13 Octobre 2019 – 28e Dimanche du Temps de l’Eglise

Pourquoi nous priver de dire merci ?

L’évangile de ce jour nous parle du lépreux qui rend gloire à Dieu. Savoir dire merci était autrefois le premier pas de l’éducation de l’enfant dans sa relation aux autres car tout n’est pas un dû, tout n’est pas un droit. L’autre se fait une obligation par amour, par amitié, par devoir de s’occuper de son prochain. Disons-nous merci à Dieu pour tous les dons qu’il nous offre en abondance ?

La grâce est la faveur que Dieu nous donne par l’Esprit Saint pour répondre à son appel. Dieu nous donne la Foi, c’est une grâce. Cet appel nous entraîne à la reconnaissance étonnée de sa tendresse, de sa grandeur et de sa toute-puissance d’Amour. C’est aussi ce don gratuit que Dieu nous fait pour la guérison du péché et notre sanctification. N’oublions pas que l’Eucharistie est sacrifice de louange et d’action de grâce rendue au Père par le Fils dans l’Esprit. Comme dans la prière de demande, tout événement, toute joie, toute peine, tout besoin peut devenir offrande d’action de grâces. Les périodes de maladie peuvent être spirituellement fécondes. Elles sont un temps possible de confiance renouvelée et d’abandon au Père. La Paix reçue se transforme alors en action de grâce.

La libre initiative de Dieu réclame en retour la libre réponse de l’homme.

« Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? » (1 Co 4,7). Pour saint Bernard « l’ingratitude est l’ennemie de l’âme, la ruine des mérites, la perte des vertus et des bienfaits. L’ingratitude est un vent brûlant qui met à sec les sources de piété, la rosée de la miséricorde, les fleuves de la grâce ».

Sur un plan purement psychologique la gratitude est un sentiment positif qui nous fait le plus grand bien. C’est un plaisir qui entretient une vision optimiste de la vie. Ses bienfaits sont reconnus en psychologie positive.

Alors pourquoi nous en priver ? C’est un autre trésor à partager, bien sûr !

Jean-Marie BIEVELEZ