Consécration d’autel à TREMERY

Consécration d’autel A TREMERY

Ce samedi 15 décembre 2018, les paroissiens de Trémery et alentours se sont rendus nombreux à la messe au cours de laquelle Monseigneur Jean Pierre GRALLET, Archevêque émérite de Strasbourg – délégué par Mgr LAGLEIZE, a consacré le nouvel autel. Au cours de cette messe, un petit coffret contenant 4 reliques : Saint Félix et ses compagnons, Saint François de Sales, Sainte Jeanne-Françoise de Chantal, Sainte Marguerite-Marie Alacoque a été déposé et scellé dans le sépulcre, cavité de l’autel, en souvenir du temps où l’on célébrait la messe sur le tombeau des martyrs. Mgr Grallet a béni également l’ambon, le baptistère et le tabernacle.

 Le Père Martin PYZA, curé de la paroisse, était entouré de l’abbé Vincent MEYER, de l’abbé Jean Marie LECOMTE, de l’abbé Hervé ROLLIN, de l’abbé Jean Claude DREYER, des diacres Yves VETZEL et Jean-Louis LEGRAND pour co-célébrer cette messe avec Monseigneur et sous l’œil attentif de Victor BENZ cérémoniaire. Pour ce troisième dimanche de l’Avent, le « dimanche de gaudete » (réjouis-toi), tous portaient la couleur rose, couleur signfiant l’attente joyeuse du chrétien.

Qu’est-ce qu’une consécration d’autel ?

Rappelons tout d’abord qu’un autel (du latin altar, « élevé ») est, dans l’histoire des religions, le lieu de jonction entre Dieu et le monde. C’est donc la table sur laquelle on offre à Dieu sa nourriture, le lieu où le peuple de Dieu fait mémoire du sacrifice du Christ pour notre résurrection. Seul le prêtre peut s’en approcher, avec des signes de vénération, dont une trace est parvenue à nos jours avec le baiser que donne le prêtre lorsqu’il s’approche de l’autel consacré.

Le rite de la consécration, qui permet littéralement de rendre sacré l’autel est l’occasion de mieux comprendre le sens de l’autel dans la liturgie catholique.

Comment cela se passe-t-il ?

Au début de la messe, l’Archevêque commence par bénir l’autel en l’aspergeant d’eau bénite. Après l’homélie et la litanie des saints, le reliquaire, contenant des reliques, est ensuite placé dans la cavité de l’autel avant d’être refermé. Ceci manifeste l’unité du sacrifice de la Tête (le Christ) et de celui des membres (nous tous) du Corps mystique qu’est l’Église. La présence des reliques nous rappelle que nous sommes tous appelés à la sainteté par notre baptême.

Ensuite a lieu l’onction de l’autel pendant laquelle l’évêque répand, au centre puis aux quatre angles, le Saint Chrême, l’huile parfumée bénite par lui-même qui sert aussi pour les baptêmes, les confirmations et les ordinations.

L’autel devient alors signe de la présence du Christ (car le mot « Christ » signifie « celui qui a reçu l’onction« ).

Enfin, l’autel est paré et illuminé  : la pose des nappes rappelle que c’est la table du sacrifice (le linceul) et l’illumination de l’autel avant la liturgie eucharistique. Les cierges nous rappellent aussi que le Christ est « la lumière des nations », comme l’avait déjà reconnu Siméon (Lc2, 32). C’est de l’autel que monte la louange de l’Église vers le Père, tout spécialement dans la célébration de l’Eucharistie. La croix placée nous signifie que notre liturgie découle du sacrifice du Christ en même temps qu’elle nous rappelle que notre prière passe par le Fils pour monter vers le Père.