C’est simplement un art de vie ou UN chemin de vie. C’est la mise en œuvre des principes et moyens de perfection chrétienne.  C’est justement la raison pour laquelle il y a plusieurs « spiritualités » car si les principes et les moyens de sanctification sont communs à toutes les âmes désireuses de perfection, leur mise en application change avec presque chacune. Cela dépend notamment de l’état de vie et du tempérament du Maître de Spiritualité, et surtout des appels infiniment variés de la grâce divine. Les principes des différentes spiritualités sont communs et indiscutables, car ils puisent leurs sources dans les 4 évangiles.

On y trouve les commandements essentiels du Seigneur : L’homme est créé pour aimer Dieu et son prochain en Dieu (Luc 10 :27).

C’est d’ailleurs l’unique but de toute perfection chrétienne, et il ne peut y en avoir d’autres. C’est d’ailleurs à ce titre que Saint Paul a pu dire : « L’homme est créé pour la gloire de Dieu ou pour la louange de Dieu ». On dit exactement la même chose sous un nom différent, car c’est notre amour qui, seul, peut donner à Dieu la gloire et la louange qu’il attend de nous…C’est l’idéal auquel nous devons tous tendre, tous les jours, sans espérer pourtant pouvoir l’atteindre parfaitement sur terre, car nous sommes, ici- bas, des voyageurs jamais arrivés… Toujours en marche. La perfection ne peut pas s’acquérir ici-bas, elle s’approche seulement…. Mais cela, bien évidemment, ne nous dispensera jamais de faire tous nos efforts pour tendre vers celle-ci.

 

 Qu’appelle-t-on « moyens de perfection » ?

 Ce sont, pour chacun d’entre nous, le renoncement au péché et la pratique des vertus ; lutte contre les vices et exercice des vertus…. La mise en œuvre des moyens pour tendre vers cette perfection ne sera jamais uniforme. C’est pourquoi il existe différentes écoles de spiritualité chrétienne. Cela variera selon les besoins et/ou attraits de chacun. Tout dépendra en outre du style de vie qu’il conviendra pour atteindre telle ou telle vocation.

La Spiritualité bénédictine par exemple, est essentiellement liturgique ; tandis que la Spiritualité franciscaine, elle mettra davantage l’accent sur le cœur et sur l’imitation du Christ pauvre, souffrant, simple, et humble. Jean de la croix et Ste Thérèse d’Avila conduisaient leurs disciples vers le dépouillement total ; dans le silence, le désert et la nuit. La Spiritualité Carmélitaine quant à elle, aidera ceux qui la suivent à monter vers la connaissance savoureuse de Dieu, ainsi que la contemplation du ministère apostolique. C’est pourquoi il y a dans la recherche de la perfection un esprit bénédictin, dominicain, franciscain, ignacien et…salésien !

On pourrait dire que, dans le riche bouquet des vertus chrétiennes, chacun met en valeur sa fleur personnelle qui n’éclipse pas les autres ; mais qui nuance de sa couleur propre l’harmonie de l’ensemble.

Les différentes spiritualités

 

« Le vent souffle où il veut » (Jean 3,8). Nul ne peut revendiquer le monopole de l’Esprit. Les Chrétiens sont baptisés d’eau et d’Esprit. Dès la Pentecôte, la manifestation de l’Esprit se fait en toutes langues. Elle va l’être tout au long de la Tradition chrétienne, par la diversité des dons de l’Esprit, créateurs de courants, de familles spirituelles.

Voici quelques critères qui permettent de parler véritablement d’un courant spirituel qui fait école :

Accents et insistances particuliers sur tel ou tel point de la vie chrétienne, qui donne une cohérence d’ensemble à la démarche spirituelle, Une manière de prier et d’approcher la mission, Eléments de pédagogie spirituelle, Textes bibliques préférés, Enracinement dans une expérience spirituelle personnelle forte et déterminante.

 

La spiritualité des ermites

Une spiritualité d’exception, où l’on quitte tout pour ne penser qu’à Dieu : ascèse, pénitence, pauvreté, obéissance, vie effacée enfouie dans le silence de la solitude qui devient plénitude. Les grandes figures : de saint Antoine (251-356) à la chartreuse de saint Bruno (1035-1101). Les Chartreux sont des ermites avec une part de vie commune. Aujourd’hui, les Petites Sours de Bethléem sont des ermites.

 

La spiritualité monastique

L’institution monastique en Gaule date de 361 avec la fondation de Ligugé par saint Martin. Le monastère de Lérins est fondé en 400 par saint Honorat et celui de Saint Victor à Marseille par Cassien. Avec saint Benoît, la spiritualité monastique se développe : il fonde en 529, le monastère du mont Cassin (entre Rome et Naples). Il établi une règle de vie qui s’impose progressivement en occident (généralisée au 9 ème siècle lors du synode d’Aix-La-Chapelle). Parmi les personnalités qui ont marqué l’ordre bénédictin : saint Bernard de Clairvaux au XIIe siècle.

 

La spiritualité des mystiques

Le XIIe siècle, période de renouveau économique, est également caractérisé par une effervescence religieuse. Une nouvelle soif de Dieu s’empare d’hommes et de femmes de conditions sociales et d’âges différents. Certains inaugureront de nouveaux chemins spirituels au sein de l’Eglise; un des plus originaux sera le béguinage. Parmi les grandes figures : Hildegarde de Bingen. Maître Eckhart, dominicain (1260-1328), a centré son message sur « Dieu vient habiter en nous ». Son ouvre a posé les fondations philosophiques et théologiques. L’ouvre de Jean Tauler (1300-1361) s’étend de 1323 à 1361, il se distingue par son talent de prédicateur.Maître Eckhart et Tauler appartiennent aux mystiques rhénans.

 

La spiritualité des ordres « mendiants »

Le XIIIe siècle voit naître les ordres « mendiants » à l’initiative de saints François d’Assise, Dominique, Thomas d’Aquin et Bonaventure. Ces ordres mendiants prônent un retour à un esprit de pauvreté et à la fraternité des origines : les dominicains ou frères prêcheurs (http://www.tradere.org), franciscains ou frères mineurs (http://www.franciscain.net), les clarisses. Ils quittent le cloître et font du monde à la fois le lieu de leur vie consacrée et le champ de leur mission.

 

La spiritualité de la famille ignatienne

En 1522, Ignace de Loyola fait une expérience spirituelle qui oriente sa vie. Il note dans un cahier certaines découvertes qui pourraient aider les autres à faire cette expérience. Ces notes deviendront « Les Exercices Spirituels. Les idées forces de saint Ignace : confiance dans l’homme, éducation de la liberté, respect des médiations, prise au sérieux du monde comme lieu de la présence de Dieu. La spiritualité ignatienne ne se définit par aucune formule cadre, elle ne conduit ni à la pratique d’une vertu, comme la pauvreté ou l’obéissance, ni à un type d’apostolat, comme la présence aux malades, aux mourants, à telle catégorie sociale. Elle fait atteindre au coeur même de la mission universelle de l’Eglise et elle prépare pour cette mission des hommes et des femmes qui se veulent, par la grâce de Dieu, pleinement libres et disponibles.

Parmi les grandes figures : saint Ignace de Loyola (1491-1556), saint François Xavier (1506-1552).

 

La spiritualité carmélitaine

L’ordre du Carmel a été fondé au début du 13 ème siècle avec l’approbation du Patriarche de Jérusalem. Au XVI° siècle, dans le contexte de la réforme protestante et du Concile de Trente, Thérèse d’Avila et Jean de la Croix renouvellent dans l’Ordre le sens de la prière et de la pauvreté. Parmi les grandes figures : sainte Thérèse d’Avila (1515-1582), saint Jean de la Croix (1542-1591) et plus proches : sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), sainte Thérèse Bénédicte de la Croix (connue sous le nom d’Édith Stein 1891-1942).

 

La spiritualité de « l’École Française »

Le courant de « l’École Française » correspond au renouveau de la vie chrétienne en France du 17ème siècle. Pierre de Bérulle (1575-1629) est à la source d’un puissant élan spirituel et missionnaire, baptisé à la fin du XIXe siècle « École Française de spiritualité », à laquelle participèrent saint Jean Eudes, Jean-Jacques Olier et saint Vincent de Paul, parmi bien d’autres. Tous ces hommes furent à la fois des « spirituels », et des « apostoliques » ou « missionnaires », et proposèrent une spiritualité à tous les chrétiens. Les grandes lignes sont la redécouverte de la grandeur de l’amour de Dieu et l’insistance sur l’union personnelle de chaque chrétien avec le Christ. Cette Ecole s’est développée avec des hommes aussi divers que riches dans leur personnalité et dans leurs initiatives tel saint Vincent de Paul (1581-1660), fondateur des prêtres de la Mission, Louise de Marillac (1591-1660) des Filles de la Charité, Jean-Jacques OLIER (1608-1657) de la compagnie de Saint Sulpice et des séminaires, saint Jean Eudes (1601-1680) de la Congrégation de Jésus et de Marie et de plusieurs communautés féminines, saint Louis Grignon de Montfort (1673-1716) dont la spiritualité est d’un accent plus marial que les précédentes, et de saint Jean Baptiste de la Salle (1651-1719) , fondateur des Frères des Ecoles Chrétiennes 

 

La spiritualité salésienne

Saint François de Sales (1567-1632) a une vision optimiste de Dieu et de l’homme. Il insiste sur l’aspect de gratuité de l’amour de Dieu qui aime sans mérite. C’est au XIX°siècle que la spiritualité salésienne va trouver un canal de diffusion privilégié en Don Bosco, fondateur des Salésiens (la Société saint François de Sales fondée en 1859, précédée de la fondation en 1841 d’un Oratoire). Parmi les grandes figures : Saint François de Sales, Sainte Jeanne de Chantal et les Visitandines, Sain Jean Bosco.

 

La spiritualité missionnaire

Les Missions Étrangères de Paris ont fondées au XVIIe. La Congrégation du Saint Esprit ou « Spiritains » a été créée en 1703 par Claude François Poullart des Places et est devenue missionnaire au milieu du XVIIIe siècle. Le cardinal Lavigerie (1825-1892) fonde, en 1868, la Société des missionnaires d’Afrique ou « Pères Blanc« , et les Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique ou « Soeurs Blanches »

 

La spiritualité foucauldienne

Inspirée par la vie et les écrits de frère Charles de Foucauld (1858-1916), cette spiritualité s’incarne dans les divers états de vie chrétienne: laïcs, religieux, religieuses et prêtres.

En prenant chair dans notre humanité, Jésus a épousé les conditions de vie des gens ordinaires. Pour frère Charles, cette réalité était symbolisée par le mystère de « Nazareth » : dans la joie de l’amitié et dans la vie partagée, toucher comment Dieu vient à chacun, dans la simplicité du quotidien; ainsi l’Extraordinaire vient habiter l’ordinaire… Jésus peut se contempler dans chaque visage, chaque rencontre, chaque événement. Une vie contemplative dans le monde est possible. Elle est nourrie par des temps de méditation de la Parole, de prière et d’intimité avec le « Bien-Aimé Frère et Seigneur Jésus ».
A la suite de Frère Charles qui a voulu devenir « frère universel », cette spiritualité invite à des relations de fraternité marquées par la gratuité, la proximité avec les exclus, l’accueil inconditionnel de personnes de toute cultures et religions, l’engagement à construire ensemble un monde plus juste et ainsi « crier l’Evangile par toute la vie ».
Au cœur de cette vie et de ces engagements , l’Eucharistie tient une place centrale ; elle conduit à faire de toute l’existence une vie eucharistique d’adoration, de louange, d’intercession et à continuer la mission de Jésus annonçant aux pauvres la Bonne nouvelle du salut.

Pour connaître les différentes branches de la famille spirituelle vous pouvez consulter le site  de l’association « famille spirituelle de Charles de Foucauld ».

 

La spiritualité « au coeur des villes »

Madeleine Delbrêl (1904-1964) est convaincue qu’il est possible de vivre et d’annoncer l’Évangile dans ce monde nouveau. À trois conditions : 1. Assimiler soi-même la foi et l’Evangile 2. Consentir à une certaine solitude, à une sorte de « désert » , le désert, ce sont les rues. Et, dans ces rues, on rencontre et on contemple un peuple en attente de salut. 3. Le plus important dans cette évangélisation, c’est son caractère fraternel : on ne vient pas de l’extérieur apporter quelque chose d’étranger à l’humanité. On vient communiquer l’Amour de Dieu avec le langage de la fraternité.

Parmi les grandes figures : Madeleine Delbrel, les prêtres ouvriers, Père Jacques Loew.
Les Fraternités monastiques de Jérusalem ont été fondées en 1975 par le Père Pierre-Marie Delfieux (1934) qui a ressenti l’appel à fonder « dans le désert des villes » marquées par tant de solitudes et assoiffées d’amour et de vérité, des Fraternités monastiques urbaines répondant à l’appel de l’Église d’aujourd’hui et du monde de ce temps.

Avec des colorations particulières selon leur situation, elles vivent le même charisme fondamental de vie fraternelle, de prière, de travail et d’accueil au cours des villes

 

La spiritualité conjugale

Le Père Caffarel fut l’un des maîtres spirituels du XX° siècle. On le connaît comme fondateur de la revue de la spiritualité conjugale. Les Équipes Notre-Dame est un mouvement de spiritualité conjugale créé en 1947 par le Père Caffarel qui s´adresse aux couples unis par le sacrement de mariage et les invitent à un chemin de progression dans la connaissance et l´amour de Dieu et du prochain.

 

 

https://eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/les-familles-spirituelles/372176-les-differentes-spiritualites/

Maisons d'accueil

 Maison d’accueil « Les Amis de la Providence » à St Jean de Bassel

La maison d’Accueil « Les Amis de la Providence,  est :

  • un lieu d’accueil, de partage, d’échange
  • de formation, de ressourcement, de prière
  • de repos et de détente.

Elle est située à la Maison Mère des Sœurs de la Divine Providence à St Jean de Bassel.

Les sœurs de la Divine Providence :

Notre fondateur :

Le fondateur des sœurs de la divine Providence, Jean Martin Moyë , est né en 1730 à Cutting, petit village de Lorraine. Ordonné prêtre à 24 ans, il est pressenti pour un brillant avenir de théologien. Mais il préfère le travail en paroisse, se faisant proche des détresses humaines et spirituelles de son temps.

Frappé par l’ immense ignorance religieuse, il forme le projet d’ouvrir de petites écoles pour les filles dans les endroits les plus pauvres et les plus reculés de la campagne lorraine. Des femmes entrent dans son projet, et, comme leur père spirituel, acceptent de vivre l’insécurité, les privations, les contradictions dans une confiance radicale en Dieu. C’était en 1762.

Après une vie missionnaire en Chine, Jean Martin revient en France et meurt en exil à Trèves en 1793.

 Notre Spiritualité :

Aujourd’hui, comme hier, les religieuses de la Divine Providence et les hommes et les femmes engagés dans « La fraternité de la Providence Jean Martin Moyë », nous vivons notre mission selon l’intuition évangélique de notre fondateur.

« Je les envoyai sans leur donner aucun denier, comme Notre Seigneur avait envoyé les Apôtres, les exhortant à mettre leur confiance en Dieu et à s’abandonner entièrement à la Divine Providence » J.M.Moyë

Ce chemin d’Evangile, nous appelle à mettre notre confiance en Dieu Providence et à nous abandonner entièrement à la Divine Providence, à fonder notre vie sur la tendresse du Père qui prend soin de chacun de ses enfants.

« Ne vous inquiétez pas en disant : Qu’allons – nous manger ?Qu’allons – nous boire ? De quoi nous allons-nous vêtir ? Ce sont là toutes choses dont les païens sont en quête. Or votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela. Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît »Mt. 6,31-33

Cette parole de Jésus Christ est la référence de notre vie spirituelle.

Pour être attentifs aux appels de la Providence et y répondre avec une disponibilité toujours renouvelée, Jean Martin Moyë nous exhorte à vivre comme Jésus Christ, l’abandon entre les mains du Père, la pauvreté évangélique, la simplicité, la charité. Ces 4 vertus fondamentales, ces énergies de l’Esprit qui nous habitent, sont les quatre colonnes d’une vie de Providence.

La Maison d’accueil « les Amis de la Providence

Notre Mission :

Vivre de la foi en la tendresse du Père et être providence pour chacun de ses enfants, c’est-à-dire rendre présent ce Visage de Jésus Christ, dans le monde, dans l’Eglise, dans notre Maison d’Accueil, est notre mission vécue selon les intuitions du fondateur et dans  un esprit de simplicité, de pauvreté, d’abandon à la providence et de charité :

  • l’esprit de simplicité
  • en recherchant l’authenticité dans sa vie personnelle et dans la relation aux autres
  • en trouvant une liberté toujours plus grande
  • en se tournant vers Dieu avec confiance
  • l’esprit de pauvreté:
  • dans une sobriété heureuse
  • le détachement de ce qui n’est pas essentiel
  • l’acceptation de ses limites
  • l’esprit d’abandon à la Providence:
  • en vivant le moment présent dans la confiance
  • en discernant dans sa vie et les événements la présence de Dieu
  • l’esprit de charité :
  • vis-à-vis des autres, surtout les pauvres et les petits, pour témoigner de la bonté, de l’amour, de la miséricorde de Dieu.

Nos propositions :

  • des retraites spirituelles
  • des temps forts de réflexion
  • des temps de prière avec la communauté religieuse présente sur le site
  • un cadre favorable à la prière personnelle
  • des formations humaines et spirituelles
  • l’accueil de personnes individuelles, avec des possibilités d’écoute ou d’accompagnement spirituel…
  • l’accueil de groupes de jeunes ou d’adultes pour sessions, formations, célébrations…

Nous souhaitons vivre cet accueil dans un esprit de bienveillance et de convivialité afin de permettre à chaque personne de mieux se rencontrer soi- même, les autres et Dieu et être en harmonie avec l’environnement.

Possibilités d’hébergement :

            Les chambres :

Dans la maison du Centre Culturel Moyë :

  • Au 1er étage, accessible avec l’ ascenseur : 8 chambres à 1 lit et 8 à 2 lits, WC, lavabo dans chaque chambre ; douches à l’étage.
  • Au 2ème étage : 14 chambres à 2 lits, WC et lavabo dans chaque chambre ; douches à l’étage. Et une chambre à 1 lit avec cabinet de toilette complet.
  • 3ème étage : 22 chambres à un lit, avec lavabo ; douches et WC à l’étage

Dans la maison de l’aumônerie :

  • 5 chambres à lits doubles avec douche et WC.

            Les salles :

  • Plusieurs salles de réunion de capacités différentes, modulables, dont une grande avec écran et vidéoprojecteur. Ecran et vidéoprojecteur mobiles disponibles.
  • Oratoire et chapelles.
  • Salle avec télévision.
  • Une bibliothèque avec de nombreux ouvrages.
  • Wifi dans toute la maison.

Presque toutes les  salles sont, soit de plain-pied, soit accessibles avec l’ascenseur.

Le Parc :

Un grand parc aux arbres séculaires jouxte la maison et offre un cadre reposant, permettant la relaxation, le recueillement, la prière.

Nos propositions pour l’année 2018-2019     Retraites      Temps forts

Voir dépliant ci-joint :        18 -19 programme maison mère ST Jean de Bassel  

 

Maison de la bienveillance

Lieu de  Ressourcement, Accueil, Écoute, Silence, Lieu de prière…

 

On pourrait dire que, dans le riche bouquet des vertus chrétiennes, chacun met en valeur sa fleur personnelle qui n’éclipse pas les autres ; mais qui nuance de sa couleur propre l’harmonie de l’ensemble. C’est d’ailleurs la comparaison qu’emploie lui-même St François de Sales au début de son  » Introduction à la Vie dévote », où il parle d’une bouquetière qu’il nomme » Glycéra » … qui s’entendait parfaitement à « diversifier la disposition et le mélange des fleurs ». Elle composait avec les mêmes plantes une grande variété de bouquets. La doctrine est toujours la même, mais les exposés qui s’en font sont bien différents. D’ailleurs à ce titre, St François de Sales lui-même écrivit :

« Le bouquet de St François sera différent, le parfum aussi… Car la spiritualité salésienne ne sera autre chose que la présentation personnelle des principes et des moyens de perfection chrétienne dans un esprit d’optimisme spiritual, base sur l’humilité joyeuse et de l’âme, et sa totale confiance en Dieu. C’est la caractéristique du  » parfum salésien » »

« C’est la spiritualité salésienne qui assure les moyens de contempler dans l’Évangile, un Jésus doux et humble de cœur, et à l’aimer plus que tout et à le suivre ; à le faire connaître tout spécialement notre charisme aux femmes et aux pauvres comme Marie notre Mère.

Qu’est-ce que la spiritualité salésienne ?

Le 24 janvier 2001, Jean-Paul II avait parlé de François de Sales en ces termes : « Anticipant sur le Concile Vatican II, il a indiqué la voie de la sainteté comme un appel adressé à tout état de vie » (Zenit.org). Puis, il lança cette invitation aux jeunes mariés : « En suivant les enseignements de saint François de Sales, sachez construire chaque jour votre adhésion à l’Evangile dans votre fidélité réciproque à l’amour ».

Ces paroles mettent en évidence trois grandes caractéristiques de la spiritualité de François de Sales : la sainteté accessible à tous, l’Évangile comme règle de vie et l’amour comme unique méthode. Ce n’est pas nécessaire d’être dans les cloîtres, de faire de longues prières, d’avoir tel style de vie pour se sanctifier, l’important est de désirer vivre la sainteté au quotidien, là où nous sommes. François de Sales venait ainsi de simplifier la vie chrétienne. Avec lui, la liberté retrouve sa place au cœur du chrétien et la vie intérieure n’est plus compartimentée en des temps de prière, de travail, de loisir ; elle jaillit de la vie elle-même, au jour le jour.

Selon St François de Sales, «La sainteté est à la portée de tous »

« Chacun de nous est appelé à vivre L’Évangile : C’est une erreur et une hérésie de vouloir bannir la vie dévote de la compagnie des soldats, de la boutique des artisans, du cœur des princes, du ménage des gens mariés… Où que nous soyons, nous pouvons et devons aspirer à la parfaite »

Quel que soit l’état de vie, la catégorie sociale ou la profession de tout un chacun : pas de style uniforme, pas de modèle unique de cheminement spirituel !

C’est d’abord une spiritualité du cœur. St François de Sales disait  » Dieu est le Dieu du cœur humain« .
Tout homme est à regarder comme « capable de Dieu ».
La spiritualité salésienne a deux aspects : l’amour de Dieu et l’amour du prochain. L’amour de Dieu est enraciné par une confiance totale en Dieu qui nous conduit vers un abandon total de notre vie. La conséquence de cet amour est de voir Jésus en chaque personne que nous rencontrons dans notre vie quotidienne. Faisant écho au double commandement évangélique, Françoisde Sales dira que l’amour de Dieu et l’amour des frères sont « sortis comme des jumeaux des entrailles de la miséricorde de Dieu ». L’amour fraternel est le lieu le plus familier des petits « trépas » que Dieu nous propose chaque jour pour rencontrer l’autre en mourant à nous-mêmes.

Tout commence par l’intérieur

Pour St François de Sales, tout commence par l’intérieur. Il disait : « pour ma part, Philothée, ou Théotime, je ne peux jamais approuver la méthode de ceux qui essayent de réformer l’homme en commençant par l’extérieur, avec son visage, ses vêtements, ses cheveux. Il me semble au contraire, que nous devrions commencer par l’intérieur… parce que c’est le cœur qui est la source de nos actes et le fait ce qu’ils sont… » (Introduction, 3ème partie)

Une spiritualité évangélique à la portée de tous

La spiritualité de St François de Sales est profondément évangélique et accessible.  Dieu n’a qu’un désir : communiquer son amour et solliciter une réponse dans la liberté qu’il accompagne de sa grâce. François de Salesutilise volontiers des images maternelles pour faire état de cette sollicitude : « Les enfants, à force d’ouïr leurs mères et de bégayer avec elles, apprennent à parler leur langage ; et nous, demeurant près du Sauveur par la méditation et l’observation de sa parole, ses actions et ses affections, nous apprendrons moyennant sa grâce, à parler, faire et vouloir comme lui ».

Quelques pensées de St François de Sales que nous appliquons dans notre vie salésienne et missionnaire :

« Tout par amour et rien par force »

« Fleuri où Dieu nous a planté »

« Soyons ce que nous sommes et soyons – le bien pour faire honneur au Maître- Ouvrier duquel nous sommes la besogne. »

 

Lorsque le Père Henri Chaumont pris l’initiative de fonder des associations « c’est l’intuition de St François de Sales qu’il veut mettre en œuvre… » (P. Daniel Moulinet)

Ces associations se sont développées en :

– Filles de St François de Sales,

– Prêtres de St François de Sales,

– Fils de St François de Sales,

– Sœurs Salésiennes Missionnaires de Marie Immaculée (SMMI)

– et aujourd’hui les Familles St François de Sales

Ceci nous montre le rayonnement de la Société St François de Sales, famille spirituelle fondée par le Père Henri Chaumont et Mme Carré de Malberg.

On pourrait dire que, dans le riche bouquet des vertus chrétiennes, chacun met en valeur sa fleur personnelle qui n’éclipse pas les autres ; mais qui nuance de sa couleur propre l’harmonie de l’ensemble. C’est d’ailleurs la comparaison qu’emploie lui-même St François de Sales au début de son  » Introduction à la Vie dévote », où il parle d’une bouquetière qu’il nomme » Glycéra » … qui s’entendait parfaitement à « diversifier la disposition et le mélange des fleurs ». Elle composait avec les mêmes plantes une grande variété de bouquets. La doctrine est toujours la même, mais les exposés qui s’en font sont bien différents. D’ailleurs à ce titre, St François de Sales lui-même écrivit :

« Le bouquet de St François sera différent, le parfum aussi… Car la spiritualité salésienne ne sera autre chose que la présentation personnelle des principes et des moyens de perfection chrétienne dans un esprit d’optimisme spiritual, base sur l’humilité joyeuse et de l’âme, et sa totale confiance en Dieu. C’est la caractéristique du  » parfum salésien » »

« C’est la spiritualité salésienne qui assure les moyens de contempler dans l’Évangile, un Jésus doux et humble de cœur, et à l’aimer plus que tout et à le suivre ; à le faire connaître tout spécialement notre charisme aux femmes et aux pauvres comme Marie notre Mère.

Qu’est-ce que la spiritualité salésienne ?

Le 24 janvier 2001, Jean-Paul II avait parlé de François de Sales en ces termes : « Anticipant sur le Concile Vatican II, il a indiqué la voie de la sainteté comme un appel adressé à tout état de vie » (Zenit.org). Puis, il lança cette invitation aux jeunes mariés : « En suivant les enseignements de saint François de Sales, sachez construire chaque jour votre adhésion à l’Evangile dans votre fidélité réciproque à l’amour ».

Ces paroles mettent en évidence trois grandes caractéristiques de la spiritualité de François de Sales : la sainteté accessible à tous, l’Évangile comme règle de vie et l’amour comme unique méthode. Ce n’est pas nécessaire d’être dans les cloîtres, de faire de longues prières, d’avoir tel style de vie pour se sanctifier, l’important est de désirer vivre la sainteté au quotidien, là où nous sommes. François de Sales venait ainsi de simplifier la vie chrétienne. Avec lui, la liberté retrouve sa place au cœur du chrétien et la vie intérieure n’est plus compartimentée en des temps de prière, de travail, de loisir ; elle jaillit de la vie elle-même, au jour le jour.

Selon St François de Sales, «La sainteté est à la portée de tous »

« Chacun de nous est appelé à vivre L’Évangile : C’est une erreur et une hérésie de vouloir bannir la vie dévote de la compagnie des soldats, de la boutique des artisans, du cœur des princes, du ménage des gens mariés… Où que nous soyons, nous pouvons et devons aspirer à la parfaite »

Quel que soit l’état de vie, la catégorie sociale ou la profession de tout un chacun : pas de style uniforme, pas de modèle unique de cheminement spirituel !

C’est d’abord une spiritualité du cœur. St François de Sales disait  » Dieu est le Dieu du cœur humain« .
Tout homme est à regarder comme « capable de Dieu ».
La spiritualité salésienne a deux aspects : l’amour de Dieu et l’amour du prochain. L’amour de Dieu est enraciné par une confiance totale en Dieu qui nous conduit vers un abandon total de notre vie. La conséquence de cet amour est de voir Jésus en chaque personne que nous rencontrons dans notre vie quotidienne. Faisant écho au double commandement évangélique, Françoisde Sales dira que l’amour de Dieu et l’amour des frères sont « sortis comme des jumeaux des entrailles de la miséricorde de Dieu ». L’amour fraternel est le lieu le plus familier des petits « trépas » que Dieu nous propose chaque jour pour rencontrer l’autre en mourant à nous-mêmes.

Tout commence par l’intérieur

Pour St François de Sales, tout commence par l’intérieur. Il disait : « pour ma part, Philothée, ou Théotime, je ne peux jamais approuver la méthode de ceux qui essayent de réformer l’homme en commençant par l’extérieur, avec son visage, ses vêtements, ses cheveux. Il me semble au contraire, que nous devrions commencer par l’intérieur… parce que c’est le cœur qui est la source de nos actes et le fait ce qu’ils sont… » (Introduction, 3ème partie)

Une spiritualité évangélique à la portée de tous

La spiritualité de St François de Sales est profondément évangélique et accessible.  Dieu n’a qu’un désir : communiquer son amour et solliciter une réponse dans la liberté qu’il accompagne de sa grâce. François de Salesutilise volontiers des images maternelles pour faire état de cette sollicitude : « Les enfants, à force d’ouïr leurs mères et de bégayer avec elles, apprennent à parler leur langage ; et nous, demeurant près du Sauveur par la méditation et l’observation de sa parole, ses actions et ses affections, nous apprendrons moyennant sa grâce, à parler, faire et vouloir comme lui ».

Quelques pensées de St François de Sales que nous appliquons dans notre vie salésienne et missionnaire :

« Tout par amour et rien par force »

« Fleuri où Dieu nous a planté »

« Soyons ce que nous sommes et soyons – le bien pour faire honneur au Maître- Ouvrier duquel nous sommes la besogne. »

 

Lorsque le Père Henri Chaumont pris l’initiative de fonder des associations « c’est l’intuition de St François de Sales qu’il veut mettre en œuvre… » (P. Daniel Moulinet)

Ces associations se sont développées en :

– Filles de St François de Sales,

– Prêtres de St François de Sales,

– Fils de St François de Sales,

– Sœurs Salésiennes Missionnaires de Marie Immaculée (SMMI)

– et aujourd’hui les Familles St François de Sales

Ceci nous montre le rayonnement de la Société St François de Sales, famille spirituelle fondée par le Père Henri Chaumont et Mme Carré de Malberg    .

 

Le livre sur Saint François de Sales  Livret_Un Saint pour notre temps

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Le foyer Carré de Malberg
SMMI Salésiennes
Missionnaires de Marie Immaculée
108 Grand Rue – 57050 LORRY les METZ

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Congrégations

LA CONGRÉGATION

Les Eudistes (Congrégation de Jésus et Marie) : une Société de Vie Apostolique internationale au service de l’évangélisation et de la formation de bons ouvriers de l’Évangile 

En 1643, Jean Eudes rassemble quelques compagnons pour vivre une double mission pour dynamiser la vie chrétienne de tous les baptisés : porter la Parole de Dieu pour en vivre et former des prêtres « selon le Cœur de Dieu ». Ce qui caractérise la Congrégation de Jésus et Marie, communément appelée « les Eudistes », c’est donc sa double finalité apostolique : « collaborer à l’œuvre de l’évangélisation et à la formation de bons ouvriers de l’Evangile » (Constitutions, n°10).

Cette société de vie apostolique internationale rassemble des prêtres, des diacres et des laïques, incorporés ou associés, qui partagent leur vie de prière, leurs expériences et leurs engagements apostoliques. Jean Eudes, saisi par l’amour de Jésus, a porté dans son cœur les détresses et les besoins des hommes et des femmes de son temps : à la suite de leur fondateur, les Eudistes cherchent à ouvrir, avec audace, des voies pour faire grandir le Royaume de Jésus.

 Pour cela, la vie fraternelle en communauté leur est proposée comme un bon moyen de parvenir à la perfection de la charité vers laquelle doit tendre tout baptisé, tout prêtre, tout disciple du Christ. Les Eudistes « travaillent à l’annonce de l’Evangile et au renouvellement de la foi par le témoignage de leur vie, leur prière, leur enseignement et l’accomplissement  des diverses tâches pastorales » (Constitutions, n°23). Les missions qui leur sont confiées sont variées : séminaires, formation des laïcs, aumôneries, accompagnement de l’Enseignement catholique, paroisses, centres spirituels, etc.

Afin que l’évangélisation porte des fruits durables, saint Jean Eudes s’est dévoué de tout son être à la formation des prêtres. Les Eudistes travaillent aujourd’hui à la formation de bons ouvriers de l’Évangile et sont engagés dans l’éveil des vocations, la formation dans les séminaires et le service des prêtres.

Ainsi les Eudistes cherchent à faire vivre et régner Jésus de plus en plus, et se donnent au service du Christ et de son Église, « corde magno et animo volenti » (avec un grand coeur et un grand amour).

 La congrégation compte aujourd’hui près de 400 eudistes, dans dix-huit pays et sur quatre continents : en France (sept communautés dans six diocèses), en Afrique, en Amérique latine, en Amérique du Nord, aux Philippines enfin. En ces différents lieux, des laïcs, appelés « amis » ou « associés », partagent avec les Eudistes leur patrimoine spirituel et leur propre expérience apostolique.

 Pour plus d’information : le site de la Congrégation

SŒURS DE SAINTE-CHRETIENNE

 Nous nous appelons « Sœurs de Ste Chrétienne ».

Sœurs de cette femme qui, depuis le 4ème siècle est considérée comme illuminatrice des Géorgiens, femme égale aux apôtres :

sainte Nino, dite, en Occident, Ste Chrétienne

 

Sainte Nino

Ce patronage nous parle de notre mission et de notre manière propre de la vivre.

Nino est appelée, en Orient, illuminatrice, donc habitée par la lumière de Dieu, habitée par un feu intérieur.

Comme pour elle, notre foi se ravive dans la prière quotidienne d’adoration, unie à celle du Verbe.

Nino, femme-apôtre, fut poussée par l’Esprit à sortir de sa solitude d’ermite, pour témoigner de la puissance du Christ en elle.

Comme elle, nous sommes envoyées pour manifester, par notre présence et nos actes, la tendresse et la miséricorde du Seigneur.

 

La communauté d’Argancy

Notre être et notre mission sont aussi marqués par deux autres sources : une forte référence à la tradition ignatienne et une appartenance à la famille spirituelle d’Anne et Alexis de Méjanès.

Avec l’abbé Louyot et quelques autres personnes, ce couple constitue à Argancy (Moselle), une communauté de croyants, centrée sur le mystère de l’Incarnation du Fils de Dieu. C’est là, le germe de la future congrégation des sœurs de l’Enfance de Jésus et de Marie sous le patronage de Ste Chrétienne, instituée en 1807.

Considérant cette communauté primitive et le courant de l’Ecole Française de spiritualité qui l’a nourrie, nous nous laissons toucher et éclairer. Nous cherchons à saisir le mystère du Verbe Incarné, son silence, sa prière d’adoration, sa relation filiale à Dieu son Père, à laquelle Il nous introduit.

Il n’a de cesse d’emporter dans ce mouvement vers le Père toute l’humanité, et allume en nous le feu de son amour pour le monde.

 

Aujourd’hui

Sainte Nino et Anne de Méjanès, ces sources qui nous ont nourries dès l’origine, nous les voyons inspirer, attirer des ami(e)s, des associé(e)s dans notre famille spirituelle. Ils apportent leur humanité, leur ouverture, et y trouvent un soutien pour leur foi.

Ensemble, nous devenons disciples du Christ.

Présentes en France, Autriche, Hongrie, Géorgie, Canada, Etats-Unis, Rwanda, République Démocratique du Congo et Tanzanie, plus que jamais, nous entendons cette béatitude inscrite sur notre croix de profession « Heureux les miséricordieux ».

C’est pourquoi, nous avons notre place sur les lignes de cassures, de violences, de divisions, qui traversent le monde, notre Eglise, les Eglises, nos pays et parfois nos familles, pour être présence du Christ qui réconcilie.

Nous avons notre place pour bâtir des ponts, promouvoir le respect de l’autre, la fraternité, la communion, par des oeuvres d’éducation et de miséricorde.

 

Nous avons notre place auprès des victimes de l’injustice, auprès de ceux qui se sentent écrasés par le poids de la vie, qui sont paralysés par des échecs répétés.

Nous avons notre place dans le silence et la solitude qui permettent la prière d’offrande, de louange et d’intercession pour ce monde bien aimé du Père.

 

Notre croix   

Les paroles de l’Ecriture, gravées sur notre croix, sont lumière pour la route.

La charité de Jésus-Christ nous presse.

Bienheureux les miséricordieux.

Les pauvres sont évangélisés.

Nous ne sommes qu’un cœur et qu’une âme.

Venez, les bénis de mon Père.

Une spiritualité pour les prêtres

Voici les lignes majeures de la spiritualité pradosienne.

→ Une spiritualité évangélique   

Elle s’enracine dans l’Évangile, c’est-à-dire que sa référence constante c’est la vie du Christ et son enseignement.

Le Christ est Vie et ses paroles sont esprit et vie. Et c’est l’Esprit qui vivifie. La référence à l’Évangile, dans la spiritualité pradosienne, est donc essentiellement spirituelle : c’est l’Esprit qui nous fait connaître et aimer le Christ, nous conformer à Lui. « C’est le Saint Esprit qui produit en nous Jésus Christ » (Père Chevrier).

Une spiritualité concrète :

  • À partir des faits de l’Évangile et de la vie du Christ
  • Par rapport à nous : elle détermine en nous une manière de parler et d’agir qui soit conforme à l’É

L’Évangile n’exclut pas l’apport des autres livres de la Bible, tous les livres de l’Ancien et du Nouveau Testament rendent témoignage au Christ. Le Père Chevrier recommandait spécialement de chercher la connaissance de Jésus Christ, dans les Actes des Apôtres et dans les lettres de saint Paul. Mais l’Évangile reste au centre de tout.

→ Une spiritualité contemplative et apostolique 

La spiritualité qu’offre le Prado n’est pas d’abord orientée vers la sanctification personnelle ni vers la pure contemplation ; elle n’est pas non plus directement orientée vers l’action. Elle est une spiritualité contemplative et apostolique, au sens le plus fort des mots.

Être apôtre : Cela nous demande de nous conformer à l’attitude de Jésus qui accomplit la mission qu’il reçoit du Père ou à l’attitude des apôtres, donnés totalement au Christ et travaillant avec lui au salut des hommes.  « Venez à ma suite, je ferai de vous des pêcheurs d’hommes ».

Cela ne peut se faire que si nous acceptons …

… D’être disciple : Cela exige la connaissance de l’Amour du Christ : c’est son aspect contemplatif. Suivre Jésus-Christ de plus près signifie se conformer à Lui. Devenir un autre Jésus Christ, disait le père Chevrier, signifie en tant que prêtre, être « un homme dépouillé » (c’est le mystère de l’Incarnation), puis le prêtre « est un homme crucifié » comme Jésus sur la Croix.

Enfin, l’accomplissement de la mission reçue exige que le prêtre « soit un homme mangé », qu’il se donne pleinement et se dépense sans compter pour l’Amour du Christ au service de ceux pour qui le Christ est mort, en leur donnant le trésor de l’Évangile par l’annonce.

→ Une spiritualité pour les prêtres diocésains

L’Évangile est proposé à tous les hommes. Tout chrétien est donc appelé, d’une façon adaptée à son état de vie, à vivre selon l’Évangile et à se donner au Christ pour coopérer à sa mission. En agissant ainsi, il exerce le sacerdoce royal qu’il a reçu au jour de son baptême.

Mais, le Père Chevrier a pensé spécialement aux prêtres diocésains pour leur demander de vivre leur ministère en se conformant au Christ. « Le prêtre est un autre Christ » (Tableau de Saint-Fons). Notre Bienheureux Fondateur nous invite à exercer le ministère en suivant l’exemple de Jésus : « Je vous est donné l’exemple, afin que, comme j’ai fait, vous fassiez vous aussi » (Jn 13).

Une spiritualité de prêtre séculier : la vocation pradosienne s’est inscrite dans la vocation au sacerdoce ministériel. Une spiritualité évangélique, apostolique et sacerdotale peut certainement être vécue dans le cadre d’une congrégation religieuse ; mais, en fait, la spiritualité pradosienne est une spiritualité de prêtres séculiers et cela pour trois motifs :

  1. Présence aux hommes : Jésus, aussi bien à Nazareth que dans sa vie publique, a voulu réaliser parfaitement cette présence aux hommes qui est un élément constitutif du mystère de l’Incarnation. « Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous ». Ainsi, le prêtre séculier est appelé à vivre son apostolat de prêtre au milieu des hommes et avec eux. Par le ministère qu’il a reçu, il rend le Christ présent aux hommes. Alors, le Christ lui-même pourra les sauver par le ministère du prêtre.
  2. Avec l’Évêque et en communion avec lui. C’est de lui qu’il reçoit sa mission. Les engagements qu’il prononce : pauvreté, chasteté, obéissance ne l’éloigne pas de son diocèse, tout au contraire cela l’engage à vivre plus intensément la mission au service du diocèse d’une façon évangélique pour faire grandir l’Évangile dans le cœur des pauvres.
  3. Dans une fraternité avec les prêtres du diocèse. Il n’y a qu’un seul Prêtre qui est le Christ Jésus, tous les prêtres doivent donc être un en Lui. La spiritualité pradosienne nous invite à nous rassembler en petites équipes, chaque mois avec un temps convenable, afin de partager nos avancées dans la connaissance de Jésus Christ grâce à la manière de lire l’Évangile héritée du père Chevrier ; de faire une relecture contemplative de notre action pastorale, de notre mission ; de vivre un temps de prière. Cela nourrit la fraternité.

Le Christ envoyait ses disciples deux par deux. La spiritualité pradosienne oriente vers une vie communautaire et un appui communautaire. Cela passe par la vie fraternelle et le soutien au frères prêtres du diocèse. Là où c’est possible, l’Évêque facilitera des pôles de vie d’équipe réunissant des prêtres du Prado. Cette vie communautaire peut apporter, à l’intérieur du clergé diocésain, un témoignage de fraternité entre prêtres, d’attachement au Christ, de communion et dévouement aux pauvres pour leur annoncer l’amour de Dieu pour les tout-petits.

Les rédemptoristes sont des missionnaires qui, par leur vie, leur action et une prédication vivante et adaptée, désirent témoigner de l’amour de Dieu à ceux et celles qui en sont le plus privés. Il s’agit pour eux de répondre aux urgences pastorales des pays dans lesquels ils se trouvent et d’atteindre les plus abandonnés et les plus mal aimés. Les rédemptoristes vivent en communauté : travail, partage, prière et soutien mutuel en sont les axes essentiels.

 

présentation père fondateur et lieu hébergement

SAINTE LOUISE DE MARILLAC

Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits, qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.

(Mt 25, 40)

Ce n’est pas assez d’aller et de donner, mais il faut un cœur épuré de tout intérêt, (…) il nous faut avoir, continuellement devant les yeux notre modèle, qui est la vie exemplaire de Jésus-Christ à l’imitation de laquelle nous sommes appelées, non seulement comme chrétiennes, (…) pour le servir en la personne des pauvres.

(Sainte Louise, L.217)

Louise de Marillac est née au XVIème siècle. Pourtant, sa vie nous rejoint dans nos préoccupations les plus quotidiennes. Au milieu des vicissitudes de sa vie, elle a ouvert progressivement son cœur à la lumière de Dieu.

1591, 12 août naissance de Louise
1604, 25 juillet mort de son père
1613, 5 février mariage avec Antoine Legras
1613, 18 octobre naissance de Michel Legras
1623, 4 juin « Lumière » en l’Eglise Saint Nicolas des Champs à Paris
1625, 21 décembre mort de son mari ; premiers entretiens avec Vincent de Paul
1629 début des visites de Confréries de la Charité
1630 venue à Paris de Marguerite Naseau ; première fille travaillant pour les Confréries de la Charité
1633, février mort de Marguerite Naseau
1633, 29 novembre fondation de la Compagnie des Filles de la Charité
1638 commencement de l’œuvre des Enfants Trouvés
1650, 18 janvier mariage de son Fils, Michel
1651 naissance de Louise-Renée, petite fille de Louise de Marillac
1652 fondation des Filles de la Charité en Pologne ; recrudescence des troubles de la Fronde ; a Paris, soupes populaires, accueil des réfugiés
1653 – 1658 envoi de Filles de la Charité sur les champs de bataille
1660 15 mars, mort de Louise de Marillac
1920 béatification par le Pape Benoît XV
1934 canonisation par le Pape Pie XI
1960 déclarée patronne des œuvres sociales chrétiennes
9 mai le jour de sa  fête

Louise de Marillac est née le 12 août 1591 dans une famille de la noblesse. Plusieurs membres de cette famille ont des postes importants auprès du roi Louis XIII. Son oncle Michel connaît une forte ascension, il devient Garde des sceaux en 1629. Il est à la base de la journée des Dupes de novembre 1630, qui avait pour objectif de chasser le premier ministre Richelieu. La tentative échoue, Michel est arrêté et finit sa vie emprisonnée au château de Châteaudun. Il meurt en1632.

Louise est née de mère inconnue. Son père était veuf à sa naissance. Il se remarie quand elle a trois ans. Elle est confiée très tôt aux religieuses dominicaines du Monastère royal de Poissy, où sont élevés d’autres enfants. L’enseignement dispensé lui offre une solide éducation intellectuelle et religieuse. A la mort de son père, elle a 13 ans et son oncle Michel devient son tuteur. Il lui fait quitter Poissy et elle rejoint une pension pour jeunes filles. Elle y apprend la vie simple et pauvre. C’est pour elle un lieu de formation aux tâches domestiques.

A 15 ans, elle rêve de devenir religieuse dans un ordre austère, les Capucines. Le Père, directeur spirituel du couvent, la refuse à cause de sa santé trop délicate. Louise est vivement déçue mais se soumet à cette décision. Plus tard, elle obéit aussi à sa famille qui lui présente Antoine Legras, simple écuyer, un des secrétaires des Commandements de la Reine. Le mariage a lieu en 1613, elle a 22 ans et porte maintenant, le nom de Melle Legras, le titre de madame étant réservé à la noblesse. Elle devient maman dans l’année d’un petit Michel. Elle s’épanouit dans son mariage et vit heureuse jusqu’en 1622, année où son mari tombe malade, son caractère s’aigrit. Louise se culpabilise : elle n’a pas respecté sa promesse faite à Dieu, de devenir religieuse et voici que son mari Antoine est malade, n’est-ce pas sa faute ? Elle traverse une période de dépression. Elle est angoissée et envahie par des doutes au sujet de sa foi. Elle a envie de tout quitter. En 1623, à la fête de la Pentecôte, Dieu illumine son cœur, ses doutes disparaissent. Elle comprend que sa place est auprès de son époux, que Dieu est présent auprès d’elle et de son mari. Elle réalise qu’elle pourra un jour vivre en communauté au service du prochain, « allant et venant », expression incompréhensible, dans un temps où les religieuses sont toutes cloîtrées.

Louise entoure son mari de tous ses soins jusqu’à sa mort en décembre 1625. Veuve, les moyens financiers lui manquent, elle doit déménager. Près de son nouveau logement habite M. Vincent de Paul. Il devient son accompagnateur spirituel. L’un et l’autre ne sont pas très enthousiastes de se rencontrer, tant leurs personnalités les éloignent, du moins en apparence ! Ils apprennent à se connaître et Vincent aidera Louise à réaliser sa vocation. Il lui propose de visiter les « Confrérie de la charité » pour encourager les Dames dans leurs services auprès des plus pauvres. Louise va sortir d’elle-même et va prendre conscience des réalités vécues par les pauvres. Elle découvre les difficultés pour les Dames de se mettre au service de ces personnes, elles ne peuvent effectuer elles-mêmes toutes les humbles tâches.

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Vers 1630, une simple paysanne, Marguerite Naseau, propose ses services pour aider les Dames. D’autres paysannes arrivent à sa suite. Vincent confie à Louise la formation pratique et spirituelle de ces jeunes femmes. Louise s’interroge et discerne progressivement que ces filles pourraient s’assembler en une confrérie. Vincent, au début, ne comprends pas Louise. Après un long temps de réflexion et de prière, la Compagnie des Filles de la Charité naît le 29 novembre 1633.

Plusieurs communautés de Filles de la Charité sont fondées autour de Paris, et progressivement, elles s’éloignent de la capitale…En 1638, des sœurs partent pour la Touraine à Richelieu. Suivent de nombreuses implantations en France. Les sœurs se mettent au service des plus pauvres : les malades à domicile ou dans les hôpitaux, les enfants abandonnés, les élevant et assurant leur éducation dans de petites écoles, les blessés de guerre, les galériens…Louise a le souci de la formation humaine et spirituelle des sœurs. Chacune apprend les meilleures techniques de son temps dans les domaines des soins et de l’éducation, pour les transmettre aux personnes les plus défavorisées. Chacune approfondit sa relation à Dieu, en reconnaissant dans les pauvres qu’elles servent, le visage de Jésus-Christ. Les sœurs vivent ensemble en petites communautés. L’objectif est de les former pour qu’elles deviennent autonomes et subviennent elles mêmes, à leurs besoins.

Les graves troubles de la Fronde qui atteignent la France de 1644 à1649 entraînent de très nombreuses pauvretés : famine, maladie, violence. Louise et Vincent envoient des Filles de la charité sur tous les fronts. Les sœurs se déplacent de village en village pour secourir et encourager les habitants. Cette mobilité est une grande nouveauté dans une époque où les femmes consacrées restent dans leur monastère.

Cette communauté naissante traverse une crise dans les années 1644-1649. Des sœurs quittent la Compagnie (le service des pauvres est jugé trop difficile, la vie communautaire trop exigeante, des sœurs perdent le goût de la prière), des projets se soldent par des échecs. De plus Louise est inquiète pour son fils, qui ne sait pas ce qu’il veut faire dans sa vie. Prêtrise ? Mariage ? Son avenir semble confus…Louise pense avoir failli à son éducation et la culpabilité la reprend. Avec l’aide de M. Vincent, elle va traverser cette crise et retrouver la paix en 1650. Son fils se marie la même année. Louise devient grand-mère l’année suivante.

Louise suit le chemin du Christ qu’elle aime tant, le Seigneur de Charité qui s’est fait homme pour donner la vie aux hommes. Elle se fait proche des plus pauvres et de ses sœurs, avec attention, douceur, cordialité, compassion. Elle sait s’adapter à chacun pour leur donner la force de trouver à leur tour le chemin de la relation au Christ.

Louise et Vincent n’ont eu de cesse de soulager la misère des plus pauvres pour l’amour de Jésus-Christ. Louise a collaboré intensément avec Vincent pour que la Compagnie des Filles de la Charité reste une communauté « allant et venant », permettant aux sœurs de rejoindre les plus pauvres là où ils vivent.

Ils ont des personnalités très différentes. Au cours des trente cinq années de travail en commun, ils apprennent à apprécier, non sans période de tension, ce qui les distingue et ce qui les rapproche. Une profonde amitié naît avec le temps, où chacun respecte le caractère unique de l’autre. Ils mettent leur énergie au service de l’œuvre qui les réunit : le service du Christ dans les pauvres.

Louise est morte le 15 mars 1660, quelques mois avant Vincent, entourée de sa famille et de ses sœurs. Les difficultés, les doutes et les angoisses ne l’ont pas épargnée. Dans sa fragilité, elle a accueilli la force de l’Esprit et a suivi le chemin du Christ prenant chair de notre chair et se faisant proche des hommes. Elle a répondu, à sa suite, aux besoins des plus pauvres, pour que chacun, retrouve sa dignité humaine et découvre qu’il est enfant de Dieu.

Aujourd’hui, la famille vincentienne s’inspire de la vie de cette femme qui s’est laissée habiter par la lumière de son Seigneur.

Pour aller plus loin :

Lectures :

  • Petite vie de Louise de Marillac, Elisabeth Charpy, Desclée de Brouwer, 1991
  • Spiritualité de Louise de Marillac, itinéraire d’une femme, Elisabeth Charpy, Desclée de Brouwer, 1995
  • Prier 15 jours avec Louise de Marillac, Elisabeth Charpy, Nouvelle Cité, 2006

Liens internet :

  • http://www.famvin.org/
  • http://stvincentimages.cdm.depaul.edu/default.aspx

 

 

SPIRITUALITE DES FILLES DE LA CHARITE

Les lignes fortes de notre spiritualité de Filles de la Charité découlent de la manière particulière dont les Fondateurs se sont sentis interpellés par Jésus Christ pour vivre et participer à sa vie et à sa mission. Les Filles de la Charité se savent appelées par Dieu. Dans leur vie de prière, comme dans leur vie de service, elles contemplent Jésus Christ pour être témoins de son Amour parmi les pauvres. « La fin principale pour laquelle Dieu a appelé et assemblé les FDLC est pour honorer Notre Seigneur Jésus Christ comme la source et le modèle de toute charité, le servant corporellement et spirituellement en la personne des Pauvres… (Saint Vincent)

 

La vie des Filles de la Charité se centre et se modèle sur la vie du Christ qu’elles suivent tel que l’Ecriture le leur révèle et que Saint Vincent et Sainte Louise l’ont découvert : Adorateur du Père Serviteur de son Dessein d’amour Evangélisateur des pauvres.
Au point de départ et comme tout baptisé, les FDLC sont appelées à la plénitude de la vie chrétienne. Les Fondateurs nous rappellent avec insistance qu’être « bonnes FDLC » c’est être « bonnes chrétiennes » . La spiritualité que Vincent et Louise nous proposent est :

* baptismale, elle nous rend conforme à Jésus Christ. « Les FDLC , en fidélité à leur baptême et en réponse à un appel de Dieu se donnent entièrement et en communauté au service du Christ dans les Pauvres. (St Vincent) « Enfants de Dieu par le baptême, membres vivants du Corps du Christ, les FDLC vont au Père par le Fils et dans l’Esprit ».(Constitutions)

* rédemptrice, avec lui, Jésus Christ, nous participons au salut du monde « Dans la louange à Dieu, les FDLC portent les tristesses et les joies de toute l’humanité. Elles s’offrent elles-mêmes avec le Seigneur Jésus dans le mémorial de sa Pâque ». (Constitutions)

* évangélisatrice des Pauvres. Elle nous invite à être avec Jésus et voir en lui un modèle terrestre de la mission pour la continuer. « La Fille de la charité est missionnaire. Alors nous avons doublement le bonheur d’être filles de la Sainte Eglise, et étant admises en cette manière, ne nous sera-ce pas une nouvelle obligation de vivre et d’agir comme enfants d’une telle Mère , ce qui requiert une grande perfection ? » (Saint Vincent)

* incarnée dans la vie des hommes. Vincent disait : « Pour être vraies Filles de la Charité, il faut faire ce que le Fils de Dieu a fait sur terre. Et qu’a-t-il fait principalement ?…Il a continuellement travaillé pour le prochain, visitant et guérissant les malades, instruisant les ignorants pour leur salut. Que vous êtes heureuses mes filles, d’être appelées à une condition si agréable à Dieu… » (St Vincent)

Pour Saint Vincent et Sainte Louise Notre spécificité vient de la façon de « voir » Jésus * Adorateur du Père il s’agit de vivre en union constante à Dieu pour reconnaître sa présence agissante, non seulement dans la prière mais aussi dans le cœur et la vie des hommes. Notre relation aux Pauvres dépend de notre relation à Jésus-Christ. « Dans un regard de foi, elles voient le Christ dans les Pauvres et les Pauvres dans le Christ »

* Serviteur de son dessein d’amour « Je ne suis pas venu pour faire ma volonté mais pour faire la volonté de mon Père » « Pour le suivre et continuer sa mission les FDLC choisissent de vivre totalement et radicalement les conseils évangéliques de chasteté, de pauvreté et d’obéissance qui les rendent disponibles pour la fidélité de leur Compagnie : le service du Christ dans les Pauvres ». (Constitutions)

* Evangélisateur des Pauvres. Il faut mettre les Pauvres au cœur de notre vie et de nos préoccupations, de penser et d’organiser notre vie en fonction d’eux, se mettre au service de la guérison de tous ceux qui souffrent à travers un service corporel et spirituel afin de les remettre debout. « Il faut que vous soyez prêtes à servir les Pauvres partout où l’on vous enverra et dans tous les endroits où vous pourrez assister les Pauvres puisque c’est votre fin ». (St Vincent)

Notre service se vit dans une communion de vie fraternelle où chacune donne et reçoit avec le désir de rendre l’autre plus heureuse, plus solide et autonome pour vivre sa vie. Il se vit dans la réciprocité de l’échange et du partage : nous nous évangélisons mutuellement. Les Pauvres nous évangélisent, nous interpellent, nous convertissent. C’est pourquoi la vie communautaire est si importante pour nous. Les Fondateurs ont vu dans la vie fraternelle un des soutiens essentiels de notre vocation.

Pour les Fondateurs, il y a un lien profond entre les trois attitudes du Christ Serviteur (Adorateur du Père, serviteur de son dessein d’amour, évangélisateur des Pauvres) et les trois vertus évangéliques qu’ils nous recommandent et qui caractérisent l’esprit de la Compagnie

a ) L’humilité à la suite du Christ adorateur du Père L’essentiel de notre spiritualité est dans cette démarche de « nous vider de nous-mêmes pour nous remplir de Dieu et nous revêtir de l’esprit de Jésus-Christ » Les temps de prière personnelle et communautaire sont des temps essentiels pour nous aider à vivre pleinement du Christ incarné.

b) La simplicité à la suite du Christ Serviteur de dessein d’amour du Père Notre spiritualité s’exprime par une attitude, un être de servante. Nous apprenons progressivement à être lisible par tous. Cette attitude du cœur nous fait rechercher la volonté de Dieu et nous permet de la suivre dans les combats à travers des résolutions concrètes et la pratique des Conseils Evangéliques.

c) La charité à la suite du Christ, évangélisateur des Pauvres. Notre spiritualité s’exprime par un agir. L’amour inséparable de Dieu et du prochain qui s’exprime dans notre service des Pauvres donne tout son sens à notre vocation. Etre « servante des Pauvres » n’est pas l’acte d’un moment, mais nous introduit dans un « état de charité » qui englobe toute notre vie. Saint Vincent disait : « Elles auront pour monastère que les maisons des malades, pour cellule une chambre de louage, pour chapelle l’église paroissiale, pour cloître les rues de la ville, pour clôture l’obéissance…

* Le Service des Pauvres.  La Charité de Jésus crucifié nous presse de servir tous les Pauvres sans exception, ni de personnes, ni de lieux en donnant la priorité aux « vraiment pauvres ». Il est l’ex- pression concrète de notre don à Dieu et donne sens à toute notre vie. Un quatrième vœu spécifique du Service du Christ dans les Pauvres engage les Soeurs à assumer toute forme de service « elles sont convaincues que chaque geste de Charité est vraiment au service des Pauvres, parce que c’est la Compagnie toute entière qui leur est vouée et que tout en elle est conçu à cette fin ». (Constitutions)

Le monde d’aujourd’hui est un monde de communications, de technologies, de relation qui génère de meilleurs qualités de vie mais aussi une diminution et une perte des valeurs engendrant de plus en plus de pauvretés et de souffrances. Il faut donc que nous réfléchissions sur de nouvelles façons d’adapter notre charisme dans ce monde qui bouge :

* attention aux personnes, à leur vie, aux réalités socioculturelles et sociopolitiques des peuples * adaptation aux situations de nouvelles pauvretés et d’injustice * vivre d’une autre façon les relations sociales, humaines. * accepter de changer certaines habitudes

* changer notre façon de voir les choses * apprendre le travail d’équipe, collaborer avec les organismes adéquats etc…

Une vocation de servante des Pauvres incarnée dans l’aujourd’hui des hommes ne se contente pas seulement de l’action. Notre vie est à la fois action et contemplation. Notre engagement missionnaire, notre combat aux côtés des plus faibles, prennent leur sens, grâce à des espaces de réflexion et de prière : L’Eucharistie, l’oraison, la lecture de l’Evangile, la méditation de la Parole de Dieu, les temps de silence, les partages etc… fortifient nos convictions et nous éclairent sur ce que nous devons faire. Ils font naître en nous un regard de foi sur les personnes et les évènements.

Marie, maîtresse de vie spirituelle Dans leur service, les FDLC regardent vers Marie : « vers Celle qui engendra le Christ… La Vierge a été par sa vie le modèle de cet amour que nous devons vivre. Discernant en Marie la servante du Seigneur par excellence, nos Fondateurs voient en sa personne Celle qui pouvait nous indiquer le mieux comment réaliser notre vocation, tant sa présence était évangélique. « Qu’elles fassent comme elles s’imagineront que pourrait faire la Sainte Vierge.. » (St Vincent).

C’est pourquoi les FDLC méditent quotidiennement deux prières évangéliques que sont le Chapelet et l’Angélus, elles nous aident à devenir disponibles pour les défis du service des pauvres d’aujourd’hui.

Sanctuaires

PRÉSENTATION

La plus ancienne évocation de Neunkirch date de 1290. La situation du sanctuaire, loin des grandes voies de circulation, fait de ce lieu un havre de silence, de paix propice au ressourcement intérieur.
Déjà avant le Moyen-Âge, église des deux villages Witternheim et Friesenheim, l’actuelle Chapelle Notre Dame date de 1455.

Une petite statuette en ivoire de la Vierge Marie qui porte l’enfant Jésus montrant de son doigt sur la Parole de Dieu y trouve abri dans des conditions et à une date inconnue. Le pèlerinage attire déjà des foules au Moyen-Âge.

De 1590 à 1765 les Jésuites développent le pèlerinage et y construisent un presbytère.
C’est sous l’impulsion de l’abbé KELHETTER (fin 19e s.) que le pèlerinage prendra sa configuration actuelle. En témoignent la construction de la Chapelle des Saints Auxiliateurs qui abritait un autel pour les célébrations à l’extérieur et l’église Ste Anne.

En 1913, l’Evêque de Strasbourg confie le pèlerinage aux Missionnaires Oblats de Marie Immaculée.
Au cœur du sanctuaire, la statuette de Notre Dame de Neunkirch mesure à peine 12,3 cm ; elle est en ivoire et provient probablement d’un atelier de la région parisienne de la fin 13e ou début 14e siècle. Une légende raconte qu’elle aurait été trouvée par un pâtre. Emmenée dans une église, elle serait revenue neuf fois (« Neun » en allemand) sur le site. Plusieurs fois dérobée  au gré des soubresauts de l’histoire elle est toujours revenue dans sa chapelle.

La Vierge porte d’Enfant-Jésus sur son bras gauche et tient un sceptre de la main droite ; elle exprime une grande sérénité. Faisant exception parmi les nombreux pèlerinages à Marie d’Alsace avec quasiment toujours une Piéta, Notre Dame de Neunkirch est une Vierge glorieuse. Elle invite le pèlerin à porter un regard d’espoir sur l’horizon de la vie. L’enfant qu’elle porte pointe son doigt sa main sur la parole de Dieu et propose au pèlerin de le chercher ni dans les nuages, ni dans les manifestations extraordinaires d’un miracle ou d’une apparition mais dans la méditation de la Parole de Dieu.

HORAIRE HABITUEL DES CÉLÉBRATIONS

Dimanches et Fêtes : Messes : 8 – 10 – 17 h. (horaire d’hiver) 18 h. (horaire d’été)
Célébration Mariale : chapelet et bénédiction de St Sacrement : 15 h. (procession à certaines fêtes)
En semaine : laudes à 7 h 30  Messe à 8 h. Chapelet à 18 h 30 (mardi, jeudi, vendredi).
Mercredi : adoration du St Sacrement de 17 à 18 h.

DATES ET FÊTES PRINCIPALES.

Les grandes fêtes de l’année liturgique.
Plus particulièrement : St Joseph, l’Annonciation, le 3e dimanche de mai : pèlerinage des Portugais, l’Ascension, l’Assomption, la Nativité de la Vierge Marie (fête patronale), Notre Dame du Rosaire (1er dimanche d’octobre).

CONTACT

Adresse : Rue Notre Dame NEUNKIRCH – 67860 FRIESENHEIM
Tél : 03 88 74 80 46
Recteur : Gérard JACQUES