Hayange : « Osons la rencontre avec le migrant et le réfugié »

Dimanche 29 septembre 2019, à l’invitation des membres de la pastorale des migrants de Hayange, de Migr’action, du Secours Catholique, du CCFD-Terre Solidaire, de la Société Saint-Vincent-de-Paul, et avec la participation des Restos du Cœur et du Secours populaire, la communauté des paroisses de l’archiprêtré de Hayange s’est rassemblée en l’église Saint-Martin pour célébrer la 105ème Journée mondiale du migrant et du réfugié.

Par cette journée, autour du prêtre, l’abbé Gérard Schaeffer, et des diacres, Philippe Fourgon et Michel Schweitzer, les associations qui assurent une présence auprès des migrants et des réfugiés ont proposé, dans la prière et l’animation de la liturgie, un temps de partage avec l’assemblée dominicale autour des personnes migrantes et réfugiées à rencontrer et à accueillir. Au lieu de se laisser entraîner à les considérer comme une menace, les associations ont invités à les regarder comme des personnes, des familles en situation de migration et de réfugiés, suivant le thème choisi par le pape François « Il ne s’agit pas seulement de migrants ».

Beaucoup des personnes autour de nous dans le passé récent ont été concernés par la migration :
– les Italiens, les Polonais, les Portugais… qui ont traversé les Alpes, les Pyrénées, les frontières européennes pour venir travailler dans nos mines, dans la sidérurgie, pour faire vivre leurs familles.
– nos parents qui ont été déportés en 1940 vers les régions de la « zone libre ».

C’est pour fuir les misères des addictions et de l’esclavage, les pauvretés économiques et culturelles, les drames de la dévalorisation des personnes, que les migrants et les réfugiés partent vers des pays étrangers. Ils recherchent la sécurité et un mieux vivre.

Ils nous invitent à changer d’attitude. Ils nous questionnent sur ce qui oriente nos vies : nos peurs et nos préjugés, notre compassion et notre charité, notre vision de la personne et de sa dignité. Quels seuils de tolérance sommes-nous prêts à accepter ? Qu’est-ce qui peut dépasser ce sentiment de peur ?

Une petite exposition en entrant dans l’église se proposait de répondre aux préjugés sur les migrations : qui sont les migrants ? des frontières fermées, les immigrés remplissent les caisses de l’état, mieux vivre ensemble… Cette exposition donnait aussi des pistes pour s’engager auprès des migrants.

Cette matinée s’est poursuivie autour du verre de l’amitié. Qu’elle nous permette de franchir les barrières qui peuvent nous séparer pour oser se parler, s’expliquer, se dire les choses. Osons la rencontre.