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Je crois en Dieu

Le Père plein de patience et de tendresse,
Qui a créé le ciel sous lequel se déploient nos manèges et nos métiers
Et la terre que nous parcourons avec nos convois.
Nous croyons en Jésus-Christ, son Fils unique,notre Seigneur,
Lui qui nous aide à vivre dans la paix et le pardon.
L’Esprit Saint lui a donné la vie en Marie, Notre Dame des forains.
Pour avoir aimé les faibles et les marginaux,
Il a souffert sous Ponce Pilate, il est mort,
Crucifié pour nous donner courage
Quand nous souffrons aussi.
Le troisième jour, il est ressuscité :
Quelle bonne nouvelle pour tous !
Je crois en l´Esprit Saint qui nous inspire tout ce qui est bon.
Je crois en l´Eglise universelle
Qui unit les vivants et les morts,
Elle est sainte et joyeuse comme nos Fêtes.
Je crois au pardon toujours possible.
Je crois à notre Résurrection.
Je crois à la vie éternellement belle.
Amen.

Notre Père
Qui es aux cieux,
Que ton nom soit sanctifié,
Que ton règne vienne,
Que ta volonté soit faite
Sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd´hui
Notre pain de ce jour.
Pardonne nous nos offenses
Comme nous pardonnons aussi
A ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous soumets pas à la tentation,
Mais délivre-nous du mal.
Car c´est à toi qu´appartiennent
Le règne, la puissance et la gloire,
Pour les siècles des siècles.
Amen.

Je vous salue, Marie,

Pleine de grâce,

Le Seigneur est avec vous,

Vous êtes bénie entre toutes les femmes,

Et Jésus le fruit de vos entrailles est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu,

Priez pour nous pauvres pécheurs,

Maintenant et à l´heure de notre mort.

Amen !

1
La première en chemin, Marie tu nous entraînes
A risquer notre “oui” aux imprévus de Dieu.
Et voici qu´est semée en argile incertaine
De notre humanité, Jésus-Christ, Fils de Dieu.
Marche avec nous, Marie,
Sur nos chemins de foi,
Ils sont chemin vers Dieu (bis).
2
La première en chemin, en hâte tu t´élances,
Prophète de Celui qui a pris corps en toi.
La parole a surgi, tu es sa résonance
Et tu franchis des monts pour en porter la voix.
Marche avec nous, Marie,
Aux chemins de l´annonce,
Ils sont chemin vers Dieu (bis).
3
La première en chemin et l´Eglise en voyage
Dans les villes et villages, nous donnons de la joie !
En ce monde aujourd´hui, protège nos familles;
Que grandisse en nos vie, l´amour de Jésus-Christ
Marche avec nous, Marie,
Aux chemins de nos fête,
Ils sont chemin vers Dieu (bis).
4
La première en chemin, avec nous les pro-fête,
Tu nous donnes, Marie, de donner du bonheur.
Dans nos vie de forains, tu es bien notre Mère,
Revêtue de lumière, tu nous montre ton fils.
Marche avec nous, Marie,
Aux chemins de nos vies,
Ils sont chemin vers Dieu (bis).

(Les deux derniers couplets avec Paroles adaptées au monde de la fête par Bernard)

Orientation  Pastorale

Pour les gens du Cirque, les Forains et des Artistes de rue

Introduction

« L’Aumônerie des Artisans de la Fête » est envoyée vers les Forains, Gens du Cirque et Artistes de rue. C’est un service d’Eglise pour une catégorie professionnelle qui, du fait de son mode de vie et de travail, demande de la part de l’Eglise une attention pastorale particulière, que les offices pastoraux ordinaires diocésains liés aux paroisses territoriales ne peuvent pas toujours honorer comme il se doit.

  1. Qui sont les artisans de la fête ?

1) Ce sont les familles qui tiennent un « métier » (manège ou baraque) ; c’est toujours une activité familiale ; leurs ascendants qui, souvent, voyagent avec leurs enfants, les employés et les commis.

2) Pour les cirques : le patron et sa famille, les artistes, les commis (souvent de pays étrangers).

3) Les anciens forains sédentarisés et leur famille font souvent appel aux aumôniers parce qu’ils les connaissent.

4) Le personnel et les élèves des écoles du Cirque.

  1. Catégories de gens de la Fête

1) Selon les fêtes :

– Les forains régionaux qui sillonnent deux ou trois départements, souvent ils ont une maison ;

– Les forains nationaux, surtout ceux qui ont de gros manèges ;

– Les internationaux.

Mais des régionaux du Nord peuvent aller faire les fêtes dans le Sud du pays pendant 2 ou 3 mois, dans les parcs : ce sont des saisonniers.

2) Selon les communes de rattachement :

Chaque français doit être rattaché à une commune, ce qui ne veut pas dire qu’il y habite.

– Certains ont un terrain avec une maison où ils peuvent « remiser » de 1 à 2 mois par an ;

– Certains ont acheté (ou loué) un terrain et s’y installent en temps de « remise » (sans maison) ;

– Certains remisent sur des terrains de parents ou d’amis ;

– D’autres voyagent toute l’année.

A part quelques exceptions, on peut les considérer comme des « vagi », tout en tenant compte de leur temps de « sédentarisation ».

Il semble difficile d’envisager la création d’une entité canonique qui serait une Eglise particulière ; le mieux serait de s’orienter vers une organisation qui promeut le soin pastoral spécifique s’adressant aux gens du cirque et de la fête.

  1. But de l’aumônerie

1) Le rôle de l’aumônerie des Artisans de la Fête est de permettre aux industriels forains et gens du cirque de tenir vraiment leur place dans l’Eglise et dans le monde, spécialement celui de la fête et du spectacle itinérant. L’Eglise doit grandir là où ils exercent leur vie parfois mouvementée, car c’est leur gagne-pain. Le cadre de la vie familial est aussi propice à cela, mais surtout dans le service indispensable de la joie et de la fête.

2) Le premier effort de l’aumônerie est de « partager avec eux leurs joies et leurs peines, leurs espoirs et leurs richesses, leurs aspirations les plus profondes ».

Ainsi, les baptisés qui se mettent à leur service dans le cadre de l’aumônerie, animés et soutenus par des religieuses (sédentaires ou non), des religieux, des diacres, des prêtres, les aident à réfléchir sur la fête foraine et le cirque d’aujourd’hui, et sur le sens de leur présence dans la société pour être au service de la joie ; ensemble, ils cherchent comment être disciples du Christ à travers leur vie.

3) Le souci de l’aumônerie est de reconnaître l’Esprit Saint qui est à l’œuvre dans l’existence des uns et des autres, de porter un témoignage de leur foi, d’annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus Christ et ainsi de faire grandir l’Eglise. Car les Artisans de la Fête en tant que baptisés sont à part entière membre des « Chriti Fideles ».

4) L’aumônerie « sensibilise les communautés chrétiennes et leurs pasteurs sur la question de la Fête et des Cirques. Car cette question rejoint la préoccupation de l’Eglise face à l’avenir de l’ homme et de la société construite pour lui.

5) Aussi, elle ne pourra remplir pleinement sa mission qu’en aidant les communautés paroissiales et diocésaines à accueillir les forains et les circassiens comme des frères en Jésus Christ et en aidant ces gens du Cirque et de la Fête en les rejoignant dans les lieux où ils font la fête ou dans les lieux où ils remisent (remise = temps d’arrêt durant l’année – deux mois environ).

  1. Naissance, croissance et organisation de l’Aumônerie

1) L’équipe de base

 

Voyant un groupe humain s’installer pour un certain temps sur la paroisse, celle-ci doit se rappeler la Parole de Jésus : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples et baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit ». (Mat 28,16)

L’Eglise se doit de permettre à tous les gens du cirque et de la fête de devenir disciples du Christ, d’où les relations entre les paroisses et ces paroissiens occasionnels.

De là peut naître une équipe qui répondra au fur et à mesure aux besoins spirituels, c’est cela, l’équipe de base.

Une équipe (même petite) est préférable à une personne seule. Parfois, c’est aussi par charisme que l’une où l’autre personne se met au service des Artisans de la Fête. Afin que ce ne soit pas une action isolée et œuvre personnelle, il est impératif que le charisme se transforme en « mission » de par la lettre de reconnaissance ou de nomination remise par l’évêque diocésain, après consultation de l’équipe diocésaine où Provinciale.

Cette lettre de reconnaissance où de mission mentionnera la durée, en tenant compte qu’avec « des personnes en déplacement », il faut beaucoup de temps (mandat de 3 où 5 ans renouvelable), sans oublier l’aspect financier et les liens avec le diocèse.

Pour les fêtes de courte durée (3 jours), il est souhaitable de choisir une personne par canton, si ce n’est pas possible l’aumônier diocésain prend le relais. Néanmoins, il faut susciter l’action pastorale au sein même de la communauté des forains et des circassiens.

2) L’équipe diocésaine

La plupart des diocèses ont un certain nombre de grandes fêtes et une multitude de fêtes patronales ou communales.

Aussi, une équipe diocésaine peut être utile pour coordonner et animer la Pastorale.

Le prêtre, de par son ordination, permet au « Christi Fideles » de se constituer en Peuple de Dieu, aussi est-il souhaitable que ce soit un prêtre ou un diacre qui soit aumônier diocésain. Il doit pour cela être nommé par son évêque, avec lettre de nomination pour un mandat de 3 années, renouvelable.

A la fin de chaque mandat, l’intéressé fera un bilan de son action avec l’équipe de Province qui fera le relais avec le service national de la pastorale.

Lorsque les responsables changent, les liens restent car  les « personnes en déplacement » ont besoin de repères : personnes, lieux.

3) L’équipe de province

Elle est constituée par les responsables diocésains et leurs équipes, elle coordonne la Pastorale des Artisans de la Fête sur la province.

C’est un groupe d’échange, de partage d’expériences, de réflexions et de formation.

Elle doit être en communion avec l’aumônerie nationale.

En France, nous suivons le découpage des régions apostoliques.

Pour les provinces dépourvues d’aumônerie, c’est à l’aumônier national ou à un délégué proche que revient la tâche d’animer la Pastorale.

Plus encore que pour les diocèses, l’aumônier de Province devrait être prêtre où diacre (peut être secondé par une laïc, de préférence un(e) forain(e), afin que le ministère de communion puissent être exercé là où surgissent des conflits entre aumôniers où encore avec le clergé local.

L’aumônier de Province doit être nommé par l’Evêque-Président (Archevêque) de la Province, sur proposition de l’évêque promoteur de la Pastorale des Artisans de la Fête, après consultation de son évêque, de l’équipe de province et l’équipe Nationale, de l’intéressé ou s’il est religieux de son supérieur.

Le mandat sera de 3 années, renouvelable.

A la fin de chaque mandat, il recevra une lettre de mission précisant, si possible, s’il s’agit d’un poste à temps plein ou à temps partiel, avec les conséquences : traitement – charges sociales – indemnités kilométriques. Il serait bon qu’il soit assisté de deux ou trois adjoints dont un qui pourrait lui succéder.

4) L’équipe nationale

Elle est constituée par l’aumônier national, le (la) secrétaire, le (la) trésorier (re), de deux membre élus ( veiller que ce soit des forains) et de l’ensemble des aumôniers de provinces (où d’un membre élu de l’équipe de province là où n’existe pas d’aumônier provincial) ainsi que de membres laïcs (forains ou sédentaires).

D’autres personnes peuvent être invitées lors des sessions nationales, selon leurs compétences (journal de l’aumônerie, évêques, relations internationales, conseil économique, religieuse qui voyage). L’équipe nationale coordonne toute activité pastorale : c’est l’exécutif. L’aumônier national est nommé par le Conseil Permanent de l’Episcopat, sur présentation de l’évêque-promoteur, après consultation de l’équipe nationale. Il est nommé pour un mandat renouvelable de trois années.

A la fin de chaque mandat, il demandera l’avis de l’équipe nationale. Il est chargé de veiller à ce que l’Eglise soit présente partout où il y a fête, et aux déplacements de cirque. Il est aussi le représentant de l’aumônerie chaque fois que nécessaire, mais peut déléguer ses pouvoirs à l’un des adjoints dans des domaines particuliers. Il sera assisté de deux adjoints dont l’un puisse lui succéder.

L’aumônier national, ses adjoints, le/la secrétaire et le/la trésorier forment le bureau national.

5) Le conseil pastoral

L’équipe nationale se fera aider dans sa tâche par un conseil pastoral (à constituer)

  1. Qui « doit étudier ce qui touche l’activité pastorale, l’évaluer, et proposer des conclusions »

(C 511)

« Les membres sont » : des fidèles qui soient en pleine communion avec l’Eglise Catholique, des laïcs (surtout des forains), clercs et membres d’un institut de vie consacrée. Ils seront choisis de telle manière que, par eux, la portion tout entière du Peuple de Dieu soit réellement représentée »

(C 512 § 2)

Bien sûr, il est recommandé d’y élire des gens du cirque et de  la fête, lorsque cela est possible.

  1. « Le conseil pastoral est constitué pour un temps donné : 3 ans, renouvelable 3 fois par tiers »

(C 513 § 1)

Les élections se font lors d’une rencontre régionale.

Le conseil pastoral se réunira au moins une fois par an, pour 2 où 3 jours.

6) Le Conseil Economique

  1. « Dans toutes les affaires juridiques, le curé représente la paroisse, selon le droit, il veillera à l’administration des biens de la paroisse » (C 532).

Dans le cadre de l’Aumônerie, ce rôle revient à L’Aumônier National et au trésorier.

  1. « Il y aura dans chaque paroisse le Conseil Economique qui sera régi, en plus du droit universel, par les règles que l’évêque diocésain aura données. Dans ce conseil, des laïcs choisis selon ces règles, apporteront leur aide au curé, pour l’administration des biens de la paroisse » (C 537).

Le Conseil Economique de l’aumônerie des Artisans de la Fête suivra les règles de la conférence Episcopale.

5) – L’aumônier des Artisans de la Fête

  • L’aumônier des gens du cirque et de la fête est celui qui reçoit, de l’autorité qui l’a nommé, la charge mentionnée au C 564 du code du Droit Canonique, afin d’assurer le ministère spirituel des gens du cirque, de la fête et des spectacles de rue.
  • L’aumônier (prêtre ou diacre) doit se distinguer par son intégrité de vie, son zèle, sa prudence et sa connaissance du monde de la fête et du cirque.
  • Afin que l’aumônier puisse accomplir convenablement son ministère, sous tous ces aspects, il doit suivre une formation adaptée et se préparer avec soin avant que ne lui soit confié ce ministère. Sa formation lui fera découvrir que les règlements et manières de faire pour les sédentaires ne conviennent pas toujours aux gens du cirque et de la fête, à cause de leur profession et de leur itinérance. Cela pour éviter les pièges du rigorisme et du laxisme.
  • L’aumônier doit découvrir l’action de l’Esprit Saint en chacun et l’aider à répondre à sa vocation. Sur chaque fête et dans les cirques, il pourra remarquer (malgré les oppositions) ceux qui se mettent au service des autres au nom de Jésus Christ.
  • L’aumônier doit identifier les personnes soucieuses de l’éducation chrétienne des enfants afin de les enseigner et les guider dans leur vie spirituelle.

6) – Tâches de l’aumônier

 

  • L’aumônier peut, en vertu de sa charge, accomplir à l’égard des gens du cirque et de la fête tous les actes qui lui sont propres, à l’exception des affaires matrimoniales. Les facultés de l’aumônier sont variées selon son degré, s’il est prêtre où diacre, elles sont cumulatives avec celles du curé du territoire sur lequel il les exerce. C’est pourquoi l’aumônier doit accomplir son ministère pastoral en entretenant des relations fraternelles avec le curé du territoire et en consultation avec lui.
  • L’aumônier doit remplir avec soin les registres de baptêmes, de confirmation et des défunts. A la fin de l’année, il devra envoyer un rapport des actes accomplis à l’aumônier national, ainsi qu’une copie authentique des livres, à moins que les actes n’aient été enregistrés dans les livres de la paroisse. Le regroupement des informations au niveau national facilite la recherche des actes de baptême au moment des mariages, car souvent le lieu est oublié.

 

7) – Tous les aumôniers jouissent des facultés particulières suivantes :

 

  • Célébrer (si l’aumônier est prêtre) la messe deux fois dans la journée quand le bien spirituel le demande.
  • Célébrer (ou faire célébrer si l’aumônier est diacre ou laïc) en dehors d’un lieu sacré pour une juste cause, tout en observant les normes du canon 932 du code du Droit Canonique.
  • Décider du baptême ou de la communion d’un enfant, après s’être assuré de la préparation nécessaire. Les diocèses (ou les doyennés) n’ayant pas tous les même règlements, des enfants sont refusés à ces sacrements (ou plutôt la date est transférée) : l’aumônier qui connaît leurs conditions de vie est plus apte à décider.
  • Pour assister de façon valide et légale à un mariage, l’aumônier devra recevoir délégation de l’ordinaire du lieu où se célèbre le mariage si aucun des fiancés n’y a son domicile. Si le mariage est célébré dans la paroisse où l’un des deux a domicile ou quasi-domicile, le curé de la paroisse donnera délégation. L’aumônier assurera, dans la mesure du possible, la préparation, il a l’obligation de transmettre les données de la célébration à celui qui l’a délégué, pour inscription au registre des mariages.

8) – Les collaborateurs

 

  • L’autorité compétente pour nommer les aumôniers peut confier à un diacre, à une personne laïc ou religieuse, le rôle de collaborateur de l’aumônerie. Le collaborateur assiste l’aumônier et, selon les normes du droit, le remplacera dans les fonctions pour lesquels le sacerdoce ministériel n’est pas exigé. D’ailleurs cette aumônerie des gens du cirque et de la fête semble convenir parfaitement à la « diaconie » par laquelle Vatican II a remis les diacres à l’honneur.
  • Il est bon d’étudier les rapports diacres-prêtres pour que chacun, tout en faisant partie des « Christi-fideles », exerce son ministère propre.

9) – La direction de l’Aumônerie

 

  • Dans chaque conférence épiscopale, il y a un Evêque-promoteur (En France c’est un « Evêque-accompagnateur »). Nous sommes ainsi rattaché à un service de la conférence, le Service national de la pastorale des migrants et personnes itinérantes (SNPMPI).
  • C’est l’Evêque-promoteur qui choisit le prêtre qui convient et le présente à la conférence épiscopale qui le nommera par un décret et pour une période déterminée comme Directeur national du SNPMPI. Son nom et la durée de son mandat sont communiqués au Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et personnes en déplacement.
  • L’Evêque-promoteur donne au Directeur national les directives et suit attentivement son activité en lui donnant des conseils adaptés afin qu’il puisse accomplir son travail. Il peut lui demander à chaque fois que cela s’avère nécessaire, un rapport sur le ministère pastoral des gens du cirque et de la fête.

10) – Le Directeur national aura principalement les fonctions suivantes :

 

  • Maintenir des relations avec les évêques de son pays au sujet de tout ce qui concerne le bien être spirituel des gens du cirque et de la fête ;
  • Envoyer, au moins une fois par an, un rapport sur le « status animarum » et le ministère pastoral des gens du cirque et de la fête à l’évêque-promoteur. Devront y être décrites les activités qui ont connu un déroulement positif, de même que celles qui se sont moins bien déroulées, ainsi que les solutions mises en place pour remédier aux échecs et enfin tout ce qui lui paraît important pour le développement de l’aumônerie ;
  • Promouvoir la préparation et la formation dont doivent jouir les aumôniers et leurs collaborateurs.
  • Guider les aumôniers, en respectant le droit de l’Ordinaire du lieu, tout en tenant compte des conditions particulières de la vie des « personnes en déplacement » ;
  • S’assurer que les aumôniers remplissent leurs devoirs avec diligence et observent les prescriptions du Saint-Siège et de l’Ordinaire du lieu ;
  • Organiser des congrès et exercices spirituels pour les aumôniers de tous le pays et pour leurs collaborateurs ;
  • Encourager et développer l’apostolat des laïcs avec une sollicitude particulière, en favorisant leur participation et en tenant compte de la diversité de leurs aptitudes ;
  • Remettre à l’administration épiscopale compétente la copie authentique des livres de baptêmes, de confirmation et des défunts, rédigés par lui-même ou par les aumôniers ;
  • Maintenir des relations avec les aumôniers du Cirque et de la Fête des pays voisins et représenter son pays ou niveau régional et national ;
  • Maintenir des relations avec les aumôniers des autres confessions, soit dans son pays, soit dans les pays voisins ;
  • Maintenir des contacts réguliers avec le coordinateur régional.

11) – L’évêque diocésain

 

  • L’évêque diocésain a le droit d’offrir, avec zèle et promptitude, l’assistance pastorale à tous les gens du cirque et de la fête, même à ceux qui, pour une période limitée, résident sur le territoire de sa juridiction.
  • Il revient à l’évêque diocésain de
  1. Déterminer les formes les plus adaptées pour ce ministère pastoral,
  2. Nommer, les aumôniers dans son diocèse et leur en conférer le mandat et en leur demandant de se mettre en relation avec l’Aumônerie Nationale.
  • Le conseil pontifical pour la pastorale des migrants et personnes en déplacement

 

  • C’est à lui que revient la haute direction de cette œuvre pastorale :
  1. Il publie les instructions, conformément au Canon 34 du code du Droit Canonique, ainsi que des directives et exhortations relatives à ce ministère pastoral ;
  2. Il veille avec la prudence nécessaire à ce qu’un tel ministère se déroule selon les normes du droit et de façon digne et fructueuse ;
  3. Il exerce les fonctions propres au Saint-Siège en matière d’associations à l’égard de celle qui peuvent exister dans le champ de l’œuvre de l’apostolat  des gens du cirque et de la fête ;
  4. Il offre sa collaboration à tous ceux qui s’occupent de cette tâche apostolique, les encourage et les soutient, et se chargeant également de corriger d’éventuels abus ;
  5. Il promeut un esprit œcuménique dans le monde du cirque et de la fête, en ayant soin dans le même temps que celui-ci s’exerce en fidèle harmonie avec la doctrine et la discipline de l’Eglise.
  6. Nommer sur présentation des Evêques-promoteurs, un coordinateur pour une région comprenant plusieurs conférences épiscopales, et spécifier sa fonction.
  • Afin que le ministère pastoral des gens du cirque et de la fête soit plus efficace et mieux organisé, il revient au Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et personnes en déplacement de favoriser et de développer la coopération et la coordination réciproque des initiatives avec les conférences épiscopales et avec les ordinaires. Ce même dicastère établira des relations avec les instituts de vie consacrée et avec les associations et les organisations qui peuvent coopérer avec l’aumônerie au niveau international.