Les conseils de fabrique au cœur de la rencontre des curés

Mardi 10 décembre 2019, une cinquantaine de curés du diocèse se sont retrouvés au grand séminaire de Metz pour une session de travail. Plusieurs questions, notamment autour de la formation des membres des conseils de fabrique, étaient au programme de cette première rencontre de l’année pastorale.

L’abbé Dominique Thiry, accompagné de l’économe diocésain, Olivier Guibert, a présenté le vademecum à l’usage des conseils de fabrique. Quatre ans de travaux en groupe ou de la part des services de l’évêché, avec différents fabriciens, ont été nécessaires pour avoir un document exhaustif.

L’idée est de répondre à un besoin de formation pour les fabriciens, mais il a aussi pour objectif d’inclure la paroisse dans le diocèse, en présentant son organisation et les changements engendrés par le projet pastoral de 2000 et par le projet missionnaire de 2018. « Il vise aussi à cultiver la foi des fabriciens, selon le souhait de Mgr Lagleize », explique l’abbé Dominique Thiry, qui a assuré la coordination des différents rédacteurs. Ce vademecum sera en accès libre sur le site du diocèse.

L’abbé Thiry rappelle qu’il y a en Moselle 4 000 fabriciens, avec 200 nouveaux membres chaque année. Cet outil servira donc à la formation de ces fabriciens. De nombreuses questions pratiques ont été posées, certaines ayant vocation à entrer dans le vademecum, preuve de son évolution permanente.

Des fabriciens ouverts à l’Église diocésaine

Après cette présentation, une discussion s’ouvre sur l’implication des fabriciens dans la dynamique du projet missionnaire. Une première difficulté qui se fait jour au niveau des fabriciens concerne leur recrutement, avec des personnes non pratiquantes. En outre, la résistance de ces personnes à tout changement est également pointée, ce qui empêche de vivre les évolutions pensées par le diocèse. Dans d’autres lieux, une récollection pour les fabriciens a été mise en place, afin de mieux les intégrer à la vie diocésaine ou d’archiprêtré, et de vivre plus largement le partage entre fabriciens.

La question de la formation ecclésiale des membres des conseils de fabrique est clairement posée. Une rencontre de tous ces fabriciens est prévue pour un temps de jubilé le 14 novembre prochain. Cette rencontre serait différente des pèlerinages d’archiprêtré, pour ne pas faire double emploi. La question de la diversification et du nombre de pèlerinages diocésains (servants d’autel, chorales, archiprêtrés…) est soulevée. L’invitation pourrait être proposée en priorité aux membres des bureaux, afin de les remercier pour leur service.

Questions diverses

Dans une seconde partie de matinée, plusieurs annonces ont été faites. Les nouveaux statuts de la Commission diocésaine d’art sacré (voir pages 4 et 5 de ce numéro) ont été publiés, et Victor Benz, le référent diocésain pour l’art sacré, est intervenu afin de rendre attentif aux projets menés. Le rôle de la commission, rappelait-il, est de « penser un projet dans sa globalité, pas d’embêter les conseils de fabrique ou les curés » ! Victor Benz a également relancé l’invitation aux servants d’autels, par l’intermédiaire des curés, au jubilé qui aura lieu le 1er juin 2020 à la cathédrale.

La question du RGPD (Règlement général de la protection des données) a été abordée, car il s’agit de la responsabilité personnelle des curés qui est visée, lors de la collecte des données informatiques. Pour soutenir les paroisses, une DPO (Déléguée à la protection des données) a été nommée, et durant le semestre à venir, différentes communications vont être entreprises pour aider chacun à être vigilant avec les données dont il dispose (cf. article sur le RGPD en pages 30 et 31de ce numéro).

La matinée s’est terminée par une réflexion sur l’écologie et sur la manière dont l’Église s’approprie cette question. Le diacre Jean-Louis Legrand a donné un point d’étape des paroisses et autres lieux engagés dans la démarche Église verte, afin de faire grandir la conscience écologique. Il est également revenu sur la rencontre des laïcs à Lourdes lors de l’assemblée plénière d’automne des évêques de France, ainsi que celle des délégués diocésains à la solidarité qui ont aussi réfléchi à cette question de l’écologie intégrale.

Stéphane Jourdain
Curé de Montigny-lès-Metz