Conseil pastoral diocésain : être disciple-missionnaire en contexte de laïcité

Ce samedi 20 octobre 2018, les membres du Conseil pastoral diocésain sont réunis sur le site du Grand Séminaire de Lorraine pour une journée de session plénière autour de la question de la laïcité, avec l’intervention de l’abbé Thierry Min.

En introduction de la rencontre du Conseil pastoral diocésain, l’évêque a resitué la réflexion de la journée dans le cadre de la conversion attendue pour tous et voulue par le projet pastoral missionnaire du diocèse. Il a insisté sur l’importance pour tous les baptisés de vivre leur triple vocation de prêtre, prophète et roi, apprenant à vivre des collaborations avec les ministres ordonnés. La mise en oeuvre des structures nouvelles, des équipes, des 7 offices canoniques se fera dans le temps… Il a confirmé le Conseil dans son actuelle mission, l’appelant « à fortifier la logique de collégialité et de synodalité vécue dans le cadre des congrès diocésains récents« .

Dans un second temps, l’abbé Thierry Min, vicaire épiscopal a proposé un exposé sur la question de la laïcité aujourd’hui. Dès le départ, l’intervenant a voulu faire rimer « laïcité » avec « possibilité ». Malgré les aspects négatifs, la laïcité offre un cadre de garantie et de liberté d’expression religieuse tout à fait précieux. En effet, la loi de 1905 repose sur deux principes : la séparation des Eglises et de l’Etat, la liberté de conscience pour pratiquer le culte de son choix. Ce premier principe pourrait se résumer dans cet adage : « Ce n’est pas au curé de faire la loi dans le pays, ce n’est pas à l’Etat de faire la foi dans le pays. » Le second principe pose la liberté de conscience, c’est-à-dire la liberté de pratiquer seul ou avec d’autres le culte de son choix, de pouvoir en changer, ou de n’en pratiquer aucun. Il connaît deux restrictions : la sauvegarde de l’ordre public, et le respect de l’intérêt général et de l’intégrité des personnes. C’est généralement en cette raison que l’Etat peut intervenir face à des risques de dérives sectaires.Dès le départ, l’intervenant a voulu faire rimer « laïcité » avec « possibilité ». Malgré les aspects négatifs, la laïcité offre un cadre de garantie et de liberté d’expression religieuse tout à fait précieux. En effet, la loi de 1905 repose sur deux principes : la séparation des Eglises et de l’Etat, la liberté de conscience pour pratiquer le culte de son choix. Ce premier principe pourrait se résumer dans cet adage : « Ce n’est pas au curé de faire la loi dans le pays, ce n’est pas à l’Etat de faire la foi dans le pays. » Le second principe pose la liberté de conscience, c’est-à-dire la liberté de pratiquer seul ou avec d’autres le culte de son choix, de pouvoir en changer, ou de n’en pratiquer aucun. Il connaît deux restrictions : la sauvegarde de l’ordre public, et le respect de l’intérêt général et de l’intégrité des personnes. C’est généralement en cette raison que l’Etat peut intervenir face à des risques de dérives sectaires.

Aujourd’hui, deux dérives existent et doivent éveiller notre vigilance. Apparaît la notion de neutralité, notamment dans l’exercice professionnel, dans la fonction publique. Mais on peut vite passer de la neutralité à la neutralisation, qui signifie toute interdiction des apports des religions. Devant le développement de certaines radicalisation religieuse, le laïcisme fermé porte la volonté d’éliminer toutes les religions.

Dans ce contexte, l’abbé Min a vivement encouragé les catholiques à faire preuve d’audace sereine, en apportant la richesse de la pensée sociale chrétienne et l’engagement de chacun pour le bien commun de la société. Il a proposé trois pistes d’action :

• La laïcité nous stimule à nous former, pour bien connaître notre foi et savoir comment l’exprimer dans une société pluraliste, en recherche de sens.

• La pensée et l’anthropologie chrétiennes sont des ressources utiles pour le bien commun, notamment dans le développement des valeurs du respect, de la lutte contre la violence, de l’égalité, du sens de l’économie, de la justice sociale, du droit des migrants, devant l’enjeu écologique ou la dignité de la personne. Depuis Vatican II, l’Eglise s’intéresse à la défense des droits de tous les humains, au-delà même de leur appartenance confessionnelle. Le fait de croire n’est pas un obstacle à une vie morale et citoyenne.

• L’engagement citoyen : l’Eglise appelle les fidèles à l’engagement dans la société, à répondre aux défis écologiques (label Eglise verte, encyclique Laudato Si’ …), à faire des propositions culturelles utiles.  A travers des ateliers, les membres du Conseil pastoral ont essayé d’approfondir ces appels et de voir comment la mise en œuvre du projet pastoral missionnaire peut trouver son application dans un tel contexte. Il ressort cette conviction que les catholiques ont a apporté leur contribution au sein de la société, comme croyants, avec audace, respect et en dialogue.

A l’occasion du Conseil, Mgr Lagleize a donné quelques informations sur la mise en œuvre du projet pastoral, la préparation de l’année jubilaire en lien avec les 800 ans de la cathédrale, son souci d’une culture de l’appel pour toutes les vocations et au sujet des futures élections européennes. Enfin, il a annoncé que la prochaine séance serait celle du congrès diocésain du 18 mai 2019.