Editos

60 ans déjà !

Durant les mois à venir et pendant quelque temps encore en 2021, nous commémorerons les 60 ans de l’église Saint-Pierre-aux-Liens. Cette église possède une histoire singulière.

En effet, le quartier, d’abord appelé « Moulins-Alger », devint en 1969 « Moulins-Saint-Pierre ». L’accroissement continu de sa population justifia dès avant-guerre la construction d’une école qui prit le nom de « Paul Verlaine ». C’est à partir de 1947, avec l’acquisition d’un terrain proche de cette école, que l’idée de construire une église fut lancée.

C’est au chanoine Zimmermann, curé de la paroisse St-Joseph de Montigny dont dépendait alors le quartier sur le plan religieux, que revint la charge de conduire à bien le projet. Le curé confia cette mission à l’un de ses jeunes vicaires, l’abbé Théophile Louis. Ce dernier contacta alors son ami l’architecte Robert Ochs à qui il demanda d’établir un projet à la fois simple et original. L’homme de l’art s’inspira pour ce faire des églises romanes de Toscane et le premier coup de pioche fut donné en 1950. Pour des raisons inexpliquées, tous les habitants « d’Alger » vinrent avec pioches, pelles, brouettes travailler à l’édification de leur église, ceci avec un enthousiasme qui jamais ne se démentira.

C’est le 3 mai 1951 que la première pierre fut posée par Mgr Heintz, évêque de Metz. La crypte réalisée fut ouverte au culte en 1954. La dédicace officielle de l’église eut lieu les 24 et 25 septembre 1960, l’édifice fut alors placé sous la protection de Saint-Pierre-aux-Liens. Les derniers travaux – vitraux, dallages… s’achèveront en 1967. L’aventure aura duré 17 ans et celui qui en a été le responsable, l’animateur infatigable, le Père Théophile Louis devint le premier curé de la nouvelle paroisse.

Aujourd’hui « Moulins-Saint-Pierre » a vu grandir à ses côtés un nouveau quartier dit « Les Trois Haies », les deux entités rassemblent plus de 3000 habitants, disposent d’une église dotée grâce à l’initiative de la municipalité d’un parking spacieux et récemment d’un beau parvis aménagé pour donner accès aux personnes à mobilité réduite.

C’est maintenant le Père Stéphane Jourdain qui est en charge de la paroisse St-Pierre-aux-Liens, à l’intérieur de la communauté de paroisses créée avec St-Joseph et Ste-Jeanne-d’Arc de Montigny-les-Metz. Nous devons à nos aînés, soudés autour des différents prêtres qui se sont succédé, cette magnifique Maison de prière. Serons-nous capables, dans le présent et à l’avenir, de suivre leurs traces en confortant la communauté chrétienne que nous formons ?

Jean-Marie Maillard,
président du Conseil de Fabrique de Saint-Pierre-aux-Liens


Un été insolite

Avec la crise sanitaire de Covid-19 que traverse notre monde actuellement, l’incertitude et l’inquiétude tracassent l’esprit de plus d’un. Pendant que beaucoup de secteurs d’activités sont en arrêt ou tournent au ralenti, le temps quant à lui poursuit son cours. Il ne peut “suspendre son vol” selon le vœu d’Alphonse de Lamartine exprimé dans le Lac.

Nous voici en été qui, en temps normal, devait être un moment de détente au cours duquel l’on peut voyager librement d’un endroit à l’autre ; rencontrer des parents, des frères et sœurs, des amis, … Autant d’aises que l’on ne peut se permettre pendant cet été 2020, vu les circonstances actuelles de la crise sanitaire. Quoi qu’il en soit, le temps poursuit son cours et après cet été, le moment de la reprise des activités arrivera. Certains seront appelés à d’autres fonctions, ici ou ailleurs.

Faisant partie de ceux qui seront appelés à exercer leur mission dans d’autres lieux, précisément dans mon pays d’origine, le Togo, je me permets de passer par ce canal (de l’éditorial de la feuille paroissiale), pour porter cela à votre connaissance. Je rends grâce au Seigneur pour les trois années que j’ai passées parmi vous, dans la communauté de paroisses Saint Privat. Je remercie l’Evêque, Monseigneur Jean-Christophe Lagleize, son Auxiliaire, Monseigneur Jean-Pierre Vuillemin, les Vicaires généraux et épiscopaux, le Recteur du Séminaire, Pascal Sarjas, le conseil presbytéral, le Curé Stéphane Jourdain qui m’ont accueilli et accompagné durant mon séjour dans le diocèse de Metz. Je remercie aussi les autres prêtres de la communauté de Paroisses Saint Privat : Joseph Kozlowski, Jean-François Mertz, Stéphane Adam, Hervé Rollin, Albert Blum, et le Diacre Serge Simonin, tous compagnons de route sur le champ pastoral. Je remercie aussi tous les membres des Conseils de Fabrique, les membres de toutes les équipes engagées pour divers services dans la communauté des 3 paroisses. Vous tous, paroissiens, amis et sympathisants, je vous remercie pour vos diverses marques d’attention et de soutien. Je me recommande à vos prières et vous assure des miennes pour vous. Je suis là jusqu’à fin septembre. Mais puisque les circonstances actuelles ne permettent pas un grand rassemblement, je passe d’ores et déjà par ce canal pour vous exprimer ma reconnaissance. Merci au Curé qui m’a donné l’occasion d’entrer ainsi en contact avec vous. Que le Seigneur vous bénisse et protège tous.

Restons toujours en union de prières, les uns pour les autres !

Abbé Dieudonné W. TALAKAENA


Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour

La crise sanitaire, humanitaire et sociale que nous traversons depuis maintenant quelques mois a chamboulé la vie de nombreuses personnes. La vie en confinement a été pour certains l’occasion de profiter de retrouvailles avec le noyau dur de sa famille, parfois avec soi-même, et donné le temps de prendre soin des siens.

Elle a été pour d’autres une terrible épreuve, celle de devoir résoudre l’équation impossible entre les enfants, le travail, les tâches ménagères, l’inquiétude grandissante de la maladie qui frappait nos voisins et parfois même à notre porte.

Il y a aussi eu la solitude, l’attente interminable du prochain repas de famille où nous pourrions enfin revoir les nôtres. Des personnes se sont retrouvées sans emploi. Enfin, d’autres ont malheureusement fait face à l’incompréhension de ne pouvoir faire dignement leurs adieux à leurs proches.

En cette période, plus que jamais, croyons en Lui. Le Christ lui-même nous apprend à prier ainsi : « Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour ». Oui, malgré tout ce qui survient en cette période sombre, nous recevons notre pain quotidien. Nous pensons parfois ne pas être à la hauteur de ce qui nous attend, ou ne pas en recevoir assez ; pourtant le Seigneur a déjà tout prévu.

Je vous invite à recevoir et à célébrer chaque jour que Dieu fait. Sachons apprécier les petits bonheurs simples : un rayon de soleil, ou au contraire la pluie rafraîchissante avant la canicule qui nous guette. Apprécions notre santé, notre travail, notre famille, tout ce que nous avons qui permet d’aider ceux qui en ont moins.

Marylou Wengert


En action de grâce

« Je ne cesse de rendre grâces pour vous, faisant mention de vous dans mes prières », dit St Paul aux Ephésiens (1, 16). Dans l’épître à Timothée, il exhorte, « avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes » (1 Tim 2, 1).

Alors chers frères et sœurs, accueillons cette invitation de St Paul en vivant dans nos trois paroisses de la communauté St Privat, une messe d’action de grâce le week-end prochain. Pour confier au Seigneur tous ceux et celles qui se sont investis sans compter au service de chacun et de tous pendant ce temps de confinement, pour leur dire tout simplement MERCI et BRAVO !

En première intention, nos pensées iront spontanément vers tous les soignants qui, au péril de leur vie parfois, ont mis toute leur énergie et leurs compétences pour préserver et sauver la vie du plus grand nombre. De nombreuses autres professions sont également restées très mobilisées pour nous rendre la vie douce et confortable, pour assurer la continuité de divers services. Nous n’oublierons pas tous les bénévoles qui, dans l’anonymat et la discrétion, ont pris soin des sans-abris, des étudiants éloignés de leurs familles, de leurs proches âgés et/ou malades, de leurs amis ou voisins isolés, etc.

Que de belles initiatives solidaires et généreuses, empreintes d’une grande créativité parfois, ont fleuri ici et là ! Nous offrirons au Seigneur tous les prénoms et les visages de ceux que nous portons tout particulièrement dans nos cœurs en lui demandant de les bénir et de les entourer de sa tendresse, de restaurer leurs forces et de garder intact leur souci de l’Autre.

Jésus rend souvent grâce au Père qu’il voit à l’œuvre dans ses enfants. Jésus loue le Père, le bénit, le reconnaît dans ses frères. Il nous apprend la gratitude. La prière d’action de grâce s’apprend à l’école de Jésus doux et humble de cœur. Au-delà de cette messe, empruntons régulièrement avec Lui un chemin de reconnaissance ; reconnaissance exprimée dans nos « mercis », mais aussi en relevant chaque jour l’action du Christ en nous et autour de nous.

Danielle SCHUCK
membre de l’ECP


Même pas peur !

 

Ne croyez pas que je joue les fanfarons ! Ou que je sois inconscient !  Mais au final, j’assume cette sentence qui nous rappelle les mots mêmes de Jésus : « N’ayez pas peur » ! N’ayez pas peur, car vous ne serez jamais seuls. Je vous enverrai une force, celle de mon Esprit Saint qui sera avec vous tous les jours nous dit le Christ à travers ses différents discours.

Et l’épisode pandémique que nous avons vécu nous a montré combien de personnes, malgré la crainte d’être malades, ont bravé cette peur, ou ont vécu avec elle, mais ne se sont pas laissés contaminer par elle : médecins, personnels soignant, chercheurs, routiers, caissiers, … J’arrête là la trop longue liste. Les médias ont décliné à l’envie toutes ces professions qui ont permis à notre pays de traverser, vaille que vaille, cette crise.

La peur a souvent pour conséquence de nous renfermer sur nous même, de nous faire voir ce que nous risquons de perdre ! L’Esprit-Saint, au contraire, est celui qui nous ouvre aux autres. Sans peur pour nous, ou plutôt sans considérer que l’autre a moins de prix que moi. L’Esprit-Saint nous pousse à nous dépasser, au service de Dieu, c’est-à-dire au service de nos frères. Et personnellement, je relis toutes ces actions de charité, de fraternité, de service que nous avons vues comme un geste fort de l’Esprit-Saint dans le cœur des hommes.

Tous les hommes de bonne volonté, nous rappelle le Concile Vatican II, peuvent se voir transformer par la grâce divine qui agit invisiblement dans leur cœur. « L’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’être associé au mystère pascal », c’est-à-dire de vivre de la vie de Dieu, de vivre de son amour et de le partager à tous.

En ces jours où la vie reprend dans notre pays, n’ayons pas peur, mais, en nous protégeant, en respectant les consignes sanitaires, osons vivre cette fraternité, osons témoigner de l’Amour de Dieu à travers nos vies. C’est l’Esprit-Saint qui nous y pousse, c’est lui qui nous soutient ! Viens, Saint Esprit…

Stéphane Jourdain, curé


Impensable !

Impensable : Ce qui est arrivé au monde depuis quelques mois était tout bonnement impensable. Aucun film catastrophe ne nous y avait préparé. Quel scénariste, le plus créatif fût-il, aurait pu imaginer que nous resterions confinés chez nous pendant deux mois ? Il a pourtant suffi d’un virus microscopique pour nous rappeler à notre réalité : l’homme est mortel.

Nous qui rêvions de toute puissance, de vie quasi éternelle, prolongée par les mystères de la science ou de la technique, nous voici face à de sérieuses limites. Et pourtant, chrétiens au cœur de ces semaines de confinement, nous avons célébré les fêtes de Pâques. Comme jamais auparavant nous ne l’avions fait. Et nous avons redécouvert la passion, avec son sens plénier pour certaines familles touchées plus particulièrement. Avec des situations humaines complexes à vivre pour d’autres.

Mais en célébrant Pâques, nous avons aussi redit que la mort n’est jamais victorieuse. Que la résurrection de Jésus nous ouvre un avenir. Nous avons affirmé avec force que rien n’était plus fort que la vie. Face à la menace mondiale, nous refusons l’abattement, et comme chrétiens, nous voulons porter ce message d’espérance : Il y aura un après.

Et comme croyants, nous voulons préparer cet après ! et travailler à rendre notre monde plus juste, plus beau, plus humain, plus fraternel, comme nous l’a fait découvrir cette pandémie. « Tous, vous ne faites plus qu’un dans le Christ Jésus » s’écrit l’apôtre Paul dans la lettre aux Galates. C’est peut-être maintenant le temps de le dire largement, et de continuer à le vivre comme nous l’avons fait au cours de ce confinement.

Oui, finalement, qui aurait pensé il y a quelques mois que nous étions capables de tant de fraternité et de solidarité ? Impensable ? Réalisable plutôt !

Stéphane Jourdain, curé


Le déconfinement… et après ?

Le 11 mai (si tant est qu’on puisse être déconfinés ce jour-là) ne sonnera pas encore comme une libération pour les catholiques qui devront attendre (si tout va bien toujours) le 2 juin pour se retrouver (dans des conditions que nous ne connaissons pas encore) et célébrer ensemble l’eucharistie. Beaucoup de conditionnels encore !

C’est que ce virus ne nous a pas épargnés. Et qu’il continue de faire des victimes. Mes pensées vont vers ces contrées dont les médias ne nous parlent pas, ou si peu : l’Afrique, les pays de l’Est, l’Amérique du Sud, l’Inde… les pays pauvres, en guerre… Mes pensées vont aussi vers les plus démunis d’entre nous, au cœur même de nos sociétés. Certains continuent de venir frapper à la porte du presbytère, mais il faut reconnaître qu’ils sont moins nombreux en ce moment. Quand la présence des SDF ne se remarque plus, c’est soit très bon signe… soit dramatique ! Mes pensées vont également vers les personnes qui vivent à plusieurs générations dans de petits espaces, vers ceux qui n’ont pas de quoi manger normalement avec la baisse des salaires et l’augmentation du coût de la vie. Sans oublier bien sûr les soignants, en première ligne, et ceux qui nous permettent de continuer à vivre quasi normalement en ce moment.

Alors parler de la date de la messe, est-ce normal, décent ? Comme si, ainsi que me le disait une amie, « l’Eglise se résumait à la messe ». Et c’est vrai que les réseaux sociaux ne parlent plus que de cela. Ubi caritas et amor, ubi caritas, Deus ibi est (Où sont amour et charité, Dieu est présent !) nous invitent à fredonner la tradition chrétienne et la communauté de Taizé, à la suite de St Jean. Alors la question de la messe… Et pourtant ce choix de date me dérange.

On me répliquera qu’il faut relancer l’économie, afin de sauver des gens. Et que la messe, tout en étant importante, n’est pas du même ordre. Et objectivement, à Montigny ou Moulins-St Pierre, peu de nos paroissiens sont vraiment démunis… En outre, les normes sanitaires imposent la prudence.

Sans rien renier de ce que j’ai écris plus haut, j’accepte ces remarques, en relevant cependant qu’après avoir parlé longtemps du monde d’après, après avoir glosé durant des semaines pour dire que “l’après” ne pourrait plus être comme avant, on relance l’économie. Sans prendre en compte les autres dimensions humaines. Sans se préoccuper de l’écologie (alors qu’on continue de se gargariser des baisses notables de la pollution suite à l’arrête des productions dans le monde) par exemple. L’économie continue de primer sur l’humain, sur le relationnel. Et les marchés, magasins ouvrent alors que les églises restent fermées. Alors que rien (ou si peu) est dit sur la solidarité à faire vivre avec les plus pauvres.

Je sais que je me montre chafouin, d’autant plus que je n’ai pas de solution miracle à proposer. Mais l’interpellation me semble devoir se poser. “L’après” n’est-il qu’un “avant” ripoliné ? Ou alors pouvons-nous changer de société, sans mettre l’économie seule en première ligne ? Oui, certainement que vous me prendrez pour un rêveur, mais au-delà de la date de reprise ou non des messes, c’est cet accent mis sur l’économie à sauver qui me dérange. Et pour ma part, tant mieux. Cet inconfort ne peut que m’aider à me convertir un peu plus… et à m’ouvrir toujours plus à mon prochain.

Stéphane Jourdain

PS : si vous voulez poursuivre la réflexion, n’hésitez pas à m’écrire : s.jourdain@stprivat.com

 

 


11 mai : la libération, une renaissance !

Nous étions habitués à fêter la libération le 8 mai. Puis le 9 mai, la journée de l’Europe, fériée au Luxembourg par exemple. Cette année, la libération sera le 11 mai. Pour les plus vigoureux, et sous conditions… Le 11 mai sera donc un jour de fête. Un jour de recommencement. On commencera cette libération par le plaisir d’aller travailler, de retrouver ses amis, de reprendre ses activités habituelles. Les enfants retourneront à l’école, avec la joie de revoir leurs camarades.

Qui aurait imaginé il y a quelques  semaine encore que notre vie serait mise sous cloche (elles sont revenues de Rome, alors utilisons-les) pendant 2 mois. Avec cette peur d’un ennemi invisible, ou chaque être et chaque chose peut se transformer en vecteur de propagation ? Mais voilà que la réalité nous a rattrapé, pire que dans les films catastrophe que le cinéma nous a délivrés pendant des années. Alors oui, le 11 mai, à n’en pas douter, il y aura des retrouvailles de travail, d’enseignement, de jeux, de partage. Des retrouvailles familiales, amicales, avec toujours en arrière plan la crainte de la contamination. Une “libération sous conditions” !

Chers amis, il m’apparaît de plus en plus clairement qu’à travers cette pandémie, l’homme se redécouvre vivant ! Nous avions peut-être perdu de vue cette réalité, nous imaginant soit invincibles (quand la maladie ne frappait pas directement à notre porte), ou alors par habitude, en étant bien insérés dans une routine routinière (oui, j’insiste !). Certains vivaient sans trop de goût, vivotaient quoi. A n’en pas douter, cette crise sanitaire aura réveillé nos consciences, nous aura permis de ne plus considérer comme acquis toutes nos richesses, personnelles ou collectives. A quelques heures de Pâques, je ne peux que penser à cette famille, déracinée, dont la mère était enceinte. Et voilà qu’au moment d’accoucher, cette famille n’était pas chez elle. Que personne ne l’a accueillie ! La maman a du accoucher toute seule, avec l’aide de son mari, dans une étable où ils avaient trouvé refuge, n’ayant pour compagnie qu’un âne et un bœuf. 33 ans plus tard, cette mère tenait entre ses mains son fils, crucifié sur une croix. Et voilà que 3 jours plus tard, son fils se présente, Vivant, à tous ses amis…

Le 11 mai, nous approcherons de la fête de l’ascension. Nous nous souviendrons de Jésus qui monte au ciel, nous laissant la mission de l’annoncer, de changer de le monde, de le réveiller, de lui ouvrir une nouvelle vie… Et si nous nous saisissions de cette date pour y réfléchir, pour trouver comment partager ce que nous avons vécu de beau, pour annoncer cette espérance d’une vie qui ne se limite pas à un horizon terrestre, mais d’une vie à vivre pleinement, une vie à partager avec la richesse de toutes les relations que nous pouvons tisser ? Si nous prenions conscience de la chance qui est la nôtre pour la partager à tous, et semer dans le monde les graines de la beauté, de la vérité et de la bonté que nous avons en nous ? Comme pour une naissance, pour cette renaissance, il nous reste un mois pour nous préparer…

Stéphane Jourdain


Inédit !

Cette année, chers amis, la fête de Pâques va se passer dans un cadre inédit ! Aucun d’entre nous, y compris les plus anciens de nos paroissiens, n’a jamais vécu les fêtes de Pâques telles que nous nous apprêtons à les vivre. En fait, depuis quelques semaines maintenant, nous vivons le samedi saint. Ce jour du silence de Dieu. Ce jour où l’Eglise ne célèbre pas la messe, où l’on ne communie pas.

Certes, nous, les prêtres, nous célébrons tous, aux intentions qui étaient enregistrées, pour les morts, pour les intentions qu’on nous confie par téléphone ou par mail… Mais pour nous comme pour vous, c’est inhabituel. Pas de fidèles, personne pour répondre lors de la messe, c’est rare, et avouons-le, déstabilisant quand c’est le dimanche, un jour de fête… Et pour vous, même pour les plus assidus aux messes retransmises à la télévision, sur internet ou à la radio, il “manque” la communion. Rien n’est pareil à ce que nous vivons d’habitude. Cette épidémie nous oblige à changer notre manière de nous situer.

Cette année avait pourtant bien commencée, sous l’égide du jubilé des 800 ans de la cathédrale de Metz, qui nous invitait à être des « Disciples du Christ, Missionnaires de sa lumière ». Et de manière paradoxale, j’ose espérer qu’elle se prolonge à travers cette épreuve. Car nous sommes comme les disciples du Christ, perdus le samedi saint, dans l’interrogation de leur avenir. Certes, à la différence de Pierre et de ses compagnons, nous savons, nous, que tout repartira. Mais cette attente, cette indécision, elle nous rapproche de ce qu’ont vécu ces hommes qui avaient tant espéré de leur maître. Certes, pour eux ça n’a duré qu’un jour… Mais quel chamboulement le jour de Pâques. Quand il leur a fallu accepter de changer leur manière de penser, quand il leur a fallu imaginer un avenir différent. Entre Pâques et la Pentecôte, ce moment où les disciples sont sortis pour annoncer le Christ, il y a eu encore du temps, où ils ont instauré un autre rapport avec lui. Eux qui le touchaient habituellement, qui l’entendaient directement, ont dû apprendre à vivre différemment avec Jésus ressuscité…

Un peu comme nous aujourd’hui… Vivre votre foi sans communier pour l’instant, en prenant pourquoi pas le temps de méditer les Écritures, comme les disciples d’Emmaüs. Ou alors en osant lire la prière eucharistique, en essayant de la comprendre, de l’analyser. En décortiquant le Credo, ce symbole (et ce n’est pas rien un symbole) de notre foi. En lisant un évangile en entier, en découvrant la prière des heures (le bréviaire, qui n’est pas réservé aux clercs)… En faisant un partage biblique par téléphone avec des amis ? « La Parole et l’Eucharistie sont corrélées intimement au point de ne pouvoir être comprises l’une sans l’autre : la Parole de Dieu se fait chair sacramentelle dans l’événement eucharistique. L’Eucharistie nous ouvre à l’intelligence de la Sainte Écriture, comme la Sainte Écriture illumine et explique à son tour le Mystère eucharistique. » (Benoît XVI, Verbum Domini, n°55)

Alors oui, cette semaine sainte, cette fête de Pâques vers laquelle nous nous acheminons est inédite, car elle nous invite à vivre autrement. A Pâques, le tombeau éclate, les obstacles qui empêchaient de reconnaître Jésus comme le Fils de Dieu disparaissent. Et si nous mettions cette période de confinement à profit pour que cet inédit se produise à nouveau dans nos vies ? En attendant de sortir dans les rues, et d’être pleinement « missionnaires de sa lumière », #RestezChezVous et prenez soin de vous, corps et âme…

Votre curé,
Stéphane Jourdain

 


La Vie Consacrée

Le 2 février, l’Eglise fête la vie Consacrée. A cette occasion, nous avons voulu donner la parole à 2 consacrées de notre communauté de Paroisses…

Nous sommes deux Sœurs de la congrégation des Sœurs de la Charité de Strasbourg fondée en 1734 par le cardinal de Rohan. Son but : collaborer à l’évangélisation du monde par le service des pauvres et des malades selon l’esprit de Saint Vincent de Paul.

Jésus s’est identifié aux pauvres : « J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger ».(Mt 25). Cet amour de Dieu dont je suis aimée, je veux le partager, le communiquer, comme il est dit dans notre Règle de Vie : « A travers les pauvres gestes humains, c’est l’amour de Dieu qui agit ».

Les voeux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance, les prières en commun, l’oraison quotidienne, la lecture spirituelle sont pour nous essentiels. A l’exemple de Saint Vincent de Paul et de son expérience spirituelle particulière où prière et action sont animées d’un même élan : plus la Sœur doit agir au dehors, plus il l’invite à vivre en Jésus-Christ.

Pour faire face à l’évolution de la société et à la diminution du nombre des Sœurs, la congrégation a créé en l’an 2000 la Fondation Saint Vincent de Paul pour gérer l’ensemble des oeuvres de la congrégation et pour continuer à y faire vivre l’esprit de Saint Vincent de Paul. « Pour nous, la dignité de tout homme n’est pas un concept, mais une action et un combat ». (extrait de la Charte de la Fondation)

Notre congrégation fait partie d’une Fédération de treize congrégations issues de la nôtre (surtout présentes en Allemagne et en Autriche). La Fédération a des projets de regroupements qui s’imposent ou se dessineront. Nos quotidiens peuvent être différents, nos œuvres variées, mais c’est ensemble que nous marquerons cette nouvelle décennie au service des plus fragiles à travers le monde.

Soeur Marie-Edith et Soeur Thérèse – Maison de la Sainte Famille


LE BAPTÊME

Sept sacrements marquent les moments décisifs d’une vie humaine appelée à être vécue avec le Christ. Les trois sacrements de l’initiation chrétienne (le baptême, l’eucharistie et la confirmation) permettent d’entrer dans le mystère du Christ mort et ressuscité et de grandir dans la Foi. Les sacrements de guérison (la réconciliation et l’onction des malades) ouvrent un chemin d’espérance, tandis que les sacrements de l’engagement (l’ordre et le mariage) consacrent des choix de vie.

On ne naît pas chrétien. On le devient : le baptême est le sacrement de la naissance à la vie chrétienne. Par le baptême, l’enfant entre dans une communauté bien plus large que sa famille, dans cette communauté qui forme le corps du Christ. « Nous sommes le corps du Christ et chacun de nous est un membre de ce corps ». Nous, baptisés, nous sommes les pierres vivantes qui construisons l’Eglise. Nous participons à l’activité apostolique et missionnaire du Peuple de Dieu.

Dans notre communauté Saint Privat, l’équipe “Baptême” – composée actuellement de six membres – accueille et accompagne les familles qui demandent le sacrement de baptême pour leurs très jeunes enfants. L’équipe Baptême écoute, se laisse interpeller. Elle est à même de recueillir l’expression d’une foi profonde tout autant que la gêne de ne plus maîtriser le vocabulaire, les codes de notre Eglise. Au cours de l’année 2019, 60 baptêmes ont été célébrés dans nos trois églises (Saint-Joseph, Sainte Jeanne d’Arc et Moulins Saint-Pierre).

Demander le baptême est un appel, une recherche de sens, d’un socle. Ce n’est pas la volonté seule qui est à l’œuvre, c’est la remise en question de nos cadres de référence. Le baptême n’est pas une simple formalité. C’est une option. C’est endosser la mission d’amour que nous propose le Christ : « Aimez-vous les uns les autres ». Et c’est une démarche que l’on peut faire à tout âge.

Magnifique programme pour cette année 2020 qui débute.

Michèle  Eckstein


Noël ?

Quel est le sens de la fête de Noël en 2019 ? Dans une société marquée par la consommation, c’est, bien sûr, faire des cadeaux, un bon repas, une course au “toujours plus, toujours mieux…”.

Quel contraste avec ce petit, couché dans une crèche, car il n’y avait pas de place pour lui et ses parents dans la salle d’hôtes de Bethléem.

Joseph avait reçu de l’Ange l’ordre de lui donner le nom de JÉSUS , c’est-à-dire DIEU SAUVE. En ce beau jour où notre Créateur vient à notre rencontre par ce petit bébé tout fragile, couché dans une mangeoire, n’est-ce pas le plus beau cadeau jamais réalisé depuis la Création ?

Aujourd’hui, c’est bien le Seigneur qui nous invite, chacune et chacun, à venir à Sa rencontre, comme ce fut le cas pour les bergers et les rois mages. En ce jour de Noël, nous venons chercher Dieu présent dans ce qu’il y a de plus fragile.

Mais qu’est-ce que cela change dans ma vie ? Mgr Gobillard, évêque auxiliaire de Lyon, écrit : « La religion chrétienne n’est pas une religion écrasante, elle n’est pas non plus une morale, mais la rencontre avec une personne, et cette rencontre commence toujours, d’une certaine manière, dans le silence et l’humilité de la crèche. »[1]

Si nous acceptons de faire silence et d’ouvrir notre coeur à Celui qui vient à Noël, si nous croyons que Jésus est le Sauveur, alors Il viendra habiter notre être tout entier, il viendra agir en nous pour que nous agissions avec Lui. Et si parfois nous sommes pris par le doute, si nous avons peur de laisser Jésus vivre en nous, regardons vers Marie, qui, maternellement, nous dit : « Laisse-toi aimer ».

Oui, Noël est bien l’histoire de l’Amour infini de Dieu pour chacune et chacun de nous.

Gérard Kintzig

[1] Mgr Gobillard, Dieu a besoin de toi…oui,toi !


Le calendrier de l’Avent sous toutes ses formes !

Le saviez-vous ? La tradition du calendrier de l’Avent prend sa source en Allemagne au 19ème siècle.  Certaines familles protestantes avaient coutume de mettre, chaque matin, une image pieuse au mur, et cela du premier dimanche de l’Avent au jour de Noël. Créé par un père de famille pour faire patienter ses enfants, le premier calendrier de l’Avent avec ses petites portes ou fenêtres à ouvrir, qui cachent une image ou un objet, est apparu au début du 20ème siècle.
Nous voici bien éloignés de l’esprit initial ! Une multitude de calendriers dits de l’Avent envahissent le marché, donnant une dimension mercantile à ce temps d’attente…. de la naissance du Sauveur.
L’Équipe de Coordination Pastorale vous invite à redonner du sens à ce temps de l’Avent 2019, en renouvelant l’opération « Calendrier de l’Avent inversé » ! Invitation à faire rimer Solidarité avec Créativité, Générosité, Simplicité !
Comment ? Préparons un produit fait maison (confiture, breddeles…) un produit d’hygiène, un foulard, un petit bijou fantaisie ou un jouet, en bel état, puisés dans nos armoires ou tout autre cadeau du cœur ! Glissons ce ou ces présents dans un emballage transparent pour personnaliser la distribution par les membres de la Conférence St Vincent de Paul et du Secours Catholique aux bénéficiaires, début janvier 2020 ! (Si vous n’avez pas d’emballage transparent, un atelier d’emballage sera proposé, ouvert aux volontaires, dans
les locaux de la banque alimentaire.)
Dès le premier dimanche de l’Avent et jusqu’au 24 décembre, déposons nos trésors dans la malle ou le panier prévus à cet effet dans les 3 églises.

Être des semeurs d’étoiles… dans les cœurs, dans les yeux de ceux qui
accueilleront vos cadeaux du cœur, ça vous tente ?

« Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. »

Danielle SCHUCK,
pour l’équipe de coordination pastorale


“Chanter, c’est prier deux fois”

C’est à Saint Augustin qu’est attribuée la citation « Qui bien chante, deux fois prie ». Derrière cette affirmation, il y a là le cœur du chant sacré. C’est par les sons que l’on crée l’émotion qui aide à nous tenir au plus proche de l’autel. Dans cette posture, la beauté tient une place de choix car elle est le reflet d’une émotion transmise des choristes à l’assemblée.

De tout temps les croyants ont chanté leur foi, se sont adressés à Dieu par des chants. Les psaumes en témoignent. Le chant fait partie intégrante de la vie liturgique du peuple de Dieu.

Chanter en chœur, c’est chanter soi-même avec les autres. Chaque choriste est chanteur. C’est une individualité qui se met en résonance avec d’autres individualités pour former une seule voix. Le chant permet de prier non seulement avec la tête et le cœur, mais avec le corps tout entier. Prière contenue dans les paroles et exprimée par la musique.

Le chant peut rapprocher de Dieu, il permet d’unir des gens malgré leurs différences. Il transmet aussi la foi. Nous ne prêtons pas toujours attention aux paroles des chants religieux que nous entendons, pourtant elles irradient la vérité de l’Évangile. Le chant élève les âmes.

Quand on chante c’est tout le corps qui est mobilisé, on prie avec tout son être. Le chant donne la possibilité d’exprimer toutes formes d’émotions : la joie, la paix, et aussi la tristesse, la colère… Nous pouvons ainsi exprimer notre prière à Dieu notre Père : une louange, une action de grâce, une demande de pardon.

Le chant, et donc la chorale, permettent à l’assemblée d’entrer en célébration afin de supplier Dieu, de lui rendre grâce. N’hésitez pas, venez rejoindre la chorale en tant que chanteur ou animateur.

Pierre Demathieu


Vivre la Solidarité

 

Cours de langue pour les migrants :

Nombreux sont les étrangers qui fréquentent la Maison de la Solidarité, 6 Bd Paixhans à Metz. Ils viennent d’Asie, d’Afrique, des pays de l’Est… et sont arrivés à Metz en avion, en camion, à pied… Ainsi tel Afghan a séjourné dans différents pays ; il parle pachtou, dari, turc, un peu d’anglais, parfaitement l’allemand maintenant, et désire apprendre le français ; son pays, il l’a quitté il y a quelques années. Certaines personnes sont parties de chez elles pour sauver leur vie : « J’ai sauté par la fenêtre ; les talibans entrés chez nous ont tué mon père, mon oncle, mon frère ». D’autres espèrent trouver une vie meilleure. Telle Brésilienne rejoint son mari, ingénieur à Metz.

Tous ceux qui viennent aux cours de la Pastorale des migrants sont en possession de leurs papiers délivrés par la préfecture. Vous, les gens d’ici, vous ennuyez-vous ? Voulez-vous découvrir la gentillesse de nos étudiants ? Rejoignez-nous pour transmettre notre langue. La responsable, Corinne Maury (07.66.56.17.44 ) vous accueillera.

Malou Miltgen.

Le Secours Catholique :

Les samedi 23 et dimanche 24 novembre, la quête réalisée durant la messe sera destinée, comme chaque année, au Secours Catholique. Organisation internationale, le Secours Catholique est présent en Moselle et en Meuse à travers une délégation de 12 salariés et de 53 équipes locales.

A Montigny, des bénévoles accueillent sur rendez-vous des personnes en difficulté afin de les écouter, de comprendre les besoins puis d’agir avec elles pour reconstruire un projet de vie. Vous pouvez prendre rendez-vous par téléphone au 06 49 47 97 14 (RV les mardis matins).

St Vincent de Paul, les équipes St Vincent et l’association Ziendi :

Au sein de nos communautés, ces instances interviennent également pour soutenir les personnes en situation de fragilité (voir les informations paroissiales).


Appelés à la sainteté

Après ma conversion je me posais une question lancinante : comment devenir sainte ? Cela me paraissait une injonction. « A l’exemple du Saint qui vous a appelés, devenez saints vous aussi » (1 P 1,15). Quel programme ! J’étais si loin de celles et ceux dont j’avais lu la biographie ! Ça n’était pas pour moi. Et puis je n’avais pas envie de finir comme les saints martyrs.  Quelle attitude avoir ? Que faire ? Comment être ? Dans quel moule me couler ? J’étais dans l’angoisse. Le Seigneur allait-il tout changer en moi ?

Un jour, entrant dans une église de campagne, je regardais les statues comme je ne les avais jamais vues. Sainte Jeanne d’Arc dans son armure, saint Benoît dans sa robe de moine, sainte Thérèse en habit de carmélite, le saint Curé d’Ars dans ses vêtements de prêtre… Tous différents. Je compris alors qu’il n’y avait pas de moule dans lequel il fallait se glisser. Je compris aussi que Dieu respecte la personnalité, l’originalité de chacun. C’est son œuvre. Cétait un premier soulagement.

Pourtant, je continuais à me chercher des modèles. Il y a tant et tant de saints ! Il y a ceux dont le nom est inscrit sur le calendrier. Il y a ceux qui n’y figurent pas mais que l’Institution a béatifiés, canonisés. Il y a ceux dont l’Église n’a pas eu connaissance, mais que le Seigneur, Lui, connaît. Il y a ceux de l’Ancien Testament : Abraham, Sarah, Moïse… Chacun est unique.

Alors moi ? J’avais beau faire des efforts, je retombais dans mes travers ; faire tout ce qu’il fallait : aller à la messe, prier, faire des retraites, m’engager… je ne me trouvais pas meilleure. Et puis résonnait très fort en moi, cette partie du Gloria : « Toi seul est saint ». Entièrement d’accord, Seigneur. Mais alors, c’est quoi la sainteté ?

Petit à petit, je compris. « Si Toi seul est saint, Seigneur, c’est que Toi seul peut me conduire à le devenir. Par Ta grâce. » Alors, je cessai de me torturer et je dis au Seigneur : « Fais de moi ce que tu veux. Je veux être comme l’argile dans la main du potier. Je suis à Toi, je T’appartiens. Donne-moi Ton Esprit. » Et je Lui redis souvent cette prière. Et comme je suis sûre que le Seigneur m’entend…

Mais moi est-ce que je l’entends ? Est-ce que j’entends ses appels ? Je le fais si souvent à reculons ou en traînant les pieds ! Au temps de saint Paul, on appelait les chrétiens, les saints. C’est que nous sommes tous appelés à le devenir.

Et des saints chrétiens, nous en côtoyons. Il y en a dans notre communauté de paroisses. Ces chrétiens humbles, militants, proches de leurs frères, qui rendent service, qui font vivre l’Église… Ils sont comme le dit le Pape François, les saints de la porte d’à côté.

« J’aime voir la sainteté dans le patient peuple de Dieu : chez ces parents qui éduquent avec tant d’amour leurs enfants, chez ces hommes et ces femmes qui travaillent pour apporter le pain à la maison, chez les malades, chez les religieuses âgées qui continuent de sourire. Dans cette constance à aller de l’avant chaque jour, je vois la sainteté de l’Église militante. C’est cela, souvent, la sainteté ‘‘de la porte d’à côté’’, de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu, ou, pour employer une autre expression, ‘‘la classe moyenne de la sainteté. » (Exhortation apostolique Gaudete et Exsultate du Saint Père François)

Armelle Herfeld


La mission en plein coeur

Fin septembre, une délégation de douze chrétiens de notre communauté de paroisses Saint-Privat accompagnés de notre curé et de notre évêque auxiliaire s’est rendue au Congrès Mission à Paris, une rencontre de trois jours, dédiée à l’évangélisation pour ranimer la flamme missionnaire et arrêter l’érosion de la foi en France.

Les temps forts proposés, comme les veillées consacrées à la louange de Jésus, à l’Esprit Saint, à la prière confiante en Dieu pour nous tous et chacun, ont trouvé des sommets avec deux célébrations eucharistiques en présence de nombreux évêques et prêtres venus de toutes nos régions. Remplie d’une joie contagieuse, une Eglise dynamique de tout âge et d’un grand nombre de jeunes a témoigné de l’Esprit à l’œuvre dans notre monde, véritable levain dans la pâte de l’humanité.

En vue de favoriser notre réflexion, nous avions à notre disposition plus de 150 ateliers pour partager de nombreuses expériences missionnaires et aiguiser notre créativité ainsi que des conférences pour assouvir notre appétit spirituel, missionnaire et régénérer nos charismes. Un village d’initiatives, animé par les stands de nombreuses associations religieuses, a permis l’échange d’informations axées sur leur objet.

Notre mission chrétienne depuis notre baptême, c’est d’évangéliser. Evangéliser, c’est proposer une Rencontre avec le Christ dont il nous appartient de témoigner de ce qu’il a fait pour nous, dans notre vie, à commencer par notre propre conversion et comment il nous garde dans l’Espérance.

Pour créer les conditions de cette Rencontre avec le Christ, envisageons la relation de personne à personne car le champ d’action est le cœur de l’homme. Confié à l’Esprit Saint, évangéliser c’est rejoindre notre prochain en parlant sa langue, le regarder avec le même regard de compassion que le Seigneur.

A nous, ici et maintenant, disciples missionnaires, de rayonner dans l’annonce explicite du Christ mort sur la croix pour racheter nos péchés et vivant dans sa résurrection pour nous conduire à la Vie éternelle.

Plus d’infos sur : www.manifestemission.fr

Alain De Vos


Je souhaite ….  Nous souhaitons ….

 

Une Église vivante, accueillante,
Une Église à l’écoute, une Église qui transmet …

Le Pape François, dans son homélie sur la Parabole des talents (St Matthieu 25,14-30) nous rappelle que le Seigneur Jésus nous confie ses biens les plus précieux : Sa Parole, l’Eucharistie, la foi en notre Père, son pardon … en somme, beaucoup de choses. Voilà le patrimoine qui nous est confié :  non pas pour le conserver, mais pour l’accroître !
Il ne donne pas à tous les mêmes choses, ni de la même manière : Il nous connaît personnellement et Il nous confie ce qui est juste pour nous. Mais en tous, il y a quelque chose d’égal : la même immense confiance.

Chacun d’entre nous est invité à développer ces talents confiés, à les faire fructifier pour les mettre au service de l’Église que nous souhaitons et non d’enterrer ses capacités, ses possibilités, ses dons.

Ne nous laissons pas emprisonner par nos craintes.
Mettons-nous au service de notre Foi, de notre communauté.

Levons-nous pour dire : « Je suis là ! Que puis-je faire ? En quoi puis-je être utile ? »

Et partageons nos engagements avec notre conjoint, nos enfants et petits-enfants.

Geneviève Renaudin


Pourquoi une paroisse ?

La question se pose en effet. Quel est encore le sens de la paroisse dans une métropole où les déplacements sont facilités, dans un monde où le numérique prend de plus en plus de place (avec la possibilité de choisir ce qu’on veut où l’on veut sans bouger de chez soi), où chacun choisit ses engagements en pleine liberté et conscience ? La paroisse actuelle, modelée sur ce qui a existé au cours des siècles, voire du millénaire passé, n’est-elle pas totalement désuète ?

Vous imaginez bien que je ne vais pas vous dire que oui, que la paroisse ne sert plus à rien, qu’elle est dépassée. Quoique… La société actuelle nous invite à bouger, à évoluer, rapidement parfois, trop vite même à certains égards. Et elle oblige chaque paroisse à se réinventer, à ne pas en rester simplement à ses habitudes, mais au contraire, tout en respectant son histoire, à se mettre au service des habitants qui la composent.

Peut-être êtes-vous surpris de ce terme « habitants qui la composent ». Et pourtant c’est là que réside le nœud de nos paroisses : Elles ne sont pas faites que pour les chrétiens pratiquants habituels. Preuves en sont les mariages, communions, funérailles qui y sont célébrés. Tant de monde qu’on voit si peu à nos assemblées dominicales, mais qui pourtant forme aussi nos paroisses.

La richesse d’une paroisse n’est pas (seulement) dans le nombre des pratiquants ou des personnes engagées au service de la liturgie, des pauvres, des jeunes,… Elle n’est pas dans le décorum d’un bâtiment, aussi majestueux soit-il. Le richesse d’une paroisse, c’est cet ensemble d’habitants qui forment l’Église, qui nous rappellent, à travers leur pratique ou leur absence, à travers leurs engagements plus ou moins distants avec la communauté, que celle-ci n’est pas un ensemble fermé.

La paroisse nous invite à découvrir la diversité du Corps du Christ, elle nous décentre de nos groupes habituels, elle nous ouvre à notre frère ou notre sœur qui ne comprend rien à nos rites mais qui cherche à se rapprocher du Seigneur.

La paroisse, c’est cette portion de terre où le Christ se rend présent à travers son Église, c’est l’ensemble des dons et charismes qui sont mis en œuvre pour annoncer sa Bonne Nouvelle, pour dire à tous l’amour miséricordieux du Père pour ses enfants.

La paroisse, c’est finalement un appel à vivre, à la fois, les dimensions missionnaire et communautaire de l’Église. À accueillir, au-delà de notre cercle de confort, ceux qui sont autour de nous. À nous laisser interpeller par l’action de Dieu visible à travers les hommes et les femmes de bonne volonté. À nous laisser convertir par le Christ, vivant auprès de nous.

Je pourrais continuer longtemps. Les prophètes de malheur annoncent de manière récurrente la mort de la paroisse, proclamant une « Église-liquide » – en copiant les études sociologiques récentes – c’est-à-dire une Église diluée dans le monde, sans apparence, sans centre, sans Christ finalement. D’autres, plus technophiles, parlent d’une « Église hub », à la manière de ces ports sur les ordinateurs où l’on viendrait se brancher, changeant de place constamment, sans plus aucune racine pourrait-on croire…

Pourtant je crois que la paroisse, ou la communauté de paroisses qui en est la version étendue, a un avenir, parce qu’elle nous interpelle au plus près de notre existence de chaque jour. À travers nos voisins, à travers cette liturgie qui malgré ses limites nous met en relation avec Dieu, à travers les groupes de réflexion qui s’y retrouvent, à travers ces catéchumènes qui cheminent vers le baptême

La paroisse, c’est le lieu de l’inattendu, si j’ouvre mon regard et mon cœur. Certes, c’est le curé qui parle, allez-vous me rétorquer. Et si vous osiez essayer ? Si vous osiez vous lancer pour voir, pour sentir cette portion du Peuple de Dieu ? Si vous décidiez, cette année, d’essayer la paroisse ? Allez, en guise conclusion, je vous laisse méditer cet aphorisme : « Ceux qui pensent que c’est impossible sont priés de ne pas déranger ceux qui essaient »…

                                               Stéphane Jourdain, curé de vos paroisses


« Ce n’est qu’un au-revoir ! »

Dimanche 8 septembre, nous nous retrouverons en communauté de paroisses à l’église Sainte Jeanne d’Arc. J’avais annoncé à l’une d’entre vous qu’il s’agirait, entre autres, de ma messe de départ : « Ce n’est qu’un au-revoir ! », m’avait-elle répondu.

Même si Marie se fera discrète devant son Fils, en ce dimanche, le 8 septembre est aussi la fête de la Nativité de la Vierge : belle transition pour celui qui s’apprête à servir la paroisse « Notre-Dame » ! J’y serai installé comme curé la semaine suivante : 15 septembre, mémoire de Notre-Dame des Douleurs… j’espère que ce n’est pas de mauvais augure pour mes futures ouailles !

Le saint pape Jean XXIII disait que là où il mettait les pieds, il mettait aussi son cœur : il s’agit de ne pas avoir peur de nous lier sincèrement à ceux que nous servons, même si cet attachement rend toujours plus difficile le moment de l’au-revoir. C’est dans cet esprit que j’ai essayé de venir vers vous, au moment de ma nomination comme vicaire en 2011 ; c’est dans cet esprit que j’espère rejoindre les paroissiens de Notre-Dame. Même si notre ministère de prêtre nous fait passer régulièrement d’une communauté à une autre, aucune étape n’est jamais une parenthèse dans notre vie, et aucun d’entre vous ne peut jamais être qu’un quidam.

N’y voyez pas de corporatisme de mauvais aloi, si je rends grâce d’abord pour les curés qui m’ont accueilli et supporté : Bernard, qui a eu la délicate mission de me faire passer de la théorie à la pratique, du séminaire au terrain ; Stéphane qui a accepté ma présence en pointillés, ces trois dernières années, et qui m’a mis à contribution tout en respectant les exigences de mes autres missions. J’ai apprécié la vie fraternelle offerte par mes confrères.

Je rends grâce au Seigneur pour chacune et chacun d’entre vous, que nous ayons eu l’occasion de collaborer plus étroitement, ou que nous nous soyons simplement croisés lors des offices. Je ne vous ferai qu’un compliment, au moment de vous quitter : je souhaite à tout prêtre d’être un jour envoyé dans une communauté comme la vôtre !

De tout cœur merci et… au-revoir !

Jean-François Mertz

 

La messe de départ de l’abbé Jean-François Mertz sera célébrée le

dimanche 8 septembre à 10h30 en l’église de Sainte Jeanne d’Arc.

A l’issue de la célébration, un verre de l’amitié nous permettra de saluer Jean-François. Vos contributions salées ou sucrées seront les bienvenues pour ce partage fraternel.


Comment être chrétien aujourd’hui dans ce monde…

 

J’ai envie tout d’abord d’énoncer une évidence : c’est vivre les promesses de notre baptême, branché sur le Christ. Mais encore ? Me direz-vous avec raison.

Je crois qu’il faut « faire simple ». C’est dans le quotidien de nos vies que cela se joue : accomplir notre devoir d’état, regarder l’autre avec bienveillance, être exigeant mais ne pas oublier l’indulgence pour les faiblesses humaines, être au service. Et ça peut être une vraie ascèse : manager un service et poser des exigences en terme de tâches à exécuter en prenant en compte les difficultés des uns et des autres, gérer les relations avec un supérieur hiérarchique ou des collègues de caractère difficile et refuser de les réduire à leurs arrière-pensées, essayer de travailler à un bien commun dans un contexte où c’est chacun pour soi. En famille, cela veut dire prendre en compte les désirs, la fatigue de chacun.

Nous ne pourrons le vivre jour après jour que si nous sommes en relation personnelle et communautaire avec le Christ, que si nous ancrons notre vie dans cet amour du Christ qui nous ouvre à l’amour de nos frères et réciproquement. Nourris et fortifiés par cet amour inépuisable, nous pourrons être présents au monde pour lui porter la Bonne Nouvelle. Ce monde qui est notre terre de mission, c’est notre environnement quotidien : famille, amis, collègues, voisins, tous ceux que nous croisons chaque jour et à qui nous pouvons offrir un sourire, un peu d’attention, le droit d’exister.

Récemment, lors d’un temps fort en mouvement, le conférencier nous disait : Nous voulons changer le monde. Même les plus puissants des hommes n’y sont pas parvenus. Interrogeons-nous plutôt sur notre zone d’influence directe. L’influence passe par les humains que nous choisissons d’être pour rendre les autres plus humains, avec humilité et parce que le Fils de Dieu s’est fait Homme et que l’Homme vaut la peine qu’on se donne pour lui.

Anne Mallassinet


L’ECP….Vous connaissez ?

Ce nouvel acronyme désigne l’Équipe de Coordination Pastorale. Instaurée par le projet diocésain de juin 2018 pour une conversion pastorale et missionnaire de l’Église en Moselle, l’ECP a pris le relais de l’Équipe d’Animation Pastorale et a pour but de resserrer les liens entre les différents acteurs pastoraux (prêtres, diacres, laïcs, jeunes et moins jeunes) afin de construire ensemble une Église dynamique et chaleureuse.

Constituée au sein de la communauté St Privat depuis janvier 2019, elle se réunit une fois par mois autour de l’abbé Stéphane Jourdain. Ses missions : valoriser les initiatives locales et répondre aux besoins spécifiques de la communauté.

Ainsi, cette équipe dynamique, composée de Geneviève Renaud, Sylvie Schaller, Gérard Kintzig et Danielle Schuck est à votre disposition pour tous projets, rassemblements ou idées missionnaires que vous souhaiteriez voir développer au sein de nos trois paroisses.

Nous souhaitons que chacun puisse trouver sa place au sein de notre Église, que chacun se sente soutenu, que chacun puisse trouver la paix et la sérénité dans sa vie. Toutes les initiatives permettant de construire une communauté soudée, à l’écoute de son prochain, dans une atmosphère sereine et dynamique, seront les bienvenues. Plusieurs projets sont déjà en réflexion pour la rentrée (tels que le co-voiturage pour aller aux messes communes, l’élaboration d’une newsletter avec large diffusion…), mais nous restons à votre écoute pour toute suggestion que vous voudriez voir développer. N’hésitez pas à nous contacter pour nous les soumettre !! Essayons de sortir de notre routine et de nos habitudes !

À l’automne, des personnes relais seront également identifiées afin que notre communauté puisse être au cœur de la population et ainsi permettre une meilleure réactivité notamment dans le soutien aux personnes malades, dans l’accompagnement des personnes isolées ou en difficulté.

Nous voulons bâtir une Église riche en joies et bonheurs autour du Christ ! Devenons tous acteurs et missionnaires au sein de notre communauté !

Sylvie SCHALLER, Membre de l’ECP


Communiquer : un acte de foi, d’espérance et de charité

Quel est le rapport entre le témoignage, la catéchèse, l’évangélisation, une homélie, un partage, une discussion, l’engagement au sein de St Vincent de Paul ou du Secours Catholique ? Outre le fait qu’il s’agisse d’activités chrétiennes, il s’agit d’un acte de communication, en paroles ou à travers l’œuvre de nos mains…

Durant son séjour sur cette terre, le Christ s’est révélé lui-même le parfait “Communicateur”. Devenu, par l’Incarnation, semblable à ceux qui devaient recevoir son message, il a proclamé celui-ci avec puissance et sans compromission, par ses paroles et par toute sa conduite, vivant au milieu de son peuple, adoptant la façon de s’exprimer et de penser conforme à son pays et à sa condition. D’ailleurs communiquer, c’est plus qu’exprimer des idées ou des sentiments, c’est faire le don de soi par amour, selon la réalité profonde de son être : la communication du Christ était “esprit et vie”.

Ce court extrait de Communio et Progressio¸ un document demandé par le Concile Vatican II pour réfléchir sur la communication, nous dit le sens de cette dernière : communiquer, c’est un don de soi. C’est, pour reprendre le titre de ce texte, un acte de communion et de progrès dans la découverte de Dieu et de nos frères. C’est suivre les pas de Jésus qui est le « parfait communicateur ».

Si l’Église célèbre chaque année le dimanche après l’Ascension la journée mondiale des communications sociales (avec tout le poids de ce mot “social” dans notre monde actuel), c’est bien pour rappeler l’importance de cet acte communicatif et nous inviter à réfléchir sur les moyens que nous nous donnons pour mieux communiquer la Bonne Nouvelle. Sur les moyens que nous prenons pour nous former. Une chorale répète les chants, les enfants qui veulent communier font de la catéchèse,… Et nous, qui de par notre mission de Chrétiens, devons annoncer le Christ, quels sont les moyens que nous prenons ? Pour vous aider, quelques pistes au dos de cette feuille…

Abbé Stéphane Jourdain


Témoignage d’un parent accompagnateur

 

Le calendrier liturgique rythme notre année de chrétiens, avec ses étapes comme autant de repères, Noël, Pâques… et le risque est grand, parfois, de tomber dans les automatismes. Les années défilent… et puis l’un de nos enfants commence à se préparer pour sa Première Communion.

Et c’est là l’occasion, pour les parents accompagnateurs, de revenir aux sources avec et grâce aux enfants. Il y a d’abord, bien sûr, le plaisir de la transmission. Mais on tombe aussi sur ses difficultés : les questions des enfants, directes, naïves au plus joli sens du terme, nous obligent à nous réinterroger nous-mêmes sur les fondements de notre foi. C’est un retour aux fondamentaux, salutaire pour tous.

Il faut expliquer et montrer la nécessaire part de Mystère que l’Homme ne peut comprendre et accepte pourtant. Il faut relire les textes bibliques que nous croyions bien connaître et que les enfants, eux, découvrent. Bien sûr, nous en entendons certains lors des célébrations ; nous méditons après les homélies dominicales. Mais devoir nous-mêmes apporter des explications aux enfants est pour nous l’occasion d’ouvrir les yeux, parfois, sur de nouvelles significations, d’enrichir notre propre approche, de reprendre notre propre formation là où nous l’avions arrêtée et de voir avec des yeux d’adulte… en un mot d’approfondir notre foi et de nous laisser imprégner par la Parole d’une nouvelle manière.

Le parcours des enfants est aussi notre parcours. Nous cheminons tous ensemble, jeunes et adultes, comme nous marcherons ensemble vers l’autel lors de ce jour tant attendu de la Première Communion. Notre foi et notre engagement font sens, pour tous. Nous faisons corps, nous formons l’Eglise et c’est cela enfin que nous rappelle, à nous parents, cette année de découverte et de préparation.

Nous souhaitons être nombreux ce jour-là et nous vous convions toutes et tous à venir partager notre joie et celle des enfants !

Patricia Celka


Le Baptême, une plongée dans la mort, la résurrection et la vie avec Christ

Le baptême est donc le point de départ d’un cheminement spirituel qui tend tout entier à l’acquisition de la plénitude de vie dans le Christ. En d’autres termes, il est destiné à la totale profession de foi et intégration dans l’économie du salut inauguré par Jésus qui se donne en nourriture dans la communion eucharistique. (Cf. Jn 6, 51)
Par ce sacrement, nous nous engageons dans la voie de la sainteté, avec l’aide de Dieu et le soutien de l’Eglise, à être des hommes nouveaux dans notre mentalité, dans nos mœurs, dans notre style de vie et surtout dans notre charité fraternelle. Bref, dans un monde en perpétuelle mutation, nous devons être des ‘‘sentinelles’’ de la Parole indémodable ; c’est-à-dire, être toujours prêts à annoncer les merveilles de ‘‘Celui qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière’’ (Cf. 1P 2, 9).

Il s’agit, comme dit Saint Paul, de se plonger dans la mort du Christ pour ressusciter avec lui et mener une vie nouvelle semblable à la sienne. (Cf. Rm   6, 3-5) Ce sacrement nous configure au Christ, car il nous purifie de tout péché, nous rend participant de sa nature divine et nous engage dans la dynamique de l’éternité de vie bienheureuse. Pour celui qui l’a reçu, la vie éternelle a déjà commencé et il y chemine dès maintenant, pas en solitaire mais avec ses frères et sœurs baptisés, en Eglise, Corps mystique du Christ.

« Christ est ressuscité, Alléluia ! Il est vivant à jamais ! »

Bon temps pascal à tous !

Abbé Dieudonné W. Talakaena


Pâques : l’amour qui illumine

Que le temps passe vite… Nous venons à peine de fêter Noël, nous avons commencé à commémorer la vie de Jésus, vécu la Semaine Sainte et nous voici déjà à Pâques.

Pâques : Jésus est vivant… et nous fait découvrir l’amour d’un Dieu pour l’homme. Jésus ressuscité nous donne, par amour, la Vie. Mais que fait l’homme de cet amour et de cette vie, donnés pour lui-même et pour les autres ? Il est bon de s’interroger quelquefois. Si Pâques est une renaissance, c’est aussi pour nous : et si je changeais… Penser à mon voisin, le saluer, lui parler, lui demander des nouvelles de sa famille… Voir le sourire sur son visage, parce que quelqu’un s’intéresse à lui, nous remercie déjà de notre intention à son égard.

Pâques, c’est l’Amour profond qui nous demande de changer, d’être témoins. Un Dieu qui nous demande d’aimer et d’aimer sans retour. S’il nous est facile d’aimer notre famille et nos enfants, peut-être est-il plus difficile d’aimer l’autre, cet autre qui n’est pas forcement du même avis que nous, d’aimer l’étranger, d’aimer la personne qui nous critique…

Aimer, c’est quelque chose de profond. Dieu nous aime… Et si nous mettions plus de lumière dans notre vie en aimant, parce que Dieu est amour. Alors notre vie aurait un tout autre sens. Aider l’autre, c’est l’aider non pas seulement parce qu’il a besoin de nous, mais parce que notre aide est chargée d’amour, et que nous mettons un peu de lumière dans sa vie.

Belle et Sainte Fête de Pâques à tous !

Bernadette Bivert


Insaisissable

Ce mot qui ressemble au titre d’un film (c’en est un d’ailleurs), reflète pourtant à mon sens le mystère que nous allons célébrer au cours de cette semaine sainte : Jésus est insaisissable, nul n’arrive à le comprendre pleinement… mais chacun est invité cependant à le suivre.

Le dimanche des rameaux, nous commémorons son entrée à Jérusalem : « le jour de gloire est arrivé » doivent penser ses disciples et ses amis, qui le voient acclamé comme un roi. Pourtant, Jésus ne fait pas son entrée à la manière des empereurs, passant sous un arc de triomphe, mais sur un petit âne, une bête de somme. Voilà qui préfigure ce qui va suivre, lorsqu’il prendra sur lui tous nos péchés… Première note discordante dans l’euphorie du moment.

Puis, jeudi, nous nous souviendrons de ce repas durant lequel Jésus lave les pieds de ses disciples. Leçon magistrale de management : le chef se met au pieds de ses disciples ; il n’est pas au-dessus des autres, mais à leur service. Au point qu’il se donnera totalement pour ceux qu’il aime, à travers son corps et son sang offerts pour la multitude. Un geste qui peut sembler fou ! Un geste tellement fort qu’il reste marqué à jamais dans nos mémoires et nos pratiques.

Le vendredi, lui l’innocent, ne rechigne pas : abandonné de tous ou presque, il porte sa croix. Il continue d’avancer, avec courage, et s’il se laisse faire, il accompagne son destin. Celui qui devait tout changer, acclamé quelques jours plus tôt comme le sauveur, le voilà déshonoré, destitué de son rang. Et lui, le Vivant par excellence, le voilà qui agonise sur la Croix. Triste fin pour celui qui était écouté, suivi, qui avait guéri, sauvé, relevé tant de personnes. C’est à n’y rien comprendre.

Et au matin de Pâques, même mort, alors qu’on pense savoir où il est, alors que plus rien ne devrait changer, que tout devrait être figé, le voilà qui a disparu, avant d’apparaître aux femmes venues l’embaumer. Celles et ceux qui pensaient le connaître se rendent compte qu’ils n’ont pas compris, que celui dont le message et la vie les avait marqués est différent de ce qu’ils imaginaient, de ce qu’ils avaient décidé pour lui. Il est insaisissable, au point de demander à Marie Madeleine « ne me retiens pas ». Au point d’entrer dans la pièce où les apôtres se tiennent alors même que les portes sont fermées.

Alors oui, Jésus est insaisissable ! Ce qui ne l’empêche pas de se rendre présent à nos côtés quand il vient nous soutenir, nous encourager à avancer, à ne pas en rester là où nous sommes. Constamment, il nous provoque au déplacement intérieur. Puissent cette semaine sainte, et la fête de Pâques qui la clôture, nous aider à nous approcher de lui, sans chercher à le retenir, mais en acceptant de nous laisser toucher et transformer par lui.

Stéphane Jourdain


« Je voudrais prier, mais on ne m’a jamais appris ! »

Ce cri lancé par l’astronaute Ryan Stone dans le film Gravity est relayé par nombre de nos contemporains…

Comme l’écrivait le pape Benoît XVI : « La prière ne doit pas être considérée comme allant de soi, il faut apprendre à prier, comme en acquérant toujours à nouveau cet art ». Quelques années plus tôt, saint Jean-Paul II, dans son texte prophétique “Au début du nouveau millénaire” désirait que l’enseignement de cet art soit « un point déterminant de tout programme pastoral » et que « les communautés chrétiennes deviennent d’authentiques écoles de prière ».

Nous sommes heureux de vous inviter à  la troisième édition de l’Ecole de prière, élargie cette année  à l’ensemble de l’archiprêtré de Montigny. Le thème proposé est celui de « la joie » Cette journée est proposée aux enfants préparant la première des communions, aux fiancés qui se préparent au mariage, aux familles, et à tous les paroissiens qui veulent découvrir la prière, ou la rédécouvrir sous un nouveau jour…

Au programme : des temps de louange, des témoignages, des ateliers, une conférence animée par le père Vincent Meyer, tertiaire fransiscain, sur le thème « la joie dans la prière, de saint François au pape François », et bien sûr l’Euchariste, à 11h, en l’église St Joseph, toute proche de Jean XXIII où cette journée de prière se déroulera.

Cette rencontre n’a d’autre ambition que de faire découvrir différentes manières de prier, léguées par des générations de saints, afin que chacun puisse s’approprier selon sa personnalité, ses besoins, ses goûts, là où il en est dans son itinéraire spirituel, l’un ou l’autre de ces trésors.

Venez et goûtez ! Rendez-vous le 28 Avril 2019, de 9h à 17h, à l’ensemble scolaire Jean XXIII à Montigny-lès-Metz. Pour les enfants, un jeu sera animé par les scouts en début d’après-midi, tandis que les petits enfants seront pris en charge durant la journée.

Danielle Schuck


Les rêves de Joseph

 

«… l’ange du Seigneur
lui apparut en songe
et lui dit…
 » (Mt 1,20)

Joseph a été plongé dans le sommeil comme dans la mort, brisé par la décision qu’il venait de prendre. Déchiré entre le désir d’aimer et l’exigence de la Loi, il fait l’absolue confiance en Dieu. Lui, « un homme juste » ferme les yeux, non pour oublier mais pour faire place au Tout-Autre. Le charpentier dormait tel un arbre évidé par la foudre, le cœur grand ouvert de souffrance. Pauvre de tout, il était désormais disponible à l’inouï de son Maître et Seigneur. La terre de ses racines s’était fissurée en découvrant sa fiancée lourde d’un secret fait de chair et de sang.

Depuis des jours, un ouragan ravageait ses certitudes, attisant le feu qui consumait ses entrailles. Et voilà qu’il se sentait maintenant enveloppé par une brise légère, une haleine de vie, caressé par le battement d’une aile. Ce vent venu d’ailleurs pénétrait sans effraction au plus intime de sa conscience et chassait les nuages : « Ne crains pas de prendre chez toi Marie, ta femme : car ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit Saint. » La voix se faisait pressante ; le Très-Haut parlait à Joseph comme un ami parle à son ami. « Veux-tu abriter chez toi la nouvelle Arche d’Alliance, la toute sainte Marie, recevoir sous ton toit mon Fils, mon Unique ? Tu seras pour lui mon visage et mes mains ; tu lui enseigneras tendresse et fidélité. Et lui sera Dieu-avec-toi, Emmanuel. »

Joseph vient de comprendre l’audace de ce Dieu-Amour qui a besoin de l’homme. Jésus, l’Emmanuel, va grandir aux côtés de l’homme aux songes qui a fait de beaux rêves de nativité. Depuis cette nuit-là, Joseph n’aura plus peur.

Avec Joseph, sachons rêver que Dieu est et sera toujours présent dans notre vie remplie de ténèbres et de doutes. Avec Joseph, rêvons d’une Eglise « sainte, catholique et apostolique » qui saura toujours engendrer l’amour et la tendresse, montrer le visage et les mains de Dieu et enseigner sa tendresse et sa fidélité.

Avec Joseph et sous sa protection, n’ayons pas peur ! Faisons confiance à Dieu. Il n’abandonne jamais ceux qui lui font confiance.

Père Joseph


« Si tu savais le don de Dieu » (Jn 4, 10)

Cet épisode de Jésus et de la Samaritaine peut nous interpeller : Jésus est toujours celui qui vient bousculer les traditions et les habitudes. En effet, les Juifs n’adressaient pas la parole aux Samaritains, et encore moins à une femme samaritaine. Et pourtant, Jésus lui demande à boire. Qui plus est, devant la réaction de cette dernière, il ouvre une interrogation fondamentale en lui disant : « Si tu connaissais le don de Dieu et celui qui te dit « donne-moi à boire », c’est toi qui aurais demandé et il t’aurait donné de l’eau vive… Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; au contraire, l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissant en vie éternelle. »

Nous allons entrer prochainement dans notre marche vers Pâques. Le diocèse cette année propose un livret de carême dont le titre est précisément celui de cet édito. Devant les paroles de Jésus à la Samaritaine se posent des questions essentielles que nous pourrions partager en petites équipes, avec le support proposé, comme par exemple : Qu’est le don de Dieu ? En quoi suis-je concerné par la vie éternelle ? Comment je me retrouve comme chrétien dans une société qui aurait peut-être tendance à étouffer le bon grain ? A quoi ça sert d’être chrétien aujourd’hui ? Etc.

Jésus lui-même, avant de commencer sa mission, s’est retiré pendant quarante jours au désert.

Et si Pâques devenait un nouveau départ, après s’être donné ce temps de carême à venir pour mieux découvrir cet extraordinaire Amour de Dieu pour chaque personne, ce cadeau qu’Il nous fait au quotidien, parce que Lui est toujours présent dans notre vie.

Osons le pari de sortir de chez nous pour une rencontre hebdomadaire pendant cinq semaines en entrant dans une équipe de carême. Peut-être alors Pâques sera l’occasion d’un nouveau départ !

 

Gérard Kintzig


Témoin d’une bonne nouvelle

Être témoin d’une bonne nouvelle, c’est devenir un témoin de la joie. Mais comment l’être ? Peut-être nous faudrait-il d’abord définir les termes du sujet. Ou peut-être pas ! Car la joie ne se définit pas, elle se vit, et si vous voulez la définir avant de la vivre, il sera trop tard.

Tournons-nous pourtant vers le mot « témoin ». C’est un terme intéressant, car il s’applique à la fois à celui qui voit et à celui qui est vu. Être un témoin de la joie, ce n’est pas seulement avoir compris, un jour, de tout son être, que si Dieu veut nous dire quelque chose de Lui, par ses prophètes ou par son Fils, c’est toujours une bonne nouvelle, car Dieu est amour.

C’est aussi, pour les autres, voir qu’on a vu : ils sentent en nous une confiance venue de plus loin, une audace dans l’action, un sourire plus aisément offert. Qui s’est tenu dans le rayonnement du Christ rayonne !

Deux autres sens du mot « témoin » apparaissent alors. Il y a d’abord le témoin comme instrument de mesure, cette marque qui indique par exemple, sur un mur et sous un pont,  jusqu’où les eaux du fleuve ont monté. L’homme heureux, par sa vie, semble dire à chacun : si tu savais le don de Dieu ! si tu mesurais l’ampleur de son amour ! Alors, on a envie de savoir, on veut savoir ce dont il tire la substance de sa joie…

D’où le dernier sens de témoin : ce petit objet que les athlètes se communiquent  lors d’un relais. Il n’est en effet de joie qui ne se communique. Le Bien, disaient les Latins, est « diffusivum sui » : non pas jaloux, mais « diffusif de lui-même ». La bonne nouvelle, dans la Bonne Nouvelle, c’est qu’elle ne s’arrête pas à celui qui la reçoit.

Martin Steffens


« Justice et Paix s’embrassent, chemin d’unité » (Psaume 85)

« Tu rechercheras la justice, rien que la Justice » (Dt 16,20)

La Justice et la Paix qui s’embrassent, voici le thème choisi pour la semaine 2019 de prière pour l’unité des chrétiens. Elle sera célébrée partout dans le monde entre le 18 janvier (fête de la profession de foi de Saint Pierre ) et le 25 janvier 2019 (conversion de Saint Paul).

Afin de préparer la célébration annuelle, des partenaires œcuméniques d’une région spécifique (en 2019, l’Indonésie) sont invités à mettre au point un texte liturgique sur un thème donné. Ensuite une équipe internationale formée par le Conseil œcuménique des églises (COE) et l’Eglise catholique veille à ce que ce texte serve de référence de prière dans le monde entier.

Qu’en est-il sur notre communauté Saint Privat ? Actuellement, en lien avec la communauté Saint Jacques en Grande Seille de Marly, avec nos amis protestants surtout de Montigny et quelques fidèles orthodoxes, une petite cellule constitue le groupe œcuménique de Marly, Montigny et Moulins.

Ce groupe travaille dans l’esprit qui a été proclamé en 2017 par la Conférence des Eglises Européennes ( KEK) et, du côté catholique, le Conseil des Conférences Episcopales en Europe :

« Grâce au dialogue, nous approfondissons notre connaissance réciproque. Par les témoignages et les actions communes nous construisons des ponts. Moyennant la prière, nous apprenons a reconnaître l’œuvre du Saint Esprit. La voie à suivre paraît parfois obscure et difficile, mais nous devons toujours préserver dans nos cœurs la vérité selon laquelle l’amour du Christ nous presse »

Dans le cadre de notre communauté, en 2019, vous êtes invités à participer à une célébration qui espère rassembler de nombreux chrétiens de diverses confessions le mercredi 23 janvier à 19h30 dans la crypte de l’église Sainte Jeanne-d’Arc de Montigny. Cette célébration animée par des catholiques, protestants et orthodoxes concernera tout l’archiprêtré.

Alors, que personne n’hésite à participer, à apporter sa contribution et à manifester ce désir d’unité qui se fait pèlerinage vers la Justice et la Paix en compagnie de nos sœurs et frères chrétiens de toutes confessions du monde entier !

JL Bauchat


Bonne et sainte année 2019

Formuler des vœux pour une paroisse ou pour des paroissiens est toujours un exercice redoutable… Notamment au vu de la diversité des situations des uns et des autres. Pourtant, cet exercice, qui semble plutôt personnel, peut se réaliser si l’on ne prend plus chaque individu personnellement, mais que l’on s’adresse à une communauté. Et mon vœu le plus cher serait que nous arrivions à toujours plus former, au cours de cette année 2019, cette communauté.

L’image biblique du Corps, que St Paul utilise dans la lettre aux Corinthiens (1 Co 12, 12-27), illustre bien les relations qui sont les nôtres au sein de notre communauté. « Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie » (v.26). Depuis septembre, nous prions tous les dimanches pour les baptisés et les mariés du week-end (quand il y en a), ainsi que pour les défunts dont les funérailles ont été célébrées durant la semaine au sein de notre communauté de paroisses. C’est une petite attention, mais elle est lourde de sens en ce qu’elle nous ouvre à nos frères.

Les Conseils de Fabrique (qui gèrent matériellement nos paroisses) travaillent aussi de plus en plus de concert ; une nouvelle Equipe de Coordination Pastorale va voir le jour en ce mois de janvier ; nos messes communes (bien qu’embêtantes pour les paroissiens qui oublient ces dates et se retrouvent devant une église fermée le dimanche matin, j’en conviens) sont des moments de rencontre et de partage fort, où la communauté accueille cette année les enfants qui préparent leur communion.

Il y a encore de nombreuses autres avancées qu’il faudrait souligner, mais il reste aussi du chemin à faire pour que notre communauté St Privat ait encore plus de consistance, et qu’en nous voyant, les  hommes et les femmes de nos quartiers s’écrient, admiratifs, comme on le disait des premiers chrétiens : « Voyez comme ils s’aiment ! » Alors à chacune et à chacun des membres de notre communauté, comme à son ensemble, bonne et sainte année 2019.

Stéphane Jourdain


Noël … et la solidarité

A première vue, ces deux thèmes n’appartiendraient pas au même registre. Noël nous invite à nous tourner vers la crèche et l’Enfant-Jésus venu dans ce monde pour nous sauver. Cela suppose une démarche de foi qui paraît éloignée de la notion de solidarité. Pour le dictionnaire Larousse, la solidarité est « un sentiment qui pousse les hommes à s’accorder une aide mutuelle ». Cela peut nous faire penser à des organismes d’inspiration mutualiste, choses bien utiles dans notre société, mais où est le rapport avec Dieu, pourrions-nous penser ?

Pourtant, Jésus ne nous a-t-il pas demandé de nous aimer les uns les autres ? Alors, « s’accorder une aide mutuelle », ne serait-ce pas un premier pas vers cet amour auquel nous sommes appelés ? Peut-être devrions-nous aller plus loin que « ce sentiment qui pousse les hommes… » car nous ne nous sentons pas toujours poussés vers les autres. Ceux-ci ne nous apparaissent pas toujours fréquentables… et pourtant ce sont des fils et filles de Dieu comme nous, donc nos frères !

Regardons autour de nous et nous verrons de multiples gestes de solidarité. Les bénévoles de la « Conférence Saint-Vincent-de-Paul » ou des « Restos du Cœur » font un travail remarquable dans le domaine de la solidarité. Mais les gestes de solidarité peuvent être faits à toutes sortes d’occasions. Par exemple, par l’aide aux devoirs que certains adultes apportent aux enfants dans des associations, mais aussi l’entraide entre enfants pour le travail scolaire. Aller à la rencontre de ceux que l’on appelle les SDF n’est pas vraiment facile, et pourtant cela est pratiqué par des bénévoles lors des maraudes en ville, mais échanger un mot ou un sourire avec celui qui nous tend la main dans la rue, c’est aussi faire preuve de solidarité. Et si nous réfléchissons un peu, nous trouverons sûrement, avec l’aide l’Esprit-Saint, d’autres formes de solidarité pour répondre à l’appel de Jésus venu parmi nous.

Joyeux Noël !

Marc Boulier


Entrer dans l’Avent

Durant le temps de l’Avent, où Dieu vient à nous, notre rôle est de nous préparer à sa venue à Noël. Mais comment nous préparer ? Voilà quelques propositions :

Ecouter attentivement la Parole de Dieu au cours des prochaines semaines. Mettons-nous en chemin avec quelques réflexions, pour nous aider à nous interroger sur notre foi. La Parole de Dieu nous montre un Dieu qui se fait proche. Il entend son peuple d’aujourd’hui avec ses préoccupations, ses revendications. Comme le dit le pape François, « il écoute ceux dont la dignité est bafouée, persécutés par une injustice, opprimés par des politiques indignes de ce nom et dans la peur de la violence. » (18 novembre 2018)

Tourner notre regard vers Dieu en toute confiance. « Redressez–vous et relevez la tête, tenez-vous sur vos gardes. Restez éveillés et priez » (Lc 21,28). Croyez en la promesse de Dieu, en sa réalisation. Chaque époque a son combat. En ce moment, la hausse des taxes, le pouvoir d’achat. A travers ces manifestations se dégage la peur de l’avenir. « N’ayons pas peur », mais croyons que Jésus est venu pour nous libérer de la peur.

La Paix de Noël : cette fête est avant tout un temps de répit où on s’arrête pour rencontrer le prince de la Paix. En cette année 2018, alors que nous avons fêté les 100 ans de la signature de l’armistice mettant fin à la guerre de 14-18, rappelons-nous cet évènement extraordinaire : Pendant cette guerre, des soldats ont vécu une trêve pour Noël en 1914. La “trêve des tranchées” a révélé que l’ennemi féroce était aussi un frère pétri dans la même argile. Pour un temps, les ennemis étaient devenus des frères. Comment ne pas voir dans cet événement le signe de Dieu. Le Seigneur vient vers nous comme le prince de la Paix. La Paix n’est jamais gagnée d’avance. Elle se travaille chaque jour, à chaque instant. Il arrive cependant que cette Paix soit parfois menacée. Alors redoublons de vigilance, accueillons sa Paix qui se donne pour nous en Jésus. Si nous croyons que le Dieu de la Paix est dans notre cœur et dans notre vie, alors nous serons dans le Seigneur pour l’éternité.

Abbé Stéphane ADAM, vicaire


Entends ma voix, Seigneur

Entends ma voix, Seigneur,
car c’est celle des victimes de toutes les guerres
et de toutes les violences entre les individus et les peuples…

Entends ma voix,
car c’est celle de tous les enfants
qui souffrent  et qui souffriront
tant que les gens mettront leur confiance
dans les armes et la guerre…

Entends ma voix, quand je te prie d’insuffler
dans le cœur de tous les humains
la sagesse de la paix, la force de la justice
et la joie de l’amitié…

Entends ma voix, car je te parle pour les multitudes qui,
dans tous les pays et en tous les temps, ne veulent pas la guerre
et sont prêtes à parcourir la route de la paix…

Entends ma voix et donne-nous la force
de savoir répondre toujours à la haine par l’amour,
à l’injustice par un total engagement pour la justice,
à la misère par le partage…

Entends ma voix, ô Dieu, et accorde au monde ta paix éternelle. Amen.

 

Saint Jean-Paul II

À noter : le 11 Novembre à 11h, messe pour la Paix à l’église St Joseph


Les funérailles : expression de l’espérance chrétienne

 

Le 2 novembre, l’Église commémore tous les fidèles défunts, et particulièrement, ceux des douze derniers mois. C’est un moment fort de la vie d’une communauté paroissiale. C’est aussi l’occasion de rappeler ce que sont les funérailles chrétiennes : accompagner un baptisé dans son passage vers le Père. C’est, pour la communauté paroissiale, celle d’exercer son “ministère de compassion” auprès de la famille du défunt et de ses amis à travers l’accueil, la parole, le chant, la prière.

Sommet des funérailles chrétiennes : la célébration de l’Eucharistie. Pour les croyants, y prendre part, c’est affirmer leur foi dans le mystère pascal car, dans le pain et le vin consacrés par le prêtre, c’est le Christ qui est présent, lui qui est mort et ressuscité, victoire de la vie sur la mort. C’est le cœur même de notre foi. Comment être plus en communion avec celui qui entre dans la vie éternelle ?

Les rites que propose l’Église sont des symboles forts de cette espérance. La lumière prise au cierge pascal rappelle le mystère pascal ; l’encensement et la bénédiction du corps avec l’eau du baptême proclament la dignité de la personne humaine, temple de l’Esprit Saint et destiné à la vie éternelle.

Qu’un baptisé souhaite de telles funérailles semble évident. Mais le contexte actuel – familles dispersées, liens avec l’Église souvent inexistants, diminution du nombre de prêtres et, surtout, l’aspect commercial – fait que les célébrations chrétiennes, celles de l’eucharistie en particulier, sont de plus en plus rares.

Si vous êtes catholique, prenez vos dispositions pour que vos funérailles aient bien lieu à l’église. Exprimez votre souhait par écrit, gardez un exemplaire pour vous et donnez-en un autre à votre paroisse. Dîtes-le autour de vous. Vous pourrez alors vivre dans l’espérance de funérailles chrétiennes.

Pierre WATIEZ, membre de l’équipe des funérailles


Cléricalisme et laïcalisme.

Deux pieds bien campés, une main contre le mur : sur trois appuis, l’enfant tient ferme. Ses parents l’encouragent : « Viens ! ». Difficile, pour le petit enfant, de se suspendre à un appel, de croire qu’une voix, simple bruissement d’air, portera ses pas. Difficile d’entrer dans ce déséquilibre sans cesse rattrapé qu’on appelle la marche. L’Eglise aussi se fige si elle ne quitte ses points d’appui. Aussi le Pape nous exhorte-t-il, ces temps-ci, à refuser le cléricalisme.

Je vois un autre point d’appui tout aussi sclérosant : croire que nous n’avons pas besoin de point d’appui. Cette attitude, qui se croit contre le cléricalisme en étant en réalité « tout contre » lui, je l’appellerais le « laïcalisme ». Je la connais parce que, jeune converti, je voulais le Christ sans les chrétiens. Et quand j’acceptai les chrétiens, j’ai d’abord méprisé l’institution qui les rendait possibles. Qu’avais-je à faire des prêtres et du catéchisme de l’Eglise catholique ? Je voulais apprendre une langue dont j’aurais moi-même choisi le sens des mots. Or pour parler une langue, il faut écouter. Il faut consentir à se laisser parler par elle. L’institution, quelle qu’elle soit (une langue, des mœurs, la famille…), est un « déjà-là » symbolique dont la richesse ne se révèle que de l’intérieur. J’ai donc un jour accepté de demander conseil à tel ou tel prêtre et reconnu qu’ils en savaient souvent plus que moi. N’ont-ils pas, eux, donné toute leur vie à l’Eglise ? Celle-ci n’a-t-elle pas exigé d’eux que, pour nous, ils étudient six ou sept ans ? A tout faire par moi-même, je m’agitais à côté d’un trésor.

Nous, laïcs, engagés, bénévoles, sommes aussi tentés par l’autosuffisance. De plus en plus de messes, « animées » par des laïcs, s’achèvent dans les applaudissements et l’auto-congratulation. La place que le clergé doit céder ne nous appartient pas : elle est au Christ et à ceux qu’ils nous envoient.

Martin Steffens


La rentrée et ses changements

Le « projet pour une conversion pastorale et missionnaire de l’Eglise en Moselle » intitulé « Une Eglise de disciples-missionnaires » signé par Mgr Lagleize le 24 juin dernier implique quelques changements dans l’organisation de notre communauté de paroisses. Notre archiprêtré évolue, recentré autour de Montigny-lès-Metz (et Moulins-St-Pierre), avec les paroisses de Marly, Magny et Augny, du Sablon et de Ste Thérèse.

L’EAP est dissoute, et elle sera remplacée en cours d’année par une Equipe de Coordination Pastorale (ECP). Des personnes relais, qui ont déjà œuvré dans le passé, vont, je l’espère, refleurir dans nos quartiers. L’ambition de ces deux instances est de permettre de dynamiser nos paroisses et quartiers, en assurant une réelle proximité de l’Eglise pour ceux qui en seraient plus loin, tout en assurant une coordination au sein de l’archiprêtré.

Au niveau paroissial, la mission se poursuit avec, notamment, les missionnaires qui iront de maison en maison lors de différentes sessions. L’école de prière est reconduite et sera condensée en une journée, le 28 avril, pour permettre à tous, enfants et parents, de participer. Pour la communion, l’école Jean XXIII travaillera en lien avec St Joseph, et tous utiliseront le programme proposé par le diocèse. L’animation de la préparation à la confirmation et de la pastorale des jeunes (après-confirmands) sera mutualisée sur l’archiprêtré. D’autres propositions fleurissent, certaines évoluent, d’autres encore s’arrêtent ou sont mises en sommeil pour cette année… Ainsi va la vie !

Mais le changement le plus important, c’est à chacun d’entre nous qu’il importe de le vivre ; car il nous concerne directement, et ne vise rien de moins que notre conversion. Oser, personnellement et accompagné en Eglise, nous mettre à la suite du Christ, devenir ses disciples, pour être ses témoins, les missionnaires dont notre monde à besoin.

Alors bonne année, bonne conversion, et bonne route avec Jésus.

Stéphane Jourdain


Demain, c’est la rentrée…

Chaque rentrée est différente, c’est un nouveau départ, du stress aussi… Une nouvelle classe de CP ; il faut tout apprendre à des  enfants qu’on ne connait pas, qui souvent sont intimidés,  mais il y a les autres classes tous ceux qui ont franchi une étape, qui ont grandi, c’est différent, ils me connaissent…et je les connais, et souvent les retrouvailles sont joyeuses.

J’ai tous les niveaux du primaire dans différentes écoles, le plus délicats c’est de se remémorer les modules adaptés à chaque classe.

Demain c’est la rentrée, je viens de rencontrer mes collègues enseignants, la directrice ; on partage beaucoup et me voici avec ma liste d’élèves… et ça y est, c’est le jour J, j’ai mal dormi, j’espère que cela ira, ah la petite angoisse du 1er matin, et puis voilà j’arrive devant la porte de la classe. Toc toc toc ! Je me présente : je suis Madame Molter l’intervenante en religion… puis je faits l’appel, premier contact ô combien important.

Vient le temps de la présentation du programme, du livre qui va servir de support durant l’année, du cahier qui semaine après semaine servira de fil conducteur. Je raconte une histoire aux enfants, les questionnent et le dialogue s’instaure. Une relation de confiance s’établie, les sourires illuminent les visages et là je me sens heureuse d’être sur ce chemin que cette nouvelle année nous permettra d’accomplir ensemble.

C’est ainsi qu’année après année, sur le chemin qu’il m’est donné de parcourir dans la petitesse, je fais mienne cette phrase reçu à Lisieux cet été « Rechercher la sainteté, non pas dans les grandes actions, mais dans les actes du quotidien, même les plus insignifiants, à condition de les accomplir dans l’amour de Dieu ». Oui, servir Dieu dans tous ce que nous faisons est la plus belle des missions.

Bonne rentrée à tous…

Catherine Molter, IER à Montigny


Un seul mot, usé, mais qui brille comme une vieille pièce de monnaie : MERCI !

C’est avec cette citation du poète chilien Pablo Neruda que je voudrais exprimer toute la gratitude que je ressens.

Avant de dire merci, je voudrais me faire connaître. Je suis né le 9 septembre 1973 au Togo et ai été ordonné prêtre le 15 juillet 2006 à Aného, diocèse situé au Sud Est du Togo. Après avoir fait 7 ans de service pastoral aux poste de vicaire et de curé, j’ai été envoyé en Italie en 2013 pour des raisons d’étude. En 2016, après ma licence canonique à la Facultà Teologica del Triveneto de Padoue, j’ai été appelé à poursuivre mes études en gestion des ressources humaines à Metz avec nomination au poste de vicaire dans la communauté de paroisses St Privat de Montigny-lès-Metz. C’est ma toute première image de la France.

J’ai été très marqué par votre esprit d’accueil, d’ouverture, d’amitié et de charité fraternelle. J’ai fait une très belle expérience à Montigny. Ceci me rappelle les propos de Jésus à ses disciples : « Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, dîtes-leur : Le règne de Dieu s’est approché de vous. »  (Lc10, 8-9)

Je me suis senti chez moi à Montigny. Merci à toute la communauté de paroisses St Privat pour ces 2 ans de service que j’ai rendus au milieu de vous et avec vous. Merci à tous les paroissiens et paroissiennes de St Joseph, merci à vous tous et toutes de Ste Jeanne d’Arc et de Moulin St Pierre. J’aimerais remercier tout particulièrement  l’équipe des prêtres. J’ai été vraiment édifié par leur amitié. Un merci particulier au curé, avec qui j’ai pu collaborer dans la joie et la compréhension mutuelle. Un très grand merci aux membres de l’équipe d’animation pastorale, aux conseils de fabrique, à l’équipe de liturgie, aux équipes de funérailles, aux chorales, aux organistes, aux équipes de préparation au baptême et au mariage, aux catéchistes, au SEM, aux sacristains, aux fleuristes. Je n’oublie pas la conférence St Vincent de Paul,    ni les scouts. J’ai essayé de faire de mon mieux. J’aurais pu faire beaucoup mieux. Je vous demande pardon pour les manquements. Nous avons eu la joie de prier ensemble et de célébrer le Seigneur. Merci pour la richesse de nos rencontres.

Mon remerciement va aussi au Maire de Montigny-lès-Metz qui a toujours fait preuve d’attention à mon égard.

Je pars avec le souvenir de tous vos visages et le cœur rempli de tous ces moments passés ensemble. Encore merci pour tout. Je compte sur vos prières et je vous promets les miennes. Je termine avec un proverbe togolais : « Si tu pars, dis au revoir, à ton retour tu seras bien accueilli. »

Vous serez toujours les bienvenus à Woippy village où j’habiterai (au  13 Rue de Bitche, 57140 WOIPPY ; edohpierre@yahoo.fr –  07 69 45 44 17)

Dieu vous bénisse. Au revoir, Arrivederci !

Pierre-Claver Edoh


Jubilé d’or

Oui, je suis un ‘’ prêtre de Vatican II ‘’, et fier de l’être : aujourd’hui, nous en vivons une belle expérience ! Je suis un prêtre heureux ! Non seulement aujourd’hui, mais depuis cinquante ans :

Heureux d’aimer et de servir le Christ « qui m’a aimé et s’est livré pour moi » (Galates 2,20) ; heureux de servir dans une Église diocésaine dont les évêques m’ont toujours accordé leur confiance ; heureux d’avoir été inspiré par des prêtres remarquables.

Oui, tout cela m’a rendu heureux comme prêtre. Heureux d’être un prêtre du Concile Vatican II, prêtre d’une Église qui a vécu la plus grande conversion de son histoire depuis les origines. Elle s’est mise humblement à l’écoute et au service des femmes et des hommes d’aujourd’hui : c’est pour eux que le Christ est venu, et à eux qu’il a voulu apporter la bienveillance de Dieu, la vie en abondance. Une Église servante et pauvre, au service d’abord des petits et des pauvres, et de tous ceux qui sont, comme dit le Pape François, à la périphérie de l’Église ou de la société.

Ces années comptent, sûrement, parmi les plus belles périodes de la vie de l’Église ; je suis le témoin et, bien humblement, un petit acteur d’une Église qui a changé profondément, d’un ministère de prêtre qui a aussi changé grandement.

Je suis tellement heureux d’avoir fait route avec un certain nombre d’entre vous grâce à qui j’ai pu accomplir les cinquante années de ce ministère. J’aimerais  évoquer quelques convictions, quelques expériences qui ont fait ce que je suis, et qui ont fait de moi un prêtre heureux et rempli d’espérance, malgré les lourds défis de notre société et de notre Église.

Ce qui m’a permis de traverser toutes ces années, malgré les difficultés, les épreuves parfois, c’est d’abord votre amitié, votre prière, votre soutien, votre collaboration, et surtout votre témoignage de vie : la Vie est la lumière des hommes, et votre vie a été pour moi source de lumière. J’ai toujours eu besoin de me sentir au cœur d’une communauté chrétienne vivante.

Tous les jours, au réveil, je m’étonne et m’émerveille de la bonté des gens, comme de la beauté du monde. Chaque jour m’éveille à la présence d’un Dieu d’amour, à la fois si proche et ’’ plus intime à moi que moi-même’’, comme disait saint Augustin, et en même temps, si grand, si lointain, si mystérieux. Un Dieu à qui je dois tout, qui m’a fait et qui m’aime tel que je suis, avec mes qualités et mes défauts. Un Dieu qui est à la fois mon Père et notre Père à tous, à qui je confie ma vie chaque matin. Mais il demeure aussi pour moi le grand Inconnu, plus grand que l’univers si vaste, un mystère d’inconnaissance.

Avec le temps, j’ai appris à parler de lui modestement, car je n’ai aucune prise sur lui. Je ne peux en parler qu’en me laissant inspirer par Jésus qui m’a appris à découvrir le Père et l’Esprit dans ma vie. Je n’ai pas Dieu dans ma poche. Je ne suis pas son fonctionnaire, mais un simple serviteur qui prie chaque matin en disant : « Je te cherche dès l’aube. » (Psaume 62)

Et puis, il y a le Christ, qui m’a, un jour, séduit. J’essaie tant bien que mal de le suivre en accueillant les événements, mais surtout les personnes qu’il place sur ma route. Sa Parole me nourrit même si je ne suis pas un grand priant. Je prie beaucoup en marchant, en regardant la vie et la nature, mais surtout, je suis constamment épaté des amis du Christ, ces femmes et ces hommes qui, autour de moi, comme vous aujourd’hui, sont ses mains, son cœur, son regard.

Marie aussi fut très présente. Comment oublier que trente années de ma vie ont été vécues dans des paroisses placées sous le patronage de Notre Dame ?

J’aurais pu aussi parler des souffrances, souffrance surtout de ne jamais être à la hauteur, souffrances des deuils aussi, mais surtout des bêtises ou des erreurs de jugement que j’ai pu commettre, des personnes que j’ai blessées. Pardonnez-les moi, je vous en prie. Un Jubilé, c’est un temps pour demander une remise de dettes, et j’en ai tant à l’égard de mes paroissiens.

En terminant, je me reconnais dans ces mots récents du Pape François à propos des pasteurs : « La joie de l’Église est d’engendrer ; la joie de l’Église est de sortir de soi-même pour donner la vie ; la joie de l’Église est d’aller chercher les brebis égarées ; la joie de l’Église est celle de la tendresse du pasteur, de la tendresse de la mère. »

 Albert BLUM


Diacre pour servir

C’est le pape Paul VI qui a rétabli le diaconat comme degré permanent du sacrement de l’Ordre. C’est donc le diaconat qui est permanent. Diacre signifie « serviteur ». Le diacre est un homme marié ou célibataire qui a répondu à un appel de l’Eglise pour être signe du service.

Après un temps de discernement et de formation, il est ordonné par l’évêque de son diocèse qui lui confie une mission particulière. Ordonné pour la vie, le diacre exerce un ministère au service de la Charité, de la Liturgie, et de la Parole de Dieu.

Avec les évêques et les prêtres, les diacres font partie du clergé. En effet, le diacre, en recevant le sacrement de l’Ordre, quitte le statut de laïc pour celui de clerc. Par sa présence, il aide les baptisés à vivre le service de Dieu et des hommes dans le monde à la suite du Christ Serviteur. Même si, comme le prêtre, il célèbre des baptêmes, des mariages, et préside les funérailles, le diacre ne remplace pas le prêtre. Les ministères sont différents et complémentaires.

Dans la vie de la paroisse, il agit en concertation avec le curé. La mission du diacre s’exerce dans sa vie familiale, professionnelle et ses divers engagements, en ayant toujours le souci des plus pauvres et des plus fragiles. Le diacre conserve ses activités professionnelles, syndicales et associatives. Sa vie étant partagée entre famille, profession, mission, engagements, il a besoin d’enraciner sa foi dans une relation personnelle au Christ. Avec l’aide de l’Esprit Saint, il chemine à la suite du Christ, en fidélité avec la Parole du Seigneur : « Et moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert ». Lc 22,27.

Le diacre célèbre la Liturgie des Heures (le bréviaire) et participe aussi souvent qu’il le peut à l’Eucharistie. Si vous souhaitez en savoir un peu plus, contactez-moi ! Dès maintenant, demandons au Seigneur, qu’Il suscite dans nos Paroisses des vocations au ministère diaconal. Aimer, c’est servir ; servir, c’est aimer !

Serge, votre diacre.


« L’Initiation Chrétienne »

 

Les personnes les plus engagées dans l’accompagnement des adultes qui demandent le baptême (pour eux ou pour leurs enfants) connaissent ce terme d’initiation chrétienne. Mais cette expression reste confidentielle, voire possède pour ceux qui la découvrent, une connotation ésotérique : l’initiation aux différents rites est une constante des sociétés secrètes ou de certaines pratiques religieuses.

Pourtant, il me semble que ce terme définit aujourd’hui de manière parfaite ce que l’Eglise propose à celles et à ceux qui s’engagent dans la préparation d’un sacrement. Il ne s’agit pas, pour les enfants qui font leur communion ce dimanche, d’un temps de cours où des catéchistes leur remplissent la tête avec ce qu’ils devraient savoir… mais d’une découverte du sens de l’Eucharistie.

Pour les catéchumènes (encore un terme “barbare”), c’est-à-dire les adultes qui demandent le baptême (et qui à Pâques reçoivent les trois sacrements du Baptême, de la Confirmation et de la Communion), c’est le même processus d’entrée dans ce mystère de la présence de Dieu dans nos vies. Pour tous, c’est une véritable initiation à entrer dans cette intimité avec Dieu. Une intimité que tout chrétien recherche et approfondit tout au long de sa vie.

Quand l’Eglise parle d’Initiation Chrétienne, elle imagine ce processus de découverte progressif de ce mystère d’amour. Et elle ne cesse de le proposer à tous. Les catéchumènes que nous avons accompagnés durant la vigile pascale, tout comme les adultes qui demandent le sacrement de la Confirmation, ou les enfants qui reçoivent l’Eucharistie (la communion) pour la première fois, témoignent que tous, à tout moment de leur existence, peuvent vivre cette découverte, et entrer un peu plus dans ce mystère. Alors tout en soutenant ceux qui parcourent ce chemin, invitons ceux qui ne se sont pas encore mis en route à rejoindre notre communauté…

Abbé Stéphane Jourdain


Cor unum

Nous connaissons bien ces mots par lesquels les Actes des Apôtres décrivent l’unanimité dans la prière et le service qui caractérisait la première communauté chrétienne : « La multitude des croyants n’avait qu’un seul cœur et une seule âme » (Ac 4, 32). Cor unum et anima una : plusieurs communautés ont repris cette expression des Actes comme mot d’ordre, pour exprimer l’idéal de vie fraternelle qui devait les animer. C’est la devise des Pères Spiritains, qui m’ont donné ma première formation religieuse, dans ma paroisse d’origine, et qui m’ont formé au sacerdoce au Séminaire Français de Rome.

Cor unum : c’est aussi le nom de la famille spirituelle dans laquelle je me suis engagé ce vendredi 8 juin, en la Solennité du Sacré-Cœur.  Cette « Famille Cor unum » est composée de quatre branches : l’Institut séculier des Prêtres du Cœur de Jésus, auquel j’appartiens, l’Institut séculier masculin, l’Institut séculier féminin, et une Société de Vie évangélique regroupant les différents états de vie.

L’institut des Prêtres du Cœur de Jésus a été fondé à la fin du XVIIIe siècle par le P. Pierre-Joseph Picot de Clorivière (1735-1820). Après la suppression de la Compagnie de Jésus le 15 août 1773, et celle des vœux de religieux et des congrégations par l’Assemblée Constituante (début 1790), ce jésuite organise une vie religieuse « dans le monde », sans habit distinctif et sans vie communautaire. Les premiers engagements ont lieu le 2 février 1791. A la fin de sa vie, Clorivière se consacre au rétablissement de la Compagnie en France, et l’Institut périclite. Il sera restauré en 1918 par l’Abbé Daniel Fontaine.

Enracinés dans la spiritualité d’Ignace de Loyola, les Prêtres du Cœur de Jésus s’efforcent de modeler leur ministère sur la charité pastorale du Christ : c’est le sens même du nom de l’Institut. Nous sommes plusieurs prêtres du diocèse de Metz à en faire partie, à nous rencontrer mensuellement pour relire notre ministère, et nous soutenir par la prière. Ce 8 juin, en ce qui me concerne, « tout est fait et tout commence » (Dom André Louf).

Jean-François Mertz


L’Eucharistie

Eucharistie vient d’un mot grec qui signifie action de grâce. Elle porte différents noms qui expriment toute sa richesse : Repas du Seigneur, Fraction du Pain, Mémorial, Saint Sacrifice, Communion… Elle est la « source et le sommet de la vie chrétienne ». (Catéchisme de l’Eglise catholique)

Dans l’ancienne Alliance, le pain et le vin sont offerts en signe de reconnaissance au Dieu créateur. Puis, après l’Exode, lors du repas pascal, le peuple juif commémore sa libération de l’esclavage. Mais c’est Jésus qui est venu donner un sens nouveau et définitif à la bénédiction du pain et du vin en instituant l’Eucharistie, le soir du Jeudi Saint.

Au cours de la messe, il est fait mémoire de la Pâque du Christ, mort et ressuscité pour tout homme. Lorsque le prêtre prononce les paroles de consécration sur le pain et le vin, nous croyons vraiment que le pain et le Corps du Christ ne font qu’un, de même que le vin et son Sang ne font qu’un : le Christ est réellement présent.

Au cours de ce même repas, Jésus dit encore : “Faites ceci en mémoire de moi”. Jésus nous demande de faire mémoire de sa Passion et nous sommes invités à nous unir à Lui. Nous faisons vraiment corps avec le Christ présent dans le pain et le vin consacrés, et nous pouvons lui rendre grâce pour tous ses dons, pour sa vie donnée pour nous personnellement, en rémission de nos péchés.

Ainsi nous sommes invités à venir devant le Seigneur tels que nous sommes ; nous pouvons l’adorer, lui dire que nous l’aimons, nous laisser envahir par Son amour et Le laisser faire sa demeure en nous. L’Eucharistie, Pain de vie, est une véritable nourriture pour celui ou celle qui s’avance vers le Christ humblement et l’accueille de tout son être. Jésus n’a-t-il pas dit : “Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson… Voici le pain descendu du ciel… celui qui mange ce pain vivra éternellement” (Jn 6,55 et sv.) ; c’est la vie même de Dieu que nous accueillons. Avançons donc avec confiance vers Celui qui se donne pour nous et qui est nourriture de vie éternelle !

Monique Catherinot


Défendre la vie naissante

« Dieu veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son amour, pour les délivrer de la mort, les garder en vie aux jours de famine »

Le psaume 33 de ce dimanche nous invite à mettre notre confiance en son amour. En ce jour de la fête des mères, chacun de nous est appelé à avoir cette attitude d’abandon et de confiance que chaque tout-petit a naturellement envers sa maman.

En 1995, à l’occasion de la sortie de l’encyclique « l’Évangile de la Vie », Saint Jean-Paul II, demandait que soit célébrée, tous les ans, une Journée Nationale pour la Vie. L’épiscopat français a choisi le jour de la fête des Mères, « pour nous inviter à réfléchir et à prier sur le don de la vie ».

Parfois, de futures mamans se trouvent en grande détresse morale, physique et matérielle. Il existe des structures concrètes pour aider ces femmes. Par exemple, Magnificat, une association offrant une maison d’accueil maternel près de Tours. Un encadrement est proposé à chacune, afin de l’aider à vivre au mieux sa grossesse ainsi que l’accueil de son enfant, et d’avoir un projet de vie. Une deuxième maison a été créée en 2016 à Laval.

La maison « Marthe et Marie » (contact) quant à elle, a ouvert en avril 2017 à Strasbourg sur le principe de colocations solidaires pour femmes enceintes en difficulté. Ce sont des appartements partagés avec des jeunes filles travaillant à proximité qui assurent une écoute et un soutien.

Souvent, nous déplorons la culture de mort dans notre société. Notre pape François, lors de son voyage en janvier au Pérou, nous rappelle : « Nos mères et nos grand-mères sont un rempart dans la vie de nos cités. Presque toujours silencieuses, elles font avancer la vie ».

Si vous souhaitez soutenir la Vie, vous pouvez faire un don auprès de nos bénévoles pour ces associations en sortant de l’église. Jésus a besoin de nos cœurs, de nos mains. « Et moi, Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » Mt 28,20

Marie-Béatrice THILLOUX


La confirmation : A quoi bon ?

Pourquoi ai-je demandé la confirmation à 48 ans alors que je vais régulièrement à l’église, que j’ai grandi avec la pastorale des jeunes, et fait partie de groupes de réflexion chrétienne ?

Je me sens une enfant gâtée du Saint Esprit. Quand j’étais jeune, je me disais que je ferais ma confirmation lorsque je serais plus croyante et que je me sentirais appartenir à l’Eglise. C’est au sein d’une fraternité jeune que je me suis sentie chez moi en Eglise pour la première fois. Tout de suite, on m’a demandé de me mettre au service. Cette demande m’a fait me sentir utile et a renforcé mon appartenance au groupe.

Plus je me suis mise au service, plus j’ai reçu de cadeaux, des talents qui se développent sans qu’on s’en aperçoive, à condition de prier, d’être patient et de faire avec d’autres.

Jamais je ne me serais crue capable de parler de l’Évangile aux plus jeunes, c’était réservé aux dames caté de mon enfance comme ma chère grand-mère. L’Esprit m’a envoyée, m’a aidée à trouver les mots. Ce premier service en paroisse a entrainé le suivant, accompagner un groupe d’enfants vers la première communion.

Parler de foi à des jeunes de 13 à 15 ans en route vers la profession de foi et la confirmation fut le défi suivant : difficile de les aider à choisir leur propre voie, à expérimenter leur choix de croire ou de ne pas croire ! L’Esprit a soufflé récemment, à Lourdes, au Pèlerinage diocésain des jeunes. Je crois que la majorité des jeunes du groupe y allait à reculons. Peu à peu, on les a sentis de plus en plus heureux de se connaître et de partager. Plusieurs jeunes veulent revenir l’an prochain !

Demander la confirmation me permet donc aujourd’hui de relire ma vie et de témoigner. Je sais qu’accepter les propositions de l’Eglise et de mes compagnons me rendront toujours plus heureuse.

Pascale Hennequin


Le sens de la présentation des dons pendant la messe

Rappelons que la sainte messe est constituée de deux grandes tables : la table de la parole et la table eucharistique. Au cours de l’offertoire – présentation des dons – au début de la liturgie eucharistique, le prêtre offre à Dieu le pain et le vin qui seront consacrés, et éventuellement d’autres dons et des quêtes destinés aux besoins matériels de l’Église et des pauvres. À ce moment de la célébration, les fidèles sont invités à tourner leur regard vers l’autel. Alors le prêtre célébrant présente à Dieu le pain et le vin ; les deux sont nécessaires au sacrifice du Christ. Le pain est le symbole de toute nourriture ; en l’offrant à Dieu, nous le remercions de pourvoir à notre subsistance. Le vin, quant à lui, est un don excellent annoncé par Isaïe pour le festin que le Seigneur prépare à tous les peuples (Is 25, 6). Le Christ promet lui aussi le vin nouveau que ses disciples boiront dans le Royaume de son Père.

Pourquoi la quête intervient-elle à ce moment de la messe ? Autrefois, pour refaire les gestes de la Cène en mémoire du Christ, les fidèles apportaient de chez eux du pain et du vin permettant de célébrer l’eucharistie dans leurs communautés. Progressivement, ces offrandes en nature se sont transformées en argent. Elle n’est pas une sorte d’impôt, mais le gage de l’amour fraternel et de notre participation à la vie matérielle de l’Eglise, participation que sollicitait déjà Saint Paul auprès des Eglises qu’il visitait (1 Co 16, 1). La quête s’insère donc dans le geste de la présentation des dons.

En réalité, l’offrande que nous donnons à la messe sous forme d’un billet de banque ou d’une pièce est lourde de symboles. En effet, cette offrande représente le fruit de notre travail, de notre activité et même de notre engagement. Spirituellement, cette offrande vise à nous associer à l’offrande suprême consentie par le Christ sur la croix, offrande signifiée par le partage du pain et du vin, symboles de son corps et de son sang. En un mot il s’agit d’offrir au Seigneur ce que nous sommes et ce que nous avons à l’image de la veuve de l’évangile .Voyant ce qu’elle avait mis dans la quête, Jésus affirme : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le tronc plus que tout le monde. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre. » (Mc 12, 44)

Pierre-Claver Edoh


Le mois de Mai, le mois de Marie…

Durant le mois de mai, l’Église nous invite à prier plus particulièrement la sainte Vierge Marie puisque ce mois lui est consacré. Tous les mois de l’année sont généralement consacrés au Christ, à saint Joseph et ou à la sainte Vierge Marie. Ainsi nous avons le mois de juin qui est celui du Sacré-Cœur. Plus près de nous, le mois de Mars est celui de St Joseph.

La dévotion du mois de Mai est très ancienne. Elle est le fruit de plusieurs formes de dévotions apparues au cours des siècles. Ainsi, au 16ème siècle, saint Philippe Néri réunissait des enfants pour décorer un autel à la Vierge. Puis ils demandaient à la Vierge de les aider à pratiquer une vertu chaque jour pendant le mois. Sous l’influence des jésuites, les familles avaient pris cette habitude durant le mois de mai.

Pourquoi prier Marie ? N’est-ce pas logique de se tourner vers notre unique sauveur, Jésus Christ ? Laissons saint Jean Paul II répondre à nos questions ; pour Lui « la Vierge appartient au plan de salut par la volonté du Père. Chaque intervention de Marie dans la régénération des fidèles ne se met pas en concurrence avec le Christ mais dérive de lui et est à son service ». Ainsi l’action de Marie sert toujours son fils et nous conduit à lui. Les règles de discernement pour une saine dévotion à la sainte Vierge sont un amour grandissant pour le Christ et nos frères, ainsi qu’un amour et une docilité envers l’Église et ses pasteurs. Ces critères doivent nous aider à discerner si notre dévotion est évangélique ou pas.

Les fruits de cette dévotion ne pourraient être résumés dans cet édito mais je vous renvoie à la longue liste des saints connus et inconnus : leur vie et leurs œuvres manifestent la fécondité de la dévotion au rosaire, signe de notre amour particulier pour la sainte Vierge. Pour rappel, on peut citer la vie de nombreux témoins tels que saint Jean Paul II, sainte mère Teresa, sainte Thérèse et bien d’autre encore.

Durant ce mois et pour toute notre vie, redisons à l’exemple de nombreux saints : Totus Tuus Maria. Ainsi par l’intercession de Marie et par son exemple, nous pourrons parvenir « à la docilité à l’Esprit Saint et à la transformation de soi selon l’image du Christ ».

Nivan Rakotondrazafy