Sauvons les enfants d’Ituri

Depuis plusieurs mois, la région d’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, est à feu et à sang. Au cœur de cette région, à Bunia, trois sœurs de la Charité maternelle, dont sœur Immaculée, tiennent un orphelinat qui accueille actuellement plus de 115 enfants.

Ces enfants ont connu l’horreur et vivent jour et nuit dans la terreur que les massacres ne se rapprochent. Aujourd’hui l’urgence est de pouvoir continuer à  les nourrir. Pour cela, sœur Immaculée a appelé RCF Jerico Moselle à l’aide et nous avons décidé de relayer largement cet appel.

À votre tour, vous pouvez participer à cet élan de solidarité, en apportant votre contribution sur la cagnotte en ligne : https://www.leetchi.com/c/sauvons-les-enfants-dituri. Les paiements sont entièrement sécurisés et les fonds seront transmis directement à l’orphelinat par l’intermédiaire de la congrégation des sœurs de la Charité maternelle.

Un orphelinat fondé en 1928 par les Sœurs de la Charité maternelle

La Congrégation des Sœurs de la Charité maternelle a été fondée par Étienne Pierre Morlanne, médecin mosellan, à la fin du 18ème siècle. Débordant les cadres du diocèse, où elles ont, au siècle dernier, géré la plus importante maternité du département, elles ont essaimé en France, en Belgique et en Afrique, en particulier en République démocratique du Congo où se trouve, à l’heure actuelle, la plus importante de leurs communautés. Toujours fidèles à l’esprit de leur fondateur, elles ont obtenu, en janvier 1989, auprès de l’évêque de Metz, Mgr Pierre Raffin, l’ouverture du procès en vue de la béatification d’Étienne Pierre Morlanne.

Lors de sa fondation, l’orphelinat de Bunia, en République démocratique du Congo, était en lien avec la maternité et accueillait les bébés de 0 à 3 ans qui perdaient leur maman à la naissance. Les enfants retournaient ensuite dans leur famille ou étaient adoptés. Cet accueil concernait une vingtaine d’enfants en moyenne. Ces dernières années, les enfants accueillis sont ceux dont les parents ont été victimes de la violence et de la guerre. En 2003, alors qu’il y avait déjà de nombreux massacres, les orphelins ont dû être déplacés dans le diocèse de Goma. C’est sœur Immaculée, qui, voyant la détresse de très nombreux orphelins, a décidé de remettre sur pied l’orphelinat de Bunia. Elle y a mis toute son énergie, allant jusqu’à mendier à la fin des marchés pour pouvoir nourrir les enfants. Les parents étant mort et la région dans un tel état de misère, les enfants accueillis sont de plus en plus nombreux, environ 115 actuellement. Autrefois, ils retournaient dans leur famille mais actuellement ils grandissent à l’orphelinat car les familles sont décimées. Il a donc fallu reconstruire des bâtiments pour les aînés.

Trois sœurs sont permanentes et des personnes, ainsi que les plus grands, donnent un coup de main. Sœur Immaculée est venue à Metz, dans sa congrégation, pour un temps de ressourcement et de repos en 2012-2013. Au long de son séjour, elle a, entre autres, fréquenté le groupe de prière du Buisson ardent et des liens d’amitié se sont tissés. Ce n’est que peu avant son départ qu’elle a confié avec une grande humilité ce qui faisait sa vie dans son pays. Nous sommes, depuis son départ, restés très proches par le cœur et la prière et à l’occasion par des dons et de l’aide matérielle.

Depuis quelques temps, la situation est plus qu’alarmante. Des villages entiers sont incendiés, des hommes, des femmes et des enfants sont massacrés de façon horrible. Un cri de détresse monte jusqu’à nous. Sœur Immaculée et ceux qui l’entourent continuent à se battre, jusqu’à l’épuisement. Elle nous supplie de prier pour eux, pour cette région, pour les enfants dont elle s’occupe et pour toutes les familles touchées par ces massacres. Leur foi est immense, leur souffrance aussi. Ne les oublions pas.