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Mercredi 19 juin

Commentaire de l’évangile du jour : « Ton Père qui voit dans le secret te le rendra » (Mt 6, 1-6.16-18)

Cette lecture nous ramène plusieurs mois en arrière qui ouvrait notre vigilance au carême car elle met en évidence trois œuvres.

En réalité ces versets s’inscrivent dans un ensemble de règles, de lois, de recommandations dont Jésus précise ne pas être venu les abroger mais les accomplir, en vue du bénéfice du Royaume de Dieu, ainsi « Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux (Mt 5,20), nous sommes prévenus !

Faire votre justice (pour devenir des justes), c’est-à-dire pratiquer les bonnes œuvres qui rendent un homme juste devant Dieu. Les principales aux yeux des Juifs étaient l’aumône, la prière et le jeûne.

L’épithète concernant les hypocrites vise tous les faux dévots de piété affectée et tapageuse et s’applique spécialement, à la secte des Pharisiens. Jésus propose que ces œuvres soient faites dans le secret, sans attirer l’attention sur soi et dans la plus grande humilité. L’aumône peut être le sujet d’un don (nombreuses sont les associations caritatives qui nous sollicitent, il est facile d’y répondre de façon muette), le don peut-être tout autre que l’argent, cela peut se concevoir à l’aide de mots de compassion, une attitude bienveillante, donner un vêtement, un aliment…

La prière doit être humble devant Dieu. Du cœur plus que des lèvres, confiante en la bonté du Père, insistante jusqu’à l’importuné. Elle est exaucée si elle est faite avec foi au nom de Jésus et demande de bonnes choses, telles que l’Esprit Saint, le pardon, le bien des persécuteurs, surtout l’avènement du Règne de Dieu et la préservation lors de l’épreuve eschatologique*. C’est toute la substance de la prière modèle enseignée par Jésus.

Le jeûne est à tenir secret et nul n’est sensé le connaître, sinon le Père et encore mieux en le tenant avec un visage réjoui, voire parfumé.

*concerne les fins dernières de l’homme et du monde

                                                                                                                                                           Alain De Vos


Mardi  18 juin 2024

Commentaire du Psaume 50, 3-6a, 11, 16 : « Pité pour moi mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense. »

Ces versets du psaume 50 font écho à ce que j’ai vécu  il y a quelques jours. Au Carmel de Lisieux, j’ai souhaité recevoir le sacrement de réconciliation. Cependant, hormis les fautes auxquelles je pensais, je sentais que j’avais quelque chose de particulier à confesser mais quoi ? L’Esprit Saint m’a alors rappelé paroles et des actes d’amour de « la petite Thérèse »,  et j’ai aussitôt identifié le péché que je ne voyais pas.

Je suis allée trouver un prêtre et, après avoir rendu grâce au Seigneur pour sa présence et son aide, je lui ai demandé pardon. Comme à chaque fois que je reçois le pardon du Seigneur dans le sacrement de réconciliation, une grande paix, une grande joie, a envahi mon cœur.

Oui, notre Seigneur nous aime d’un amour infini, il a pitié de nous et dans sa grande miséricorde, nous offre sans cesse son pardon pour que notre cœur soit empli de paix et de joie. J’ai senti, je sens, que « quelque chose » a changé en moi, un tournant, un retournement, une conversion. Quand le Seigneur nous pardonne, il nous lave tout entier de notre faute et son amour nous fait grandir, dans la foi, l’amour et la charité.

Merci Seigneur pour ton amour infini.

Françoise Fuchs

 


Lundi 17 juin

Commentaire de l’Évangile de jour: « Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant » (Mt 5, 38-42)

Dans l’évangile de ce jour, Jésus vient mettre un terme à la loi du talion, ce fameux « œil pour œil et dent pour dent », que nous retrouvons dans l’exode, que je vous invite à lire au chapitre 21. Si nous restons sur le passage de ce jour uniquement, nous pourrions penser que Jésus nous appellerait à nous laisser faire (oserais-je dire) « bêtement ». En fait, ce serait mal interpréter ses paroles : en effet, ce que Jésus veut nous faire comprendre, c’est tout simplement de ne pas entrer dans une démarche de vengeance, qu’il ne faut pas rendre le mal pour le mal. C’est un changement d’attitude en profondeur, et nous voyons bien dans notre vie que savoir prendre du recul et entrer plutôt dans un dialogue permet d’éviter la montée de la violence qu’engendre le « œil pour œil ». Il est intéressant d’aller jusqu’au bout de ce chapître, qui nous interpelle sur notre démarche de chrétien  (Mt 5-43 -48) : « Car si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? (…) Et si vous réservez vos saluts à vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? »

Il en découle naturellement la question : quelle différence entre le chrétien que je suis et mon voisin non croyant ? La réponse est donnée au verset 48 : « Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » Tout un chemin à suivre avec courage et ténacité, en mettant nos pas dans Celui qui est le Chemin, la Vérité, la Vie. Et comme le disait Jésus lui-même en Matthieu 5-16 : « Ainsi votre lumière doit-elle briller devant les hommes afin qu’ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux »

Seigneur, donne-nous ton Esprit de force et de courage, pour oser être ces petites lumières au coeur de notre société.

Gérard Kintzig.


Dimanche 16 juin

Commentaire de l’Évangile du jour:  « C’est la plus petite de toutes les semences, mais quand elle grandit, elle dépasse toutes les plantes potagères » (Mc 4, 26-34)

Frères et sœurs biens aimés du Seigneur,

« Il nous faudra tous apparaître à découvert devant le tribunal du Christ, pour que chacun soit rétribué selon ce qu’il a fait »

Cette phrase de la deuxième lecture nous dit clairement que notre vie menée sur cette terre est non seulement connue de Dieu mais aussi sera à découvert devant le Christ Jésus en vue du jugement. La vie de l’Homme sur la terre est constituée des actions que saint Paul traduit par le verbe « faire ». La parole de Dieu nous invite à faire attention à nos « agir » sur lesquels nous serons jugés. C’est pourquoi saint Paul nous invite à cheminer dans la foi qui est capable de suppléer nos faiblesses humaines. Ainsi, la foi nous met en confiance malgré nos faiblesses du fait que l’Homme doit comparaître devant le tribunal de Dieu. C’est pourquoi l’Homme est appelé à la foi et à vivre de sa foi qui le justifie devant Dieu. L’Homme, pour mener la vie en plénitude ne doit pas seulement agir (faire) mais aussi soigner sa relation avec son Créateur Dieu. Malgré la faiblesse de cette relation, la foi est capable de sauver tout Homme en vérité. L’Homme est appelé à conjugué foi et action ensemble pour être sauvé parce que la foi vient au secours de l’action. C’est ce qui rassure le chrétien dans sa vie quotidienne.

Bonne fête des pères !

Benoit Satchi


Samedi 15 juin

Commentaire de l’Évangile du jour: « Moi, je vous dis de ne pas jurer du tout » (Mt 5, 33-37)

Jésus interdit ici tout serment. Il ne faut jurer ni par le ciel, ni par la terre, ni par Jérusalem… De l’avis des spécialistes, cette position tranche avec la casuistique juive de l’époque, comme on peut aussi le voir en Mt 23,16-22. Il ne doit pas y avoir de duplicité dans la parole du disciple de Jésus ; il doit chercher à être vrai dans ce qu’il dit, renonçant au double discours, et surtout à ne pas jurer en prenant Dieu à témoin, en particulier quand le serment veut camoufler le mensonge. Pour qu’un dialogue humain soit possible, et que la vie sociale le soit aussi, la parole échangée doit être sans mensonge, sans qu’il soit nécessaire de recourir à Dieu comme garant de sa vérité, surtout pas pour mentir… Comment ne pas penser à la scène du reniement de Pierre ; Matthieu relate qu’il nia avec serment… puis se mit à protester violemment et à jurer : « Je ne connais pas cet homme »(Mt 26,72.74).

La sentence finale de cette antithèse du Sermon sur la Montagne apparaît comme une conclusion qui renvoie aussi à l’interdit du divorce : Que votre parole soit « oui », si c’est « oui », « non », si c’est « non ». Ce qui est en plus vient du Mauvais (Mt 5,37). Le texte grec dit littéralement : Que votre parole soit oui oui, non non. Une phrase qu’on retrouve dans la lettre de saint Jacques : Que votre « oui » soit oui et votre « non » non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement (Jc 5,12). Une invitation claire à ne pas parler à la légère. Prenons conscience que nos paroles devraient exprimer ce que nous pensons vraiment et expliciter les motivations des actes que nous posons en les assumant de manière responsable. Demandons-nous si nos paroles nous engagent dans nos relations humaines. Prenons garde si nous en restons à des paroles en l’air, voire si nous tenons des discours différents en fonction des personnes et des situations.

François-Dominique CHARLES op


Vendredi 14 juin

Commentaire de l’évangile du jour (Mt 5,27-32) : Quiconque regarde une femme avec convoitise a déjà commis un adultère.

Le péché naît toujours d’une élaboration mentale et l’assentiment est consommé d’abord dans l’esprit puis dans le corps. Ce n’est pas pour rien que dans le Confiteor, au début de la messe, on dit  » Je confesse à Dieu Tout-Puissant, je reconnais devant vous frères et sœurs, que j’ai péché en pensées, en parole, par action et par omission » . Même la pensée fait donc partie des péchés à confesser. Et il est intéressant que Jésus, devant Judas qui avait déjà prévu la trahison cette dernière nuit au Cénacle, lui dit :  » ce que tu as à faire, fais-le immédiatement !  » En d’autres termes, une fois que le mal est commis dans la tête, il ne sera pas difficile de le mettre en pratique.

Il en est ainsi de l’adultère. L’adultère se joue dans la tête avant dans le corps. Jésus, en fin psychologue, ne se limite pas à l’objectivité du péché, mais regarde à ses racines. Parce que si les racines ne sont pas coupées, la plante du péché continuera à germer. L’adultère fait partie du jeu de séduction dont le terme signifie séduire, c’est-à-dire conduire à soi. Cela ne concerne donc pas exclusivement les hommes, mais plutôt les hommes en général, les hommes et les femmes je veux dire. Regarder désirer ou être regardé comme désiré font finalement partie du même jeu. Tous deux ont pour but de séduire et lorsque l’un apprend l’art, il a entre les mains un immense pouvoir sur l’autre. L’adultère n’est alors rien d’autre qu’une facette du pouvoir. Je te possède parce que je te séduis. Au contraire, l’amour ne possède pas, mais accueille ; il ne séduit pas mais libère.

Prenons au sérieux les paroles du Maître : la foi peut véritablement éclairer et changer radicalement notre vie, même dans la vie affective et conjugale. Comme c’est beau de pouvoir dire cela en ces temps fragiles où on a peur d’aimer !

Emmanuel A.

 


Jeudi 13 juin

Commentaire de l’Évangile du jour: « Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement » (Mt 5, 20-26)

Ce passage de l’évangile de Matthieu 5, 20-26 est un passage important du Sermon sur la montagne, dans lequel Jésus définit sa vision de la justice et de la fraternité. Dans ce passage, Jésus commence par rappeler la loi de Moïse, qui interdit le meurtre. Mais il va plus loin que la loi, en affirmant que la colère, les insultes et la haine sont également des formes de violence qui doivent être évitées. Jésus explique que la justice des disciples doit surpasser celle des scribes et des pharisiens. Cela signifie que les disciples ne doivent pas se contenter d’éviter les actions violentes, mais qu’ils doivent également travailler à promouvoir la paix et la réconciliation. Ce passage nous appelle à une conversion profonde de nos cœurs. Il nous demande de nous efforcer de vivre dans la paix et la fraternité, même lorsque nous sommes confrontés à la colère, aux insultes ou à la haine.

Par ce passage, nous pouvons dans notre vie quotidienne :

  • Prendre conscience de nos propres réactions émotionnelles. Lorsque nous sommes confrontés à une situation difficile, nous avons tendance à réagir de manière impulsive. Il est important de prendre le temps de nous calmer et de réfléchir avant d’agir.
  • Chercher à comprendre les motivations des autres. Avant de juger ou de condamner, il est important de se mettre à la place de l’autre et de comprendre ses raisons.
  • Prier pour nos ennemis. Jésus nous demande de prier pour nos ennemis. Cela peut sembler difficile, mais c’est une manière concrète de manifester notre amour pour Dieu et pour les autres.

Julien Quenouille


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