Méditation du jour : jeudi 26 mars

Evangile du jour : Le Père me rend témoignage

« Ce sont les Ecritures qui me rendent témoignage, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie » (Jn 5, 39- 40)

Ne méritons-nous pas aujourd’hui, en quelque sorte, les reproches que Jésus a eu à faire à ses contemporains ? Car, en plus des signes qu’ils voyaient, nous connaissons la vie de Jésus, ses enseignements et nous avons la doctrine de son Église.

Par ailleurs, à l’instar du peuple d’Israël qui, dans son cheminement vers la terre promise, s’était fait une idole (un veau en métal fondu), notre monde ne s’est-il pas fait aussi son idole dans la science, la technologie et la recherche du profit, au mépris de Dieu, notamment des valeurs morales, d’amour, de justice et de respect de l’être humain ?

Quel que soit le déploiement de son savoir et ses prouesses dans la science et la technologie, l’être humain ne devrait pas oublier son origine qui se trouve en Dieu. En effet, Dieu, comme le diraient certains, est la « conscience éclairée en l’homme qui le guide à faire le bien et à éviter le mal » assurant ainsi sa vie. Par conséquent, « si l’homme refuse d’obéir à cette conscience, s’il se détourne de Dieu, la conséquence est qu’il mourra. » (Cf. Dt 30, 17- 18)

« Science sans conscience, n’est que ruine de l’âme » disait Rabelais ; et l’on peut ajouter « n’est que ruine de l’humanité ». Nous en sommes, peut-être là aujourd’hui avec cette crise sanitaire.

La mis en garde de l’homme sur le danger que revêt le mauvais usage de sa liberté de collaborer ou non à l’œuvre de son Créateur, se trouve dans les Sainte Écritures, lesquelles ont leur accomplissement en la Personne de Jésus, notre Seigneur. Mais Jésus, constate, avec regret que l’humanité ne veut pas venir à lui pour avoir la vie. (Cf. Jn 5, 40)

Convaincus que nous sommes les fils et filles d’un Dieu lent à la colère, plain d’amour et de miséricorde, faisons nôtre cette prière que Moïse lui adressa dans la première lecture de ce jour, particulièrement en ce temps de Carême lourd de la crise sanitaire que nous vivons.

Puisse notre humanité se laisser interpeller par l’enseignement de Jésus pour revoir ‘‘sa copie’’ dans l’usage des biens de ce monde qui passe, en ayant le cœur et l’esprit attachés aux choses qui demeurent en Dieu ; notamment : l’amour, la justice, la bienveillance, le souci du bien-être de l’autre, …

Union de prière.

Abbé Dieudonné Talakaena