La chapelle St Charles Borromée

La Chapelle Saint Charles Borromée

En 1905, le supérieur du grand séminaire, l’abbé Nicolas Dorveaux, décide la construction d’une nouvelle chapelle pour les séminaristes. Il souhaite offrir aux prêtres en formation un lieu de culte plus digne que la chapelle d’hiver installée dans les murs du séminaire. Le conseil municipal accepte la requête de l’abbé Dorveaux. Ludwig Becker, architecte d’édifices religieux et historien, est nommé maître d’œuvre.

Ludwig Becker étudie le projet avec Paul Tornow, l’architecte du diocèse, responsable entre autres des travaux d’entretien et de rénovation de la cathédrale de Metz. Ensemble, ils optent pour une imitation du classicisme de l’époque, d’inspiration baroque : des façades sobres et orthodoxes en pierre de Jaumont, coiffées d’un dôme quadripartite surmonté d’un clocheton à bulbe, en ardoise bleue. Si le style de la future chapelle est inspirée de celui de l’abbatiale Sainte-Glossinde, siège de l’évêché, l’intérieur épuré, les voûtes et la coupole rappellent également les lignes de la chapelle de la Sorbonne à Paris.

La famille du Coëtlosquet assure en grande partie le financement de la construction et de l’embellissement de la chapelle. Elle fait également don au séminaire d’un orgue provenant de Langres. Installé dans la chapelle, il est rapidement augmenté et réharmonisé par la manufacture d’orgues Dalstein-Haerpfer.

Les vitraux sont réalisés par Zettler, maître verrier munichois. La lecture des passages et références bibliques qu’ils illustrent est facilitée par un graphisme sobre et une composition aérée.

De la volonté des architectes, le baldaquin est semblable à celui de la chapelle de l’évêché. Les sculptures, confessionnaux et autels latéraux, dessinés par Rémy Jacquemin et Paul Aubert, sont réalisés par Geissler.

Théophile Klem sculpte les autels et supervise en grande partie la réalisation des boiseries ainsi que celle des armoires de la sacristie. En 1908, il remanie les décorations de l’orgue qu’il enrichit de feuillages, de claires voix et d’anges baroques.

Mais en 1917, dans un contexte de guerre, la majeure partie des tuyaux de l’orgue est confisquée. L’instrument est voué au silence… En 1946, intégralement reconstruit par le facteur Koenig, l’orgue retrouve son souffle et sa musicalité. Hélas ! Soumis successivement à des interventions inexpertes ou malveillantes, pillé, l’instrument finit par être totalement saccagé et de facto injouable.

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