Joseph Kozlowski – 50 ans de sacerdoce

Retrouvez le témoignage du père Joseph Kozlowski, prêtre coopérateur à Moulins-Saint-Pierre, qui nous parle de ses cinquante ans de sacerdoce.

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Joseph KOZLOWSKI (50 ans de sacerdoce) :

« Le saint Curé d’Ars disait : “Oh ! Que le prêtre est quelque chose de grand. S’il le comprenait, il mourrait.” Je suis donc bien loin d’avoir tout compris, puisque je suis encore en vie pour pouvoir louer le Seigneur et lui rendre grâce pour tout le bien qu’Il m’a fait. Peut-être que le Seigneur m’accordera encore quelques années pour mieux découvrir la beauté du sacerdoce et permettre à d’autres de le connaître et de l’aimer.

Après cinquante ans de sacerdoce, je veux dire merci pour toutes ces grâces à Dieu, qui est la source de vie et d’amour. Je lui rends toute gloire et, en même temps, je lui demande pardon pour mes nombreuses fautes qui ont empêché son Royaume de s’étendre. Mais j’ai compris que Dieu écrit droit sur des lignes parfois courbes et cabossées.

Je rends grâce au Seigneur, notre Dieu, pour le don de son Esprit sacerdotal, Esprit de Jésus. Ce don m’a accompagné tout au long de mon ministère. Dieu agit toujours.  Qu’il soit béni à jamais.

Mon action de grâce pour le passé devient ma prière pour l’avenir. Que Dieu me rappelle toujours d’être le sel de la terre et la lumière du monde car, en tant que prêtre, je suis officiellement chargé d’annoncer l’Évangile du Christ, cette Bonne Nouvelle qui seule peut sauver l’homme, l’humanité et le monde.

J’ai été ordonné prêtre en 1970, en Pologne. Je suis donc un “prêtre de Vatican II” et fier de l’être. Je suis un prêtre heureux ! Non seulement aujourd’hui, mais depuis cinquante ans. Je suis heureux d’aimer et de servir le Christ “qui m’a aimé et s’est livré pour moi” (Gal 2,20).

Je suis heureux de servir actuellement l’Église diocésain de Metz, après différentes missions en Pologne, en France et, comme aumônier militaire, dans le monde. L’Église de France, le diocèse de Metz, sont devenus “mon chez-moi”. Merci aux évêques et aux prêtres qui m’ont toujours accordé leur confiance. Je suis heureux et reconnaissant d’avoir été inspiré par mes parents et mes amis prêtres qui m’ont appris à aimer et à servir Dieu, l’Église et mon prochain. Je suis heureux d’être encore en assez bonne santé pour continuer à rendre service, aujourd’hui et dans l’avenir, mais différemment, à la mesure de mes forces.

J’ai conscience d’avoir beaucoup reçu. Je me souviens de la réponse de saint Vincent de Paul. À la question de la reine Anne d’Autriche “Mais monsieur Vincent, qu’auriez-vous voulu faire que vous n’avez pas fait ?”, il a répondu par ce simple mot : “Davantage.” J’ai confiance que l’amour et la bonté de Dieu me pousseront à aller de l’avant, aussi longtemps que le Seigneur le voudra. Comme il y a cinquante ans, je redis aujourd’hui : “Me voici Seigneur, je veux faire ta volonté.” »