10 novembre 2019 – 32e Dimanche du Temps de l’Eglise

« Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Lc 20, 27-38)

Nous sommes touchés par la mort autour de nous : la mort d’un proche, la mort sous toutes ses formes (accidents, cancers, …), les morts innocentes. Nous venons de célébrer la fête des défunts et allons commémorer, le 11 novembre, l’anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale pendant laquelle il y a eu plusieurs millions de morts… Comment ne pas se révolter devant la mort ? Y avait-il un Dieu à Auschwitz ? Dieu est-il le Dieu des morts ?

Il s’agit là de la mort physique, mais il y a aussi la mort spirituelle. L’Esprit dit à l’Eglise de Sardes : « Voici, tu passes pour vivant, mais tu es mort. Réveille-toi, ranime ce qui te reste de vie défaillante ! Non, je n’ai pas trouvé ta vie bien pleine aux yeux de mon Dieu. Allons ! rappelle-toi comment tu accueillis la Parole ; garde-la et repens-toi » (Ap 3 2-3). Cette mort-là est causée par le péché. Le remède pour le pécheur est de se convertir et de vivre de son baptême. Saint Paul nous le rappelle : « Ignorez-vous que, baptisés dans le Christ Jésus, c’est dans sa mort que tous nous avons été baptisés ? Nous avons été ensevelis avec lui par le baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle » (Rm 6 3).

D’une part, il ne faut pas fuir la mort que le Fils de Dieu n’a pas dédaignée et n’a pas voulu fuir en mourant pour nous sauver. D’autre part, il faut lui donner un sens en vivant pour Lui, comme saint Paul : « Ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi. Ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et s’est livré pour moi » (Ga 2 19-20). C’est la grâce de Dieu, par Jésus-Christ notre Seigneur, qui nous confère l’adoption filiale : « Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils qui crie : Abba, Père ! » (Ga 4 5-6).

L’accueil du don de l’Esprit Saint nous introduit dans l’intimité avec le Christ. Celle-ci se fortifie dans la prière et l’écoute de la Parole de Dieu. Alors, le Dieu des vivants nous purifie par son sang répandu et partage nos épreuves. Il nous nourrit de ses sacrements, en particulier le baptême, la réconciliation et l’Eucharistie, et nous envoie en mission pour annoncer la Bonne Nouvelle du Salut. Répondons à son appel en devenant de vrais disciples-missionnaires. Vivons et témoignons du Dieu vivant, aujourd’hui, ici et maintenant, en nous mettant au service de Dieu et de nos frères. Dieu est le Dieu des vivants !

Prions en ce mois de novembre avec toute l’Eglise, dans la communion des saints, avec la Vierge Marie, pour nos frères qui sont morts. Qu’ils partagent le sort des saints.

F. Jean-François JACQ