L’église de la Nativité la Bienheureuse Vierge Marie

L’église pourrait dater de la fin du XIè, et est entièrement de style roman. Sur le côté, une ancienne entrée est surmontée d’une bretèche posée au XVè siècle sur deux corbeaux de pierre, qui servait à défendre les personnes à l’abris dans le monument en cas d’attaque.

En 1891, grâce au concours de M. HOUPERT, maçon de Nouilly, l’église se voit singulièrement transformée en grande partie dans ses espaces vitrés. Jusque-là de simples lucarnes permettaient à la lumière d’entrer dans le monument. Ces dernières ont été fermées et de plus grandes fenêtres furent percées, ce qui donne un aspect plus harmonieux et moins disparate, la rendant « plus propre à sa destination principale qui est de servir à la célébration du culte », selon une lettre de Mgr François-Louis FLECK, évêque de Metz au Président de la Région Lorraine le 3 juillet 1891, donnant un compte-rendu des travaux réalisés.

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Le clocher prédominant de plan carré, à l’ouest, émerge au-dessus de la première travée de la nef, avec deux baies géminées qui viennent éclairer les deux derniers étages de la tour.  Le tout couronné par un toit dit « en flèche » datant de 1771. Il est classé parmi les clochers fortifiés du pays messin. Deux cloches y sont abritées : l’une baptisée Marie-Philippe le 30 septembre 1857, par le curé de Mey l’abbé CHENELLEMENT. Elle a pour parrain Philippe PISTER, Capitaine au Génie de Metz, et pour marraine Marie Fabert, épouse de M. GROSSE, maire de Mey en ce temps.

Une autre baptisée Joseph-Geneviève-Jean-Marie le 4 janvier 2004 par Mgr RAFFIN évêque de Metz, ayant pour marraine Mme Geneviève FRISCH, veuve THIEL, et le chanoine Jean-Marie MUNIER (inscrit « MUGNER » sur la cloche) en ce temps curé de Mey et Vallières.

La nef est large de 7m40 et profonde de 10m, elle offre aux fidèles un espace de prière très intime et familial. Le chœur, large de 3m40 est assez court et de forme dit de « cul-de-four ». Par endroit on repère d’anciennes fresques ou motifs géométriques recouvert d’une couche de plâtre ou de chaux au début du XIXè siècle.

La décoration et le mobilier de l’église date pour la plus grande partie de la fin du XIXè et début XXè :

Les autels latéraux, dons de familles de Mey (dont les noms sont inscrits sur les cités), sont de même facture que le maître autel central. Ils présentent à gauche la Vierge Marie et à droite le Sacré-Cœur. L’entrée du chœur est gardée par une autre statue de la Vierge ainsi que Saint Joseph son époux.

Le maître-autel est en plâtre, pierre et marbre rose, de style néo-gothique, entouré par deux anges aux candélabres gardant le tabernacle au centre.

Un splendide tableau sur le mur de gauche dans le chœur, présente une crucifixion. Il est signé B. DUSSAP et daté du début du XIXè siècle ; une plaque l’inscrit comme mémoire à un capitaine d’armée tombée sous les combats de 1870, Gustave DUCLOUX.

Le Christ surplombant l’autel actuel et la statue de Saint-Pierre à droite dans la nef sont en bois polychrome, très ancien, mais non datés. La statue de sainte Thérèse, à gauche dans la nef, l’Enfant Jésus de Prague, ainsi que le chemin de croix sont des ajouts du début du XXè siècle.

L’ancienne cuve baptismale au fond est en pierre blanche, et se trouve à côté de l’échelle qui permet d’accéder au grenier de l’église, dans la tour.

Construite au tout début du XXè, elle est d’une taille assez volumineuse comparée à l’église. Elle est illuminée par deux grandes fenêtres et une porte donnant un accès extérieur.

Ajoutée au monument au XIVè ou XVè siècle, elle s’ouvrait auparavant directement sur la nef de l’église, par une grande ogive, cachée par le mur de l’autel de la Vierge à gauche, visible depuis l’intérieur de la chapelle. A présent, l’accès se fait par une simple porte dissimulée sur la gauche du chœur. On peut y apercevoir des traces de fresques fortement abimées, décrivant certainement la scène biblique du massacre des innocents. Ainsi, jusqu’au XXè siècle, la chapelle nord servait de sacristie – ce qui explique la niche gothique percée à l’entrée à droite qui servait de coffre aux objets du culte. Les anciennes ouvertures sont murées de manière irrémédiable par la présence de l’actuelle sacristie.

Une plaquette plus complète est disponible sur demande et au fond de l’église.