Un samedi saint dans l’attente de la résurrection

Covid oblige, pas de veillée pascale cette année. Un office des vigiles du samedi saint a été célébré à la cathédrale Saint-Etienne de Metz, présidé par Mgr Jean-Christophe Lagleize, accompagné de son auxiliaire, Mgr Jean-Pierre Vuillemin et du chapitre cathédral.

L’office permis d’entendre les lectures des vigiles dans samedi saint, entrecoupés par les psaumes et les répons, ainsi qu’un bref extrait de l’évangile de saint Marc, rapportant l’attente des femmes au calvaire et le dépôt du corps de Jésus au tombeau par Joseph d’Arimathie.

Mgr Lagleize a donné un bref commentaire à cette parole de Dieu : ” Le contexte sanitaire nous donne l’avantage de vivre le samedi saint. D’habitude, nous sommes réunis pour le vendredi saint, puis tout le monde attend la veillée pascale et le jour de Pâques. Le samedi saint passe inaperçu. Or, c’est le jour où l’on observe. Ce terme est utilisé à plusieurs reprises : il regardait où on l’avait mis. Comme Luc le rapporte pour la Vierge Marie, on pourrait considérer aussi le samedi saint comme le moment où l’on médite ‘tous ces évènements dans son cœur’. Le samedi saint est le jour où nous sommes invités à méditer la vie de Jésus, la passion et la mort de Jésus. Le samedi saint, c’est aussi le jour du grand silence, comme dans nos familles, quand l’un des nôtres meurt. Nous méditons tout ce que nous avons vécu avec le défunt, et nous restons là silencieux, sans parole. Nous chrétiens, nous savons ce qu’il s’est passé. Nous savons qu’au matin de Pâques, il est apparu. Il y a cette tension intérieure pour célébrer dans la joie et l’allégresse la résurrection du Seigneur. Cette attente et cette joie rejoint ce que vivent en ce moment les catéchumènes du monde entier : ils attendent ce moment où ils vont être baptisés, confirmés et recevoir pour la première fois l’eucharistie. Avons-nous, frères et sœurs autant d’impatience et de joie au fond du cœur, nous qui allons communier demain au corps et au sang de Jésus ressuscité ? Amen “