurrection ? Car ce n’est plus devant le mystère d’un homme que nous nous trouvons mais devant le mystère de Dieu lui-même. Ou plutôt devant le mystère de cet homme et de son lien avec Dieu. Devant le mystère de cette vie donnée et donnée jusqu’au bout, jusqu’à la mort. Devant le mystère de cette mort épanouie en résurrection par la grâce de Dieu. Nous ne pouvons que balbutier et les 26 livres du Nouveau Testament ne suffisent pas à dire le Christ Ressuscité.

“Je suis le Bon Berger” nous dit l’évangile de  ce jour. Certains  exégètes disent qu’il ne faudrait pas dire le “bon” berger mais traduire le mot grec par le “beau” berger. Et le dictionnaire de préciser : beau, noble, honnête, honorable, glorieux. Le berger est beau parce que ce qu’il fait est beau, noble, honorable. Ce qu’il fait est glorieux même – et nous sentons alors poindre l’idée de résurrection et d’élévation au monde de Dieu. Et que fait-il, ce berger, pour être ainsi qualifié ? Le texte de l’évangile nous l’a dit par cinq fois: “il donne sa vie”. Y a-t-il quelque chose de plus beau, de plus noble, de plus honorable que de donner sa vie pour les autres ?

Et c’est bien ce qu’a fait Jésus. Au long des jours et des mois, lors de ses pérégrinations sur les chemins et dans les villages de Judée, Galilée, Samarie, il a donné la vie, il a donné sa vie, sans craindre le danger ici symbolisé par le loup. Il n’a pas hésité à donner son amitié et sa confiance à des hommes et des femmes peu recommandables ou considérés comme tels. Il a redressé les courbés et rendu la vue à ceux qui étaient aveuglés et repliés sur leurs ténèbres. Il leur a dévoilé leur être véritable : eux aussi sont des hommes. Eux aussi sont fils et filles de Dieu

C’est bien une révélation, un don que Jésus nous fait et pour lequel il est allé jusqu’au don de  sa vie. Il nous donne la vie, une vie nouvelle en nous donnant cette Bonne Nouvelle : nous sommes le troupeau dont il est le pasteur ; nous sommes, comme lui, importants pour Dieu. Nous sommes, comme lui, beaucoup plus que ce que nous croyons être, beaucoup plus que ce qui paraît aux yeux des autres, beaucoup plus que tous les jugements portés sur nous.

N’oublions pas un des sens des mots “Beau Berger” : le mot grec ainsi traduit veut aussi dire glorieux. Celui qui a donné sa vie, tout au long et jusque sur la croix, a repris vie de nouveau, comme nous dit Jean dans l’évangile de ce jour. Quel paradoxe évangélique : donner sa vie à en mourir, c’est vivre pleinement et pour toujours. Il y faut vraiment la foi. Car cela est vrai pour nous aussi. Malgré les apparences. Si bien que le chrétien ne peut être qu’un optimiste. Car il sait que sa vie, ses petites actions banales et quotidiennes, au ras des pâquerettes, sont participation au mouvement du don dans lequel nous entraîne Jésus notre berger. “Ce que nous serons ne paraît pas encore clairement”. Et ce que nous serons, le voici, dévoilé dans la 1ère Lettre de St Jean : “Nous serons semblables à lui”.

Père Joseph


Méditation du jour : dimanche 3 mai

Lecture du jour : Prédication de Pierre

Les apôtres étaient confinés, craintif de ce que l’avenir leur réservait. Et il y avait de quoi. Jésus, leur ami, leur maître, venait de mourir sur la croix. Certes, il l’avaient vu ressuscité, mais quand même, parfois, il faut savoir se faire oublier… Mais voilà que l’Esprit-Saint leur a été donné, et avec sa force, avec l’audace qu’Il leur inspire, les voilà qui sortent dans la rue, et qui parlent. Une annonce, raccourcie dans ce passage, mais directe : “Dieu l’a fait Seigneur et Christ,
ce Jésus que vous aviez crucifié“. C’est ce qu’on appelle, aujourd’hui, le kérygme. C’est à dire la proclamation centrale de la foi. Rien de plus, rien de moins.

Bon, certes, Pierre, dans la version intégrale du texte, développe ensuite ce message, mais la lecture d’aujourd’hui nous en donne le cœur. Et c’est l’occasion, une fois encore, de nous interroger sur ce qui pour nous est le cœur de notre foi. Qu’est ce qui nous paraît central, essentiel ? Comment pourrions-nous le formuler aujourd’hui ?

Car c’est ce message, porté et proclamé dans la force de l’Esprit-Saint, qui opère des conversions… comme à l’époque de Pierre, qui n’oublie pas de lier le baptême et l’Esprit-Saint : “que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ pour le pardon de ses péchés ; vous recevrez alors le don du Saint-Esprit“. Un auteur du début du 20ème siècle, Mgr Landrieux, avait cette formule pour parler de l’Esprit-Saint : ” Le divin Méconnu” ! Car on en parle peu de cet Esprit. Et pourtant, c’est lui qui vient habiter en nous au jour de notre baptême. C’est lui qui reste avec nous tout au long de notre vie, qui nous guide et nous conseille. Quand nous ne l’oublions pas, quand nous écoutons sa voix, quand nous le laissons s’exprimer dans nos vies.

La fête de la Pentecôte vers laquelle nous nous dirigeons nous rappelle chaque année ce don de l’Esprit. Mais il serait utile de nous remémorer aussi les fruits de l’Esprit, ce qu’il vient changer en nous pour que nous demandions continuellement à Dieu de nous insuffler cet Esprit. Allez, parce que c’est vous,; je vous les donne ces fruits, cités par St Paul dans la lettre aux Galates (Ga 5, 22-23) : “voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi“. Avec tout ça nous, nous voici équipés pour aller, comme Pierre et les apôtres, annoncer la Bonne Nouvelle…

Stéphane Jourdain

 

 

 


Méditation du jour : samedi 2 mai

Lecture du jour : Miracles dans l’Eglise naissante.

Nous fêtons Saint Athanase qui était évêque d’Alexandrie au 3°s et docteur de l’Église. Il a eu un rôle prépondérant à l’époque des grandes hérésies et des premiers conciles de l’Église.

Mettons-nous à l’écoute des actes des apôtres ; avec la guérison d’Enéas le paralytique et le retour à la vie de Thabita. En ces jours là, L’Église était en paix… dans un cœur à cœur avec le Christ. « L’Eglise se construisait et elle marchait dans la crainte du Seigneur, réconfortée par l’Esprit Saint, elle se multipliait. » Pierre nous apporte un message de Paix de confiance.

Quelle guérison pouvons-nous demander aujourd’hui au Seigneur pour mieux le servir ? Présentons à Dieu notre paroisse, notre Église diocésaine, l’Église de notre pays. Demandons lui de nous montrer comment travailler à faire grandir la paix dans notre Église et dans nos maisons ; une paix profonde, une paix de communion, au cœur des difficultés que nous affrontons aujourd’hui.

Soyons des artisans de Paix !

Abbé Stéphane ADAM


Méditation du jour : vendredi 1er mai

Lecture du jour : le baptême de Paul

Seigneur, en ce jour de repos, donne nous d’accueillir ce temps comme un temps de grâce, un temps pour nous mettre à ton écoute et nous laisser bousculer par toi, dans nos certitudes, comme l’apôtre Paul.

Le récit, bien connu, de la conversion de Saul, sur le chemin de Damas, que nous méditons aujourd’hui, marque une étape importante du récit des Actes des Apôtres qui, peu à peu, va faire de l’apôtre Paul son personnage principal.

Approchons ce texte à la manière proposée par la Lectio Divina. Il regorge d’une multitude de détails tous plus intéressants les uns que les autres. Arrêtons-nous sur certains d’entre eux.

Contemplons le lieu : Damas. Une des villes qui appartenait à la vaste province romaine de Syrie, mais qui jouissait d’une certaine autonomie. Il s’agit pour Saul d’aller y traquer les disciples qui ont fui Jérusalem après le meurtre d’Étienne et les premières persécutions (Actes 8,1). Les lettres évoquées au début de ce passage sont des mandats d’arrêt.

Contemplons parmi les personnages, Saul tout d’abord, qui se présente en Philippiens 3, 6 « comme un persécuteur de l’Eglise, plein de zèle ». Son prénom signifie « questionner » Ici c’est plutôt le Seigneur qui le « questionne »…

Ecoutons « une voix » s’adressant à Saul… Après la Lumière venant du ciel, la Voix est une seconde expression d’une théophanie, manifestation de Dieu aux hommes… « Jésus vous parla alors du milieu du feu, mais vous n’aperceviez aucune forme, rien qu’une voix » (Dt 4,12). De nombreuses interpellations divines sont relatées dans la Bible : Abraham (Gn 22,1), Jacob (Gn 46,2), Moïse (Ex 3,4). Ces appels bien qu’annonciateurs d’épreuves vont déboucher sur le Salut. L’appel de Saul s’inscrit dans cette tradition des patriarches et des prophètes. Il annonce une mission certes difficile mais féconde pour l’Eglise.

Cette voix est celle de Jésus. Il s’identifie à ses disciples de telle manière que le sort qu’on leur réserve est aussi le sien : « Qui vous écoute m’écoute ; qui vous rejette me rejette » (Lc 10,18). Il est donc présent en ceux que Saul veut arrêter, comme il l’était en Étienne dans son martyre. Bien plus, Celui qui parle ainsi se présente comme un vivant qui fait corps avec ses disciples…

D’autres personnages sont présents : « ses compagnons », ceux qui accompagnent Saul restent en dehors de l’événement. Dans ce passage, ils entendent sans voir. Plus loin, c’est Ananie qui entre en scène, lui aussi porte un nom significatif : « Dieu fait grâce ». Ainsi la grâce du Seigneur en faveur du persécuteur passe par les disciples pourchassés.

Nous pouvons également nous attarder sur les mouvements des personnages : Saul « tomba à terre » : habituellement réaction d’adoration et de crainte, puis il est invité à « se relever et à entrer dans la ville » et à faire ce qui lui sera dit. Comme dans les autres récits bibliques de vocation, l’apparition se termine par un envoi en mission. Ainsi en est-il pour Moïse : « Maintenant va, je t’envoie auprès de Pharaon pour faire sortir d’Égypte mon peuple » (Ex 3,11) ; ou pour Jérémie : « Vers ceux à qui je t’enverrai tu iras, et tout ce que je t’ordonnerai tu le diras » (Jr 1,7). Et plus encore pour Ézéchiel : « Il me dit : Fils d’homme, tiens-toi debout… Je t’envoie vers les Israélites, vers les rebelles qui se sont rebellés contre moi » (Éz 12,1.3). Mais l’originalité ici est dans la médiation humaine qui est annoncée : « on te dira ce que tu dois faire ».

Ananie lui, est invité à partir, ce qui demande un certain courage, comme le montrent ses objections ; il est invité à accueillir dans la communauté celui qui cherchait à la détruire – d’où l’importance de la vision parallèle accordée à Saul, lui montrant qu’à cet ennemi aussi, le Seigneur parle.

De nombreuses paroles sont échangées mobilisant aussi notre écoute. La vision est évoquée à plusieurs reprises :

« Il ne voyait rien » : le thème de l’aveuglement est dans l’Écriture fréquemment associé à l’endurcissement du cœur. Ainsi Isaïe est envoyé à un peuple qui ne l’écoutera pas et restera aveugle : « Regardez, regardez et ne discernez pas » (Is 6,9). Mais l’aveuglement de Saul n’est-il pas une grâce offerte à celui qui va désormais porter la parole de Dieu. C’est l’occasion pour lui d’expérimenter qu’il a besoin d’abord d’être guéri et renouvelé pour remplir sa mission. Isaïe l’avait déjà pressenti : « Je conduirai les aveugles par un chemin qu’ils ne connaissent pas, par des sentiers qu’ils ne connaissent pas je les ferai cheminer, devant eux je changerai l’obscurité en lumière et les fondrières en surface unie » (Is 42,16). Saul revit ici personnellement quelque chose de la repentance qui était demandée à Israël (Is 42,18-25 ; 43,8-12).

« Tu recouvres la vue » : Saul est guéri de sa cécité physique, symbole de son aveuglement. Paul sera envoyé vers les nations païennes « pour leur ouvrir les yeux afin qu’elles reviennent des ténèbres à la lumière » (Ac 26,18).

Après imposition des mains ; il retrouva la vue, fut rempli de l’Esprit Saint et fut baptisé… il proclamait Jésus affirmant que celui-ci est le Fils de Dieu.

En ce 1er mai, fête du travail mais aussi celle de Saint-Joseph, artisan, nous pouvons confier au Saint Patron des travailleurs, tout particulièrement, le travail de tous les acteurs au service de la gestion de l’épidémie dans le domaine de la santé, du social, du politique et autres domaines, dans notre pays, mais aussi dans le monde.

Peut-être pouvons confier également au Seigneur la poursuite de notre mission de disciples-missionnaires au sein de notre église, frappée elle aussi par les mesures sanitaires protectrices… Rendons grâce pour la créativité bienveillante et les multitudes belles attentions déployées pour nous accompagner spirituellement dans cette épreuve.

Le 1er mai est aussi le début du mois de mai, mois de Marie… « Toi qui a vu la première », Marche avec nous Marie sur nos chemins de conversion afin que nous devenions comme Saul un disciple brûlant d’amour pour le Christ, comme Paul un porteur de la lumière de l’Evangile.


Dimanche 3 mai : liturgie de la Parole

Ce dimanche, l’Eglise prie pour les vocations

Toute vocation naît de ce regard aimant par lequel le Seigneur est venu à notre rencontre, peut-être alors même que notre barque était en proie à la tempête. « Plus qu’un choix de notre part, la vocation est la réponse à un appel gratuit du Seigneur »“, nous écrit le pape François dans le message pour les vocations de cette année.

Prière universelle pour une liturgie domestique

En ce dimanche, malgré le confinement qui est encore au cœur de notre société, nous te louons, nous te chantons Seigneur pour toutes les formes de vie que tu nous inspires, pour nous aider à devenir tous ensemble pleinement enfants de Dieu, frères et sœurs de ton Fils le Christ Jésus :

R/ Ô Christ Ressuscité, écoute-nous

  • Seigneur, la crise sanitaire nous met dans une situation de vie spéciale. Ravive en nous la conscience de la dignité qu’il y a à être des baptisés ! Aide-nous à te rencontrer personnellement et à nous soutenir en communion au sein de notre communauté de paroisses ! R/
  • Seigneur, nous te rendons grâce pour la beauté du sacrement de mariage. Comble de grâces chaque couple durant ce temps de confinement ! R/
  • Seigneur, nous te rendons grâce pour les jeunes qui osent prendre en main leur projet de vie. Que cette crise sanitaire ne les freine pas dans la construction de leurs vies ! R/
  • Seigneur, nous te rendons grâce pour la présence des religieux et des religieuses ainsi que de tous les consacrés, hommes et femmes. Durant ce mois, nous prions spécialement pour les diacres, qu’ils soient fidèles à leur charisme au service de la Parole et des pauvres et qu’ils soient un signe stimulant pour toute l’Eglise ! R/
  • Seigneur, nous te rendons grâce pour la présence de ton Esprit dans le cœur de chaque être. Que cet Esprit donne désir, courage et confiance à tous ceux qui n’arrivent pas à donner forme à leur vie ! R/

Nous te rendons grâce pour l’assemblée de cœur que nous formons tous ensemble, pour ton Eglise, pour notre cher pape François. Que par le témoignage heureux de toutes les vocations, de nouveaux « appelés » osent dire oui à l’invitation au « don total de soi » que tu nous fais, Toi le Bon Berger ! Amen.

 

Vous pouvez aussi télécharger la fiche d’archiprêtré Pour un dimanche à la table de la Parole, du dimanche 26/04, et sa traditionnelle annexe pour les enfants.

 


Méditation du jour : jeudi 30 avril

Evangile du jour« Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi » (Jn 6, 45)

Entendre et recevoir l’enseignement de Dieu, le Père, c’est se mettre à l’écoute de son Souffle qu’est l’Esprit Saint. C’est se laisser conduire, guider et éclairer par lui pour être « instruits par Dieu lui-même », comme le stipule l’écrit des prophètes cités par Jésus. L’Esprit Saint, pour introduire les hommes à la compréhension de l’enseignement du Père, se sert aussi des hommes qu’il éclaire pour que ces derniers puissent interpréter la Parole de Dieu.

C’est le cas de Philippe, dans la première Lecture de ce jour (Actes 8, 26- 40).

En effet, sous la mouvance de l’Esprit Saint, Philippe s’approche du haut fonctionnaire éthiopien et l’aide à comprendre les Saintes Ecritures que ce dernier lisait. Notons au passage que Philippe ne s’est pas imposé à l’Ethiopien. Bien qu’il ait pris l’initiative, sous l’impulsion de l’Esprit Saint, de poser la question à cet homme sur la compréhension de ce qu’il lisait, c’est la libre volonté de ce dernier et son désir de comprendre le message divin qui ont permis tout ce qui s’en est suivit.

La foi se propose, elle ne s’impose pas. En tant que don de Dieu, elle naît et grandit à travers l’écoute et la compréhension de la Parole de Dieu qu’on entend. C’est après avoir écouté et compris, tant soit peu, les Ecritures que l’Ethiopien a demandé à recevoir le baptême. L’enseignement catéchétique est nécessaire dans le cheminement de foi de tous futur chrétien, et dans la réception des sacrements de l’initiation chrétienne. Saint Augustin dira « qu’il faut croire pour comprendre, et comprendre pour mieux croire ».

En ce temps pascal où nous sommes invités à témoigner du Christ ressuscité, laissons-nous conduire et guider par l’Esprit Saint dans l’accomplissement d’une telle mission partout où nous sommes.

Pour y arriver, puisons les énergies nécessaires dans la prière et méditation de la Parole de Dieu.

Union de prière les uns pour les autres.

Abbé Dieudonné Talakaena