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Commentaires quotidiens de la Parole de Dieu

Samedi 8 mai

Commentaire de l’Evangile du jour : « Vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde » (Jn 15, 18-21)

Aujourd’hui, c’est à nous que Jésus adresse ces paroles : « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi ».

Je prends le temps de me remémorer la haine dont Jésus a été victime, toutes les fois où les grands-prêtres, les pharisiens, les juifs, l’ont accusé de ne pas respecter le jour du sabbat, d’oser se dire Fils de Dieu. Ils ont été jusqu’à le condamner à mort.

Je vois Jésus accrocher au « poteau de torture », à moitié nu, frappé, moqué, injurié, couvert de crachats, je le vois portant sa croix sur son dos lacéré par les coups de fouet, être cloué sur la croix et mourir. Quelle haine faut-il avoir pour faire souffrir ainsi un innocent !

Aujourd’hui des hommes et des femmes meurent pour oser dire et vivre leur foi. Mais nous-mêmes, ne nous arrive-t-il pas d’être victime de haine, peut-être de façon plus sournoise, y compris dans  nos familles, lorsque nous osons témoigner de notre foi ?

« Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous.

Est-ce que j’ai vraiment conscience d’avoir été choisi(e) par Jésus ? Qu’est-ce que cela signifie pour moi ? Qu’est-ce que cela implique dans ma vie ?

Vivre « une vie simple, essayer d’aimer comme Jésus m’aime, ne pas rechercher ni les honneurs ni le pouvoir, ne pas me laisser attirer par l’appât du gain, avoir souci du pauvre, du malade, de l’affamé, lutter contre l’injustice, donner de mon temps pour me mettre gratuitement au service de mes frères, de ma paroisse, d’une association.

Tout cela fait que nous marchons « à contre-courant du monde », nous sommes « dans le monde mais pas du monde » et peut susciter des remarques désobligeantes, des moqueries. Et cela peut aller parfois  jusqu’à la mise à l’écart, la haine.

Jésus est le Chemin. En le suivant je sais que je prends des risques. Mais quel poids a, ou aurait, la haine de certaines personnes à mon égard face à l’amour dont Jésus m’aime ? Lui a tout donné, tout souffert, pour moi, par amour. Alors…. J’y vais ? je continue de marcher à la suite de Celui qui m’a choisi(e) ?

Françoise Fuchs


Vendredi 7 Mai

Commentaire de l’Evangile du jour : « Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres » (Jn 15, 12-17)

L’amour serait un ordre qui nous oblige ? « Ce que je vous commande, dit Jésus, c’est de vous aimer les uns les autres… » Ne préfère-t-on pas associer l’amour à un sentiment, une émotion qui oriente vers les personnes aimées. Pourquoi cette étrange insistance sur le côté dicté de l’amour ?

Jésus en donne le secret. L’amour prend sa source en Dieu : « Comme le Père m’a aimé...».  Pour parler de l’amour que Dieu manifeste envers sa création , les livres de La Bible utilisent souvent le mot hébreu hesed qui  suggère la loyauté, la bonté, la fidélité. Dieu aime son peuple et le lui prouve par sa loyauté sans faille, son immense bonté, sa solide fidélité.

C’est un Amour exigeant :  Jésus  témoigne extraordinairement de cet amour du Père en donnant sa vie par Amour pour l’humanité.  Il s’engage dans le service de ses frères jusqu’à en mourir. S’aimer les uns les autres à la manière du Christ, ce n’est donc pas regorger de bons sentiments. Aimer comme le Père, comme Jésus, c’est donner sa vie non seulement pour ceux qu’on aime, mais pour ses ennemis aussi.

L’amour, un commandement ?  Oui. Un commandement difficile à réaliser. La prière est là pour nous y aider : « Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, il vous l’accordera. »

Francis de Backer


Jeudi 6 mai

Méditation de la première lecture du jour :  « Moi, j’estime qu’il ne faut pas tracasser ceux qui, venant des nations, se tournent vers Dieu » (Ac 15, 7-21)

Seigneur, je me présente devant toi en méditant les versets 7 à 21 du chapitre 15 du livre des Actes des Apôtres, fais-moi découvrir combien j’appartiens à ce peuple de ceux que tu aimes et que tu as sauvés, qui constitue ton Église.

Dans cette première assemblée du peuple de Dieu, à Jérusalem, Pierre se lève et témoigne : « l’Esprit-Saint n’a fait aucune différence. Dieu connaît les cœurs et les a purifiés par la foi en Christ ». En tant que membre de l’Equipe de Coordination Pastorale, je me laisse toucher par ces versets, je me sens invitée à contempler notre communauté de paroisses dans sa diversité ; à contempler chacune des paroisses dans sa singularité, à contempler chaque fidèle comme une facette d’un magnifique diamant qui reflète un peu de la Lumière du Très-Haut… Mon Eglise ne ressemble-t-elle pas un peu beaucoup, à cette communauté décrite par Pierre ?

Jacques est facteur d’union. Il reconnaît l’autorité de Pierre et surtout la présence de l’Esprit-Saint. Il réconcilie les deux partis. Je m’interroge, dans les débats et discussions en Église, comment être facteur d’union, capable de rapprocher les points de vue, d’unir les personnes, au nom de leur attachement au Christ ?

Quelle place accordons-nous à la présence de Dieu dans nos débats humains ? Avons-nous le réflexe de nous adresser au Seigneur, d’invoquer son Esprit Saint en lui demandant : « Qu’as-tu à me dire lorsque j’ai des difficultés à reconnaître les autres avec leurs différences et leurs défauts ? Comment être facteur d’unité et de réconciliation ? »

Prière de Thomas Ken :

Dieu, Père de miséricorde, fais, nous t’en prions, que la porte de notre Église soit assez large pour accueillir tous ceux qui ont besoin d’amour humain, de camaraderie et de l’amour divinement paternel que tu donnes… Que cette porte d’Église soit assez étroite pour laisser à l’extérieur toute concupiscence, tout orgueil et manque d’amour.

Que ceux qui sont tentés trouvent de l’aide dans l’Église. Que les affligés reçoivent le réconfort, et que les pénitents soient assurés de ta miséricorde.

Que, dans l’Église, tous tes enfants retrouvent force et vigueur et avancent sur leur chemin dans l’espoir et la joie, par Jésus-Christ notre Seigneur

Danielle Schuck


Mercredi 5 mai

Commentaire de l’évangile du jour : « Moi, je suis la vraie vigne et mon Père est le vigneron »

Une question : quels sont les deux principaux aliments dont parle Jésus dans son enseignement et qui sont repris dans chaque liturgie ? Facile, bien sûr, il s’agit du pain et du vin. Aujourd’hui, nous ne parlerons pas du pain mais du vin, fruit de la terre et du travail des hommes.

La vigne nécessite un travail et une surveillance régulière. On l’a encore vu, il y a quelques semaines, en avril où des gelées nocturnes ont endommagé des ceps compromettant la récolte.

Jésus annonce la couleur : « Moi, je suis la vraie vigne et mon Père est le vigneron ». Tout est dit, le Père entretient la vigne et la taille pour qu’elle donne du fruit. Les sarments qui ne donnent pas de fruit sont coupés et jetés au feu. Mais « celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi vous ne pouvez rien faire ». Sans lui, nous ne sommes rien, nous n’existons pas. « demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous ». Réagissons et demandons simplement d’y voir plus clair et de garder l’espérance si chère à notre pape François.

Jésus nous accompagne et, heureusement qu’il est là. N’avons-nous pas parfois tendance à croire que nous agissons seuls et nous en attribuer les éventuels mérites ?

De même qu’un père est fier de son fils qui a réussi car il a écouté ses conseils, le Père, notre Père, tire sa gloire de ce que chacun donne du fruit et que nous soyons ses disciples. A nous d’agir !

François Plantet


Mardi 4 mai

Méditation de l’Evangile du jour : Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix… (Jn 14, 27-31a)

C’est au cours du dernier repas que Jésus a partagé avec ses disciples, à quelques heures de son arrestation qu’il leur donne sa paix, alors que les disciples sont décontenancés par l’annonce de la trahison de Judas, et le reniement à venir de Pierre.

C’est vrai que la paix que nous donne le Seigneur n’est pas comparable à celle qui vient des hommes. D’ailleurs, nous pouvons remarquer que l’Evangile ne donne pas un mode d’emploi à suivre pour réaliser la paix des hommes. C’est une paix qui vient de plus loin que le cœur de l’homme. La paix véritable est un des fruits de l’Esprit. Cet Esprit que nous avons reçu à notre baptême, fait de nous des fils adoptifs du Père, des frères et sœurs en Jésus-Christ. Je ne connais pas de plus belle filiation que celle-là…autrement dit nous avons non seulement la capacité de recevoir cette paix à profusion, mais aussi de l’exercer en nous et autour de nous.

Comment être en paix avec Dieu et avec mon prochain, si je ne suis pas véritablement en paix avec moi-même ? d’où la nécessité de laisser l’Esprit-Saint agir pleinement en moi, s’épanouir totalement, ouvrir mon cœur à sa divine présence…

Cependant, ne soyons pas naïfs pour autant, car la paix de Jésus, ce n’est pas un sentiment de tranquillité ou d’absence de combat. C’est justement un combat ! La paix de Jésus, c’est une paix conquise de haute lutte, contre le Mal, l’Adversaire, le Diviseur, le « prince du monde » comme le définit Jésus. Décidément, cette paix de Dieu ne ressemble pas du tout à la paix du monde…

Pas de recette miracle, non, mais mieux que cela ! un exemple à suivre : l’exemple de Jésus… et quel est -il cet exemple ?. Nous avons la réponse au verset 31 : « il faut que le monde sache que j’aime le Père et que je fais comme le Père me l’a commandé ! »

Frères et sœurs, chers amis, ne cédons pas au découragement ni à l’àquoibontisme face à ce combat que nous devons livrer… Jésus nous rassure : « que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé ! » et plus tard, avant de retourner vers le Père, il dira : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps ! »(Mt28,20)

Alors si Dieu est pour nous, et donc, avec nous, comme l’affirme Saint Paul, qui sera contre nous ?   Et il ajoute : « j’en ai la certitude : ni la mort ni la vie…rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur » (Rm8, 31b.39). Soyons des artisans de cette Paix qui vient de Dieu, là où le Seigneur nous envoie.

Serge, en frère diacre.


Lundi 3 mai

Commentaire de la première lecture : « Il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres » (1 Co 15, 1-8)

La lecture du jour nous transporte à Corinthe, ville prospère, aux mœurs assez « relâchées ». La communauté chrétienne y est composée de Grecs, de Romains et de Juifs, de riches et de pauvres, d’esclaves et d’hommes libres, de lettrés et d’ignorants, d’hommes et de femmes.

La première phrase de ce chapitre 15 de la première épitre de St Paul aux Corinthiens, « je vous rappelle frères la Bonne Nouvelle » semble indiquer que dans ce contexte où la foi chrétienne est confrontée à de nombreuses dérives, il est important de revenir aux fondamentaux. « Cet Évangile que je vous ai annoncé, vous l’avez reçu (accueilli), c’est en lui que vous tenez bons (vous êtes établis fermement), c’est par lui que vous serez sauvés. » L’Évangile au singulier ce n’est pas un des quatre petits livres que nous appelons évangiles, c’est la première annonce, annonce qui se dira autrement au verset 11 du même chapitre « voilà ce que nous proclamons ». C’est une nouvelle qui s’accueille et qui se partage, car c’est une annonce qui éclaire la question du Salut de chaque Homme. Paul formule ici ce qui deviendra le cœur de notre profession de foi : Christ est mort pour nos péchés, il a été enseveli, le troisième jour il est ressuscité et c’est par lui que nous serons sauvés.

Et il ajoute : « s’il n’en est pas ainsi, nous aurons cru en vain », ce qui pour lui est inconcevable… pour nous également car c’est ce qui est au centre du mystère de notre foi.

Oui, la résurrection du Christ est bien le point central de notre foi, elle en est l’élément constitutif. Elle est le noyau dur, le « bien commun » de tous les chrétiens, car c’est elle qui scelle notre unité mais c’est également, elle, qui est fait clivage entre ceux qui croient et ceux qui ne croient pas, touchant ainsi ce mystère du Croire.

En insistant sur les apparitions du Christ ressuscité, Paul soulève indirectement une question : « avons-nous besoin de preuves pour croire ? » Paul, qui essaie ici de convaincre une partie des Corinthiens de la réalité de la résurrection du Christ, évoque ses apparitions, attestées par des personnes dignes de confiance :

  • 500 frères en même temps, dont la plupart sont encore vivants, vous pouvez aller les interroger, voilà un argument de poids !
  • Pierre, qui prouvera, lorsque Jésus lui apparaîtra, que, si la foi peut soulever des montagnes, elle peut aussi faire « marcher sur l’eau ».
  • Jacques, qui ne croyait pas en Jésus de son vivant, mais qui deviendra une des trois « colonnes » de l’Eglise chrétienne de Jérusalem et sera prêt à mourir en martyr pour le Christ, après la mort de celui-ci.
  • Paul lui-même, le dernier auquel Jésus est apparu, sur le fameux chemin de Damas alors qu’il s’y rendait pour y persécuter des chrétiens.

On peut comprendre l’insistance de Paul sur ces apparitions, dans un contexte où une partie des Corinthiens contestaient la résurrection du Christ et consécutivement la résurrection des fidèles.

Et il n’hésite pas à se désigner lui-même comme l’avorton et à reconnaitre « je ne suis pas digne ». Cette phrase, prononcée également par Jean Baptiste, le centurion, la femme cananéenne, Pierre, n’est-elle pas la première étape d’une démarche de foi ?

En reconnaissant leur « indignité », ces hommes et ces femmes rencontreront Jésus et seront touchés par Sa grâce, ce don gratuit !

L’image de l’avorton est très touchante. Elle nous rappelle que la grâce de Dieu se moque autant de notre condition sociale que de nos mérites supposés. Dieu appelle des hommes et des femmes ordinaires à son service en leur donnant les forces nécessaires à l’accomplissement de leur tâche.

A priori rien ne prédisposait Paul à jouer un rôle dans la propagation de la foi chrétienne. C’est sa rencontre avec Jésus qui bouleversera la suite de sa vie. Un autre homme, un homme nouveau naîtra de cette rencontre. A l’image de Paul, nous ne pouvons que rendre grâce à Dieu d’être aimés tels que nous sommes, rendre grâce à Dieu de nous avoir permis de (re)devenir celui ou celle que nous sommes vraiment.

Paul sait que cette vie nouvelle, c’est à Dieu seul qu’il la doit, Dieu dont il est dorénavant le témoin, le porte-parole. Au verset 3, Paul annonce aux Corinthiens : Je vous ai transmis ce que j’ai moi-même reçu. Puis au verset 11 : Voilà ce que nous proclamons et voilà ce que vous avez cru.

En tant que disciples, nous sommes, nous aussi, invités à transmettre ce que nous avons reçu. C’est là l’occasion de nous interroger sur notre héritage, et notre héritage c’est cette Parole contenue dans le Livre. Va-t-il prendre la poussière sur une étagère, ou va-t-on y trouver le sens de notre propre vie après y avoir rencontré le Christ ?

Que signifie aujourd’hui pour nous ce verset « Allez, évangélisez les nations » ? (Matthieu 28, 20) Comment recevons-nous cette parole de grâce, de Dieu pour notre vie ? Quelle réponse lui donnons-nous ? Comment ma foi me met elle en mouvement, en action, pour proclamer cette Bonne Nouvelle, comme le fait Paul ? Isaïe a répondu « Moi, tu peux m’envoyer » (Is 6, 8)… Et nous frères et sœurs répondrons nous au Christ ressuscité, « Nous, tu peux nous envoyer » ?

Danielle Schuck


Dimanche 2 mai

Méditation de l’Evangile du jour : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève » (Jn 15, 1-8)

« Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit » Heureusement qu’il y a la fin de la phrase, parce que sinon, on serait vite perdus ! Et la faute en revient au mot demeurer ! Demeurer, c’est habiter, c’est être dans, c’est rester, c’est passer du temps… Alors de là à échanger les demeures comme le dit Jésus, c’est compliqué : il nous invite à demeurer en lui et nous rappelle qu’il demeure en nous ! Cet échange, pour moi, vieux rationaliste, est troublant, voire incompréhensible !

Alors je ne peux le comprendre qu’en changeant ma vision de Dieu. Il n’est pas « simplement » intérieur à nous, en notre cœur, mais aussi celui qui nous accueille, qui nous attend. Ce n’est qu’en voyant Dieu en nous que nous le verrons dans nos frères, et inversement. Mais aussi en le découvrant plus grand, intemporel, que nous pourrons comprendre un peu plus qui Il est ! Oui, il nous faut apprendre à demeurer en Lui, c’est-à-dire à nous reposer en Lui, à nous en remettre à ce Dieu tout Puissant, immense, dépassant toute frontière matérielle. Mais en même temps, un tel Dieu serait si lointain… du coup il nous est nécessaire de le découvrir aussi habitant en nous.

C’est ce qu’on appelle la Kénose : Dieu qui, en Jésus Christ, sort de Lui-même pour venir en nous, pour venir sur cette Terre, pour s’incarner. Voilà la spécificité de notre Dieu : il n’est pas simplement notre conscience, et il n’est pas non plus simplement le « grand horloger » des lumières ! Il est le Dieu proche, le dieu qui nous habite et qui nous invite à entrer dans sa vie.

Et quand on ose dépasser nos aprioris sur Lui, alors là, on commence à porter du fruit. Parce qu’on ne vit plus seulement pour soi, ou de soi, mais on vit de Lui. « Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi » dira St Paul (Ga 2,20). Et quand on laisse Dieu agir, on connait le résultat ! C’est la multiplication des pains, la guérison des malades, la libération des opprimés… Bref, c’est le monde qui change, car il devient le monde de Dieu… Alors oui, nous avons certainement des progrès à faire pour laisser Dieu demeurer en nous, pour demeurer en Lui, et pour porter du fruit, mais reconnaissons que quand on vit un peu ces dimensions, les fruits sont magnifiques !

Stéphane Jourdain