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Commentaires quotidiens de la Parole de Dieu

Samedi 25 septembre

Commentaire de la lecture du jour : « Voici que je viens, j’habiterai au milieu de toi » (Za 2, 5-9.14-15a)

Pour comprendre ce passage biblique, deux remarques sont nécessaires. Premièrement, l’expression « fille de Sion » ne désigne pas une personne précise mais désigne la ville elle-même avec ses habitants, voire tout le peuple d’Israël. Deuxièmement, l’oracle du Seigneur, annoncé par le prophète Zacharie, fait comprendre que la réalité est tout autre ; le peuple d’Israël traverse une période difficile de misère, de guerre, de domination grecque (vers 330 av. J.-C).

C’est un moment où, plus que jamais, il faut se raccrocher à l’espérance d’une intervention de Dieu. Dans l’oracle, est annoncée la venue de Dieu lui-même au milieu de son peuple. Cette annonce est plus forte et plus précise que l’annonce de la venue du Messie envoyé par Dieu, que tout le peuple d’Israël attend (un Messie plus grand que leur père David).

Dieu lui-même s’engage à venir habiter au milieu d’eux. Dieu a promis, et il a tenu sa promesse par la venue de son Fils, Jésus Christ. Notre Dieu n’est pas un dieu lointain, un dieu qui habite et reste là-haut, mais un Dieu qui vit au milieu de nous, qui connaît nos conditions humaines, un « Dieu avec nous ». Avec Lui, nous traversons les difficultés de la vie et nous avançons vers la Terre promise.

Paul Doan NGUYEN


Vendredi 24 novembre

Commentaire de l’évangile du jour : « Tu es le Christ, le Messie de Dieu. – Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup » (Lc 9, 18-22)

Alors que tout va bien pour Jésus et ses disciples, il estime qu’il est temps de les préparer à son  supplice  sur la croix, à sa mort et à sa résurrection. Comprendront-ils  le sens profond de ces événements ? C’est fondamental car c’est eux qui devront en témoigner plus tard. Avant de leur révéler cela, une petite vérification s’impose donc : Avez-vous bien compris qui je suis ?

Pour les foules, la mort d’un prophète n’aura rien d’exceptionnel, mais sa résurrection rencontrera plus d’incompréhension. Il est bien trop tôt pour leur en parler. Pour les disciples, la réponse de Pierre doit rassurer Jésus S’ils ont bien compris la dimension universelle, divine, de Jésus ils auront un peu  plus de chance de comprendre que ses souffrances ne sont pas un signe de faiblesse, sa mort n’est pas l’échec de tout ce qu’il avait annoncé, sa résurrection n’est pas  une aventure  personnelle mais  la venue d’un monde nouveau.

Leur foi les aidera à recevoir l’annonce de l’événement, mais aussi à ne pas perdre l’espérance quand viendront les évènements dramatiques. Pour nous, qui vivons tant d’événements dont nous ne discernons pas le sens, c’est la foi de Pierre qui soutient notre espérance. Nous savons  en effet qu’au-delà de nos incompréhensions, l’histoire de ce monde a un sens, il s’appelle le Royaume de Dieu.

Francis De Backer


Jeudi 23 septembre

Méditation de l’évangile du jour: « Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? » (Lc 9, 7-9)

Lorsque Hérode entend parler de Jésus, il est perplexe. Sa conscience, chargée du crime qu’il avait commis en faisant décapiter Jean, lui rappelle au plus profond de lui-même la vérité de l’homme et sur l’homme proclamée par ce dernier. La conscience, quoiqu’on cherche à l’endormir, parle toujours. On ne peut pas enfouir la vérité, elle finit par ressurgir. Chez Hérode on voit simplement une conscience mal à l’aise ; il se repent si peu de son crime que, peu après, il devient l’ami de son ennemi Pilate, lorsqu’il veut mettre à mort Jésus.

Quoi qu’il en soit, laissons parler notre conscience, écoutons ce qu’elle peut avoir à nous dire, et, si elle nous dit quelque chose, confessons-le à Dieu, au lieu de chercher à étouffer sa voix ou à nous excuser ; ce sera le seul moyen de la décharger et de retrouver le repos et le bonheur perdus par notre faute. Prenons la main que Dieu nous tend et redécouvrons la beauté du sacrement de la réconciliation.

Abbé Athanase BELEI


Méditation de l’Evangile du jour : « Il les envoya proclamer le règne de Dieu et guérir les malades. » (Lc 9, 1-6)

Dans l’évangile de Saint Luc, il est question d’envoi en mission. Après avoir parcouru le pays avec eux, Il les envoie seuls. Pour cette mission, il leur donne l’équipement nécessaire :

  • Pouvoir et autorité sur les démons
  • Faire des guérisons.

Ces dons permettront aux apôtres de rendre témoignage par des signes forts et puissants.

Et dans le même temps, il les invite au dépouillement : pas de sac, ni d’argent, de nourriture ou de bâton. Les apôtres partent donc sur les routes sans Jésus, et avec le strict minimum d’un point de vue humain. Ils doivent donc faire preuve de confiance et d’abandon, ce dont ils auront besoin, sera sur leur chemin, au bon vouloir de ceux qui vont les recevoir. Et alors même qu’ils sont vulnérables, Jésus leur demande un pas de plus dans la foi, le seul témoignage qu’ils rendront contre ceux qui les rejettent sera de sortir de villes et de secouer la poussière de leurs chaussures. Aucune colère, aucune récrimination, juste ils passeront leur chemin. Aujourd’hui on dirait que le Christ les invite à la bienveillance.

La Bonne nouvelle est la plus importante, elle doit se suffire à elle-même. Dieu nous invite, à la suite des apôtres, à ne pas nous laisser aller à la colère, à ne pas perturber le message d’amour. Certains prendront cela pour de la lâcheté ou de la peur. Alors qu’il faut une grande force et un vraie confiance en Dieu, pour rendre un témoignage juste à Celui qui nous habite.

Pascaline Furet

 


Mardi 21 Septembre 2021

Méditation de l’evangile du jour : « Suis-moi. L’homme se leva et le suivit » (Mt 9, 9-13)

Jésus se déplace en Palestine, il ne cesse d’être en mouvement. De la Décapole, puis aux environs de Césarée de Philippe en Samarie pour traverser ensuite la Galilée et rejoindre Capharnaüm. Il guérit : un lépreux, l’enfant d’un centurion, la belle-mère de Pierre, deux démoniaques et un paralytique et enseigne les foules ainsi que ses premiers disciples Pierre, André, Jacques et Jean, pêcheurs en mer de Galilée.

Le texte d’aujourd’hui nous propose l’appel de Matthieu, publicain et collecteur d’impôts. Matthieu croise le chemin de Jésus en train de sortir de la ville de Capharnaüm. Jésus le voit au travail et l’appel. Il le saisit dans son quotidien, sans préambule, sans préparation. Jésus connait les cœurs car il sait que son Père y demeure de toute éternité. Il le touche, éveille son cœur, le pénètre et déjà le transfigure. La réponse de Matthieu est immédiate et sans hésitation. Il se lève quitte tout et va vers Jésus. Cet appel de Jésus fait de Matthieu un pèlerin en marche vers sa Terre Promise qui est d’abord son propre cœur et il n’est pas de métier ou de situation qui ne puisse s’harmoniser avec cette pénétration de son intériorité que Jésus vient révéler et illuminer de façon toute nouvelle. Cette décision de suivre Jésus est chemin de vie, c’est elle seule qui fonde une existence, fait naître l’homme à lui-même, le structure en profondeur et lui donne un axe, une orientation.

La rencontre de Jésus vécue en esprit et en vérité dans notre vie est toujours un événement, un bouleversement qui entraîne des changements irréversibles et des transformations tant intérieures qu’extérieures. A travers toute la vie de Jésus et à travers ses paroles, les guérisons nombreuses, nous percevons que la miséricorde de Dieu s’adresse à tous, à tous les peuples et qu’un instant suffit à l’âme pour se relier à son Seigneur car elle sait qu’Il est Vie, Souffle, Plénitude. Il vient transfigurer les profondeurs de l’être, ce qui est perverti, loin, sombre, déformé, malade, blessé en nous et accomplir les multiples potentialités encore inconscientes.

Et Jésus va plus loin en provocation pour les pharisiens car il mange avec les publicains et les pécheurs. Il entre dans l’intimité de notre demeure, la crypte de notre cœur. Rappelons-le, tous nos combats, nos ascèses, nos discours, nos connaissances, nos services divers et variés sont inutiles si notre cœur ne se retourne pas sans cesse vers Dieu. Dieu nous y attend et nous cherche comme un fiancé, avant même que nous venions. A tout chemin ses écueils et le chemin de la foi, de la vie spirituelle n’en est pas dépourvu. Nous pouvons comme les pharisiens nous tromper de direction et nous noyer dans nos connaissances sur Dieu, nos vérités, notre religiosité, développer un ego sans mesure, nous réfugier dans des sécurités apparentes, un certain rigorisme religieux que l’on chercherait à imposer comme étant le chemin du salut.

Qui que nous soyons, Il nous appelle à aimer et à nous désencombrer de nous-mêmes pour vivre de sa Vie, témoigner de sa Paix, aimer comme Il aime et être libre de vivre selon sa Volonté à Lui. C’est extrêmement difficile car notre ego fait bien souvent obstacle à ce travail sans que nous en ayons parfois conscience. Il nous demande alors sans cesse de tourner notre cœur vers Lui et de consentir à l’œuvre de sa Grâce en nous.

Myriam DUWIG


Lundi 20 septembre

Commentaire de l’évangile du jour: « On met la lampe sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière » (Lc 8, 16-18)

Il s’agit de la parabole de la lampe, donnée par Jésus à ses disciples, dont on retrouve le même thème dans les évangiles de Saint Matthieu (5, 14-16) et de Saint Marc ( 4, 21-25).

«Comment recevoir et transmettre l’enseignement de Jésus ».

Dans cette parabole, Jésus utilise une image, celle de la lampe allumée, qui doit bien être mise en évidence, pour rendre visible notre vie en Dieu tout au long de nos jours, pour être vue par tous et interpeller tous ceux qui s’y attachent. Image de la lampe, image de chaque  disciple de Jésus qui veille, petite lumière dans le monde, capable d’irradier. petite lumière de Dieu qui, à la suite de Jésus, doit témoigner de sa foi et doit inviter tous ses frères à se laisser habiter par Dieu.

Nous savons bien que toute bonne nouvelle doit être partagée car  elle est source de joie et de bonheur. Si donc nous accueillons la Lumière de Dieu qui se révèle en nous, ce n’est pas pour la cacher bien enfouie au fond de nous, ou pour la mettre de côté, dans les deux cas au risque de l’étouffer, c’est au contraire pour la répandre, la faire briller autour de nous.

Jésus nous met aussi en garde sur la manière dont nous écoutons : notre écoute est déterminante dans notre vie de croyant. C’est bien plus qu’une simple audition, il s’agit d’écouter pour recevoir et faire sienne la Parole de Dieu et pour la transmettre. Ce que nous dit Jésus ce sont des paroles de lumière et de vérité qui orientent et renouvellent nos choix de vie. c’est à cette condition que la vie en Dieu devient promesse de vie éternelle.

Seigneur, je t’offre tout ce que je suis,pardonne-moi mes offenses, je me sens bien petite, donne-moi d’être toujours à ton écoute, de grandir en esprit avec toi et avec tous mes frères et sœurs.

Ghislaine


Dimanche 19 septembre – 25° dimanche du Temps Ordinaire

Méditation de l’Evangile du jour : « Le Fils de l’homme est livré…Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le serviteur de tous » (Mc 9, 30-37)

 « Jésus traversait la Galilée… il enseignait ses disciples ». Mon passé d’enseignante me conduit à m’interroger sur cette manière de faire de Jésus. Mes élèves étaient habituellement assis en cours, position confortable et disposant à l’écoute. Traverser est un verbe de mouvement, il suppose un déplacement, une avancée. N’est- ce pas l’objectif recherché par le Maître ? Ne souhaite-t-il pas au cours de cette traversée de la Galilée, itinéraire déjà emprunté pour instituer les Douze et les envoyer en mission, leur faire comprendre que c’est dans l’ordinaire de leur vie, de leurs occupations et préoccupations, que la rencontre avec Lui est possible ?

Ne dit-on pas que la pédagogie est l’art de la répétition ? Jésus annonce pour la seconde fois à ses disciples la perspective de sa mort et sa résurrection ! Mais ils ne comprennent toujours pas, ne décollent pas de leurs préoccupations. Le Maître leur annonce que la Vie triomphera de la mort, ils en restent à se demander « Qui est le plus grand ? »

Jésus pourrait se décourager et perdre patience. Il n’en est rien ! Il les accueille comme ils sont, il les invite, avec patience, à grandir. Il n’élude pas cette question et tente de permettre à chacun de se situer vis-à-vis de Dieu et de son prochain. Il prend le temps de s’asseoir et délivre les mots suivants : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous ». Ça calme !… comme diraient certains jeunes. Il va plus loin : « Prenant un enfant, il le plaça au milieu d’eux et l’embrassa ». Jésus ne choisit pas le plus fort, le plus beau, le plus brillant. Non, c’est le plus petit, le plus fragile, le plus vulnérable qu’il choisit ! Celui qui ne peut vivre seul, celui qui dépend de l’amour et de l’attention de l’autre pour se développer non seulement physiquement mais aussi affectivement, intellectuellement, spirituellement.

Le verbe « accueillir » est repris 4 fois dans les deux dernières phrases. Accueillir un enfant au nom du Christ, c’est accueillir le Christ lui-même et Celui qui l’a envoyé, c’est se recevoir d’un Autre, invité à partager l’amour qui unit le Père et le Fils dans l’Esprit. Comment cela peut- il se faire ? Bien simplement semble-t-il… en tendant la main au Seigneur, en se laissant accueillir dans la confiance comme un enfant qui n’a rien et qui attend tout de l’Autre, en se laissant déplacer.

Seigneur, donne-moi la grâce de traverser le quotidien, avec son lot d’occupations et préoccupations, en cheminant avec toi, afin de me laisser renouveler intérieurement par l’écoute de ta parole et rassurer par ta présence aimante. Montre-moi quelle est ma place dans ce monde afin que je puisse y porter discrètement du fruit dans la joie du service au plus petit, au plus vulnérable.

Seigneur, donne-moi de garder un cœur d’enfant qui accueille dans la confiance ton Amour pour m’aider à rester un artisan inlassable de Paix et d’Unité dans notre monde secoué par l’agitation et le doute.

Danielle SCHUCK