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Commentaires quotidiens de la Parole de Dieu

Jeudi 20 mai 2021

Commentaire du psaume du jour : Garde- moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge. (Ps 15, 1)

J’ai choisi aujourd’hui de méditer le psaume 15. Puis-je vous inviter, frères et sœurs, à prendre votre bible et à le lire dans son intégralité ?… Il est court et tellement « consolant » ! Parole qui tient l’homme debout, Parole qui se fait caresse pour l’âme et le cœur ! Pour mieux en comprendre le sens, les versets 3 à 4 nous aident à situer le contexte : A l’époque les Hébreux rendaient un culte à des dieux étrangers (idoles) par le sang d’animaux et parfois d’êtres humains sacrifiés.

Le psalmiste est un lévite, c’est-à-dire un homme affecté au service du Temple En effet, les membres de la tribu de Lévy avaient reçu en partage le culte du Seigneur alors que les onze autres frères de Jacob avaient reçu des territoires de la Terre Sainte. Cet homme affirme bénir le Seigneur, (ce qui signifie en dire du bien) et accueillir ses conseils par la Loi mais aussi en songe…. (Comme Joseph avant d’accueillir Marie). Le Seigneur, devant lui et à sa droite, est un guide, un renfort précieux … « Tu ne peux m’abandonner à la mort, ni laisser ton ami voir la corruption »… Ce passage de l’Ancien Testament ouvre la perspective de la Résurrection, de toutes nos renaissances.

En écho à bon nombre des versets de ce psaume, j’entends volontiers le Christ disant au Père « Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi ». Le passage du Toi au Moi dans les premiers versets nous relie en effet au texte de l’évangile du jour (Jean 17, 20-26)… « Qu’ils deviennent parfaitement un ». Invitation pour deux personnes bien distinctes à vivre une relation unique mais non exclusive , à élargir à toute l’humanité : « Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là ,mais encore pour ceux qui croiront en moi » (v. 20). Je me sens alors invitée personnellement à demander au Seigneur la grâce d’entrer un peu plus, un peu mieux en relation avec Lui, de m’indiquer comment faire en sorte « que le monde sache » que Jésus a été envoyé et que notre Seigneur les a aimés comme il a aimé son Fils ? Pour se faire, il me faudra sans doute, comme le psalmiste, identifier les « idoles » qui m’environnent pour mieux m’en détacher…

Ce dernier s’en remet complètement à Dieu, il remet son avenir, sa vie entre les mains du Seigneur : « Garde moi mon Dieu… le Seigneur me conseille… Je garde le Seigneur devant moi sans relâche… » Et si moi aussi je demandais davantage, au Seigneur, de me conseiller, de me guider en me transformant chaque jour un peu plus, pour que « je le garde devant moi sans relâche » comme Lui me garde dans son cœur… Peut-être pourrais-je alors, comme le psalmiste, entrer dans l’action de grâce et la bénédiction, en savourant les « délices » que Dieu m’offre déjà ici-bas, en lui demandant la grâce de la confiance à travers les épreuves et les idoles qui cohabitent avec moi, pour que La Vie éclate pleinement en moi et autour de moi ! S’il te plaît Seigneur, sois ma boussole, mon GPS, apprends-moi chaque jour davantage le chemin de la Vie !

Oraison du jour : Que ton Esprit Saint, Dieu créateur, nous transforme par ses dons : qu’il change notre cœur en un cœur que tu aimes, parfaitement accordé à ta volonté.

Danielle Schuck


Mercredi 19 mai

Médiation première lecture : « Je vous confie à Dieu, lui qui a le pouvoir de construire l’édifice et de donner à chacun l’héritage » (Ac 20, 28-38)

Après deux ou trois années passées avec les chrétiens d’Ephèse, Paul leur fait ses adieux pour continuer son voyage.

Prenons le temps d’écouter les dernières paroles qu’il adressa aux Anciens, paroles que nous pouvons accueillir pour nous, aujourd’hui. Ce sont :

  • des recommandations : « Veillez sur vous-même et sur tout le troupeau dont l’Esprit Saint vous a établis responsables pour être des pasteurs de l’Eglise de Dieu.» Comment j’accueille cette parole de l’apôtre ? Sur qui suis-je appelé(e) à veiller, avec l’aide de l’Esprit Saint ? Par mon baptême je suis prêtre, prophète et roi, cela me donne des responsabilités.
  • des avertissements : « des loups redoutables s’introduiront chez vous et n’épargneront pas le troupeau. » Aujourd’hui encore de nombreux « loups redoutables » guettent leur proie parmi nous. Faux prophètes de tout genre, persécuteurs… Suis-je conscient(e) des dangers qui menacent l’Eglise et les chrétiens aujourd’hui ? Suis-je prêt(e) à « tenir bon » et à témoigner de ma foi en m’appuyant sur la Parole de Dieu, avec la grâce de l’Esprit Saint ?
  • des encouragements : en leur rappelant qu’ il a vécu au milieu d’eux pendant plusieurs années, Paul encourage les Ephésiens à imiter son action : « Les mains que voici ont pourvu à mes besoins et à ceux de mes compagnons. En toutes choses, je vous ai montré qu’en se donnant ainsi de la peine, il faut secourir les faibles et se souvenir des paroles du Seigneur qui a dit : Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. »

Comment je reçois cet appel à « me donner de la peine pour secourir les faibles » ? Quels sont les « faibles » vers qui je suis ou je me sens appelé(e) ? Ai-je fait l’expérience que « il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir ? Dans quelle circonstance ? A quelques jours de la fête de la Pentecôte, demandons à l’Esprit Saint les dons dont nous avons besoin pour répondre à notre vocation de baptisé et pour goûter à ce bonheur de donner, donner par amour.

Françoise Fuchs


Mardi 18 mai 2021

Commentaire de l’évangile du jour : La grande prière de Jésus : Je prie pour ceux qui tu m’as donnés (Jn 17, 1-11a)

Ce passage de l’Evangile nous donne à voir Jésus en prière, qui confie l’Humanité au Père. Nous comprenons que la prière de Jésus, nous devons la voir comme notre propre prière. Arrivons-nous à donner réellement ce sens à l’Evangile de ce jour ?

« J’ai fait connaître ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner ». Jésus prie pour ceux que son Père lui a donnés : il prie pour moi, pour toi ! Nous pouvons compter sur la prière de Jésus chaque jour de notre vie. En avons-nous conscience ? Prenons-nous le temps de rendre grâce à Dieu pour la protection qu’il accorde, à moi, à toi, à ceux que nous aimons ?

« Or, la vie éternelle, c’est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ. ». Notre vie de foi, le travail de notre vie, c’est de tenter de connaître le Père, c’est de nous mettre en mouvement à la suite du Christ, c’est de laisser l’Esprit-Saint agir en nous, nous appeler, nous guider, nous enseigner, nous révéler, nous fortifier, … Ma mission, notre mission, c’est de rester un chercheur de Dieu, jusqu’au jour où il se révélera à moi, face à face.

« Je trouve ma gloire en eux ». Comment le Seigneur de l’univers peut-il être glorifié en moi ? Peut-être quand nous laissons agir le Christ à travers nos paroles et nos actes mis au service de notre prochain. Est-ce que j’arrive à voir les moments où Dieu se glorifie à travers ma vie ? « Car nous sommes son ouvrage, ayant été crées en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions » Ephésiens 2, 10.

Père, dans chaque situation nous pouvons trouver une raison de ne pas te servir, alors apprends-nous à nous laisser guider dans la recherche de celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie.

Frédérique et Bruno Lorrain


Lundi 17 Mai

Commentaire de l’Évangile du jour: « Courage ! Moi, je suis vainqueur du monde » (Jn 16, 29-33)

Nous assistons à un dialogue entre Jésus et ses disciples lors de la Cène.
Jésus en effet vient d’annoncer aux disciples, d’une manière voilée, sa mort et sa résurrection, et continue à s’adresser à eux d’ une manière plus claire, plus compréhensible :
…« A cela nous croyons que tu es sorti de Dieu » (29) professent les disciples ! Ils croient !
« Vous croyez à présent » ?!(31) leur dit Jésus.
Peut-être comprennent-ils sans vraiment comprendre, tout comme nous d’ailleurs le plus souvent !
« Croire sans avoir jamais vu », n’est-ce pas pour les hommes de notre temps une des difficultés majeures pour croire en Dieu ?
C’est dans ce cas, sans compter sur l’Amour de Jésus, sur l’Esprit Saint qui nous est communiqué lors de notre baptême, sur ce que nous enseigne la bible que nous devons ouvrir lire et écouter le plus souvent possible.
« Voici venir l’heure-et elle est venue » (verset 30)
Voici le moment où quelque chose est en train de se préparer, cette heure de la trahison, de la passion et de la crucifixion de Jésus commence dès maintenant.
C’est aussi le présent d’aujourd’hui, car chaque jour nous abandonnons Jésus à cause de nos manquements et de notre péché.
« Pour que vous ayez la paix en moi » (verset 33)
Les disciples sont là, la veille de vivre une grande souffrance, leur foi va être mise à l’épreuve, ils vont être dispersés, persécutés. Jésus le sait, il est là lui aussi, et dans un élan de consolation, il rassure ses disciples et leur dit : « Je vous ai dit ces choses pour que vous ayez la paix en moi ». Jésus se donne déjà et depuis toujours à ceux qu’il aime et qui l’aiment en retour, pour qu’ils trouvent la paix en lui. Cette paix qui nous permet de regarder avec espérance et foi ce Jésus qui nous sauve.
La paix de Jésus, ce trésor incommensurable qui nous permet de traverser les épreuves, dans la confiance et la sérénité. Sans aucun écrasement.
« Gardez courage ! J’ai vaincu le monde » (fin du verset 33).
Jésus voit sa victoire sur le monde déjà accomplie par sa mort et sa résurrection.
Jésus assure donc ses disciples de sa victoire, et leur souhaite courage.
Il sait que tous auront aussi à porter leur croix, il ne les accable pas au contraire il les encourage.
Tel est l’amour miséricordieux de Jésus dont les disciples et nous-mêmes aujourd’hui avons à nous souvenir pour nous relever.

Prière :
Seigneur qu’aujourd’hui dans notre monde nous puissions tous te rencontrer, par ton Fils Jésus Christ, en l’accueillant dans nos vies à la manière de ses premiers disciples, avec simplicité et dans la confiance en son amour miséricordieux.

Ghislaine Lavigne


Dimanche 16 mai

Commentaire de l’évangile : « Qu’ils soient un, comme nous-mêmes » (Jn 17, 11b-19)

Reprenez les termes qui reviennent dans cet évangile qui débute ce qu’on appelle la prière sacerdotale de Jésus, sa prière comme prêtre : On a un peu l’impression d’un ramassis, d’un condensé de tout ce qu’il a dit, de ce qu’il pense, de ce qu’il dit à voix haute quand il prie. Dans l’extrait d’aujourd’hui, on trouve 4 phases :

  • La prière pour garder le disciples unis. Jésus sait très bien comment on fonctionne, nous les hommes : il nous faut un chef. Et du coup, on se tape dessus pour le devenir. Regardez ce qui se passe pour la présidentielle de l’an prochain… Cet appel à garder les disciples unis dans son nom, dans ce beau nom de Christ, nous les chrétiens, nous n’y sommes pas parvenus : Dissensions entre les chrétiens des premiers siècles sur J2sus, vrai homme, vrai Dieu… On ajoute les crises orthodoxes, les différentes réformes protestantes, plus récemment les querelles des intégristes, des charismatiques… Pourtant, cette question de l’unité est centrale, car elle nous enjoint à aimer notre prochain, à ne pas l’exclure, mais à toujours chercher à l’intégrer. C’est ce que fait le pape François au cours de son mandat… Cette prière, c’est celle qui devrait habiter notre cœur. Comment dire au monde l’amour de Dieu si on se tape dessus entre frères ? Certes, nous sommes comme dans toutes les familles, où il y a des différents à certains moments. Mais devant cette insistance de Jésus, ne devrions-nous pas tous faire mieux ?
  • Jésus invoque ensuite pour ses disciples la joie qui est la sienne. Il fallait oser, à quelques heures de monter sur la croix, parler de cette joie. Cette joie, c’est celle de la plénitude, d’une présence qui vient nous habiter et nous combler… Je vous invite à lire la lettre de St Jean, dont la seconde lecture nous donne un extrait… Cette joie, c’est celle de se savoir aimés de Dieu. Qu’y a-t-il de plus important, de plus beau que cela ? Cette joie, c’est celle qui n’empêche pas le malheur de nous frapper mais qui nous dit que ce n’est rien en comparaison du fait d’être avec Dieu. C’est cette sérénité profonde des croyants véritables, qui ne s’effrayent pas devant les assauts du mal, car ils savent que la Vie est plus forte que la morte. C’est une joie paisible, une joie rassérénant.
  • Après ce passage sur la joie, Jésus rappelle le don de sa parole, une parole qui, si elle est prise au sérieux, si elle est vécue, provoquera la haine du monde pour les chrétiens. Car aimer ses ennemis, c’est aujourd’hui signe de faiblesse. Partager, accueillir, aimer, c’est se mettre dans une position qui n’est pas acceptée, ou peu, dans une société aujourd’hui, et déjà plus tôt, individualiste. Vivre cette Parole qui pardonne, c’est accepter d’être compté pour rien, d’être décrédibilisé, d’être vu comme sans envergure, sans personnalité. Pourtant, nous le savons bien, c’est tout le contraire. Quelle force de caractère il faut pour s’en remettre aux autres, pour ne pas se projeter dans la violence, pour ne pas tenter de se sauver mais de donner sa vie pour ses amis… Vivre de la Parole de Dieu, c’est provoquer le monde, qui ne peut le supporter… C’est là où notre unité nous protègera, c’est là où la joie qui est la notre sera notre rempart…
  • Et Jésus continue en implorant le Père, son Père, de sanctifier les chrétiens, ses disciples, dans la vérité. De les rendre saints par cette vérité, en les envoyant dans le monde pour l’annoncer, pour la vivre. Car c’est bien joli d’avoir découvert tant de choses, mais encore faut il pourvoir les vivres, les partager, et c’est cette œuvre qui nous rend saints. Ou plutôt, qui témoigne de l’action de l’Esprit Saint en nous, qui témoigne de notre ouverture à l’action transformante de l’Esprit. C’est cette capacité de changement qui est notre sainteté, car alors on laisse la Parole de Dieu, on laisse cette joie et cette unité qui nous habite devenir contagieuses. On permet à Dieu d’être visible et agissant dans le monde. On ne s’intéresse plus qu’à nous, à notre bien-être, à notre « paradis » à venir, mais on entre dans l’amour total, l’amour désintéressé, cet amour dont St Jean nous disait dans la seconde lecture : « Dieu est amour : qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui ». Voilà comment Dieu nous sanctifie, voilà comment nous devenons saints : en vivant notre foi, pas simplement pour nous, mais largement, malgré les risques, malgré le monde qui ne nous accueille pas toujours.

Cher ami, je ne sais pas où tu en es de ton parcours de foi, à quel endroit tu te reconnais dans ce que Jésus demande pour nous. Mais je ne peux que t’inviter à prendre cette prière au sérieux, à la reformuler à ton tour, avec tes mots, à oser vivre cette prière, à te dire que si Jésus l’a faite pour nous, pour toi, pour moi, c’est qu’elle a du sens et qu’elle mérite d’être prise au sérieux. Pour vivre enfin cette unité que tous, au fond de nous, nous recherchons, malgré nos différences, ou plutôt avec nos différences, pour recevoir pleinement sa joie, pour vivre et mettre en œuvre cette Parole que nous entendons et pour en témoigner… Oui Seigneur, ouvre mon cœur à ton Esprit pour m’aider à répondre à ton appel, à vivre ce projet que tu me propose, celui d’être vraiment chrétien, d’être appelé moi aussi ton enfant…

Stéphane Jourdain


Samedi 15 mai

Commentaire de l’Évangile du jour : « Le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé et vous avez cru » (Jn 16, 23b-28)

Aujourd’hui dans cet Evangile de Jean, Jésus prononce avec tendresse des paroles d’adieu aux disciples. Il leur fait part  de son mystère le plus précieux : que Dieu son Père est à la fois son origine et son destin. « Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père. » Cette filiation divine de Jésus nous rappelle à nous aussi un aspect fondamental de notre vie : nous les baptisés, nous sommes des fils et filles de Dieu dans le Christ par l’Esprit Saint et nous serons appelés à vivre un jour notre ascension pour rejoindre notre Père, pour vivre pleinement dans la gloire du Père.

Jusqu’à maintenant, les disciples vivaient avec Jésus présent à leur côté, présent en chair et en os. Alors ils ne s’adressaient pas à lui dans la prière. Ils pouvaient simplement lui parler, le questionner. Mais la prière, ils devaient savoir ce que c’était ! Il faut dire que Jésus était un maître en la matière et il n’a cessé de leur apprendre à s’adresser par la prière à Dieu son Père, comme enfants bien aimés du Père. Dans ce texte, Jésus explique aux disciples qu’ils vont bientôt pouvoir prier “en son Nom”.

Faire quelque chose au nom de quelqu’un, c’est avoir reçu procuration, avoir été mandaté. Cela ne se donne que dans un lien fort de confiance. Cela demande de veiller à ne pas trahir cette confiance, à ne pas demander n’importe quoi, à laisser notre vouloir être conforme à celui du Père dans le Christ. La prière “au Nom de Jésus” est une prière nouvelle, rendue possible par l’Ascension de Jésus que nous avons fêtée jeudi dernier. Maintenant que Jésus est retourné près du Père, les apôtres, et nous aussi, de la même manière, nous pouvons prier au Nom même de Jésus et non plus seulement celui du Père.

Oui, Jésus nous demande que nous priions en son Nom. Cela ne veut pas dire qu’il souhaite que nos prières soient uniquement tournées vers lui qui nous a donné sa vie par amour au détriment de la prière que nous pourrions adresser au Père ou à l’Esprit. Prier au Nom de Jésus signifie laisser l’Esprit du Christ prier en nous le Père. L’Esprit de Jésus demeure en nous par la grâce de notre baptême et cet Esprit de Jésus prie continuellement en nous le Père. Alors faisons confiance en Jésus-Christ, tout ce que nous demanderons en son Nom, Dieu notre Père nous le donnera. Ainsi notre joie sera parfaite.

Claude Thiébaut


Vendredi 14 Mai

Méditation de l’Évangile du jour: « Mon commandement le voici : Aimez- vous les uns les autres comme je vous ai aimés » Jn 15

Au lendemain de la fête de l’Ascension, voici que l’évangile de ce jour poursuit son œuvre inlassable d’interpellation et de stimulation. Une fois encore c’est bien sur l’amour que nous serons jugés nous dit en substance l’apôtre Saint Jean dans cette tirade invitant très largement à nous aimer les uns les autres.

Depuis plus d’un an maintenant, nous vivons des jours ou avec les confinements et le couvre-feu les relations sociales, fraternelles, familiales mêmes, sont devenues très limités pour ne pas dire inexistantes. Difficile peut être alors de concrétiser l’invitation de ce jour ! En même temps, ne perdons pas de vue que l’amour, l’amour véritable, est à rechercher du côté de Dieu ! Et que c’est à sa suite et avec son aide que nous AIMERONS en vérité comme aimait à le dire Saint Paul VI.

Notre évangile d’aujourd’hui vient singulièrement remettre en cause l’idée que nous nous faisons de l’amour. Pas d’amour gnangnan avec Dieu ! Pas n’importe quel amour, l’amour avec un grand «A», Son Amour ! En amour, il faut payer, payer de sa personne. Il faut donner, se donner. «Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis».

Aimer, c’est prendre de soi pour le donner à l’autre, c’est prendre sa vie et la donner pour un autre, pour tous les autres !

L’amour ne se commande pas. Sans doute. Mais Jésus est formel aujourd’hui : « Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres ».

Nous voilà bien… L’amour ne se commande pas, certes, mais l’amour nous est commandé ! Allons-nous faire comme si nous n’avions pas entendu ? Faire comme d’habitude : aimer ceux qui sont loin, au bout du monde, et ne pas même saluer nos plus proches voisins ?

Alors, il nous faut vivre d’Amour… comme dirait la petite Thérèse…

Frères et sœurs, il n’est jamais trop tard pour vivre d’Amour. Regardez le Sacré Cœur de Jésus, regardez le Cœur Immaculé de Marie ! Ce sont deux cœurs qui aiment. Pour nous, pour toi ! Alors ne nous contentons pas de les regarder ! Battons au même rythme qu’eux !

« Il n’y a que l’Amour qui puisse nous rendre agréable au Bon Dieu… » nous enseigne la petite Thérèse. Alors tout comme elle, n’ambitionnons que cela !

Dieu est la source du véritable amour. Demandons-lui au cours de ce jour la grâce de nous rendre capable d’aimer, et de devenir des témoins de son amour, là où nous vivons !

Amen.

                                                                                                          Père Jean Marc ALTENDORFF+