Editos

Pourquoi une paroisse ?

La question se pose en effet. Quel est encore le sens de la paroisse dans une métropole où les déplacements sont facilités, dans un monde où le numérique prend de plus en plus de place (avec la possibilité de choisir ce qu’on veut où l’on veut sans bouger de chez soi), où chacun choisit ses engagements en pleine liberté et conscience ? La paroisse actuelle, modelée sur ce qui a existé au cours des siècles, voire du millénaire passé, n’est-elle pas totalement désuète ?

Vous imaginez bien que je ne vais pas vous dire que oui, que la paroisse ne sert plus à rien, qu’elle est dépassée. Quoique… La société actuelle nous invite à bouger, à évoluer, rapidement parfois, trop vite même à certains égards. Et elle oblige chaque paroisse à se réinventer, à ne pas en rester simplement à ses habitudes, mais au contraire, tout en respectant son histoire, à se mettre au service des habitants qui la composent.

Peut-être êtes-vous surpris de ce terme « habitants qui la composent ». Et pourtant c’est là que réside le nœud de nos paroisses : Elles ne sont pas faites que pour les chrétiens pratiquants habituels. Preuves en sont les mariages, communions, funérailles qui y sont célébrés. Tant de monde qu’on voit si peu à nos assemblées dominicales, mais qui pourtant forme aussi nos paroisses.

La richesse d’une paroisse n’est pas (seulement) dans le nombre des pratiquants ou des personnes engagées au service de la liturgie, des pauvres, des jeunes,… Elle n’est pas dans le décorum d’un bâtiment, aussi majestueux soit-il. Le richesse d’une paroisse, c’est cet ensemble d’habitants qui forment l’Église, qui nous rappellent, à travers leur pratique ou leur absence, à travers leurs engagements plus ou moins distants avec la communauté, que celle-ci n’est pas un ensemble fermé.

La paroisse nous invite à découvrir la diversité du Corps du Christ, elle nous décentre de nos groupes habituels, elle nous ouvre à notre frère ou notre sœur qui ne comprend rien à nos rites mais qui cherche à se rapprocher du Seigneur.

La paroisse, c’est cette portion de terre où le Christ se rend présent à travers son Église, c’est l’ensemble des dons et charismes qui sont mis en œuvre pour annoncer sa Bonne Nouvelle, pour dire à tous l’amour miséricordieux du Père pour ses enfants.

La paroisse, c’est finalement un appel à vivre, à la fois, les dimensions missionnaire et communautaire de l’Église. À accueillir, au-delà de notre cercle de confort, ceux qui sont autour de nous. À nous laisser interpeller par l’action de Dieu visible à travers les hommes et les femmes de bonne volonté. À nous laisser convertir par le Christ, vivant auprès de nous.

Je pourrais continuer longtemps. Les prophètes de malheur annoncent de manière récurrente la mort de la paroisse, proclamant une « Église-liquide » – en copiant les études sociologiques récentes – c’est-à-dire une Église diluée dans le monde, sans apparence, sans centre, sans Christ finalement. D’autres, plus technophiles, parlent d’une « Église hub », à la manière de ces ports sur les ordinateurs où l’on viendrait se brancher, changeant de place constamment, sans plus aucune racine pourrait-on croire…

Pourtant je crois que la paroisse, ou la communauté de paroisses qui en est la version étendue, a un avenir, parce qu’elle nous interpelle au plus près de notre existence de chaque jour. À travers nos voisins, à travers cette liturgie qui malgré ses limites nous met en relation avec Dieu, à travers les groupes de réflexion qui s’y retrouvent, à travers ces catéchumènes qui cheminent vers le baptême

La paroisse, c’est le lieu de l’inattendu, si j’ouvre mon regard et mon cœur. Certes, c’est le curé qui parle, allez-vous me rétorquer. Et si vous osiez essayer ? Si vous osiez vous lancer pour voir, pour sentir cette portion du Peuple de Dieu ? Si vous décidiez, cette année, d’essayer la paroisse ? Allez, en guise conclusion, je vous laisse méditer cet aphorisme : « Ceux qui pensent que c’est impossible sont priés de ne pas déranger ceux qui essaient »…

                                               Stéphane Jourdain, curé de vos paroisses


« Ce n’est qu’un au-revoir ! »

Dimanche 8 septembre, nous nous retrouverons en communauté de paroisses à l’église Sainte Jeanne d’Arc. J’avais annoncé à l’une d’entre vous qu’il s’agirait, entre autres, de ma messe de départ : « Ce n’est qu’un au-revoir ! », m’avait-elle répondu.

Même si Marie se fera discrète devant son Fils, en ce dimanche, le 8 septembre est aussi la fête de la Nativité de la Vierge : belle transition pour celui qui s’apprête à servir la paroisse « Notre-Dame » ! J’y serai installé comme curé la semaine suivante : 15 septembre, mémoire de Notre-Dame des Douleurs… j’espère que ce n’est pas de mauvais augure pour mes futures ouailles !

Le saint pape Jean XXIII disait que là où il mettait les pieds, il mettait aussi son cœur : il s’agit de ne pas avoir peur de nous lier sincèrement à ceux que nous servons, même si cet attachement rend toujours plus difficile le moment de l’au-revoir. C’est dans cet esprit que j’ai essayé de venir vers vous, au moment de ma nomination comme vicaire en 2011 ; c’est dans cet esprit que j’espère rejoindre les paroissiens de Notre-Dame. Même si notre ministère de prêtre nous fait passer régulièrement d’une communauté à une autre, aucune étape n’est jamais une parenthèse dans notre vie, et aucun d’entre vous ne peut jamais être qu’un quidam.

N’y voyez pas de corporatisme de mauvais aloi, si je rends grâce d’abord pour les curés qui m’ont accueilli et supporté : Bernard, qui a eu la délicate mission de me faire passer de la théorie à la pratique, du séminaire au terrain ; Stéphane qui a accepté ma présence en pointillés, ces trois dernières années, et qui m’a mis à contribution tout en respectant les exigences de mes autres missions. J’ai apprécié la vie fraternelle offerte par mes confrères.

Je rends grâce au Seigneur pour chacune et chacun d’entre vous, que nous ayons eu l’occasion de collaborer plus étroitement, ou que nous nous soyons simplement croisés lors des offices. Je ne vous ferai qu’un compliment, au moment de vous quitter : je souhaite à tout prêtre d’être un jour envoyé dans une communauté comme la vôtre !

De tout cœur merci et… au-revoir !

Jean-François Mertz

 

La messe de départ de l’abbé Jean-François Mertz sera célébrée le

dimanche 8 septembre à 10h30 en l’église de Sainte Jeanne d’Arc.

A l’issue de la célébration, un verre de l’amitié nous permettra de saluer Jean-François. Vos contributions salées ou sucrées seront les bienvenues pour ce partage fraternel.


Comment être chrétien aujourd’hui dans ce monde…

 

J’ai envie tout d’abord d’énoncer une évidence : c’est vivre les promesses de notre baptême, branché sur le Christ. Mais encore ? Me direz-vous avec raison.

Je crois qu’il faut « faire simple ». C’est dans le quotidien de nos vies que cela se joue : accomplir notre devoir d’état, regarder l’autre avec bienveillance, être exigeant mais ne pas oublier l’indulgence pour les faiblesses humaines, être au service. Et ça peut être une vraie ascèse : manager un service et poser des exigences en terme de tâches à exécuter en prenant en compte les difficultés des uns et des autres, gérer les relations avec un supérieur hiérarchique ou des collègues de caractère difficile et refuser de les réduire à leurs arrière-pensées, essayer de travailler à un bien commun dans un contexte où c’est chacun pour soi. En famille, cela veut dire prendre en compte les désirs, la fatigue de chacun.

Nous ne pourrons le vivre jour après jour que si nous sommes en relation personnelle et communautaire avec le Christ, que si nous ancrons notre vie dans cet amour du Christ qui nous ouvre à l’amour de nos frères et réciproquement. Nourris et fortifiés par cet amour inépuisable, nous pourrons être présents au monde pour lui porter la Bonne Nouvelle. Ce monde qui est notre terre de mission, c’est notre environnement quotidien : famille, amis, collègues, voisins, tous ceux que nous croisons chaque jour et à qui nous pouvons offrir un sourire, un peu d’attention, le droit d’exister.

Récemment, lors d’un temps fort en mouvement, le conférencier nous disait : Nous voulons changer le monde. Même les plus puissants des hommes n’y sont pas parvenus. Interrogeons-nous plutôt sur notre zone d’influence directe. L’influence passe par les humains que nous choisissons d’être pour rendre les autres plus humains, avec humilité et parce que le Fils de Dieu s’est fait Homme et que l’Homme vaut la peine qu’on se donne pour lui.

Anne Mallassinet


L’ECP….Vous connaissez ?

Ce nouvel acronyme désigne l’Équipe de Coordination Pastorale. Instaurée par le projet diocésain de juin 2018 pour une conversion pastorale et missionnaire de l’Église en Moselle, l’ECP a pris le relais de l’Équipe d’Animation Pastorale et a pour but de resserrer les liens entre les différents acteurs pastoraux (prêtres, diacres, laïcs, jeunes et moins jeunes) afin de construire ensemble une Église dynamique et chaleureuse.

Constituée au sein de la communauté St Privat depuis janvier 2019, elle se réunit une fois par mois autour de l’abbé Stéphane Jourdain. Ses missions : valoriser les initiatives locales et répondre aux besoins spécifiques de la communauté.

Ainsi, cette équipe dynamique, composée de Geneviève Renaud, Sylvie Schaller, Gérard Kintzig et Danielle Schuck est à votre disposition pour tous projets, rassemblements ou idées missionnaires que vous souhaiteriez voir développer au sein de nos trois paroisses.

Nous souhaitons que chacun puisse trouver sa place au sein de notre Église, que chacun se sente soutenu, que chacun puisse trouver la paix et la sérénité dans sa vie. Toutes les initiatives permettant de construire une communauté soudée, à l’écoute de son prochain, dans une atmosphère sereine et dynamique, seront les bienvenues. Plusieurs projets sont déjà en réflexion pour la rentrée (tels que le co-voiturage pour aller aux messes communes, l’élaboration d’une newsletter avec large diffusion…), mais nous restons à votre écoute pour toute suggestion que vous voudriez voir développer. N’hésitez pas à nous contacter pour nous les soumettre !! Essayons de sortir de notre routine et de nos habitudes !

À l’automne, des personnes relais seront également identifiées afin que notre communauté puisse être au cœur de la population et ainsi permettre une meilleure réactivité notamment dans le soutien aux personnes malades, dans l’accompagnement des personnes isolées ou en difficulté.

Nous voulons bâtir une Église riche en joies et bonheurs autour du Christ ! Devenons tous acteurs et missionnaires au sein de notre communauté !

Sylvie SCHALLER, Membre de l’ECP


Communiquer : un acte de foi, d’espérance et de charité

Quel est le rapport entre le témoignage, la catéchèse, l’évangélisation, une homélie, un partage, une discussion, l’engagement au sein de St Vincent de Paul ou du Secours Catholique ? Outre le fait qu’il s’agisse d’activités chrétiennes, il s’agit d’un acte de communication, en paroles ou à travers l’œuvre de nos mains…

Durant son séjour sur cette terre, le Christ s’est révélé lui-même le parfait “Communicateur”. Devenu, par l’Incarnation, semblable à ceux qui devaient recevoir son message, il a proclamé celui-ci avec puissance et sans compromission, par ses paroles et par toute sa conduite, vivant au milieu de son peuple, adoptant la façon de s’exprimer et de penser conforme à son pays et à sa condition. D’ailleurs communiquer, c’est plus qu’exprimer des idées ou des sentiments, c’est faire le don de soi par amour, selon la réalité profonde de son être : la communication du Christ était “esprit et vie”.

Ce court extrait de Communio et Progressio¸ un document demandé par le Concile Vatican II pour réfléchir sur la communication, nous dit le sens de cette dernière : communiquer, c’est un don de soi. C’est, pour reprendre le titre de ce texte, un acte de communion et de progrès dans la découverte de Dieu et de nos frères. C’est suivre les pas de Jésus qui est le « parfait communicateur ».

Si l’Église célèbre chaque année le dimanche après l’Ascension la journée mondiale des communications sociales (avec tout le poids de ce mot “social” dans notre monde actuel), c’est bien pour rappeler l’importance de cet acte communicatif et nous inviter à réfléchir sur les moyens que nous nous donnons pour mieux communiquer la Bonne Nouvelle. Sur les moyens que nous prenons pour nous former. Une chorale répète les chants, les enfants qui veulent communier font de la catéchèse,… Et nous, qui de par notre mission de Chrétiens, devons annoncer le Christ, quels sont les moyens que nous prenons ? Pour vous aider, quelques pistes au dos de cette feuille…

Abbé Stéphane Jourdain


Témoignage d’un parent accompagnateur

 

Le calendrier liturgique rythme notre année de chrétiens, avec ses étapes comme autant de repères, Noël, Pâques… et le risque est grand, parfois, de tomber dans les automatismes. Les années défilent… et puis l’un de nos enfants commence à se préparer pour sa Première Communion.

Et c’est là l’occasion, pour les parents accompagnateurs, de revenir aux sources avec et grâce aux enfants. Il y a d’abord, bien sûr, le plaisir de la transmission. Mais on tombe aussi sur ses difficultés : les questions des enfants, directes, naïves au plus joli sens du terme, nous obligent à nous réinterroger nous-mêmes sur les fondements de notre foi. C’est un retour aux fondamentaux, salutaire pour tous.

Il faut expliquer et montrer la nécessaire part de Mystère que l’Homme ne peut comprendre et accepte pourtant. Il faut relire les textes bibliques que nous croyions bien connaître et que les enfants, eux, découvrent. Bien sûr, nous en entendons certains lors des célébrations ; nous méditons après les homélies dominicales. Mais devoir nous-mêmes apporter des explications aux enfants est pour nous l’occasion d’ouvrir les yeux, parfois, sur de nouvelles significations, d’enrichir notre propre approche, de reprendre notre propre formation là où nous l’avions arrêtée et de voir avec des yeux d’adulte… en un mot d’approfondir notre foi et de nous laisser imprégner par la Parole d’une nouvelle manière.

Le parcours des enfants est aussi notre parcours. Nous cheminons tous ensemble, jeunes et adultes, comme nous marcherons ensemble vers l’autel lors de ce jour tant attendu de la Première Communion. Notre foi et notre engagement font sens, pour tous. Nous faisons corps, nous formons l’Eglise et c’est cela enfin que nous rappelle, à nous parents, cette année de découverte et de préparation.

Nous souhaitons être nombreux ce jour-là et nous vous convions toutes et tous à venir partager notre joie et celle des enfants !

Patricia Celka


Le Baptême, une plongée dans la mort, la résurrection et la vie avec Christ

Le baptême est donc le point de départ d’un cheminement spirituel qui tend tout entier à l’acquisition de la plénitude de vie dans le Christ. En d’autres termes, il est destiné à la totale profession de foi et intégration dans l’économie du salut inauguré par Jésus qui se donne en nourriture dans la communion eucharistique. (Cf. Jn 6, 51)
Par ce sacrement, nous nous engageons dans la voie de la sainteté, avec l’aide de Dieu et le soutien de l’Eglise, à être des hommes nouveaux dans notre mentalité, dans nos mœurs, dans notre style de vie et surtout dans notre charité fraternelle. Bref, dans un monde en perpétuelle mutation, nous devons être des ‘‘sentinelles’’ de la Parole indémodable ; c’est-à-dire, être toujours prêts à annoncer les merveilles de ‘‘Celui qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière’’ (Cf. 1P 2, 9).

Il s’agit, comme dit Saint Paul, de se plonger dans la mort du Christ pour ressusciter avec lui et mener une vie nouvelle semblable à la sienne. (Cf. Rm   6, 3-5) Ce sacrement nous configure au Christ, car il nous purifie de tout péché, nous rend participant de sa nature divine et nous engage dans la dynamique de l’éternité de vie bienheureuse. Pour celui qui l’a reçu, la vie éternelle a déjà commencé et il y chemine dès maintenant, pas en solitaire mais avec ses frères et sœurs baptisés, en Eglise, Corps mystique du Christ.

« Christ est ressuscité, Alléluia ! Il est vivant à jamais ! »

Bon temps pascal à tous !

Abbé Dieudonné W. Talakaena


Pâques : l’amour qui illumine

Que le temps passe vite… Nous venons à peine de fêter Noël, nous avons commencé à commémorer la vie de Jésus, vécu la Semaine Sainte et nous voici déjà à Pâques.

Pâques : Jésus est vivant… et nous fait découvrir l’amour d’un Dieu pour l’homme. Jésus ressuscité nous donne, par amour, la Vie. Mais que fait l’homme de cet amour et de cette vie, donnés pour lui-même et pour les autres ? Il est bon de s’interroger quelquefois. Si Pâques est une renaissance, c’est aussi pour nous : et si je changeais… Penser à mon voisin, le saluer, lui parler, lui demander des nouvelles de sa famille… Voir le sourire sur son visage, parce que quelqu’un s’intéresse à lui, nous remercie déjà de notre intention à son égard.

Pâques, c’est l’Amour profond qui nous demande de changer, d’être témoins. Un Dieu qui nous demande d’aimer et d’aimer sans retour. S’il nous est facile d’aimer notre famille et nos enfants, peut-être est-il plus difficile d’aimer l’autre, cet autre qui n’est pas forcement du même avis que nous, d’aimer l’étranger, d’aimer la personne qui nous critique…

Aimer, c’est quelque chose de profond. Dieu nous aime… Et si nous mettions plus de lumière dans notre vie en aimant, parce que Dieu est amour. Alors notre vie aurait un tout autre sens. Aider l’autre, c’est l’aider non pas seulement parce qu’il a besoin de nous, mais parce que notre aide est chargée d’amour, et que nous mettons un peu de lumière dans sa vie.

Belle et Sainte Fête de Pâques à tous !

Bernadette Bivert


Insaisissable

Ce mot qui ressemble au titre d’un film (c’en est un d’ailleurs), reflète pourtant à mon sens le mystère que nous allons célébrer au cours de cette semaine sainte : Jésus est insaisissable, nul n’arrive à le comprendre pleinement… mais chacun est invité cependant à le suivre.

Le dimanche des rameaux, nous commémorons son entrée à Jérusalem : « le jour de gloire est arrivé » doivent penser ses disciples et ses amis, qui le voient acclamé comme un roi. Pourtant, Jésus ne fait pas son entrée à la manière des empereurs, passant sous un arc de triomphe, mais sur un petit âne, une bête de somme. Voilà qui préfigure ce qui va suivre, lorsqu’il prendra sur lui tous nos péchés… Première note discordante dans l’euphorie du moment.

Puis, jeudi, nous nous souviendrons de ce repas durant lequel Jésus lave les pieds de ses disciples. Leçon magistrale de management : le chef se met au pieds de ses disciples ; il n’est pas au-dessus des autres, mais à leur service. Au point qu’il se donnera totalement pour ceux qu’il aime, à travers son corps et son sang offerts pour la multitude. Un geste qui peut sembler fou ! Un geste tellement fort qu’il reste marqué à jamais dans nos mémoires et nos pratiques.

Le vendredi, lui l’innocent, ne rechigne pas : abandonné de tous ou presque, il porte sa croix. Il continue d’avancer, avec courage, et s’il se laisse faire, il accompagne son destin. Celui qui devait tout changer, acclamé quelques jours plus tôt comme le sauveur, le voilà déshonoré, destitué de son rang. Et lui, le Vivant par excellence, le voilà qui agonise sur la Croix. Triste fin pour celui qui était écouté, suivi, qui avait guéri, sauvé, relevé tant de personnes. C’est à n’y rien comprendre.

Et au matin de Pâques, même mort, alors qu’on pense savoir où il est, alors que plus rien ne devrait changer, que tout devrait être figé, le voilà qui a disparu, avant d’apparaître aux femmes venues l’embaumer. Celles et ceux qui pensaient le connaître se rendent compte qu’ils n’ont pas compris, que celui dont le message et la vie les avait marqués est différent de ce qu’ils imaginaient, de ce qu’ils avaient décidé pour lui. Il est insaisissable, au point de demander à Marie Madeleine « ne me retiens pas ». Au point d’entrer dans la pièce où les apôtres se tiennent alors même que les portes sont fermées.

Alors oui, Jésus est insaisissable ! Ce qui ne l’empêche pas de se rendre présent à nos côtés quand il vient nous soutenir, nous encourager à avancer, à ne pas en rester là où nous sommes. Constamment, il nous provoque au déplacement intérieur. Puissent cette semaine sainte, et la fête de Pâques qui la clôture, nous aider à nous approcher de lui, sans chercher à le retenir, mais en acceptant de nous laisser toucher et transformer par lui.

Stéphane Jourdain


« Je voudrais prier, mais on ne m’a jamais appris ! »

Ce cri lancé par l’astronaute Ryan Stone dans le film Gravity est relayé par nombre de nos contemporains…

Comme l’écrivait le pape Benoît XVI : « La prière ne doit pas être considérée comme allant de soi, il faut apprendre à prier, comme en acquérant toujours à nouveau cet art ». Quelques années plus tôt, saint Jean-Paul II, dans son texte prophétique “Au début du nouveau millénaire” désirait que l’enseignement de cet art soit « un point déterminant de tout programme pastoral » et que « les communautés chrétiennes deviennent d’authentiques écoles de prière ».

Nous sommes heureux de vous inviter à  la troisième édition de l’Ecole de prière, élargie cette année  à l’ensemble de l’archiprêtré de Montigny. Le thème proposé est celui de « la joie » Cette journée est proposée aux enfants préparant la première des communions, aux fiancés qui se préparent au mariage, aux familles, et à tous les paroissiens qui veulent découvrir la prière, ou la rédécouvrir sous un nouveau jour…

Au programme : des temps de louange, des témoignages, des ateliers, une conférence animée par le père Vincent Meyer, tertiaire fransiscain, sur le thème « la joie dans la prière, de saint François au pape François », et bien sûr l’Euchariste, à 11h, en l’église St Joseph, toute proche de Jean XXIII où cette journée de prière se déroulera.

Cette rencontre n’a d’autre ambition que de faire découvrir différentes manières de prier, léguées par des générations de saints, afin que chacun puisse s’approprier selon sa personnalité, ses besoins, ses goûts, là où il en est dans son itinéraire spirituel, l’un ou l’autre de ces trésors.

Venez et goûtez ! Rendez-vous le 28 Avril 2019, de 9h à 17h, à l’ensemble scolaire Jean XXIII à Montigny-lès-Metz. Pour les enfants, un jeu sera animé par les scouts en début d’après-midi, tandis que les petits enfants seront pris en charge durant la journée.

Danielle Schuck


Les rêves de Joseph

 

«… l’ange du Seigneur
lui apparut en songe
et lui dit…
 » (Mt 1,20)

Joseph a été plongé dans le sommeil comme dans la mort, brisé par la décision qu’il venait de prendre. Déchiré entre le désir d’aimer et l’exigence de la Loi, il fait l’absolue confiance en Dieu. Lui, « un homme juste » ferme les yeux, non pour oublier mais pour faire place au Tout-Autre. Le charpentier dormait tel un arbre évidé par la foudre, le cœur grand ouvert de souffrance. Pauvre de tout, il était désormais disponible à l’inouï de son Maître et Seigneur. La terre de ses racines s’était fissurée en découvrant sa fiancée lourde d’un secret fait de chair et de sang.

Depuis des jours, un ouragan ravageait ses certitudes, attisant le feu qui consumait ses entrailles. Et voilà qu’il se sentait maintenant enveloppé par une brise légère, une haleine de vie, caressé par le battement d’une aile. Ce vent venu d’ailleurs pénétrait sans effraction au plus intime de sa conscience et chassait les nuages : « Ne crains pas de prendre chez toi Marie, ta femme : car ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit Saint. » La voix se faisait pressante ; le Très-Haut parlait à Joseph comme un ami parle à son ami. « Veux-tu abriter chez toi la nouvelle Arche d’Alliance, la toute sainte Marie, recevoir sous ton toit mon Fils, mon Unique ? Tu seras pour lui mon visage et mes mains ; tu lui enseigneras tendresse et fidélité. Et lui sera Dieu-avec-toi, Emmanuel. »

Joseph vient de comprendre l’audace de ce Dieu-Amour qui a besoin de l’homme. Jésus, l’Emmanuel, va grandir aux côtés de l’homme aux songes qui a fait de beaux rêves de nativité. Depuis cette nuit-là, Joseph n’aura plus peur.

Avec Joseph, sachons rêver que Dieu est et sera toujours présent dans notre vie remplie de ténèbres et de doutes. Avec Joseph, rêvons d’une Eglise « sainte, catholique et apostolique » qui saura toujours engendrer l’amour et la tendresse, montrer le visage et les mains de Dieu et enseigner sa tendresse et sa fidélité.

Avec Joseph et sous sa protection, n’ayons pas peur ! Faisons confiance à Dieu. Il n’abandonne jamais ceux qui lui font confiance.

Père Joseph


« Si tu savais le don de Dieu » (Jn 4, 10)

Cet épisode de Jésus et de la Samaritaine peut nous interpeller : Jésus est toujours celui qui vient bousculer les traditions et les habitudes. En effet, les Juifs n’adressaient pas la parole aux Samaritains, et encore moins à une femme samaritaine. Et pourtant, Jésus lui demande à boire. Qui plus est, devant la réaction de cette dernière, il ouvre une interrogation fondamentale en lui disant : « Si tu connaissais le don de Dieu et celui qui te dit « donne-moi à boire », c’est toi qui aurais demandé et il t’aurait donné de l’eau vive… Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; au contraire, l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissant en vie éternelle. »

Nous allons entrer prochainement dans notre marche vers Pâques. Le diocèse cette année propose un livret de carême dont le titre est précisément celui de cet édito. Devant les paroles de Jésus à la Samaritaine se posent des questions essentielles que nous pourrions partager en petites équipes, avec le support proposé, comme par exemple : Qu’est le don de Dieu ? En quoi suis-je concerné par la vie éternelle ? Comment je me retrouve comme chrétien dans une société qui aurait peut-être tendance à étouffer le bon grain ? A quoi ça sert d’être chrétien aujourd’hui ? Etc.

Jésus lui-même, avant de commencer sa mission, s’est retiré pendant quarante jours au désert.

Et si Pâques devenait un nouveau départ, après s’être donné ce temps de carême à venir pour mieux découvrir cet extraordinaire Amour de Dieu pour chaque personne, ce cadeau qu’Il nous fait au quotidien, parce que Lui est toujours présent dans notre vie.

Osons le pari de sortir de chez nous pour une rencontre hebdomadaire pendant cinq semaines en entrant dans une équipe de carême. Peut-être alors Pâques sera l’occasion d’un nouveau départ !

 

Gérard Kintzig


Témoin d’une bonne nouvelle

Être témoin d’une bonne nouvelle, c’est devenir un témoin de la joie. Mais comment l’être ? Peut-être nous faudrait-il d’abord définir les termes du sujet. Ou peut-être pas ! Car la joie ne se définit pas, elle se vit, et si vous voulez la définir avant de la vivre, il sera trop tard.

Tournons-nous pourtant vers le mot « témoin ». C’est un terme intéressant, car il s’applique à la fois à celui qui voit et à celui qui est vu. Être un témoin de la joie, ce n’est pas seulement avoir compris, un jour, de tout son être, que si Dieu veut nous dire quelque chose de Lui, par ses prophètes ou par son Fils, c’est toujours une bonne nouvelle, car Dieu est amour.

C’est aussi, pour les autres, voir qu’on a vu : ils sentent en nous une confiance venue de plus loin, une audace dans l’action, un sourire plus aisément offert. Qui s’est tenu dans le rayonnement du Christ rayonne !

Deux autres sens du mot « témoin » apparaissent alors. Il y a d’abord le témoin comme instrument de mesure, cette marque qui indique par exemple, sur un mur et sous un pont,  jusqu’où les eaux du fleuve ont monté. L’homme heureux, par sa vie, semble dire à chacun : si tu savais le don de Dieu ! si tu mesurais l’ampleur de son amour ! Alors, on a envie de savoir, on veut savoir ce dont il tire la substance de sa joie…

D’où le dernier sens de témoin : ce petit objet que les athlètes se communiquent  lors d’un relais. Il n’est en effet de joie qui ne se communique. Le Bien, disaient les Latins, est « diffusivum sui » : non pas jaloux, mais « diffusif de lui-même ». La bonne nouvelle, dans la Bonne Nouvelle, c’est qu’elle ne s’arrête pas à celui qui la reçoit.

Martin Steffens


« Justice et Paix s’embrassent, chemin d’unité » (Psaume 85)

« Tu rechercheras la justice, rien que la Justice » (Dt 16,20)

La Justice et la Paix qui s’embrassent, voici le thème choisi pour la semaine 2019 de prière pour l’unité des chrétiens. Elle sera célébrée partout dans le monde entre le 18 janvier (fête de la profession de foi de Saint Pierre ) et le 25 janvier 2019 (conversion de Saint Paul).

Afin de préparer la célébration annuelle, des partenaires œcuméniques d’une région spécifique (en 2019, l’Indonésie) sont invités à mettre au point un texte liturgique sur un thème donné. Ensuite une équipe internationale formée par le Conseil œcuménique des églises (COE) et l’Eglise catholique veille à ce que ce texte serve de référence de prière dans le monde entier.

Qu’en est-il sur notre communauté Saint Privat ? Actuellement, en lien avec la communauté Saint Jacques en Grande Seille de Marly, avec nos amis protestants surtout de Montigny et quelques fidèles orthodoxes, une petite cellule constitue le groupe œcuménique de Marly, Montigny et Moulins.

Ce groupe travaille dans l’esprit qui a été proclamé en 2017 par la Conférence des Eglises Européennes ( KEK) et, du côté catholique, le Conseil des Conférences Episcopales en Europe :

« Grâce au dialogue, nous approfondissons notre connaissance réciproque. Par les témoignages et les actions communes nous construisons des ponts. Moyennant la prière, nous apprenons a reconnaître l’œuvre du Saint Esprit. La voie à suivre paraît parfois obscure et difficile, mais nous devons toujours préserver dans nos cœurs la vérité selon laquelle l’amour du Christ nous presse »

Dans le cadre de notre communauté, en 2019, vous êtes invités à participer à une célébration qui espère rassembler de nombreux chrétiens de diverses confessions le mercredi 23 janvier à 19h30 dans la crypte de l’église Sainte Jeanne-d’Arc de Montigny. Cette célébration animée par des catholiques, protestants et orthodoxes concernera tout l’archiprêtré.

Alors, que personne n’hésite à participer, à apporter sa contribution et à manifester ce désir d’unité qui se fait pèlerinage vers la Justice et la Paix en compagnie de nos sœurs et frères chrétiens de toutes confessions du monde entier !

JL Bauchat


Bonne et sainte année 2019

Formuler des vœux pour une paroisse ou pour des paroissiens est toujours un exercice redoutable… Notamment au vu de la diversité des situations des uns et des autres. Pourtant, cet exercice, qui semble plutôt personnel, peut se réaliser si l’on ne prend plus chaque individu personnellement, mais que l’on s’adresse à une communauté. Et mon vœu le plus cher serait que nous arrivions à toujours plus former, au cours de cette année 2019, cette communauté.

L’image biblique du Corps, que St Paul utilise dans la lettre aux Corinthiens (1 Co 12, 12-27), illustre bien les relations qui sont les nôtres au sein de notre communauté. « Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie » (v.26). Depuis septembre, nous prions tous les dimanches pour les baptisés et les mariés du week-end (quand il y en a), ainsi que pour les défunts dont les funérailles ont été célébrées durant la semaine au sein de notre communauté de paroisses. C’est une petite attention, mais elle est lourde de sens en ce qu’elle nous ouvre à nos frères.

Les Conseils de Fabrique (qui gèrent matériellement nos paroisses) travaillent aussi de plus en plus de concert ; une nouvelle Equipe de Coordination Pastorale va voir le jour en ce mois de janvier ; nos messes communes (bien qu’embêtantes pour les paroissiens qui oublient ces dates et se retrouvent devant une église fermée le dimanche matin, j’en conviens) sont des moments de rencontre et de partage fort, où la communauté accueille cette année les enfants qui préparent leur communion.

Il y a encore de nombreuses autres avancées qu’il faudrait souligner, mais il reste aussi du chemin à faire pour que notre communauté St Privat ait encore plus de consistance, et qu’en nous voyant, les  hommes et les femmes de nos quartiers s’écrient, admiratifs, comme on le disait des premiers chrétiens : « Voyez comme ils s’aiment ! » Alors à chacune et à chacun des membres de notre communauté, comme à son ensemble, bonne et sainte année 2019.

Stéphane Jourdain


Noël … et la solidarité

A première vue, ces deux thèmes n’appartiendraient pas au même registre. Noël nous invite à nous tourner vers la crèche et l’Enfant-Jésus venu dans ce monde pour nous sauver. Cela suppose une démarche de foi qui paraît éloignée de la notion de solidarité. Pour le dictionnaire Larousse, la solidarité est « un sentiment qui pousse les hommes à s’accorder une aide mutuelle ». Cela peut nous faire penser à des organismes d’inspiration mutualiste, choses bien utiles dans notre société, mais où est le rapport avec Dieu, pourrions-nous penser ?

Pourtant, Jésus ne nous a-t-il pas demandé de nous aimer les uns les autres ? Alors, « s’accorder une aide mutuelle », ne serait-ce pas un premier pas vers cet amour auquel nous sommes appelés ? Peut-être devrions-nous aller plus loin que « ce sentiment qui pousse les hommes… » car nous ne nous sentons pas toujours poussés vers les autres. Ceux-ci ne nous apparaissent pas toujours fréquentables… et pourtant ce sont des fils et filles de Dieu comme nous, donc nos frères !

Regardons autour de nous et nous verrons de multiples gestes de solidarité. Les bénévoles de la « Conférence Saint-Vincent-de-Paul » ou des « Restos du Cœur » font un travail remarquable dans le domaine de la solidarité. Mais les gestes de solidarité peuvent être faits à toutes sortes d’occasions. Par exemple, par l’aide aux devoirs que certains adultes apportent aux enfants dans des associations, mais aussi l’entraide entre enfants pour le travail scolaire. Aller à la rencontre de ceux que l’on appelle les SDF n’est pas vraiment facile, et pourtant cela est pratiqué par des bénévoles lors des maraudes en ville, mais échanger un mot ou un sourire avec celui qui nous tend la main dans la rue, c’est aussi faire preuve de solidarité. Et si nous réfléchissons un peu, nous trouverons sûrement, avec l’aide l’Esprit-Saint, d’autres formes de solidarité pour répondre à l’appel de Jésus venu parmi nous.

Joyeux Noël !

Marc Boulier


Entrer dans l’Avent

Durant le temps de l’Avent, où Dieu vient à nous, notre rôle est de nous préparer à sa venue à Noël. Mais comment nous préparer ? Voilà quelques propositions :

Ecouter attentivement la Parole de Dieu au cours des prochaines semaines. Mettons-nous en chemin avec quelques réflexions, pour nous aider à nous interroger sur notre foi. La Parole de Dieu nous montre un Dieu qui se fait proche. Il entend son peuple d’aujourd’hui avec ses préoccupations, ses revendications. Comme le dit le pape François, « il écoute ceux dont la dignité est bafouée, persécutés par une injustice, opprimés par des politiques indignes de ce nom et dans la peur de la violence. » (18 novembre 2018)

Tourner notre regard vers Dieu en toute confiance. « Redressez–vous et relevez la tête, tenez-vous sur vos gardes. Restez éveillés et priez » (Lc 21,28). Croyez en la promesse de Dieu, en sa réalisation. Chaque époque a son combat. En ce moment, la hausse des taxes, le pouvoir d’achat. A travers ces manifestations se dégage la peur de l’avenir. « N’ayons pas peur », mais croyons que Jésus est venu pour nous libérer de la peur.

La Paix de Noël : cette fête est avant tout un temps de répit où on s’arrête pour rencontrer le prince de la Paix. En cette année 2018, alors que nous avons fêté les 100 ans de la signature de l’armistice mettant fin à la guerre de 14-18, rappelons-nous cet évènement extraordinaire : Pendant cette guerre, des soldats ont vécu une trêve pour Noël en 1914. La “trêve des tranchées” a révélé que l’ennemi féroce était aussi un frère pétri dans la même argile. Pour un temps, les ennemis étaient devenus des frères. Comment ne pas voir dans cet événement le signe de Dieu. Le Seigneur vient vers nous comme le prince de la Paix. La Paix n’est jamais gagnée d’avance. Elle se travaille chaque jour, à chaque instant. Il arrive cependant que cette Paix soit parfois menacée. Alors redoublons de vigilance, accueillons sa Paix qui se donne pour nous en Jésus. Si nous croyons que le Dieu de la Paix est dans notre cœur et dans notre vie, alors nous serons dans le Seigneur pour l’éternité.

Abbé Stéphane ADAM, vicaire


Entends ma voix, Seigneur

Entends ma voix, Seigneur,
car c’est celle des victimes de toutes les guerres
et de toutes les violences entre les individus et les peuples…

Entends ma voix,
car c’est celle de tous les enfants
qui souffrent  et qui souffriront
tant que les gens mettront leur confiance
dans les armes et la guerre…

Entends ma voix, quand je te prie d’insuffler
dans le cœur de tous les humains
la sagesse de la paix, la force de la justice
et la joie de l’amitié…

Entends ma voix, car je te parle pour les multitudes qui,
dans tous les pays et en tous les temps, ne veulent pas la guerre
et sont prêtes à parcourir la route de la paix…

Entends ma voix et donne-nous la force
de savoir répondre toujours à la haine par l’amour,
à l’injustice par un total engagement pour la justice,
à la misère par le partage…

Entends ma voix, ô Dieu, et accorde au monde ta paix éternelle. Amen.

 

Saint Jean-Paul II

À noter : le 11 Novembre à 11h, messe pour la Paix à l’église St Joseph


Les funérailles : expression de l’espérance chrétienne

 

Le 2 novembre, l’Église commémore tous les fidèles défunts, et particulièrement, ceux des douze derniers mois. C’est un moment fort de la vie d’une communauté paroissiale. C’est aussi l’occasion de rappeler ce que sont les funérailles chrétiennes : accompagner un baptisé dans son passage vers le Père. C’est, pour la communauté paroissiale, celle d’exercer son “ministère de compassion” auprès de la famille du défunt et de ses amis à travers l’accueil, la parole, le chant, la prière.

Sommet des funérailles chrétiennes : la célébration de l’Eucharistie. Pour les croyants, y prendre part, c’est affirmer leur foi dans le mystère pascal car, dans le pain et le vin consacrés par le prêtre, c’est le Christ qui est présent, lui qui est mort et ressuscité, victoire de la vie sur la mort. C’est le cœur même de notre foi. Comment être plus en communion avec celui qui entre dans la vie éternelle ?

Les rites que propose l’Église sont des symboles forts de cette espérance. La lumière prise au cierge pascal rappelle le mystère pascal ; l’encensement et la bénédiction du corps avec l’eau du baptême proclament la dignité de la personne humaine, temple de l’Esprit Saint et destiné à la vie éternelle.

Qu’un baptisé souhaite de telles funérailles semble évident. Mais le contexte actuel – familles dispersées, liens avec l’Église souvent inexistants, diminution du nombre de prêtres et, surtout, l’aspect commercial – fait que les célébrations chrétiennes, celles de l’eucharistie en particulier, sont de plus en plus rares.

Si vous êtes catholique, prenez vos dispositions pour que vos funérailles aient bien lieu à l’église. Exprimez votre souhait par écrit, gardez un exemplaire pour vous et donnez-en un autre à votre paroisse. Dîtes-le autour de vous. Vous pourrez alors vivre dans l’espérance de funérailles chrétiennes.

Pierre WATIEZ, membre de l’équipe des funérailles


Cléricalisme et laïcalisme.

Deux pieds bien campés, une main contre le mur : sur trois appuis, l’enfant tient ferme. Ses parents l’encouragent : « Viens ! ». Difficile, pour le petit enfant, de se suspendre à un appel, de croire qu’une voix, simple bruissement d’air, portera ses pas. Difficile d’entrer dans ce déséquilibre sans cesse rattrapé qu’on appelle la marche. L’Eglise aussi se fige si elle ne quitte ses points d’appui. Aussi le Pape nous exhorte-t-il, ces temps-ci, à refuser le cléricalisme.

Je vois un autre point d’appui tout aussi sclérosant : croire que nous n’avons pas besoin de point d’appui. Cette attitude, qui se croit contre le cléricalisme en étant en réalité « tout contre » lui, je l’appellerais le « laïcalisme ». Je la connais parce que, jeune converti, je voulais le Christ sans les chrétiens. Et quand j’acceptai les chrétiens, j’ai d’abord méprisé l’institution qui les rendait possibles. Qu’avais-je à faire des prêtres et du catéchisme de l’Eglise catholique ? Je voulais apprendre une langue dont j’aurais moi-même choisi le sens des mots. Or pour parler une langue, il faut écouter. Il faut consentir à se laisser parler par elle. L’institution, quelle qu’elle soit (une langue, des mœurs, la famille…), est un « déjà-là » symbolique dont la richesse ne se révèle que de l’intérieur. J’ai donc un jour accepté de demander conseil à tel ou tel prêtre et reconnu qu’ils en savaient souvent plus que moi. N’ont-ils pas, eux, donné toute leur vie à l’Eglise ? Celle-ci n’a-t-elle pas exigé d’eux que, pour nous, ils étudient six ou sept ans ? A tout faire par moi-même, je m’agitais à côté d’un trésor.

Nous, laïcs, engagés, bénévoles, sommes aussi tentés par l’autosuffisance. De plus en plus de messes, « animées » par des laïcs, s’achèvent dans les applaudissements et l’auto-congratulation. La place que le clergé doit céder ne nous appartient pas : elle est au Christ et à ceux qu’ils nous envoient.

Martin Steffens


La rentrée et ses changements

Le « projet pour une conversion pastorale et missionnaire de l’Eglise en Moselle » intitulé « Une Eglise de disciples-missionnaires » signé par Mgr Lagleize le 24 juin dernier implique quelques changements dans l’organisation de notre communauté de paroisses. Notre archiprêtré évolue, recentré autour de Montigny-lès-Metz (et Moulins-St-Pierre), avec les paroisses de Marly, Magny et Augny, du Sablon et de Ste Thérèse.

L’EAP est dissoute, et elle sera remplacée en cours d’année par une Equipe de Coordination Pastorale (ECP). Des personnes relais, qui ont déjà œuvré dans le passé, vont, je l’espère, refleurir dans nos quartiers. L’ambition de ces deux instances est de permettre de dynamiser nos paroisses et quartiers, en assurant une réelle proximité de l’Eglise pour ceux qui en seraient plus loin, tout en assurant une coordination au sein de l’archiprêtré.

Au niveau paroissial, la mission se poursuit avec, notamment, les missionnaires qui iront de maison en maison lors de différentes sessions. L’école de prière est reconduite et sera condensée en une journée, le 28 avril, pour permettre à tous, enfants et parents, de participer. Pour la communion, l’école Jean XXIII travaillera en lien avec St Joseph, et tous utiliseront le programme proposé par le diocèse. L’animation de la préparation à la confirmation et de la pastorale des jeunes (après-confirmands) sera mutualisée sur l’archiprêtré. D’autres propositions fleurissent, certaines évoluent, d’autres encore s’arrêtent ou sont mises en sommeil pour cette année… Ainsi va la vie !

Mais le changement le plus important, c’est à chacun d’entre nous qu’il importe de le vivre ; car il nous concerne directement, et ne vise rien de moins que notre conversion. Oser, personnellement et accompagné en Eglise, nous mettre à la suite du Christ, devenir ses disciples, pour être ses témoins, les missionnaires dont notre monde à besoin.

Alors bonne année, bonne conversion, et bonne route avec Jésus.

Stéphane Jourdain


Demain, c’est la rentrée…

Chaque rentrée est différente, c’est un nouveau départ, du stress aussi… Une nouvelle classe de CP ; il faut tout apprendre à des  enfants qu’on ne connait pas, qui souvent sont intimidés,  mais il y a les autres classes tous ceux qui ont franchi une étape, qui ont grandi, c’est différent, ils me connaissent…et je les connais, et souvent les retrouvailles sont joyeuses.

J’ai tous les niveaux du primaire dans différentes écoles, le plus délicats c’est de se remémorer les modules adaptés à chaque classe.

Demain c’est la rentrée, je viens de rencontrer mes collègues enseignants, la directrice ; on partage beaucoup et me voici avec ma liste d’élèves… et ça y est, c’est le jour J, j’ai mal dormi, j’espère que cela ira, ah la petite angoisse du 1er matin, et puis voilà j’arrive devant la porte de la classe. Toc toc toc ! Je me présente : je suis Madame Molter l’intervenante en religion… puis je faits l’appel, premier contact ô combien important.

Vient le temps de la présentation du programme, du livre qui va servir de support durant l’année, du cahier qui semaine après semaine servira de fil conducteur. Je raconte une histoire aux enfants, les questionnent et le dialogue s’instaure. Une relation de confiance s’établie, les sourires illuminent les visages et là je me sens heureuse d’être sur ce chemin que cette nouvelle année nous permettra d’accomplir ensemble.

C’est ainsi qu’année après année, sur le chemin qu’il m’est donné de parcourir dans la petitesse, je fais mienne cette phrase reçu à Lisieux cet été « Rechercher la sainteté, non pas dans les grandes actions, mais dans les actes du quotidien, même les plus insignifiants, à condition de les accomplir dans l’amour de Dieu ». Oui, servir Dieu dans tous ce que nous faisons est la plus belle des missions.

Bonne rentrée à tous…

Catherine Molter, IER à Montigny


Un seul mot, usé, mais qui brille comme une vieille pièce de monnaie : MERCI !

C’est avec cette citation du poète chilien Pablo Neruda que je voudrais exprimer toute la gratitude que je ressens.

Avant de dire merci, je voudrais me faire connaître. Je suis né le 9 septembre 1973 au Togo et ai été ordonné prêtre le 15 juillet 2006 à Aného, diocèse situé au Sud Est du Togo. Après avoir fait 7 ans de service pastoral aux poste de vicaire et de curé, j’ai été envoyé en Italie en 2013 pour des raisons d’étude. En 2016, après ma licence canonique à la Facultà Teologica del Triveneto de Padoue, j’ai été appelé à poursuivre mes études en gestion des ressources humaines à Metz avec nomination au poste de vicaire dans la communauté de paroisses St Privat de Montigny-lès-Metz. C’est ma toute première image de la France.

J’ai été très marqué par votre esprit d’accueil, d’ouverture, d’amitié et de charité fraternelle. J’ai fait une très belle expérience à Montigny. Ceci me rappelle les propos de Jésus à ses disciples : « Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, dîtes-leur : Le règne de Dieu s’est approché de vous. »  (Lc10, 8-9)

Je me suis senti chez moi à Montigny. Merci à toute la communauté de paroisses St Privat pour ces 2 ans de service que j’ai rendus au milieu de vous et avec vous. Merci à tous les paroissiens et paroissiennes de St Joseph, merci à vous tous et toutes de Ste Jeanne d’Arc et de Moulin St Pierre. J’aimerais remercier tout particulièrement  l’équipe des prêtres. J’ai été vraiment édifié par leur amitié. Un merci particulier au curé, avec qui j’ai pu collaborer dans la joie et la compréhension mutuelle. Un très grand merci aux membres de l’équipe d’animation pastorale, aux conseils de fabrique, à l’équipe de liturgie, aux équipes de funérailles, aux chorales, aux organistes, aux équipes de préparation au baptême et au mariage, aux catéchistes, au SEM, aux sacristains, aux fleuristes. Je n’oublie pas la conférence St Vincent de Paul,    ni les scouts. J’ai essayé de faire de mon mieux. J’aurais pu faire beaucoup mieux. Je vous demande pardon pour les manquements. Nous avons eu la joie de prier ensemble et de célébrer le Seigneur. Merci pour la richesse de nos rencontres.

Mon remerciement va aussi au Maire de Montigny-lès-Metz qui a toujours fait preuve d’attention à mon égard.

Je pars avec le souvenir de tous vos visages et le cœur rempli de tous ces moments passés ensemble. Encore merci pour tout. Je compte sur vos prières et je vous promets les miennes. Je termine avec un proverbe togolais : « Si tu pars, dis au revoir, à ton retour tu seras bien accueilli. »

Vous serez toujours les bienvenus à Woippy village où j’habiterai (au  13 Rue de Bitche, 57140 WOIPPY ; edohpierre@yahoo.fr –  07 69 45 44 17)

Dieu vous bénisse. Au revoir, Arrivederci !

Pierre-Claver Edoh


Jubilé d’or

Oui, je suis un ‘’ prêtre de Vatican II ‘’, et fier de l’être : aujourd’hui, nous en vivons une belle expérience ! Je suis un prêtre heureux ! Non seulement aujourd’hui, mais depuis cinquante ans :

Heureux d’aimer et de servir le Christ « qui m’a aimé et s’est livré pour moi » (Galates 2,20) ; heureux de servir dans une Église diocésaine dont les évêques m’ont toujours accordé leur confiance ; heureux d’avoir été inspiré par des prêtres remarquables.

Oui, tout cela m’a rendu heureux comme prêtre. Heureux d’être un prêtre du Concile Vatican II, prêtre d’une Église qui a vécu la plus grande conversion de son histoire depuis les origines. Elle s’est mise humblement à l’écoute et au service des femmes et des hommes d’aujourd’hui : c’est pour eux que le Christ est venu, et à eux qu’il a voulu apporter la bienveillance de Dieu, la vie en abondance. Une Église servante et pauvre, au service d’abord des petits et des pauvres, et de tous ceux qui sont, comme dit le Pape François, à la périphérie de l’Église ou de la société.

Ces années comptent, sûrement, parmi les plus belles périodes de la vie de l’Église ; je suis le témoin et, bien humblement, un petit acteur d’une Église qui a changé profondément, d’un ministère de prêtre qui a aussi changé grandement.

Je suis tellement heureux d’avoir fait route avec un certain nombre d’entre vous grâce à qui j’ai pu accomplir les cinquante années de ce ministère. J’aimerais  évoquer quelques convictions, quelques expériences qui ont fait ce que je suis, et qui ont fait de moi un prêtre heureux et rempli d’espérance, malgré les lourds défis de notre société et de notre Église.

Ce qui m’a permis de traverser toutes ces années, malgré les difficultés, les épreuves parfois, c’est d’abord votre amitié, votre prière, votre soutien, votre collaboration, et surtout votre témoignage de vie : la Vie est la lumière des hommes, et votre vie a été pour moi source de lumière. J’ai toujours eu besoin de me sentir au cœur d’une communauté chrétienne vivante.

Tous les jours, au réveil, je m’étonne et m’émerveille de la bonté des gens, comme de la beauté du monde. Chaque jour m’éveille à la présence d’un Dieu d’amour, à la fois si proche et ’’ plus intime à moi que moi-même’’, comme disait saint Augustin, et en même temps, si grand, si lointain, si mystérieux. Un Dieu à qui je dois tout, qui m’a fait et qui m’aime tel que je suis, avec mes qualités et mes défauts. Un Dieu qui est à la fois mon Père et notre Père à tous, à qui je confie ma vie chaque matin. Mais il demeure aussi pour moi le grand Inconnu, plus grand que l’univers si vaste, un mystère d’inconnaissance.

Avec le temps, j’ai appris à parler de lui modestement, car je n’ai aucune prise sur lui. Je ne peux en parler qu’en me laissant inspirer par Jésus qui m’a appris à découvrir le Père et l’Esprit dans ma vie. Je n’ai pas Dieu dans ma poche. Je ne suis pas son fonctionnaire, mais un simple serviteur qui prie chaque matin en disant : « Je te cherche dès l’aube. » (Psaume 62)

Et puis, il y a le Christ, qui m’a, un jour, séduit. J’essaie tant bien que mal de le suivre en accueillant les événements, mais surtout les personnes qu’il place sur ma route. Sa Parole me nourrit même si je ne suis pas un grand priant. Je prie beaucoup en marchant, en regardant la vie et la nature, mais surtout, je suis constamment épaté des amis du Christ, ces femmes et ces hommes qui, autour de moi, comme vous aujourd’hui, sont ses mains, son cœur, son regard.

Marie aussi fut très présente. Comment oublier que trente années de ma vie ont été vécues dans des paroisses placées sous le patronage de Notre Dame ?

J’aurais pu aussi parler des souffrances, souffrance surtout de ne jamais être à la hauteur, souffrances des deuils aussi, mais surtout des bêtises ou des erreurs de jugement que j’ai pu commettre, des personnes que j’ai blessées. Pardonnez-les moi, je vous en prie. Un Jubilé, c’est un temps pour demander une remise de dettes, et j’en ai tant à l’égard de mes paroissiens.

En terminant, je me reconnais dans ces mots récents du Pape François à propos des pasteurs : « La joie de l’Église est d’engendrer ; la joie de l’Église est de sortir de soi-même pour donner la vie ; la joie de l’Église est d’aller chercher les brebis égarées ; la joie de l’Église est celle de la tendresse du pasteur, de la tendresse de la mère. »

 Albert BLUM


Diacre pour servir

C’est le pape Paul VI qui a rétabli le diaconat comme degré permanent du sacrement de l’Ordre. C’est donc le diaconat qui est permanent. Diacre signifie « serviteur ». Le diacre est un homme marié ou célibataire qui a répondu à un appel de l’Eglise pour être signe du service.

Après un temps de discernement et de formation, il est ordonné par l’évêque de son diocèse qui lui confie une mission particulière. Ordonné pour la vie, le diacre exerce un ministère au service de la Charité, de la Liturgie, et de la Parole de Dieu.

Avec les évêques et les prêtres, les diacres font partie du clergé. En effet, le diacre, en recevant le sacrement de l’Ordre, quitte le statut de laïc pour celui de clerc. Par sa présence, il aide les baptisés à vivre le service de Dieu et des hommes dans le monde à la suite du Christ Serviteur. Même si, comme le prêtre, il célèbre des baptêmes, des mariages, et préside les funérailles, le diacre ne remplace pas le prêtre. Les ministères sont différents et complémentaires.

Dans la vie de la paroisse, il agit en concertation avec le curé. La mission du diacre s’exerce dans sa vie familiale, professionnelle et ses divers engagements, en ayant toujours le souci des plus pauvres et des plus fragiles. Le diacre conserve ses activités professionnelles, syndicales et associatives. Sa vie étant partagée entre famille, profession, mission, engagements, il a besoin d’enraciner sa foi dans une relation personnelle au Christ. Avec l’aide de l’Esprit Saint, il chemine à la suite du Christ, en fidélité avec la Parole du Seigneur : « Et moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert ». Lc 22,27.

Le diacre célèbre la Liturgie des Heures (le bréviaire) et participe aussi souvent qu’il le peut à l’Eucharistie. Si vous souhaitez en savoir un peu plus, contactez-moi ! Dès maintenant, demandons au Seigneur, qu’Il suscite dans nos Paroisses des vocations au ministère diaconal. Aimer, c’est servir ; servir, c’est aimer !

Serge, votre diacre.


« L’Initiation Chrétienne »

 

Les personnes les plus engagées dans l’accompagnement des adultes qui demandent le baptême (pour eux ou pour leurs enfants) connaissent ce terme d’initiation chrétienne. Mais cette expression reste confidentielle, voire possède pour ceux qui la découvrent, une connotation ésotérique : l’initiation aux différents rites est une constante des sociétés secrètes ou de certaines pratiques religieuses.

Pourtant, il me semble que ce terme définit aujourd’hui de manière parfaite ce que l’Eglise propose à celles et à ceux qui s’engagent dans la préparation d’un sacrement. Il ne s’agit pas, pour les enfants qui font leur communion ce dimanche, d’un temps de cours où des catéchistes leur remplissent la tête avec ce qu’ils devraient savoir… mais d’une découverte du sens de l’Eucharistie.

Pour les catéchumènes (encore un terme “barbare”), c’est-à-dire les adultes qui demandent le baptême (et qui à Pâques reçoivent les trois sacrements du Baptême, de la Confirmation et de la Communion), c’est le même processus d’entrée dans ce mystère de la présence de Dieu dans nos vies. Pour tous, c’est une véritable initiation à entrer dans cette intimité avec Dieu. Une intimité que tout chrétien recherche et approfondit tout au long de sa vie.

Quand l’Eglise parle d’Initiation Chrétienne, elle imagine ce processus de découverte progressif de ce mystère d’amour. Et elle ne cesse de le proposer à tous. Les catéchumènes que nous avons accompagnés durant la vigile pascale, tout comme les adultes qui demandent le sacrement de la Confirmation, ou les enfants qui reçoivent l’Eucharistie (la communion) pour la première fois, témoignent que tous, à tout moment de leur existence, peuvent vivre cette découverte, et entrer un peu plus dans ce mystère. Alors tout en soutenant ceux qui parcourent ce chemin, invitons ceux qui ne se sont pas encore mis en route à rejoindre notre communauté…

Abbé Stéphane Jourdain


Cor unum

Nous connaissons bien ces mots par lesquels les Actes des Apôtres décrivent l’unanimité dans la prière et le service qui caractérisait la première communauté chrétienne : « La multitude des croyants n’avait qu’un seul cœur et une seule âme » (Ac 4, 32). Cor unum et anima una : plusieurs communautés ont repris cette expression des Actes comme mot d’ordre, pour exprimer l’idéal de vie fraternelle qui devait les animer. C’est la devise des Pères Spiritains, qui m’ont donné ma première formation religieuse, dans ma paroisse d’origine, et qui m’ont formé au sacerdoce au Séminaire Français de Rome.

Cor unum : c’est aussi le nom de la famille spirituelle dans laquelle je me suis engagé ce vendredi 8 juin, en la Solennité du Sacré-Cœur.  Cette « Famille Cor unum » est composée de quatre branches : l’Institut séculier des Prêtres du Cœur de Jésus, auquel j’appartiens, l’Institut séculier masculin, l’Institut séculier féminin, et une Société de Vie évangélique regroupant les différents états de vie.

L’institut des Prêtres du Cœur de Jésus a été fondé à la fin du XVIIIe siècle par le P. Pierre-Joseph Picot de Clorivière (1735-1820). Après la suppression de la Compagnie de Jésus le 15 août 1773, et celle des vœux de religieux et des congrégations par l’Assemblée Constituante (début 1790), ce jésuite organise une vie religieuse « dans le monde », sans habit distinctif et sans vie communautaire. Les premiers engagements ont lieu le 2 février 1791. A la fin de sa vie, Clorivière se consacre au rétablissement de la Compagnie en France, et l’Institut périclite. Il sera restauré en 1918 par l’Abbé Daniel Fontaine.

Enracinés dans la spiritualité d’Ignace de Loyola, les Prêtres du Cœur de Jésus s’efforcent de modeler leur ministère sur la charité pastorale du Christ : c’est le sens même du nom de l’Institut. Nous sommes plusieurs prêtres du diocèse de Metz à en faire partie, à nous rencontrer mensuellement pour relire notre ministère, et nous soutenir par la prière. Ce 8 juin, en ce qui me concerne, « tout est fait et tout commence » (Dom André Louf).

Jean-François Mertz


L’Eucharistie

Eucharistie vient d’un mot grec qui signifie action de grâce. Elle porte différents noms qui expriment toute sa richesse : Repas du Seigneur, Fraction du Pain, Mémorial, Saint Sacrifice, Communion… Elle est la « source et le sommet de la vie chrétienne ». (Catéchisme de l’Eglise catholique)

Dans l’ancienne Alliance, le pain et le vin sont offerts en signe de reconnaissance au Dieu créateur. Puis, après l’Exode, lors du repas pascal, le peuple juif commémore sa libération de l’esclavage. Mais c’est Jésus qui est venu donner un sens nouveau et définitif à la bénédiction du pain et du vin en instituant l’Eucharistie, le soir du Jeudi Saint.

Au cours de la messe, il est fait mémoire de la Pâque du Christ, mort et ressuscité pour tout homme. Lorsque le prêtre prononce les paroles de consécration sur le pain et le vin, nous croyons vraiment que le pain et le Corps du Christ ne font qu’un, de même que le vin et son Sang ne font qu’un : le Christ est réellement présent.

Au cours de ce même repas, Jésus dit encore : « Faites ceci en mémoire de moi ». Jésus nous demande de faire mémoire de sa Passion et nous sommes invités à nous unir à Lui. Nous faisons vraiment corps avec le Christ présent dans le pain et le vin consacrés, et nous pouvons lui rendre grâce pour tous ses dons, pour sa vie donnée pour nous personnellement, en rémission de nos péchés.

Ainsi nous sommes invités à venir devant le Seigneur tels que nous sommes ; nous pouvons l’adorer, lui dire que nous l’aimons, nous laisser envahir par Son amour et Le laisser faire sa demeure en nous. L’Eucharistie, Pain de vie, est une véritable nourriture pour celui ou celle qui s’avance vers le Christ humblement et l’accueille de tout son être. Jésus n’a-t-il pas dit : « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson… Voici le pain descendu du ciel… celui qui mange ce pain vivra éternellement » (Jn 6,55 et sv.) ; c’est la vie même de Dieu que nous accueillons. Avançons donc avec confiance vers Celui qui se donne pour nous et qui est nourriture de vie éternelle !

Monique Catherinot


Défendre la vie naissante

« Dieu veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son amour, pour les délivrer de la mort, les garder en vie aux jours de famine »

Le psaume 33 de ce dimanche nous invite à mettre notre confiance en son amour. En ce jour de la fête des mères, chacun de nous est appelé à avoir cette attitude d’abandon et de confiance que chaque tout-petit a naturellement envers sa maman.

En 1995, à l’occasion de la sortie de l’encyclique « l’Évangile de la Vie », Saint Jean-Paul II, demandait que soit célébrée, tous les ans, une Journée Nationale pour la Vie. L’épiscopat français a choisi le jour de la fête des Mères, « pour nous inviter à réfléchir et à prier sur le don de la vie ».

Parfois, de futures mamans se trouvent en grande détresse morale, physique et matérielle. Il existe des structures concrètes pour aider ces femmes. Par exemple, Magnificat, une association offrant une maison d’accueil maternel près de Tours. Un encadrement est proposé à chacune, afin de l’aider à vivre au mieux sa grossesse ainsi que l’accueil de son enfant, et d’avoir un projet de vie. Une deuxième maison a été créée en 2016 à Laval.

La maison « Marthe et Marie » (contact) quant à elle, a ouvert en avril 2017 à Strasbourg sur le principe de colocations solidaires pour femmes enceintes en difficulté. Ce sont des appartements partagés avec des jeunes filles travaillant à proximité qui assurent une écoute et un soutien.

Souvent, nous déplorons la culture de mort dans notre société. Notre pape François, lors de son voyage en janvier au Pérou, nous rappelle : « Nos mères et nos grand-mères sont un rempart dans la vie de nos cités. Presque toujours silencieuses, elles font avancer la vie ».

Si vous souhaitez soutenir la Vie, vous pouvez faire un don auprès de nos bénévoles pour ces associations en sortant de l’église. Jésus a besoin de nos cœurs, de nos mains. « Et moi, Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » Mt 28,20

Marie-Béatrice THILLOUX


La confirmation : A quoi bon ?

Pourquoi ai-je demandé la confirmation à 48 ans alors que je vais régulièrement à l’église, que j’ai grandi avec la pastorale des jeunes, et fait partie de groupes de réflexion chrétienne ?

Je me sens une enfant gâtée du Saint Esprit. Quand j’étais jeune, je me disais que je ferais ma confirmation lorsque je serais plus croyante et que je me sentirais appartenir à l’Eglise. C’est au sein d’une fraternité jeune que je me suis sentie chez moi en Eglise pour la première fois. Tout de suite, on m’a demandé de me mettre au service. Cette demande m’a fait me sentir utile et a renforcé mon appartenance au groupe.

Plus je me suis mise au service, plus j’ai reçu de cadeaux, des talents qui se développent sans qu’on s’en aperçoive, à condition de prier, d’être patient et de faire avec d’autres.

Jamais je ne me serais crue capable de parler de l’Évangile aux plus jeunes, c’était réservé aux dames caté de mon enfance comme ma chère grand-mère. L’Esprit m’a envoyée, m’a aidée à trouver les mots. Ce premier service en paroisse a entrainé le suivant, accompagner un groupe d’enfants vers la première communion.

Parler de foi à des jeunes de 13 à 15 ans en route vers la profession de foi et la confirmation fut le défi suivant : difficile de les aider à choisir leur propre voie, à expérimenter leur choix de croire ou de ne pas croire ! L’Esprit a soufflé récemment, à Lourdes, au Pèlerinage diocésain des jeunes. Je crois que la majorité des jeunes du groupe y allait à reculons. Peu à peu, on les a sentis de plus en plus heureux de se connaître et de partager. Plusieurs jeunes veulent revenir l’an prochain !

Demander la confirmation me permet donc aujourd’hui de relire ma vie et de témoigner. Je sais qu’accepter les propositions de l’Eglise et de mes compagnons me rendront toujours plus heureuse.

Pascale Hennequin


Le sens de la présentation des dons pendant la messe

Rappelons que la sainte messe est constituée de deux grandes tables : la table de la parole et la table eucharistique. Au cours de l’offertoire – présentation des dons – au début de la liturgie eucharistique, le prêtre offre à Dieu le pain et le vin qui seront consacrés, et éventuellement d’autres dons et des quêtes destinés aux besoins matériels de l’Église et des pauvres. À ce moment de la célébration, les fidèles sont invités à tourner leur regard vers l’autel. Alors le prêtre célébrant présente à Dieu le pain et le vin ; les deux sont nécessaires au sacrifice du Christ. Le pain est le symbole de toute nourriture ; en l’offrant à Dieu, nous le remercions de pourvoir à notre subsistance. Le vin, quant à lui, est un don excellent annoncé par Isaïe pour le festin que le Seigneur prépare à tous les peuples (Is 25, 6). Le Christ promet lui aussi le vin nouveau que ses disciples boiront dans le Royaume de son Père.

Pourquoi la quête intervient-elle à ce moment de la messe ? Autrefois, pour refaire les gestes de la Cène en mémoire du Christ, les fidèles apportaient de chez eux du pain et du vin permettant de célébrer l’eucharistie dans leurs communautés. Progressivement, ces offrandes en nature se sont transformées en argent. Elle n’est pas une sorte d’impôt, mais le gage de l’amour fraternel et de notre participation à la vie matérielle de l’Eglise, participation que sollicitait déjà Saint Paul auprès des Eglises qu’il visitait (1 Co 16, 1). La quête s’insère donc dans le geste de la présentation des dons.

En réalité, l’offrande que nous donnons à la messe sous forme d’un billet de banque ou d’une pièce est lourde de symboles. En effet, cette offrande représente le fruit de notre travail, de notre activité et même de notre engagement. Spirituellement, cette offrande vise à nous associer à l’offrande suprême consentie par le Christ sur la croix, offrande signifiée par le partage du pain et du vin, symboles de son corps et de son sang. En un mot il s’agit d’offrir au Seigneur ce que nous sommes et ce que nous avons à l’image de la veuve de l’évangile .Voyant ce qu’elle avait mis dans la quête, Jésus affirme : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le tronc plus que tout le monde. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre. » (Mc 12, 44)

Pierre-Claver Edoh


Le mois de Mai, le mois de Marie…

Durant le mois de mai, l’Église nous invite à prier plus particulièrement la sainte Vierge Marie puisque ce mois lui est consacré. Tous les mois de l’année sont généralement consacrés au Christ, à saint Joseph et ou à la sainte Vierge Marie. Ainsi nous avons le mois de juin qui est celui du Sacré-Cœur. Plus près de nous, le mois de Mars est celui de St Joseph.

La dévotion du mois de Mai est très ancienne. Elle est le fruit de plusieurs formes de dévotions apparues au cours des siècles. Ainsi, au 16ème siècle, saint Philippe Néri réunissait des enfants pour décorer un autel à la Vierge. Puis ils demandaient à la Vierge de les aider à pratiquer une vertu chaque jour pendant le mois. Sous l’influence des jésuites, les familles avaient pris cette habitude durant le mois de mai.

Pourquoi prier Marie ? N’est-ce pas logique de se tourner vers notre unique sauveur, Jésus Christ ? Laissons saint Jean Paul II répondre à nos questions ; pour Lui « la Vierge appartient au plan de salut par la volonté du Père. Chaque intervention de Marie dans la régénération des fidèles ne se met pas en concurrence avec le Christ mais dérive de lui et est à son service ». Ainsi l’action de Marie sert toujours son fils et nous conduit à lui. Les règles de discernement pour une saine dévotion à la sainte Vierge sont un amour grandissant pour le Christ et nos frères, ainsi qu’un amour et une docilité envers l’Église et ses pasteurs. Ces critères doivent nous aider à discerner si notre dévotion est évangélique ou pas.

Les fruits de cette dévotion ne pourraient être résumés dans cet édito mais je vous renvoie à la longue liste des saints connus et inconnus : leur vie et leurs œuvres manifestent la fécondité de la dévotion au rosaire, signe de notre amour particulier pour la sainte Vierge. Pour rappel, on peut citer la vie de nombreux témoins tels que saint Jean Paul II, sainte mère Teresa, sainte Thérèse et bien d’autre encore.

Durant ce mois et pour toute notre vie, redisons à l’exemple de nombreux saints : Totus Tuus Maria. Ainsi par l’intercession de Marie et par son exemple, nous pourrons parvenir « à la docilité à l’Esprit Saint et à la transformation de soi selon l’image du Christ ».

Nivan Rakotondrazafy

 


Baptême pour 16 enfants : quelle joie de les accueillir !

En ce temps pascal, le grand jour du baptême est arrivé pour : Améliah, Joséphine, Léane, Léa, Antoine, Elise, Kris et Lyne-Aurélie, Zack et Zoé, Mathéo et Liam, Dylan et Jimmy, Teddy et Dayan.

Le Père Dieudonné, Geneviève et moi-même, nous avons accompagné les enfants et leurs familles dans leurs cheminements vers le baptême. Faire découvrir le Christ Jésus est toujours une grande joie ! Les enfants ont découvert que Dieu les aime, que Jésus est, et sera, toujours là pour eux… Ils ont dit « Oui à Jésus ». Ils purent goûter à la Parole de Dieu. Elle peut les guider et les éclairer, cela tout au long de leur vie.

Six rencontres, trois étapes vers le baptême ne suffisent pas à tout découvrir de leur « mission de baptisé » mais ils ont compris qu’en tant qu’enfants de Dieu, frères ou sœurs de Jésus, ils vont vivre autrement ! Ils ont en eux, et avec eux, le Christ ! Ils auront à témoigner et à vivre de sa Parole et de son Amour. Leurs familles, parents, parrains et marraines et nous, cette assemblée, nous avons tous un rôle à jouer, celui de soutenir et nourrir la foi des enfants.

Avec les aléas de la vie, certains parents choisissent d’attendre, ils ne baptisent plus leurs enfants quand ils sont bébés. Un jour, le désir de baptême se présente, parfois à l’initiative de l’enfant lui-même… Le baptême peut être demandé à tout âge : enfant, adolescent ou adulte.

Quand dans les familles s’exprime ce désir de baptême pour un enfant scolarisé :

  • la demande de baptême peut passer par l’intervenante en religion de sa classe, à la rentrée ou en cours d’année scolaire, ou par un prêtre à l’issue des célébrations.
  • Les parents peuvent prendre contact au presbytère de Sainte Jeanne d’Arc, c’est là qu’est proposée une permanence de l’équipe baptême tous les jeudis.
  • Béatrice Déom, membre de l’équipe baptême, en responsabilité du cheminement vers le Baptême des enfants d’âge scolaire, peut être contactée directement au 03 87 69 13 35.

L’enfant a le désir de faire sa première communion avec ses copains et ses copines, il n’est pas baptisé, il souhaite également le baptême :

  • Lors de l’inscription à la première communion, en début d’année scolaire de CM1, les parents signalent que leur enfant n’est pas baptisé et font aussi la demande de baptême à l’équipe de première communion. Il suivra alors parallèlement, deux préparations aux sacrements. La fratrie est prise en compte, avec la proposition de l’éveil à la foi et un cheminement personnalisé vers le baptême.
  • Une meilleure option : quand c’est possible ou prévisible, l’enfant s’inscrit pour la préparation au baptême en CE2, puis l’année suivante en CM1, à la préparation à la communion.

Béatrice Déom


L’avenir du diocèse : au-delà d’une restructuration, une conversion

Des changements en perspective : pourquoi ?

  • L’Eglise doit s’adapter aux contraintes inhérentes aux changements de notre monde.
  • Contraintes d’effectifs, avec un nombre de prêtres en diminution.
  • Contraintes géographiques, et en particulier le découpage inadapté de nos archiprêtrés.
  • Evolution des modes de vie et de pensée.
  • Contraintes légales (concordat) et financières, qui sont à prendre en considération dans tout projet de restructuration.

Mais avant tout,  l’objectif est de mieux servir le Christ et sa mission dans le monde. Comme annoncé dans la lettre pastorale de notre évêque, il s’agit de resserrer les liens entre les différents acteurs pastoraux, prêtres, diacres et laïcs, jeunes et moins jeunes, et de travailler ensemble, de construire ensemble. Que chacun trouve sa place, et puisse apporter son charisme, ses compétences. Il s’agit bien d’une véritable conversion, centrée sur l’amour et la confiance. Un élan missionnaire.

L’Eglise est vivante, elle bouge :

Le projet pastoral diocésain de l’an 2000 a été notre dernière adaptation importante, avec l’organisation des communautés de paroisses et la mise en place des EAP.

Le projet actuel  a pour support un redécoupage des archiprêtrés qui deviennent plus gérables, et tiennent compte de la cohérence territoriale : ils permettront une meilleure coordination entre les communautés de paroisses au sein d’un même archiprêtré.

L’essentiel de la mission est décliné en 7 charges, constituées en « offices », qui seront coordonnés au niveau d’une équipe d’animation d’archiprêtré.

  • – La pastorale de l’initiation chrétienne
  • – La pastorale des jeunes et des vocations
  • – La pastorale des familles
  • – La diaconie
  • – La pastorale de la santé et des personnes handicapées
  • – La formation
  • – Le dialogue et l’ouverture au monde.

Ce projet a été mûri avec le concours de tous les acteurs pastoraux, de manière synodale:

  • – Un questionnaire a été adressé à tous les acteurs pastoraux en décembre 2016. Les remontées de ce questionnaire, et une esquisse du projet, ont été travaillés en février 2017, lors d’un premier congrès qui réunissait le Conseil Presbytéral, le Conseil Pastoral Diocésain, le Conseil épiscopal, et la Conférence des Archiprêtres.
  • – Toutes ces instances ont également pu, à plusieurs reprises, donner leur avis sur le sujet, individuellement ou lors de réunions communes.
  • – Ce samedi 14 avril 2018, Monseigneur Lagleize réunira à nouveau ces conseils en congrès solennel, afin de voter le texte du projet de restructuration du diocèse.

François Lavigne


Vous priez comment ?

Franchement, comment priez-vous ? De quelle manière ? Avec des psaumes, comme les moines, avec le chapelet, avec l’évangile, un texte biblique, dans la nature en admirant la création ? Ou comme vous l’avez appris lors de votre enfance, en récitant vos prières (y compris la prière à l’ange gardien) ? Et je suis sûr d’en oublier encore.

Si je vous pose la question, c’est parce qu’à travers différentes discussions, je me rends compte de la difficulté qui émerge de la prière. On fait comme on a toujours fait, et un jour, “ça ne marche plus”. On ne vit plus les choses comme avant. Et on est perdu !

De nombreuses personnes font cette expérience, parfois douloureusement. D’autres se replongent dans la prière, mais sans trop savoir comment s’y prendre. Alors on copie ce qu’on connaît, ce qu’on a appris petit, et parfois, on a l’impression que ça ne colle plus.

La prière n’est rien d’autre qu’une rencontre avec Dieu. Avec une personne vivante. Et donc, comme toute rencontre, elle peut se décliner de diverses manières : la discussion qui fait grandir, le dialogue amoureux, le face à face en silence, le compagnonage, la dissension virile quand il nous semble qu’il y a un problème…

Imaginer que la prière puisse être la même toute une vie, c’est comme rêver que dans un couple les relations ne changent pas… Ceux qui sont mariés le savent mieux que moi, on s’adapte à l’autre, on évolue avec l’âge. Et pour notre prière, il en va de même. Elle se transforme (et nous transforme) en fonction de ce qui se passe dans nos vies, de Celui qui passe dans nos existences.

Voilà pourquoi il nous est nécessaire de remettre toujours l’ouvrage sur le métier.  « Mettez-vous à mon école car je suis doux et humble de coeur », nous dit Jésus dans l’évangile selon St Matthieu (Mt 11,29). Voilà pourquoi nous vous invitons dimanche prochain, pour la deuxième édition de l’école de prière. Pour découvrir, pour grandir, pour progresser dans votre relation à Dieu.

Stéphane Jourdain, curé

 (Plus d’informations sur l’école de prière ici)


‘‘Maintenant notre marche prend fin, devant les portes de Jérusalem’’

Cette fin n’est pas un arrêt ou un aboutissement, mais le point de départ d’un nouvel élan dans la foi et l’espérance. La résurrection du Christ met fin à la douleur, à la peur et au désespoir de ses disciples. Un événement que ces derniers célèbrent dans la joie et qui les engage désormais dans la dynamique du témoignage de ce qu’ils ont vu et entendu.

Nous aussi, après avoir franchi les marches des  « cinq escaliers du temps de carême », nous voici à Pâques. Nous voici au sommet, à la rencontre du Seigneur qui nous a appelés à ce cheminement spirituel.

Ils sont finis, les quarante jours d’entraînement au combat spirituel à la suite de Jésus.

Désormais, bien outillés avec le Christ ressuscité, nous entamons une nouvelle existence dans la dynamique du témoignage de la joie, du bonheur à cause du salut qu’il nous a obtenu.

Avec lui et en lui, l’ordre du monde définitif a déjà commencé. Par sa résurrection d’entre les morts, il a ouvert une brèche vers la vie que personne ne pourra refermer. La mort n’est plus un mur contre lequel se brise toute espérance humaine. Elle est devenue un pont vers l’éternité. Nous sommes donc invités à porter cette Bonne Nouvelle à toute l’humanité ; c’est-à-dire à faire comprendre à tous nos frères et sœurs du monde entier que le Christ est mort et ressuscité pour eux.

De ce côté transpercé et ouvert sur la croix, coule son amour et sa miséricorde qui tendent à se répandre et à atteindre toutes les créatures.

La résurrection de Jésus signifie que l’amour de Dieu est plus fort que le mal. Et cet amour peut transformer notre vie à tous en faisant fleurir les zones de désert qui sont dans nos cœurs.

Voilà ce qu’est la Pâque : un exode ou un passage de l’homme, de l’esclavage du péché, du mal à la liberté de l’amour, du bien. Dieu est vie, et sa gloire, c’est de voir l’homme vivant (cf. Irénée, Adversus haereses, 4, 20, 5-7).

Laissons-nous donc renouveler par la miséricorde de Dieu. Laissons la puissance d’amour de Jésus transformer notre vie ; et devenons des instruments ou des canaux de cette miséricorde à travers lesquels Dieu peut passer pour irriguer l’humanité et faire fleurir la justice et la paix dans le monde.

                                    Abbé Dieudonné W. TALAKAENA


« Oasis d’amour »

Non, ce n’est ni le titre d’un roman ni celui d’un film, mais le nom d’une association dont nous a parlé un journal télévisé de 20 heures la semaine dernière. Elle vient en aide à des malades mentaux au Bénin sous l’impulsion d’un homme extraordinaire qui redonne le goût de vivre à ces exclus de la société. Ce reportage ne pouvait que donner du baume au cœur à ceux qui l’ont regardé.

Alors pourquoi ne retiendrions-nous de l’actualité que les aspects négatifs (guerres, agressions, accidents, violences de toutes sortes) ? Et lorsque nous rencontrons nos amis ou nos voisins, n’avons-nous pas tendance à déplorer l’évolution de notre monde ? Bien sûr, il est vrai que notre société perd beaucoup de ses repères, mais comment réagissons-nous ? Trop souvent, nous disons que nous n’y pouvons rien. Mais, si nous y réfléchissons, il y a des choses que nous pouvons faire évoluer, même à un niveau très modeste, pour que le monde qui nous entoure soit plus agréable à vivre. Nous pouvons peut-être nous engager dans le milieu associatif, syndical ou politique, ou au niveau paroissial, selon nos possibilités.

Et si cet engagement correspondait à un appel de Dieu ? Certes, tout le monde n’est pas appelé à agir dans le même domaine, mais un chrétien peut-il rester les bras croisés face à ce monde ?

L’actualité diffusée par les media nous fait part d’événements dramatiques de toutes sortes, mais si nous y prêtons attention, elle nous ouvre aussi les yeux sur de belles actions comme celle du Bénin. Peut-être serions-nous tentés de dire que cela se passe loin de chez nous, mais à Metz la presse régionale a parlé d’une association qui se charge de venir en aide aux personnes ayant des difficultés pour effectuer des démarches administratives, ou d’enfants s’investissant dans la lutte contre le gaspillage.

Il ne s’agit pas d’être naïf, nous vivons dans un monde violent. Mais c’était déjà vrai à l’époque de Jésus et Il nous a montré la voie en venant à l’aide des exclus de la société où Il vivait.

En ce temps de Carême, prions pour que nous sachions retrouver l’espérance que nous donne le Christ ressuscité et vainqueur du mal le jour de Pâques !

Marc Boulier

 


La prière universelle

La prière universelle (PU) est une manifestation importante de la participation active des fidèles à la liturgie qui exprime « la nature ecclésiale de la célébration » (Présentation Générale du Missel Romain §19, PGMR).

Attestée dès le IIe siècle, la PU prend sa source dans une recommandation de Saint Paul :

« Je recommande […] que l’on fasse des demandes, des prières, des supplications, des actions de grâce pour tous les hommes, pour les rois et tous ceux qui détiennent l’autorité, afin que nous menions une vie calme et paisible en toute piété et dignité. » (1 Tm 2, 1-2)

Disparue au cours du Moyen Âge et absente de la liturgie fixée par le Concile de Trente, la PU fut rétablie par le Concile Vatican II (constitution Sacrosanctum Concilium II §53) ; elle est, depuis lors, objet d’une attention constante (en témoigne le guide spécifique publié en 2009 par la Conférence des évêques de France).

La PU, dite aussi « prière des fidèles », clôture la liturgie de la Parole dont elle est partie intégrante : c’est pourquoi elle est lue depuis l’ambon. Le prêtre dirige la prière : il l’introduit par une monition ou invitation à prier, il la conclut par une oraison synthétique.

La PGMR, au numéro 70, fixe les grands axes de cette prière ; nous prions

  • pour l’Église
  • pour les détenteurs de l’autorité publique et pour le salut du monde
  • pour tous les hommes accablés de souffrances diverses
  • pour la communauté locale.

Ce schéma admet des variantes en fonction des circonstances et des types de célébrations. Mais, le peuple des baptisés priant au nom de toute l’humanité, la PU ne doit jamais se réduire à une somme d’intentions particulières. A travers elle, le peuple de Dieu, répondant à sa Parole, « exerce la fonction de son sacerdoce baptismal » (PGMR §69), conscient de la mission qu’il a reçue de « porter le monde devant Dieu » (J. Rideau).

Marie Drut


EAJ : Être avec Jésus

S’il n’y a qu’une chose que retiendront les enfants et les jeunes qui ont participé samedi dernier à l’école de Prière, ce sont ces 3 lettres. Être avec Jésus. Voilà la définition de la prière que l’abbé Pierre-Claver leur a partagée.

Une définition qui vaut tout autant pour nous. La prière fait souvent peur. Parce qu’on ne sait pas trop comment s’y prendre, ou alors elle devient confortable, car elle est teintée de certitudes et d’habitudes. Or la prière ce n’est pas d’abord une méthode, un devoir, un exercice, mais une ouverture à Dieu. Un moment pris dans notre quotidien pour être avec Lui.

Prier peut se faire de différentes manières. Avec la bible, avec un chapelet, avec son agenda, pour confier à Dieu ceux que nous allons rencontrer ou que nous avons rencontrés dans la journée. La prière peut se faire en silence, ou alors en chantant, par des hymnes de louange, par les psaumes récités avec l’Église, par des intentions adressées au Seigneur pour une ou plusieurs personnes…

On peut également prier avec la communauté, lors de l’Eucharistie. Chaque dimanche, ou chaque jour, une messe au moins est célébrée dans la communauté de paroisses. Et à côté de la messe, il y a les veillées de prières organisées les 3èmes jeudis du mois, ou d’autres groupes qui se retrouvent autour d’une spiritualité plus spécifique. On peut prier par l’intercession d’un saint (Saint Joseph, Sainte Rita, Saint Antoine, la Vierge Marie,…), en invoquant son ange gardien…

Vous le voyez, les moyens sont variés, mais, pour reprendre St Paul : « Tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu ». La prière, c’est laisser l’Esprit-Saint venir nous parler, venir nous apaiser, Le laisser prendre place en nos coeurs pour nous rapprocher de Dieu. C’est être avec Dieu, être avec Jésus pour reprendre les mots simples que les enfants ont entendus.

Et si vous voulez en savoir encore plus, rendez-vous le 15 avril, pour l’école de prière des familles et des adultes… Réservez votre journée, je suis sûr que vous repartirez aussi heureux que les enfants… comblés de grâces…

Abbé Stéphane Jourdain, curé


Le Service de l’Evangile auprès des Malades (SEM)

Parfois, nous sommes tentés d’être des chrétiens qui se maintiennent à une prudente distance des plaies du Seigneur. Pourtant Jésus veut que nous touchions la misère humaine, ‘’la chair souffrante des autres’’, nous dit le Pape François dans « La joie de l’Evangile »

Le Service de l’Evangile auprès des Malades est un service d’Eglise constitué par une équipe de volontaires qui rendent visite aux malades, aux personnes en situation de handicap et aux personnes âgées ou isolées chez elles. Même si elles ne peuvent se déplacer, elles sont membres à part entière de la communauté. Le SEM est une équipe de chrétiens soucieux de répondre à l’appel du Christ : « J’étais malade et vous m’avez visité ». Ils sont envoyés par l’Église. Ils portent éventuellement la communion. Le service évangélique des malades fait aussi une préparation à la visite du prêtre pour les sacrements (pénitence et sacrement de l’onction).

Les visiteurs proposent : un accompagnement dans le strict respect des convictions de chacun, une relation de confiance grâce à des rencontres régulières. A ceux qui le désirent, ils proposent le partage de la foi chrétienne (temps de prière, proposition des sacrements). Les visiteurs sont soutenus dans leur activité par des rencontres d’équipe et des formations.

Néanmoins, c’est le rôle de tout chrétien d’être attentif à ses frères en périphérie, isolés, malades, handicapés, ne pouvant se déplacer ; et il y a lieu de rajouter aussi ceux qui sont éloignés de l’Eglise. Nous n’avons pas à juger quoi que ce soit et il est du devoir de chaque chrétien de signaler les personnes isolées auxquelles des visites pourraient être proposées. Libres à elles d’accepter ou de refuser. Si vous connaissez des personnes dans cette situation, merci de les signaler aux presbytères, une personne du SEM, leur proposera, si elles le souhaitent, des visites.

Pour le Service de l’Evangile auprès des Malades (SEM) François Plantet

 


Mercredi des Cendres : l’origine d’un rite

Ce rite plonge ses racines dans la Bible. Pour montrer à Dieu le regret de leurs péchés, les Hébreux, comme d’autres peuples, avaient l’habitude de se couvrir la tête de cendres. Ainsi, après la prédication de Jonas invitant le peuple de Ninive à la conversion, « la nouvelle parvint au roi de Ninive ; il se leva de son trône, quitta son manteau, se couvrit d’un sac et s’assit sur la cendre ». (Jonas 3,5)

Les cendres recouvrent plusieurs sens : une volonté de changer son cœur pour se tourner vers Dieu, ou encore la fragilité de l’Homme face à Dieu. Dans l’Eglise antique, les pénitents portaient un sac de cendres pour signifier leur condition. En outre, l’image du buisson ardent ,qui brûle mais ne se consume pas, est parlante pour signifier la différence entre l’Homme et Dieu.

La messe des Cendres fut mise en place au VIème siècle. C’est au Moyen-Âge, dans les pays rhénans, que le rituel de l’imposition des cendres a été institué pour, ensuite, s’étendre à toute l’Eglise.

En associant la messe aux cendres, on marque ainsi l’entrée en carême, ce temps qui est l’occasion pour nous d’emprunter un chemin d’abandon volontaire à tout ce qui alourdit notre cœur et notre vie. C’est un renoncement à nos méchancetés, jalousies, paresses… pour nous ouvrir au Christ qui nous lave des cendres de nos péchés. Un renoncement qui n’est pas fermeture mais ouverture au tout autre qu’est Dieu et, de là, une ouverture à nos frères.

Une parole de sainte Mère Teresa pourrait accompagner notre chemin de carême qui débute en ce Mercredi des Cendres : « Moins nous avons, plus nous donnons. Cela paraît absurde mais c’est la logique même de l’amour ». Laissons nos bourses, nos sacs et nos souliers et marchons le cœur léger et résolu à la suite du Christ !!!

Nivan R.

 


2 février : Fête de la lumière ou de la Chandeleur ?

Pour les uns, c’est une fête gourmande autour des crêpes. Mais c’est aussi la fête des « chandelles » de la lumière (en latin festa candelarum) célébrée 40 jours après Noël.

Elle commémore la présentation de l’Enfant Jésus au Temple de Jérusalem et la purification de Marie. Accompagnés de Joseph, ils sont accueillis par Syméon (le juste) et Anne (prophète). L’évangéliste Luc nous rapporte la belle prière du vieillard Syméon tenant Jésus entre ses bras : « Mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d’Israël ton peuple ». (Luc 2, 30-32)  A cause de ces paroles, où Jésus est reconnu comme Lumière,  cette fête s’appelle aussi la Chandeleur (de candela – la chandelle) . Elle clôture le cycle de Noël.

La tradition veut que des cierges soient allumés en symbole de cette purification. Ils sont ensuite  rapportés chez eux par les fidèles  afin de protéger leur foyer. C’est à cette époque de l’année que les semailles d’hiver commencent dans nos régions. On se servait  donc de la farine excédentaire pour confectionner des crêpes, symbole de prospérité pour l’année à venir.

A la suite du Christ, lumière pour tous, les baptisés sont appelés (chacun selon ses talents) à construire leur existence sous le signe du don reçu et donné (mariage, engagements, …) Jean-Paul II a déclaré cette fête de la Présentation du Seigneur au temple  «  journée de la vie consacrée ».

Geneviève

 


La Parole de Dieu, pendant la messe

Le Concile Vatican II dans sa constitution « Dei Verbum » (la Parole de Dieu) a voulu redonner une place éminente à la Parole de Dieu dans la vie de l’Eglise, et plus particulièrement  au cours de la liturgie eucharistique. Il est vital pour tout baptisé de se nourrir avec délectation de la Parole de Dieu et pas seulement au cours de la messe dominicale. Quand nous participons à la messe, nous venons prendre part à la table de la Parole et de l’Eucharistie, indissociables l’une de l’autre. Quand nous sommes invités à prendre un repas chez des amis ou en famille, nous prenons soin de nous préparer, d’être présentables, d’avoir une tenue correcte…

Pour répondre à l’invitation que le Seigneur nous adresse chaque dimanche, prenons-nous le temps de nous préparer à écouter sa Parole, en la méditant auparavant ?… C’est vrai pour les fidèles qui lisent la Parole de Dieu pour l’Assemblée. Quel beau ministère à exercer pour le bien de la Communauté rassemblée. Service  qui nécessite une solide formation. C’est une responsabilité de prêter sa voix pour que le Seigneur se fasse entendre ; ce n’est pas ma parole ou ma pensée que je transmets, mais bien la Parole de Dieu. Et quand le diacre ou le prêtre proclame l’Evangile, c’est le Seigneur Jésus lui-même qui nous parle.

Saint Jérôme, cher à un ami prêtre, disait en son temps et c’est toujours d’actualité : « Ignorer les Ecritures, c’est ignorer le Christ ! ». Nous voilà, prévenus…

La Parole de Dieu est un trésor, une nourriture vitale pour tout baptisé. Mangeons cette Parole de Dieu pour en vivre et la partager dans le quotidien de nos vies !

« Quand je rencontrais tes paroles, je les dévorais ; elles faisaient ma joie, les délices de mon cœur… » (Jérémie15,16)

Serge Simonin


La Fraternité Chrétienne des Personnes Malades et Handicapées

Il s’agit d’un mouvement d’action catholique qui est né en 1945 autour du Père François, un prêtre de la Meuse qui était lui-même malade. Il a pensé que les personnes malades ou handicapées sont mieux à même de se comprendre ! Aujourd’hui, le mouvement est national et international.

Le mouvement appelé « la Frat’ » est présent en Moselle dans les secteurs de Thionville, Hagondange, Metz et Sarreguemines et au foyer Bernard Delforge de Marange-Silvange. Les participants évoquent leur vie, avec d’autres qui partagent aussi des difficultés !

Nos réunions sont très conviviales. Nous avons une Campagne d’année sur un thème. Cette année c’est : « Appelés à vivre les œuvres de Miséricorde ».

Un membre témoigne : « La Frat’, c’est un peu ma deuxième famille, celle qui ne me juge pas. J’y retrouve des amis qui me comprennent ! Il n’y a pas de réticences face à mon handicap ; je m’y sens libre ».

La Fraternité de Moselle organise chaque année, et ce, depuis plus de cinquante ans, les 13 et 14 juillet au Quai des Régates à Metz, une kermesse, où tout le monde est invité. Elle nous permet de vivre toute l’année, d’organiser une journée festive à l’Epiphanie ou à Pâques et parfois un petit voyage d’une journée.

Aujourd’hui encore, nous voulons permettre à des hommes et des femmes de sortir de l’isolement de la maladie et de rejoindre un groupe.

Si vous êtes dans cette situation ou que vous connaissez des personnes malades et handicapées, nous serons très heureux de les rencontrer et de tisser avec vous le lien de la Fraternité. La grande famille de la « Frat » ne demande qu’à s’agrandir.

Soyez les bienvenus. Nous vous attendons.

F. Pierron


Notre parcours Alpha

Notre communauté de paroisses souhaite que le parcours Alpha reprenne à nouveau du service cette année. Né il y a 30 ans d’une initiative à Londres dans le contexte anglican, le Parcours Alpha s’est répandu ensuite dans le monde entier.

Qu’est-ce que c’est que le parcours Alpha ?

C’est une série de rencontres, qui commencent par un repas, suivi d’un exposé concernant le sens de la vie et les bases du christianisme. Un sujet différent est abordé à chaque rencontre. Après le repas, on se retrouve en petits groupes, où chacun peut exprimer librement ses convictions, ses questions, ses doutes. Aucun sujet n’est « tabou », et si les questions ne trouvent pas forcément une réponse immédiate, leur partage est un enrichissement, et suscite l’amitié. On apprend à écouter, à respecter ce que disent les autres, même et surtout si leur cheminement est différent.

Le parcours Alpha, c’est pour qui ?

Pour tout le monde : les chrétiens pratiquants ou moins pratiquants, les personnes ayant beaucoup ou peu de connaissances sur la religion. C’est pour les nouveaux venus dans une paroisse. C’est également pour ceux qui ne sont pas croyants, ou plus généralement pour toutes les personnes qui cherchent, qui doutent, qui souhaitent exprimer ce qu’elles ont sur le cœur, être écoutées sans être jugées…

Celles ou ceux qui ont déjà fait une partie ou même l’ensemble du parcours, mais qui voudraient renouveler l’expérience, sont également cordialement accueillis.Vous êtes simplement curieux ? Venez, et vous verrez…

Où est le piège ?

Il n’y a pas de piège, il n’y a aucun engagement: chacun peut décider à tout moment de continuer ou non, sans qu’il lui soit posé de question : la liberté est totale.

Combien ça coûte ?

C’est gratuit, une participation aux frais est simplement souhaitée.

Faire un parcours Alpha, c’est l’occasion d’écouter les autres, d’exprimer ce qu’on a sur le cœur : ce partage dans l’amitié peut déboucher sur une redécouverte de certains aspects de notre vie. C’est un temps à passer ensemble dans la bonne humeur et la gaieté. C’est l’occasion de voir le visage du Christ sur celui des personnes qui nous entourent. C’est surtout, ensemble, la découverte ou la re-découverte de l’Amour de Dieu.

 François Lavigne


Une nouvelle année

« Aujourd’hui vous est né un Sauveur… Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » (Luc 2, 11-13)

Des signes de la part de Dieu, nous en attendons certainement de plus percutants ; des signes cosmiques, un temps de paix pour le monde entier, des gestes de réconciliation significatifs, la fin des maladies, la fin des guerres, des barbaries et des assassinats, le bonheur pour tous … Que sais-je ? Mais un enfant, et qui, en plus, est dans une mangeoire, à la place du fourrage pour les bêtes. Tu parles d’un signe !

Et voilà plus de 2000 ans qu’on répète le même cérémonial, les mêmes paroles, la même fête. Mais qu’est-ce que cette naissance a changé dans le monde ? Qu’est-ce qu’elle change aujourd’hui ? En fait tout a changé ; tout est nouveau. Et cependant, rien ne semble visible. Le monde continue comme il a toujours été, les hommes s’aiment et se font la guerre comme avant, on naît, on vit et on meurt ; rien de nouveau sous le soleil…

Pourtant, depuis la venue de Jésus, les choses ont radicalement changé pour des milliards d’individus ; ils ont rencontré en Lui, l’amour de Dieu et ainsi ont découvert un sens, une direction à leur vie. Rien n’a été changé, apparemment, mais leur regard, puis leur cœur ont été atteints par l’amour divin. Ils ont été libérés de la fatalité dans laquelle les enfermaient leurs croyances ancestrales, libérés de la peur de la mort, de la souffrance de n’être qu’éphémères ; un grain de poussière dans l’immensité des mondes…
Avec cet enfant qui est Dieu, avec cette venue qui inaugurait un temps nouveau de rencontre, de dialogue et d’intimité avec le Dieu Tout-Puissant, transcendant, inatteignable, tout a été renouvelé.

Au seuil de cette Nouvelle Année 2018, des hommes et des femmes de toutes les couleurs, races, religions et croyances se transmettent les voeux de bonheur, de santé, de paix et se posent inévitablement la question : Qu’est-ce que cela va changer pour le monde, pour moi ?

Pour nous chrétiens, la réponse est donnée. Rien ne pourra changer si ce n’est moi ! Dieu se donne, c’est une certitude, mais s’il se donne en plénitude à chacun, encore faut-il l’accueillir. Personne ne fera le chemin à la crèche pour moi, pour toi. Personne ne tombera à genoux à ma place pour lui offrir le trésor de ma personne et ma volonté d’être le signe d’un Dieu aimant et agissant.

Osons notre « oui » au Dieu qui se donne ; soyons lumière et nous verrons la lumière. Ne nous attendons pas à être renouvelés, transformés, délivrés de tout ce qui nous blesse, si nous ne l’acceptons pas, si nous ne changeons pas. Si je ne change pas, rien ne sera changé ni pour moi, ni pour le monde.
Bonne, Sainte et Heureuse Année 2018.

Père Joseph


Bientôt Noël !

Noël sans limite

A l’évocation de la proximité joyeuse de Noël, un bénéficiaire de notre Conférence Saint Vincent de Paul de St Privat fit cette réflexion : « Pourquoi faudrait-il se réjouir de la venue au monde de Jésus pendant un mois et ne plus y penser ensuite ? »

Il avait raison, et on peut regretter que bien des personnes soient tombées dans cette espèce de carcan des temps liturgiques.

C’est dommage, parce que nous n’avons pas forcément envie de nous réjouir à Noël, pas plus que de pleurer à date fixe.

En fait, c’est toute l’année qu’il faut se préparer à accueillir la Bonne Nouvelle dans son cœur, chaque jour qu’on peut se réjouir d’avoir ainsi un Sauveur plein de tendresse. Et la joie de Noël ne doit pas nous faire oublier que Jésus est vivant aujourd’hui et tous les jours.

Nous vivons dans une pression continuelle du politiquement correct, du religieusement correct, de la joie obligée à Noël, de la fête obligatoire au jour de l’an, il faut surtout que personne ne mette en doute ce bel ordre moral, cette belle uniformité.

Mais la foi, c’est une expérience individuelle, c’est une rencontre personnelle, et chacun a le droit de la vivre à sa manière, à son rythme et quand c’est le bon moment pour lui.

Jésus ne vient pas le 25 décembre, il vient dans la vie de chacun à la date qui est la sienne, celle de sa rencontre avec le Christ, et à tous les moments où nous sommes en mesure d’accueillir l’amour de Dieu encore et encore, dans notre vie.

Dans nos rencontres et nos partages avec les bénéficiaires lors de nos distributions alimentaires tout au long de l’année, nous essayons d’en témoigner modestement autant par notre présence amicale que par notre aide matérielle.

Alors bien sûr, réjouissons-nous et fêtons Noël mais sachons garder à l’esprit et avec l’Esprit, que Dieu n’est pas prisonnier des calendriers et que ses bienfaits n’ont pas de date limite de consommation.

Les Conférenciers de Saint-Vincent de Paul