Sainte-Barbe à la chapelle de Rode

Les soldats du feu de Morhange se sont retrouvés le 7 décembre 2019, à Rode, petit village voisin, pour fêter leur sainte patronne, sainte Barbe. Depuis toujours, de génération en génération, ils se sont placés sous la protection de la sainte. Un hommage est ainsi rendu tous les ans, à la même date.

Rode, petit hameau près de Morhange, mentionné en 1345 par une charte du comte Simon de Salm, est une très ancienne commune rattachée à Morhange au début du 19e siècle. Une messe est chantée tous les ans depuis longtemps dans la petite chapelle du village, dédiée à sainte Barbe, à l’occasion de sa fête.

Hormis la légende de son martyr, qui en fait la patronne des artilleurs, des artificiers, des mineurs et des pompiers, on ne sait rien sur sainte Barbe. Cependant, son culte est ancien et il est répandu depuis un temps immémoriel dans le pays messin dont elle est aussi la patronne.

Deux statues de la sainte sont visibles dans la chapelle de Rode. Elle est généralement représentée une palme de martyr à la main. Une tour à trois fenêtres et un éclair constituent ses attributs habituels. Elle peut aussi porter une couronne, un livre, une épée, une plume de paon, symbole d’éternité.

Comme à l’accoutumée, les pompiers avaient préparé et animé la messe célébrée par l’abbé Grégoire Corneloup, curé-archiprêtre de Morhange. La chapelle s’est révélée presque trop petite pour accueillir tous les pompiers en exercice accompagnés des vétérans, ainsi que leurs familles qui ont prié et chanté avec ferveur faisant une nouvelle fois résonner les murs de leur chapelle, une chapelle rénovée, à l’initiative de l’un des sapeurs-pompiers.


Légende de sainte Barbe : elle parle d’une jeune fille de grande beauté, d’origine perse et morte martyrisée au IIIème siècle. Convertie au christianisme contre la volonté de son père, elle est emprisonnée dans une tour du château. Elle s’obstine et persévère néanmoins dans sa foi. Furieux, le père met alors le feu à la tour et, retrouvant sa fille indemne, la condamne aux pires tortures avant de la faire décapiter. Aussitôt, un orage éclate tuant le père, frappé par la foudre.

Sources : Le Petit livre des saints