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Commentaires quotidiens de la Parole de Dieu

Méditation du jour : Dimanche 15 mars

L’évangile du jour : la Samaritaine

C’est une rencontre improbable. Jésus, seul, assis au bord d’un puits. Tous ses disciples sont partis acheter à manger. Il est seul. Comme quand il prie… Et arrive une femme, samaritaine. De cette tribu qui ne prie pas avec les autres, à Jérusalem, au temple, des sécessionnistes, des indépendantiste dirait-on aujourd’hui. Jésus et elle n’ont rien de commun. Et pourtant… la rencontre va avoir lieu !

C’est Jésus qui prend l’initiative. C’est toujours lui qui nous attend, quand nous allons vers lui d’ailleurs. Et Jésus commence par une demande surprenante :  » Donne-moi à boire ». Premier point : Jésus ne s’impose pas comme celui qui sait tout, qui vient nous sauver malgré nous. Il nous veut participants, il attend de nous, comme cette femme, que nous lui apportions quelque chose, que nous nous engagions dans cette rencontre. Jésus, c’est comme les antibiotiques, ce n’est pas automatique !

Et le dialogue continue, sur deux registres différents : Jésus se présente, parle de l’eau vive, de ne plus avoir soif. Il élève le débat, et la femme ne le comprend pas. Elle en reste à son histoire de puits profond, de confort : « donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser » lui répond-elle. Jésus ne s’offusque pas. Il va au contraire la rejoindre dans sa vie, tourmentée… Sans la juger, mais en l’invitant à la vérité. « La Vérité vous rendra libre » dira-t-il un jour (Jn 8,32). La samaritaine l’expérimente déjà ! Et du coup, en étant vraie, elle s’élève, quitte les questions matérielle et reconnaît Jésus. Deuxième point : n’ayons pas peur de nos vies, y compris avec leurs zones d’ombres. Le Seigneur ne nous juge pas, il nous invite à faire la vérité, à la regarder, pour grandir et nous approcher de Lui.

La femme s’en va alors appeler ses voisins, les gens de la ville. La voilà convaincue. D’étrangère, elle est devenue disciple, prête à suivre Jésus dans ses raisonnements, puis missionnaire. Elle amène les gens à le rencontrer, et disparaît derrière lui. « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. » Puissent tous les missionnaires avoir ce succès…

Stéphane Jourdain


La méditation du jour

L’évangile du jour : Le Fils prodigue

C’est un texte connu qui nous est proposé aujourd’hui par la liturgie, celui du fils prodigue. Ou du Père prodigue, tellement ce dernier donne son amour. Le fils cadet, étant parti, constate l’amenuisement de ses réserves. Premier enseignement : Loin du Père, il nous est difficile de vivre correctement, de vivre bien, on ne fait que survivre, même si les apparences (la fête…) peuvent nous donner l’impression fugace de vivre à fond… C’est le Père qui est la source de la Vie, c’est de Lui que nous la recevons. Rendons grâce pour cette vie reçue, pour cette vie qui se déploie dans nos vies…

Puis, le Fils décide de revenir chez son Père. Ce dernier, alors qu’il « était encore loin » court vers lui. Face à un Fils qui revient tête baissée, après un échec, en traînant des pieds (enfin c’est ce que je ferai), le Père court rejoindre son Fils qui est loin. Deuxième point : Lorsque nous décidons de revenir vers les Pères, c’est lui qui fait le plus de chemin, c’est lui qui vient nous accueillir et nous relever. Prendre la décision de revenir vers Lui, de reconnaître nos erreurs, ce n’est pas facile, mais ensuite, c’est Lui qui fait le plus gros du travail pour nous redonner notre dignité.Alors haut les cœurs, n’hésitons jamais, malgré nos péchés, à nous tourner vers Dieu.

Le Fils aîné rentre alors. Et il boude par jalousie. Jusqu’à ce que son Père lui révèle où se situe le vrai trésor : non pas la richesse, mais cette évidence : « tu es toujours avec moi ». Être en permanence avec Dieu devrait nous réjouir, nous mettre en état d’extase permanent. Mais comme des enfants gâtés qui ne se rendent pas compte de la richesse qui est la leur, nous sommes parfois loin de comprendre cette richesse de la présence de Dieu dans nos vies. Mais rappelez-vous, rien n’est perdu, il suffit de se retourner vers Dieu, et c’est Lui qui nous accueillera… Alors en ces temps où nous sommes privés de son contact dans l’eucharistie, tournons nous vers Lui, en vérité, et rendons grâce pour son amour toujours donné… Oui, le veau gras est en train d’être tué, très bientôt ce sera la fête pour nous, le temps de recevoir avec joie le Pain de Vie.

Stéphane Jourdain