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Mardi 27 février

Commentaire de l‘Évangile du jour: « Ils disent et ne font pas » (Mt 23, 1-12)

Les propos de Jésus à l’égard des pharisiens sont extrêmement rudes …Je m’interroge : n’étaient-ils pas des croyants remplis d’espérance, soucieux d’instruire le peuple. Leur attachement à la visibilité de la Torah ne témoignait-il pas de leur fidélité à leurs croyances ?  Ne pouvons pas nous identifier dans cette facette de leur pratique religieuse ? Jésus distingue deux axes  dans les préconisations des pharisiens : la Loi et les actes. La Loi n’est autre que celle de Moïse, résumée  dans les dix commandements .Elle est supposée aider les hommes à vivre une vie de liberté dans l’amour de Dieu et des autres.  Ce que Jésus remet en cause, ce sont les actes des scribes et des pharisiens, et plus précisément le manque de cohérence entre leurs paroles et leurs actes… disant aux autres ce qu’il faudrait faire en oubliant eux même d’agir selon la volonté de Dieu .Ils demandent aux autres de se convertir sans se convertir eux-mêmes, en vérité, au-delà  des apparences. Les nombreuses règles ajoutées aux dix commandements ont fini par transformer la Loi initiale en véritable fardeau pour le peuple ! Jésus nous demande à nous aussi de mettre nos paroles et nos actes en adéquation ! Est -ce toujours si simple et si évident ? Ne sommes- nous pas parfois comme ces pharisiens ? Nous aimons parfois, nous aussi, attirer l’attention sur nos actions, sur nos succès, y compris en Eglise. N’avons- nous pas besoin, de temps à autre,  de signes de reconnaissance ou d’encouragement, n’attendons-nous pas   des compliments, des remerciements pour bons et loyaux services…alors que Jésus nous invite à la confiance et à l’humilité …le serviteur à la manière du Christ ne cherchant  ni  les honneurs, ni les titres !

Belle exhortation à revoir nos manières de faire, nos manières d’être… ce temps de Carême  nous mettant en plus grande proximité avec le Maître, laissons nous enseigner par Sa manière de faire, d’être …pour mettre davantage nos paroles et nos actes en cohérence, pour vivre plus et mieux en harmonie avec nous même, avec les autres, avec Dieu …pour vivre le service avec humilité ,mot dérivé du latin humus c.à.d. terre… Seigneur, donne-nous la grâce de nous enraciner chaque jour un peu plus dans ton Amour afin de nous permettre de mettre en Actes Ta parole !

Danielle SCHUCK


lundi 26 février

Commentaire de l’Évangile du jour: « Pardonnez, et vous serez pardonnés » (Lc 6, 36-38)

 

Dans son enseignement, Jésus explique à ses disciples ce que signifie être miséricordieux à la mesure de Dieu. La formule a l’air simple : ne pas juger, ne pas condamner, pardonner, donner. En somme, transformer son cœur de pierre en un cœur de chair, aimant. La formule n’est pourtant pas si aisée car il s’agit avant tout d’aimer ceux qui ne nous sont pas semblables, ceux que de prime abord nous rejetterions plutôt, aimer ceux que l’on serait enclin à juger, aimer ceux qu’on serait tenté de condamner, aimer ceux qui nous ont offensés. Mais nous ne sommes pas parfaits, car nous sommes marqués par le péché. Alors Jésus n’est-il pas un utopiste qui se méprend sur la nature de l’homme lorsqu’il demande à ses disciples et nous demande à nous aussi d’être miséricordieux comme le Père est miséricordieux ? Car très honnêtement, qui d’entre nous pourrait dire qu’il est capable d’accomplir parfaitement tous ces actes d’amour ? Oui, c’est une voie exigeante, qui nous demande souvent des efforts. Quand nous sommes blessés, notre cœur n’est-il pas prompt à se refermer et à ressasser sa peine plutôt qu’à s’ouvrir à celui qui nous a blessé et à sa demande de pardon ? Ne nous arrive-t-il pas de nous complaire dans ce que nous estimons être une bonne parole ou un jugement avisé, quand d’autres pensent différemment et se trompent ? Que notre cœur est lent à la conversion, et il faudra sans nul doute toute notre vie pour qu’il soit pleinement converti ! Mais l’injonction du Christ n’est pas celle d’un juge qui ordonnerait de façon brutale , car Dieu est patient avec le cœur de l’homme et veut son bonheur. L’amour des autres est d’ailleurs source de grâce pour nous-mêmes :  : « Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera ».  Cette injonction est avant tout un appel à imiter le Christ, du mieux que nous le pouvons, en cessant de regarder la barrière de notre péché, bref, en cessant de nous trouver des excuses pour ne pas mieux aimer ! Ne nous laissons pas tenter par le mal qui nous décourage, voire nous laisse aller à une forme de désespérance. En vivant l’amour, même imparfaitement, nous serons des témoins de l’amour. Et tous nos actes d’amour, si petits et si imparfaits soient-ils, seront des signes sur terre de l’amour de Dieu.

Héloïse Parent


Dimanche 25 février – 2ème dimanche de carême

Commentaire de l’évangile du jour : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé » (Mc 9, 2-10)

Ca recommence : Comme lors du baptême de Jésus, quelques temps plus tôt, voilà que nous entendons Dieu nous révéler qui est J2sus : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » Petite nuance cependant : Si Jésus est toujours le Fils Bien aimé, ce n’est plus simplement celui en qui Dieu le Père met sa joie, mais celui qu’il faut écouter ! Ce message est plus qu’une épiphanie, un moment où Dieu se dit, il est un appel à l’accueil de sa Parole. « Le verbe s’est fait chair et il a demeuré parmi nous » disait St Jean !

Il est frappant de voir que Jésus converse, juste avant cette révélation, avec Moïse et Elie: Ce sont les deux seul à avoir vu Dieu de leur vivant: Moïse dans le buisson ardent, puis face à face, lors de la remise des tables de la loi, ou dans la tente de la rencontre… A tel point qu’il lui fallait se voiler le visage pour que la Gloire de Dieu qui se reflétait sur son visage ne transperce pas les israélite… Et Elie, à l’Horeb, le visage caché au creux de la montagne, mais surtout lors de son départ au ciel, dans un chariot de feu, de son vivant ! Jésus qui converse avec eux, c’est une manière de nous dire pour St Marc que Jésus lui aussi voit Dieu directement. Normal, il est son Fils…

Et cela me pose la question : est-ce que je vois Dieu ? N’ayez crainte, je ne suis pas devenu fou, oui n’ai pas de vision particulière. Mais je ne peux m’empêcher de mettre ces paroles et ces expérience en parallèle avec cette phrase de Jésus : « celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi ! » (Mt 18,5), ou encore cette phrase que je cite abondamment : « chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Mt 25, 40). On peut attendre de voir Dieu face à face, espérer toujours mieux, plus, nous préparer, ou déjà vivre cette rencontre avec ceux qui reflètent son visage… Voir Dieu en chacun de mes frères, dans les plus petits, voilà encore un el axe pour ce carême !

Stéphane Jourdain

 


Samedi 24 février

Commentaire de l’évangile du jour : « vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5,43-48).

Qu’est-ce que la perfection du Père céleste ? Il s’agit d’une perfection d’amour. Amour est le nom même de Dieu, nous révèle saint Jean : « Dieu est Amour » (1 Jn 4,8). Or tout attribut de Dieu a un caractère impératif, c’est-à-dire, nous sommes appelés à devenir comme Lui : soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux ; soyez saint car Il est saint ; pardonnez car Il vous pardonne… C’est pour cela que sainte Thérèse de l’Enfant Jésus découvre sa vocation : « Ma vocation, enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’Amour ». Cette vocation n’est pas uniquement la sienne. Elle est pour nous tous.

Dieu nous appelle à répandre son amour. En effet, toute la Loi divine réside dans un commandement unique, celui de l’amour, l’amour de Dieu et du prochain. Jésus nous demande, à travers le passage de l’évangile du jour, de nous mettre au service de l’amour et à renoncer à tout ce qui s’oppose à la progression de l’amour en nous. Vivre l’Amour de Dieu dans notre vie n’est jamais facile ; il est souvent difficile et coûteux. Dieu nous demande jusqu’à aimer nos ennemis, jusqu’à renoncer à notre amour propre, à notre égoïsme. La victoire de l’amour demande d’abord une victoire sur nous-mêmes, un travail sur nous-mêmes : une conversion du regard, un changement d’attitude, une action nouvelle et bonne…

Le temps du Carême est propice pour nous changer, pour nous rapprocher à Dieu, pour nous remettre à la bonne direction, la direction de l’amour véritable.

Paul Nguyen

 


Vendredi 23 février

Commentaire du psaume du jour : Si tu retiens les fautes, Seigneur, Seigneur, qui subsistera ? (Ps 129)

Ce psaume 129 est un modèle pour moi, car il décrit vraiment ce que sont les psaumes : des cris adressés à Dieu. « Des profondeurs je crie vers Toi, Seigneur, écoute mon appel ». Ce cri est adressé à Dieu en termes de supplication : S’il te plait… Oui Seigneur, il y a des moments où je ne sais plus trop où j’en suis, ni même si tu m’écoutes, si tu es là… Je suis dans les profondeurs, mais je crie, comme un enfant, sans savoir le résultat.

Pourtant rapidement le psalmiste dit son espérance en ce Dieu à qui il s’adresse : « que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière ! (…) J’espère le Seigneur de toute mon âme ; je l’espère, et j’attends sa parole ». Oui Seigneur, j’espère en Toi, même si je suis dans la nuit parfois, dans l’incompréhension. J’espère que ta Parole me révèlera le sens de ce qui m’arrive, de ce qui arrive à notre monde.

Malgré tout, l’auteur du psaume redit sa confiance en ce Dieu qui pardonne, qui rachète, c’est à dire qui paye notre péché de sa personne : « près de toi se trouve le pardon pour que l’homme te craigne (…) Oui, près du Seigneur, est l’amour ; près de lui, abonde le rachat ».  Seigneur, je ne sais pas si je mérite ton pardon, si je mérite que tu offres ta vie pour moi. Je sais même que je ne le mérite pas, mais malgré tout, je vois que tu l’as fait. Que ce constat oriente ma prière vers l’action de grâce, vers le remerciement. Oui, en disant ma confiance en toi, je dis ma foi, je te loue. Merci Seigneur.

Stéphane Jourdain


Jeudi 22 février

Commentaire de l’Évangile du jour: « Tu es Pierre, et je te donnerai les clés du royaume des Cieux » (Mt 16, 13-19)

Aujourd’hui, nous fêtons la Chair de saint Pierre, qui marque l’autorité du pape comme évêque de Rome et sa primauté sur les autres évêques en tant que successeur de saint Pierre. Cette chaire, visible dans la basilique à Rome, est l’expression symbolique de l’autorité exercée par le pape.
Bien sûr, nous sommes invités particulièrement aujourd’hui à prier pour notre pape François qui détient cette bien lourde charge de mener son troupeau vers le Christ, en Lui restant fidèle.

Par ailleurs, je suis touchée par l’attitude du Christ qui insiste pour connaître le fond de la pensée des Galiléens puis de celle de Ses disciples « pour vous, qui suis-je ? ». Il attend avec douceur et sans relâche que nous prononcions nous aussi ce credo, cette déclaration de foi. La réponse, spontanée, de saint Pierre est admirable. Elle est le fruit de la liberté personnelle de saint Pierre, et du don du Saint Esprit. Bien sur, elle résulte aussi de cette intimité qui s’est nouée entre saint Pierre et Jésus, de Ses miracles, de Ses propos.

Alors que Jésus a accordé à son disciple la tête de son Eglise, à moi aussi le Seigneur me confie des dons à mettre au service de Son Eglise et du monde entier.

Seigneur, envoie sur nous Ton Esprit pour que nous puissions proclamer et témoigner notre foi en Toi, sans crainte et avec assurance comme Saint Pierre.

Annonciade de Vigneral


Mercredi 21 février

Commentaire de l’Évangile du jour: « À cette génération il ne sera donné que le signe de Jonas le prophète » (Lc 11, 29-32)

Dans ce récit, Jésus convoque trois livres, celui du prophète Jonas, celui des Rois pour la Reine de Saba et celui de la Sagesse de Salomon. Le discours est métaphorique, hyperbolique et répond aux foules qui réclame un signe, soit un prodige qui exprime et justifie l’autorité revendiquée par Jésus.

Dieu missionne Jonas, de se rendre à Ninive (aujourd’hui Mossoul), la grande ville , pour leur annoncer que leur méchanceté est montée jusqu’à Lui. En miroir, Jésus dit de ses contemporains  qu’ils sont une génération mauvaise et qu’elle ne recevra que le signe de Jonas. Ce prophète refusant sa mission passa trois jours dans le ventre d’une baleine avant d’obéir à Dieu, préfigurant ainsi  le Christ, sa passion et sa résurrection, Alors qu’il faut 3 jours pour traverser Ninive, Il prêche durant  une journée “Encore 40 jours, et Ninive sera détruite.” Quarante illustrant l’exode ou le désert de Jésus.  Alors les Ninivites,  à travers des scènes de repentance, de pénitence, de jeûne,  crurent en Dieu et se détournèrent de leur mauvaise conduite.  Dieu , clément,  se ravisa.

Mais c’est aussi la Reine de Saba qui arrive à Jérusalem en 3 jours quand le voyage en prend normalement sept après avoir appris la renommée de Salomon de par le nom de Yahvé. Admirative de la sagesse de Salomon, elle bénit Dieu qui a montré sa faveur, en le plaçant sur le trône d’Israël.

Que ce soit cette Reine ou les habitants de Ninives convertis, leurs actions ont été déterminées par leur rencontre avec une autre personne et une parole qui leur offrait un espace au Tout-Autre. Mais il y a plus grand qu’eux et c’est Jésus.

Le signe que nous avons à notre disposition, c’est la victoire de Dieu sur la mort et le péché, le kérygme, l’essentiel de la foi en Jésus, son Évangile et notre rencontre avec Lui, à travers la célébration eucharistique.

Alain De Vos


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