L’histoire de l’église Saint Joseph

La construction

La pose solennelle de la première pierre de notre église a eu lieu le 3 mai 1903. Monseigneur Willibrod Benzler, évêque de Metz, l’a consacrée, en présence de Monsieur l’abbé Châtelain, curé de la paroisse et de nombreuses personnalités.

Après la pose de la première pierre, le bâtiment s’élève rapidement, entièrement réalisé à la main .
Les ouvriers de 1906, date de la fin de la construction, ne connaissaient pas les machines puissantes d’aujourd’hui !

L’église a été consacrée le 29 juillet 1906 .

C’est l’aboutissement réussi d’ une vingtaine d’années de démarches et de pourparlers qui avaient été initiés par Monsieur l’abbé Zutterling, le précédent curé de la paroisse .

Les deux églises de Montigny

L’ancienne église St Antoine de Padoue, qui s’élevait à l’emplacement actuel du square de la Sainte Famille, alors appelé Place de la Nation, en bordure de la rue de la Chaussée, notre rue de Pont-à-Mousson , se distingue dans l’angle inférieur droit de la photo ci-contre.

L’augmentation du nombre des pratiquants catholiques dans la municipalité de Montigny a justifié la construction d’une nouvelle église (l’actuelle église St Joseph), sur l’emplacement d’anciens vergers.
La situation de l’église St Antoine de Padoue, en bordure de la rue principale présentait l’inconvénient du bruit de la circulation : les voitures à cheval, les défilés de troupes gênaient le bon déroulement des offices.

L’ urgence de la nouvelle construction a été déclarée par le Conseil Municipal le 24 avril 1898

Les Montigniens ont pu voir , dans les années 1940, des vestiges de l’église St Antoine de Padoue en haut de la rue Guynemer.

Les cloches

Jusqu’au XIIème siècle, l’ancêtre de la cloche était une planche de bois, sur laquelle on frappait.

Les premiers moines fondeurs ont fait leur apparition au V ème siècle de notre ère, pour les petites et moyennes cloches en dessous de 1000 kg, une activité très prospère.

Pour mémoire la plus grosse de France, s’appelle la Savoyarde: elle se trouve au SACRÉ-COEUR de Paris et pèse 19 tonnes.

Les premières cloches de St Joseph ont été fondues à Brême, par la fonderie Otto de Hemelingen.

Elles étaient sept qui furent bénites le 30 juin 1907 par Monseigneur Willibrord Benzler, évêque de Metz :

MARIA, le bourdon (4568 kg), qui donne le LA profond,
CONCORDIA (1895 kg), qui donne le RE,
PRIVATUS (1323 kg), qui donne le MI,
JOSEPH (929 kg), qui donne le FA dièse,
MADELEINE (779 kg),
MARTHE (559 kg),
LUCIE (390 kg)

Mais, courant 1917, les trois plus petites furent enlevées par les soins de l’administration militaire allemande, pour être refondues en vue de matériel de guerre.

Elles ne furent remplacées qu’en 1931 par celles de la photo ci-dessous :

MARGUERITE-MARIE (779 kg), qui donne le SOL,
HONORINE (562 kg), qui donne le LA,
JEANNE D’ARC (385 kg), qui donne le SI,

sorties de la fonderie Causard de Colmar, qui furent bénites le 28 septembre 1931 par Monseigneur J.B. Pelt, évêque de Metz.

Ce sont toujours Maria, Concordia, Privatus, Joseph, Marguerite-Marie, Honorine et Jeanne d’Arc qui nous avertissent des évènements paroissiaux : Baptêmes, Mariages, Messes, Enterrements…

Le chemin de croix

Héritage de l’ordre des Franciscains, l’utilisation du chemin de croix, avec 14 stations, s’est répandue au XV ème siècle.
Le Chemin de Croix de St Joseph compte quatorze stations sculptées dans la pierre, par un artiste, M.Mormann de Wiedenbruch.

Elles sont disposées le long du mur intérieur droit de l’église et les trois dernières, la mort de Jésus, la descente de la croix et la mise au tombeau, sont au fond de l’église, dans le narthex, de part et d’autre de l’entrée principale et dans la partie gauche .

Ces dernières stations sont les plus beaux ornements de St Joseph.

La bénédiction du Chemin de Croix a été faite le vendredi Saint 14 avril 1911, par Monsieur le Chanoine Nicolas Hamant, supérieur du Petit Séminaire, délégué par l’évêque de Metz.

Le maître-autel et son baldaquin

LE MAITRE-AUTEL est l’œuvre de la maison KLEM (Colmar), de même que le baldaquin qui le surmonte, ensemble de pierre, marbre et bois doré. Ce sont des merveilles, dûes à la générosité d’une pensionnaire de la Sainte Famille, bienfaitrice de l’église de Montigny, Madame BLAIN.

L’antépendium ( partie basse de l’autel) est décoré de mosaïques représentant le sacrifice de Melchisédec, Moïse et le serpent d’Airin, le sacrifice du juste Abel ; trois scènes préfigurant l’Eucharistie.

Le retable en bois honore six saints : St Louis, roi de France, St Clément, évêque de Metz, St Jean, St Martin, St Nicolas, saint patron de la Lorraine, St Thomas d’Acquin.

Sur la porte du tabernacle, en cuivre doré, est représenté l’agneau pascal . Au- dessus se trouve une niche d’exposition décorée d’une mosaïque rerésentant la Sainte Trinité.

Les pierres remarquables :

A gauche de l’autel, sur le mur, se trouve la 1ère pierre de l’église.

La pierre qui fait la table de l’autel, renferme des reliques de St Livier, martyr messin, de St Séverin et St Théodore, tous deux martyrs de Trèves.

Le baldaquin :

Le ciborium (baldaquin) forme au dessus de l’autel un très bel ensemble, décoré d’une fresque représentant la Nativité, la Crucifixion, la Résurrection et la Multiplication des pains. Surmontée d’une lanterne au sommet de laquelle on peut voir une superbe croix de Lorraine, la voûte du ciborium est soutenue par quatre groupes de 4 colonnes réalisées en marbre vert de Carrare.

L’ensemble monumental est d’inspiration romane. Sont à observer, les griffons, les figures grimaçantes, les animaux fantastiques, mais aussi une représentation de Jésus Christ, dans le style commun à l’ensemble de l’église.

L'autel de St Privat

L’autel de St Privat, premier autel du transept, est situé du côté droit. C’est un autel triptique (dont le haut présente trois parties), dû à la générosité de l’abbé Châtelain, curé constructeur de l’église.

Saint Privat, évêque de MENDE, est mort en martyr, au IIIème siècle. Il est le second Saint patron de l’église St Joseph.

Le triptique :
Du côté gauche, un ange à genoux, et à droite, l’Abbé Châtelain offrant la maquette de son église, sont tous deux tournés vers la statue de St Privat.

La statue de St Privat:
Cette statue, du XVème siècle, en pierre polychromée, restaurée au début du XXème siècle, est l’un des rares trésors provenant de l’église St Privat.

Entre temps, cette merveille était exposée dans la niche d’une maison de la rue Guynemer.

La maquette de l’église :
Une reproduction de cette maquette ; en bois vernis pyrogravé, portant sur son socle la mention St JOSEPH St PRIVAT, est soigneusement conservée au presbytère.

L'autel de St Antoine

L’autel de St Antoine, second autel du transept, est situé à gauche. C’est un autel triptique, comme l’autel de St Privat qui est du côté droit.

Saint Antoine est le troisième saint patron de l’église, après St Joseph et St Privat.

L’invocation de Saint Antoine de Padoue permet de retrouver les objets perdus. Le tronc de St Antoine, qui reçoit les gestes de remerciement, est destiné à la Conférence St Vincent de Paul qui vient en aide aux plus démunis.

Le triptique :
Deux statues qui représentent, à gauche, St François d’Assise et à droite, Ste Claire, entourent la statue de St Antoine qui tient dans ses bras l’enfant Jésus vêtu de blanc.

L’adoration des bergers:
Sur le mur, à gauche de l’autel, se trouve une copie du tableau « L’adoration des Bergers » dont l’original, du célèbre peintre Ribera, est au musée du Louvre à Paris.

Cette grande toile est suspendue à côté de l’orgue de choeur.

La croix du sacrilège

Cette croix, située aujourd’hui derrière l’église St Joseph, à l’angle des rues de l’abbé Châtelain et St Louis, avait d’abord été érigée devant le temple protestant.

Elle y resta jusqu’en 1915, flanquée d’une colonne « Morris » et à l’ombre du chêne de l’empereur Guillaume II.

A ses côtés, le portail gothique du temple n’était pas visible et le temple donnait l’impression de ne pas avoir d’entrée.

Pour satisfaire à l’esthétique du lieu, la croix a été déplacée à un endroit où elle est mieux mise en valeur.

Le terrain où se trouvait alors le monument était planté de vignes. Son propriétaire, le citoyen Blaise FABERT, avait érigé cette croix en l’honneur du Saint Sacrement.

Le nom donné à cette croix rappelle qu’elle fut érigée sur le terrain où, le 22 janvier 1804, des voleurs qui avaient dérobé des vases sacrés à l’église St Antoine, se partagèrent leur butin , laissant au sol les hosties consacrées.

La statue de Jeanne d’Arc

Statue de 1935

Deux statues de Jeanne d’Arc se sont succédé sur la place du même nom, mais c’est la même épée qu’elles ont tenue !

La première statue fut inaugurée le 30 mai 1935 par Mr Félix PEUPION, maire de la commune, mort en déportation, dont le nom a été donné au square situé derrière l’église. Cette statue, bénite par Monseigneur PELT, était une réplique de « Jeanne après la victoire » du sculpteur ALLOUARD.

Symbole de foi dans les destinées de la Patrie, elle fut détruite par l’occupant quelques années plus tard, à l’exception de l’épée, conservée par un paroissien qui la restitua après la guerre.

La statue actuelle, identique et également due au sculpteur Allouard, a été érigée en 1949 et bénie par Monseigneur LOUIS, vicaire général.

Robert SCHUMAN, « le Père de l’Europe », alors ministre des Affaires Etrangères, inaugura cette nouvelle statue et rappela dans son discours que « Jeanne d’Arc voulait apporter une base chrétienne à l’Europe ».

Aujourd’hui encore, Sainte Jeanne d’Arc semble toujours garder notre église, malgré la lame de son épée brisée, selon sa devise :

« Messire Dieu, premier servi »

La croix des Missions

La grande mission de 1947 fut la dernière grande manifestation de ce genre à avoir lieu dans notre paroisse. Il s’agissait de la mission chrétienne et pas seulement des missions dans le tiers-monde.

Monsieur le Curé en fit l’annonce dans le bulletin paroissial : son souhait restait l’objectif d’une belle réussite avec rassemblement, prières, demande de pardon, charité, un grand esprit communautaire, aide, assistance…

Pour marquer cette manifestation, une croix fut élevée dans l’église, grâce aux dons des paroissiens. Ce témoignage est visible dans le transept droit, près de l’autel de St Privat.

Autre témoin de cette époque, la croix érigée derrière l’église Ste Jeanne d’Arc, encore visible au début des années 1980.

La grande croix de notre église fut dressée en premier lieu place Jeanne d’Arc, devant l’église St Joseph, où elle demeura de 1947 à 1949, date de la construction de l’actuelle statue de Jeanne d’Arc.

L’autel principal

Dans les premiers temps, l’officiant disait la messe face au maître-autel surmonté du tabernacle. Il tournait donc le dos aux fidèles ce qui rendait ses gestes mystérieux. Les objets nécessaires au culte étaient posés sur une crédence de pierre sculptée.

Après le concile de Vatican II, la messe a été dite face aux paroissiens, avec un autel provisoire, tapissé de velours rouge.

En 1983, pour couronner la rénovation de l’église St Joseph, à l’occasion du 75ème anniversaire de sa consécration, Monseigneur Paul Joseph SCHMITT, 101ème évêque de Metz, assisté des prêtres de la paroisse :

  • Bernard BLUM, curé
  • Francis De Backer, vicaire,

a consacré, sur des reliques:

  • de Sainte Thérèse de Lisieux
  • de Saint Sigebaud, 36ème évêque de Metz
  • de Saint Eustache, martyr,

l’actuel autel principal, conçu par Claude MICHEL sur les conseils du chanoine Théo LOUIS de la Commission d’Art Sacré.

La table d’autel contenant les reliques et la pierre représentant le visage du Christ ont été sculptées par André FORFERT. Les quatre piliers sculptés représentant les symboles des évangélistes sont ceux de la crédence d’autrefois.

Les deux chapelles aux côtés du chœur

L‘autel de la Vierge se trouve du côté gauche du chœur et l’autel du Sacré Cœur, à droite (côté de la sacristie).

L’autel dédié à Marie a été offert par Marie-Léontine de Nettancourt, duchesse de Clermont-Tonnerre, paroissienne de Montigny. C’est un autel tryptique, dont les deux volets représentent l’Annonciation, la Visitation, la Nativité et la Présentation. Un décor floral est peint au dos des volets. Au centre, la statue de la Vierge à l’Enfant, une sculpture en pierre polychrome, du XVI ème siècle, qui ornait auparavant le portail de l’ancienne église St Antoine de Padoue. Au niveau de la tête de Marie, deux petits anges vénérant.

Les fresques rappellent des invocations des litanies à Marie : Rose mystique, Maison d’Or, Arche d’Alliance, Porte du Ciel, Etoile du Matin.

L‘autel dédié au Sacré Cœur a été offert par les Demoiselles Siechler. Le Sacré Cœur est représenté en gloire, il est entouré de deux personnes en prière (une femme et un homme) et de deux anges adorant.

Les deux volets montrent Ste Marguerite-Marie Alacoque et St Pie X. Au dos, des anges déployant des invocations des litanies du Sacré Cœur ( en latin) :

o Cœur de Jésus, source de toute consolation, aie pitié de nous

o Cœur de Jésus, plein de bonté et d’amour, aie pitié de nous

Les fresques représentent les symboles des évangélistes : le lion(St Marc), l’ange (St Matthieu), l’aigle (ST Jean) et le taureau (St Luc), ainsi que le chandelier à sept branches.

Le Suisse

Monsieur Joller fut Suisse à St Joseph avant 1959.

Maître de cérémonies et accompagnateur des différentes messes, le Suisse veillait au bon ordre dans l’église, pendant les offices.

Monsieur Kauffmann, dernier Suisse à Saint Joseph.
Vêtu d’une redingote rouge et d’un pantalon bleu, il était coiffé d’un imposant bicorne bleu. Pour les enterrements, sa tenue était noire.

A son côté, un pseudo-sabre dans un fourreau, lui conférait l’aspect d’un garde Suisse officiant au Vatican.

Il précédait les fidèles dans les processions et tenait dans une main une canne à pommeau et dans l’autre, une hallebarde.

Le Bedeau

Monsieur Bonné, Bedeau à St Joseph , de 1944 à 1951.

Sa fonction était à la fois celle de sacristain et d’homme à tout faire.

Vêtu d’une grande blouse noire, coiffé d’une toque de velours noir, c’est lui qui allumait ou mouchait les cierges de l’autel. Pour parvenir à leur hauteur, car les chandeliers étaient imposants, le bedeau avait un outil à long manche.

Il accompagnait les jeunes pendant la quête ou se tenait près des bancs de devant, là où prenaient place les enfants et son allure de père fouettard imposait le silence dans les rangs.

C’est lui qui plaçait les tréteaux, remplaçait les ampoules et allumait le chauffage.

Au cours des processions, il portait une bannière de confrérie.

Le dernier bedeau en fonction à Saint Joseph vers 1956, était Monsieur Paniel.

La Fête-Dieu

Jusqu’à un passé encore récent, la paroisse organisait une procession le dimanche de la Fête-Dieu.

Dès le matin, les fidèles s’employaient à décorer le rebord des fenêtres le long du parcours retenu : guirlandes, fleurs, statues, oriflammes. D’autres construisaient les reposoirs où la communauté s’arrêterait pour la bénédiction. Ces reposoirs étaient des constructions remarquables par les décors, si possible inédits.

La procession partait de l’Eglise après la messe. En tête le Suisse, les enfants des écoles accompagnés des enseignants, les enfants de chœur, les prêtres et le célébrant portant le St Sacrement dans l’ostensoir. Il marchait sous le dais porté par quatre hommes. Les groupes de paroissiens précédés de leur bannière suivaient.

Les fillettes tenaient un petit panier d’osier enrubanné, garni de pétales de fleurs, cueillies le matin et qu’elles jetaient au fil de la procession. Les marcheurs chantaient puis récitaient des prières devant les reposoirs quand la bénédiction était donnée.

Les orgues

l’orgue de chœur

L’accompagnement des offices à l’orgue, est réalisé grâce à deux orgues : l’orgue de chœur, situé dans le transept gauche, et le grand orgue situé au-dessus de l’entrée principale.

L’orgue d’accompagnement du transept a été posé en 1905 : c’est l’orgue de chœur. Autrefois commandé, comme le carillon électrique du clocher, par la console électrique à trois claviers située près de la chaire à prêcher, il dépend maintenant de la console du grand orgue. Cet orgue de MUTIN-CAVAILLÉ-COLL est un instrument d’une rare qualité, dont la rénovation est en cours pour le centenaire de l’église en 2006.

Un grand orgue, posé en avril 1950 sans façade décorative, a précédé le grand orgue DELANGUE actuel. Celui-ci fut bénit en 1987 par Monseigneur Pierre RAFFIN, évêque de Metz. En 1991, il a été complété par un clavier d’écho.

le grand orgue

Cet orgue monumental possède 34 jeux sur 3 claviers. Le buffet en chêne ciré, réalisé sous la direction de François Delangue, est placé sous l’arc en plein cintre du clocher, au-dessus du portail. Tuyaux en étain, en bois, claviers en sapin, « naturelles » plaquées d’os, « feintes » en ébène, pédalier en chêne. Il est en tribune, derrière l’assistance. C’est l’un des grands instruments de la région.

Carte interactive

Presbytère Saint Joseph

Contact
5, rue de l’Abbé Châtelain
57950 Montigny-lès-Metz
03 87 63 75 88
cathostprivat@gmail.com

Horaires normaux
– Du lundi au vendredi: de 16h à 18h
– Vendredi et samedi de 9h30 à 11h
Juillet – Août
– De 17h à 18h en semaine et le samedi de 10h à 11h

Le curé

Stéphane JOURDAIN
Curé – membre du service communication du diocèse

s.jourdain@stprivat.com

Abbé Leroy

Marcel Leroy

Le chanoine Marcel Leroy a été curé de Montigny de 1950 à 1967.

Né à Flavigny le 7 mars 1900, ordonné à Metz le 15 juillet 1928, vicaire à Metz Sainte Ségolène, desservant de Béchy puis d’Uckange, expulsé en 1940 et retiré à Sète (Hérault), de retour en 1945, curé de Montigny St Joseph le 16 novembre 1950, chanoine honoraire le 23 novembre 1967, desservant de La Maxe.

Durant cette longue période sacerdotale,Monsieur l’abbé Marcel Leroy marqua ses paroissiens par sa foi et son dynamisme.

Homme de terrain, il a su être attentif à tous et surtout aux plus humbles.

Retiré à Longeville-lès-Metz le 1er septembre 1977, il déclarait que son plus grand bonheur, dans sa nouvelle résidence , était d’avoir vue sur le clocher de St Joseph.

Je lisais encore il y a quelques jours son testament, d’une grande simplicité, dépouillé de toute exigence.

Son souci a toujours été de poursuivre l’oeuvre de son prédécesseur Monsieur l’abbé Zimmermann, autre figure qui a marqué, un peu plus tôt, pendant 28 ans, la vie de Montigny.

Son souvenir demeure parmi nous, les jeunes des années 50, les anciens, qui encore aujourd’hui aiment évoquer cette période et celle de son prédécesseur.

Décédé à Metz le 28 juin 1981, il est inhumé à Vry le 2 juillet 1981, dans le caveau familial. La veille de ses obsèques, son corps fut exposé à l’église.

Un hommage impressionnant lui fut rendu, le 2 juillet 1981.

Abbé Zimmermann

Léon Zimmermann

Le chanoine Léon Zimmermann a été curé de Montigny de 1922 à 1950.

Né à St Avold le 9 mars 1884, ordonné à Metz le 19 juillet 1908, curé de Montigny le 5 avril 1922, chanoine titulaire le 2 octobre 1950, doyen du chapitre de la cathédrale, décédé à Metz le 29 mai 1962, il est inhumé au cimetière Litaldus de Montigny-lès-Metz le 1er juin 1962.

Pendant le temps de l’annexion allemande, l’abbé Zimmermann fut expulsé.

C’était un homme de terrain, à l’esprit ouvert, « dévoré par le zèle de la maison de Dieu », dira de lui son successeur l’abbé Marcel Leroy .

Durant son ministère à Montigny, avec la collaboration de 21 vicaires, il crée un cinéma : LE FOYER à l’emplacement actuel du foyer du 3ème âge, rue Châtelain.

Le seul vestige actuel de l’ancien cinéma démoli est la statue de St Joseph placée dans le jardin du presbytère et visible depuis la rue.

Aux trois édifices existants : église, presbytère et ancienne maison d’œuvres, il ajoute la Maison des Frères, dont il fait l’acquisition pour la paroisse et qui abrite actuellement la chapelle.

Il n’a pas seulement excellé dans l’ornementation de l’église, mais a su remarquablement y attirer les masses de ses paroissiens pour en faire une cellule vivante de l’Eglise.

N’est-ce pas à ce but que doivent surtout servir nos édifices culturels ?

Abbé Châtelain

Le curé constructeur de l’église est l’abbé Philippe Châtelain.

Philippe Châtelain

L’abbé Philippe Châtelain est né le 27 février 1863 à Halling, en Moselle.

Ancien curé de Richemont, il devient le nouveau titulaire de la paroisse St Joseph le 4 mai 1899. Avec efficacité et un fort esprit de lutte, il pourra poser la 1ère pierre d’une grande église, aux dimensions basilicales, qui sera entièrement son oeuvre, en 1903.

En 1914, la grande guerre éclate, son patriotisme le conduira en exil en Silésie. Libéré en 1918, il revient dans ce cher Montigny qu’il aimait tant, malade, miné par les privations. Il sera fait Chevalier de la légion d’honneur.

Le 9 janvier 1922, il rendra son âme à Dieu, regretté de tous.

Le Conseil municipal demande, le jour même de son décès, qu’à titre de reconnaissance, il repose dans la chapelle dite « des morts », à gauche, au fond de l’église où vous pourrez voir sa pierre tombale avec son portrait en médaillon..

Le jour de ses funérailles, 120 prêtres étaient présents.

On lui doit aussi le presbytère et la maison d’oeuvres dans laquelle se trouve actuellement la bibliothèque municipale.

Abbé Pichon

Extrait du registre paroissial de 1807

La période de 1790 à 1829 a été marquée par la présence de l’Abbé Nicolas PICHON, curé de St Privat, commune de Blory, avant la construction de l’église St Joseph.

Réfractaire, il refusa de prêter serment à la Constitution, disant « qu’il s’était toujours fait un devoir sacré dont il rougirait de s’écarter un instant, d’être fidèle à la Nation, d’obéir aux lois divines et humaines, d’avoir pour la personne du Roi un attachement inviolable ».

Suspendu de ses fonctions, il administrait en cachette les sacrements à ses paroissiens.

De 1791 à novembre 1792, Pierre LUCOT, prêtre à St Nicolas, est nommé administrateur de St Privat et de Montigny.

L’abbé GEORGES, ex-bénédictin, a succédé à l’abbé LUCOT avant de démissionner en janvier 1793.

Et, le 15 florial de l’an XI de la République, l’abbé PICHON revient, après avis du citoyen évêque de la Moselle, le 30 avril 1793.

Vous pourrez trouver la tombe de l’abbé Nicolas PICHON , au cimetière Litadus de Montigny.

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