Méditation du jour : vendredi 22 mai

Evangile du jour : La montée à Jérusalem

Très touchée par cette Méditation d’une moniale de Jérusalem des versets 20 à 23 du chapitre 16 de l’évangile de St Jean, je me permets, frères et sœurs, de vous la partager.

 « Le mystère pascal est celui d’un passage de la tristesse à la joie. À la veille de sa Passion, le Christ a le courage de prédire à ses disciples la peine et l’angoisse, mais aussi l’audace de leur annoncer la joie. Pourtant la peine que vont connaître les disciples n’est pas de celles qui se dissipent par enchantement au matin d’un jour nouveau : c’est leur espérance qui se brise à l’heure de la croix, avec le remords lancinant d’avoir trahi celui qui les a tant aimés. Comment une telle peine peut-elle laisser place à la joie que nul ne peut enlever ? Pour annoncer cette joie nouvelle, Jésus évoque la femme dont l’heure est venue d’enfanter, comme son heure à lui est venue de passer de ce monde au Père. «Quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de son angoisse, dans la joie qu’elle éprouve du fait qu’un être humain est né dans le monde.» Le propre de la joie pascale est de transformer jusqu’au souvenir de la peine. Celle-ci n’est pas niée. Au contraire, le Christ garde en son corps glorieux les marques de sa passion douloureuse. Mais elles sont devenues source de vie, et ne portent plus en elles aucune amertume, aucun poison qui détruirait lentement la joie : un enfant est né au monde. Ainsi, au matin de sa résurrection, le Christ n’a qu’une parole pour ses disciples qui ont renié : « Paix à vous ». Le secret de la joie est la miséricorde qui fait aujourd’hui pour nous toutes choses nouvelles. Elle est cet enfantement où Dieu se réjouit de nous voir renaître à la vie et ne se souvient plus du passé, afin de nous offrir la liberté de faire à présent le bien. Et cette joie-là, nul ne pourra jamais nous la ravir. »

Le Pape François nous dit que la Joie est la marque  du chrétien, « sans elle un chrétien  n’est pas chrétien » .A quelques jours de la Pentecôte ,écoutons son invitation à invoquer l’Esprit Saint  avec l’assurance renouvelée de ses dons: il nous apprend à aimer, il nous comble de joie et nous donne sa paix ».Demandons lui la grâce d’accueillir la joie intérieure, véritable don de l’Esprit , puisée à la source inépuisable  de l’Evangile, de la vivre , de la cultiver chaque jour, heureux ou malheureux ,et d’en rayonner .

« Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète » (Jean 15,9-11)

Danielle Schuck