L’importance de l’espace de la parole : formation des ALP en pastorale des jeunes

Aujourd’hui, mardi 15 mai, les ALP et prêtres qui ont une mission en pastorale des jeunes, se sont formés sur le sujet des adolescents. Le programme de cette journée ? « Animer un groupe d’ados et rendre les jeunes davantage acteurs. »  Pour nous parler de ce thème, nous avons accueilli Laurline Dautel, de l’Afocal Ile-de-France, qui est responsable pédagogique de l’association. Elle recrute et accompagne des formateurs pour le BAFA. C’est avec cette association que Frat’57 collabore pour les formations BAFA organisées maintenant depuis 2 ans à la maison diocésaine à Metz.

Durant la première partie de cette journée, nous avons reposé les bases de ce qu’est l’adolescence, afin de réaborder le sujet de façon claire. A travers différentes vidéos et explications, les aspects de cette tranche d’âge, qu’ils soient cognitifs, affectifs ou physiques, ont été abordés. C’est le moment où le jeune possède cette liberté de se reconstruire en passant de l’enfance à l’adolescence, de penser par lui-même, de se forger son propre idéal. Elle a également insisté sur l’importance de ne pas projeter des images sur le jeune (« un adolescent est forcément mou ») et faire attention à l’écouter pour que nous soyons dans un accompagnement et offrions un cadre rassurant.

L’après-midi, le thème s’est porté sur comment rendre les jeunes davantage acteurs dans nos groupes d’aumônerie ou paroissiaux. Un exemple de projet à mettre en place, la préparation d’un voyage entre amis, nous a permis de nous confronter à l’avant, le pendant et l’après du voyage, et de nous sensibiliser à la naissance et construction d’un projet. Le but est d’impliquer réellement les jeunes dans les activités, qu’ils en soient à l’initiative et se l’approprient. Laurline Dautel nous a expliqué les étapes successives de la mise en place d’une proposition en confrontant les jeunes à la réalité pour que le projet soit faisable. L’animateur prend alors petit à petit un rôle d’accompagnant : il se doit d’être présent, de connaître les besoins des jeunes et d’identifier les défauts et qualités de chacun pour que tous aient un rôle à jour pour mener le projet à bien.

Morale de cette journée : il faut faire confiance à nos jeunes et ne pas s’attendre à ce que le projet soit réalise comme nous l’attendions. Ils sont capables de se débrouiller de certains points. Ils seront ainsi valorisés et verront ce dont ils sont capables. Nous sommes leurs accompagnants, présents, mais ce sont eux les vrais acteurs.