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Commentaires quotidiens de la Parole de Dieu

Mercredi 31 Mars

Commentaire de la première lecture : « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages » (Is 50, 4-9a)

Ce texte d’Isaïe fait partie d’une ensemble nommé « Chants du serviteur souffrant ». En ce mercredi saint, ce serviteur souffrant ne peut être pour nous que le Christ, et pourtant ces textes datent d’au moins six siècle avant sa venue.

En lisant ces lignes, comment ne pas imaginer Jésus, le vendredi saint dans le Prétoire. Les images du film « la Passion du Christ » de Mel Gibson sont d’une rare violence dans la mise en scène de ce passage.

Le prophète Isaïe nous rappelle que rien ne s’arrête avec la souffrance, au contraire : « Voici le Seigneur mon Dieu, Il prend ma défense, qui me condamnera ? »

Qui donc peut me juger durement, même pas nous -même puisque le Seigneur me défend ?

« Même si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur et il connaît toutes choses » nous rappelle Jean dans sa première lettre. Ces paroles fortes sont donc un roc, un soutien sans faille. Dieu au plus fort de nos souffrances, celles du prophète, celles de son Fils et les nôtre, vient nous visiter.

Abandonnons-nous sans crainte à Lui, comme Jésus : « Non pas ma volonté mais la tienne ! »

Pascaline Furet


Mardi 30 Mars

Méditation du psaume du jour: Psaume 70 – Ma bouche annonce ton salut, Seigneur.

Alors que nous entrons dans la Semaine Sainte, saisissons l’occasion de suivre Jésus, tout près, dans sa passion et le don libre – mais ô combien cruel-  de lui-même à la Croix. Pour moi, le récit de la passion est très dur à entendre, et la trahison de Judas, comme celle annoncée de Pierre dans l’Évangile de ce jour, en sont de tristes exemples. Mais le Psaume 70 est une consolation qui nous est offerte aujourd’hui.

En une courte et intense prière que Jésus lui-même aurait pu faire, ce psaume est un raccourci de la vie de Jésus, ‘choisi dès le ventre’ de Marie,  et qui a ‘annoncé tout le jour les actes de justice et de salut’ de Dieu.

A l’heure de la passion, nous pouvons imaginer que Jésus a dû  s’accrocher à ces paroles, peut-être les répéter intérieurement, se laisser consoler par la promesse de sa  résurrection. ‘En toi, Seigneur, j’ai mon refuge’, ‘ ma forteresse et mon roc, c’est toi’. Sans que cela minimise ses souffrances en aucune façon, Jésus savait que Dieu avait de toute éternité ‘résolu de le sauver’, pour qu’à notre tour nous recevions le Salut. Ce psaume nous rappelle que, comme pour Jésus, Dieu est ‘le rocher qui nous accueille, toujours accessible.’

Seigneur, il nous faut de la force pour te suivre en ta Passion et parfois aussi, dans notre vie quotidienne du temps ordinaire pour surmonter nos difficultés, nos manques de foi et nos trahisons. Il nous faut Ta force et ta confiance, celle qui nous est proposée gratuitement et en abondance par Dieu, Ton Père, et notre Père. Donne-nous cette grâce d’entrer dans le mystère de la Croix cette semaine et de te suivre avec tout l’amour dont nous sommes capables.

Elisabeth Seyve


Lundi 29 Mars

Méditation de l’Evangile du jour : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! » (Jn 12, 1-11)

Prendre place à la table

Je regarde cette scène qui m’est présentée. Un repas est donné en l’honneur de Jésus. Ses amis veulent profiter de son passage. Lazare, tout juste ramené à la vie est présent, ainsi que Marthe et Marie, les deux sœurs de Lazare que Jésus connait bien. Et autour d’eux, les apôtres de Jésus, des amis… Tout est réuni pour que le temps soit bon : des amis, un bon repas !

Et moi, où est-ce que je me situe dans cette scène évangélique : au service, à table, à côté de Jésus ou plus loin ? Je me laisse conduire pas l’Esprit-Saint à la place où il veut me mettre aujourd’hui.

Un geste d’amour fou

Voilà Marie qui s’approche de Jésus avec un vase contenant du parfum qu’elle répand sur les pieds de Jésus. L’odeur du parfum se diffuse dans toute la maison, la remplit. J’imagine l’atmosphère créée par ce parfum qui enveloppe Jésus, Marie et les convives. Dans le cœur de Marie, rien n’est une folie pour exprimer à Jésus son bonheur et sa reconnaissance qu’Il soit avec nous !

Je contemple Marie, celle qui était aux pieds de Jésus pour l’écouter il y a peu de temps. Je regarde Jésus qui accueille ce geste audacieux et plein d’amour. J’entends la réaction de Judas, qui ne comprend pas ce geste, vécu pour lui comme du gaspillage. Son cœur est sourd au bonheur d’être avec Jésus, à la fête qui a lieu, seuls ses intérêts le préoccupent.

Et moi, suis-je capable de me réjouir en oubliant mes intérêts ? de me laisser déranger de mes préoccupations pour accueillir Jésus ?

L’annonce de sa mort

Un repas festif en l’honneur de Jésus, mais il est question de sa mort prochaine. « en vue du jour de mon ensevelissement… », « vous ne m’aurez pas toujours…” ; « … décidèrent alors de tuer aussi … »

J’écoute et je me laisse rejoindre par ce contraste entre l’ambiance de fête et les paroles de Jésus. Qu’est-ce que cela provoque en moi ? Interrogation, doute, tristesse… Comment je me prépare à vivre cette semaine sainte ?

Sylvie Raffin


Dimanche 28 Mars

Commentaire de l’Evangile du jour : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Mc 11, 1-10)

« Beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin, d’autres, des feuillages coupés dans les champs« . C’est ce passage qui a donné son nom au dimanche des rameaux. En Italie, on parle de la « Domenica delle palme », car ce sont des palmes que l’agite à la place du buis que l’on présente à la bénédiction en France. D’ailleurs, pourquoi ne pas parler du « dimanche du buis » ?

Le mot rameau me renvoie inévitablement à l’ancien testament, avec au moins deux passages clés : « Vers le soir, la colombe revint, et voici qu’il y avait dans son bec un rameau d’olivier tout frais ! Noé comprit ainsi que les eaux avaient baissé sur la terre » (Gn 8,11) ! Le rameau d’olivier, ici, est signe d’un nouveau commencement. Et cette fête des rameaux, durant laquelle nous lisons la Passion de noter Seigneur Jésus, nous dit aussi que nous sommes à l’aube d’un nouveau commencement, d’une nouvelle vie. C’est celle que Jésus nous ouvre, à travers sa résurrection. Les rameaux sont donc le signe de cette vie nouvelle, et les avoir dans nos maisons, c’est se souvenir que Dieu nous ouvre un avenir plein de Lui.

Une autre récurrence de ce mot apparait dans le livre d’Isaïe : « Un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines » (Is 11,1). L’histoire de Jessé et de ses enfants est connues. C’est le prophète Samuel qui, envoyé par Dieu, appelle les enfants de Jessé les uns après les autres pour désigner le futur roi. Ce sera le petit dernier, celui que personne n’attendait, ou même n’avait pris la peine de convoquer, qui sera choisi. David, tel est son nom (cf. 1S 16 10-12). Et c’est de la descendance de David que naîtra le Christ. C’est de cette petite branche de la famille de Jessé, celle qui comptait pour rien, que viendra le Salut pour l’humanité. Aux arbres magnifiques, forts, brillants, puissants, voilà que Dieu choisi le petit rameau. Car ce rameau, une fois de plus, est source de vie. Il ne demande qu’à éclore, qu’à porter du fruit.

Avec ce dimanche des rameaux, en ce temps si particulier de pandémie, nous sommes invités à accueillir ces petites branches de buis pour recevoir l’espoir d’un avenir de vie que Dieu nous envoie. Dieu ne nous abandonne pas, mais il nous propose de recevoir la terre où nous sommes et à l’habiter, autrement, plus justement. C’est la proposition du pape François dans Laudato Si’. C’est aussi l’aspiration de nombre d’entre nous, de ne pas revenir au monde d’avant ! Entrer dans un monde où la faiblesse est reconnue, acceptée, voire même valorisée. Comme c’est le cas dans la Passion, où la mort de Jésus sur la Croix, faiblesse ultime, est le préalable à la vie que Dieu nous offre.

Et si, finalement, en ce dimanche des rameaux, nous devenions nous aussi une petite branche, un rameau, fixé sur la racine de Jessé, fixé en Christ. Jésus lui-même parle du Cep et de la vigne. Comme chrétiens, c’est peut-être là que nous sommes attendus, comme porteurs d’une espérance, des prémices d’une vie nouvelle. Alors, chiches ?

Stéphane Jourdain

 

 

 


Samedi 27 Mars

Méditation de l’Évangile du jour: « Afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés » (Jn 11, 45-57)

Jésus a appris que Lazare était malade. Au verset 4 de ce chapitre, st Jean nous rapporte les paroles de Jésus à cette annonce : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »

Parole mystérieuse quand on sait que Lazare sera mort 4 jours avant l’arrivée de Jésus à Béthanie.

Jésus arrive donc  devant le tombeau de Lazare : «  On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : – Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé-. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé.»

Au chapitre 5 de cet évangile de Jean, Jésus dit déjà «  les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé. »

« Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » Cette phrase fait écho à la parole de Jésus au verset 15,  lorsqu’il dit à ses disciples en apprenant que Lazare est mort : « et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez.»

Voilà la raison pour laquelle Jésus a tardé à se rendre à Béthanie quand il a appris que son ami Lazare était malade.  La résurrection de Lazare, préfiguration bien sûr de la résurrection du Christ lui –même, devant les disciples de Jésus et la foule des Juifs venus entourer Marthe et Marie, intervient pour manifester la gloire de Dieu,. C’est la dernière fois, en effet, que Jésus peut manifester qu’il est bien le Fils de Dieu, envoyé de Dieu, et que tout ce qu’il accomplit vient de Dieu.

Mais les hommes vont-ils enfin comprendre, enfin accepter de voir la réalité, de voir en Jésus le fils du Dieu vivant venu pour les sauver ?

Et moi ? Quelles résurrections Jésus a-t-il déjà accompli en moi ? Nous savons bien que nos vies peuvent être/sont  jalonnées de « petites morts » comme le deuil, la perte du travail ; même le départ des enfants du nid familial est parfois perçu ainsi. Jésus  ne vient-il pas nous redonner vie ? Est-ce que je sais alors reconnaitre son action en moi ? N’est-ce pas là une préfiguration de notre propre résurrection ?

Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! »

 Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire.  Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. »

« Déliez-le » De quels liens ai-je besoin d’être libéré.e, de quelle addiction ? Est-ce que je fais assez confiance au Seigneur pour le lui demander ? Mais aussi : qui suis-je appelé.e à délier ? Le chômage, la pauvreté, la maladie, ne sont-ils pas autant de liens qui mettent l’homme en marge de la société ? Ai-je conscience que la solidarité, l’amour et la compassion peuvent libérer ?

«  Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.  Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu’il avait fait.»

Quand des évènements de Jésus sont rapportés aux pharisiens, ce n’est jamais bon signe.. Depuis longtemps en effet, ceux-ci cherchent à confondre Jésus, et même à le faire mourir. Et Jésus dérange beaucoup trop les grands prêtres et les pharisiens. Ecoutons les : « Qu’allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand nombre de signes. Si nous le laissons faire, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation.»

Et moi…? Est-ce que je laisse à Jésus le volant, le gouvernail de ma vie? Ou bien est-ce que, comme les pharisiens et les grands prêtres, j’ai peur que Jésus me prenne quelque chose si je l’accueille ?

Caïphe, grand-prêtre dit : « Vous n’y comprenez rien ; vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. »

Caïphe ne sait pas à quel point il a raison quand il dit que Jésus va mourir pour le peuple. C’est en effet pour nous sauver, pour sauver toute l’humanité, que Jésus va mourir. Et c’est librement qu’il va donner sa vie, comme il le dit lui-même : «  Je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau.

Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. » (Jn 10, 17)

Oui, c’est pour nous, pour toute l’humanité, que Jésus va donner sa vie sur le bois de la Croix. Pour nous, pour toi, parce qu’il t’aime et que son amour pour toi va jusque là !

Françoise Fuchs


Vendredi 26 Mars

Méditation du psaume du jour : Psaume 17 – Dans mon angoisse, j’appelai le Seigneur ; il entend ma voix.

Le psaume que l’Eglise nous propose aujourd’hui est un cri qui jaillit du cœur « du serviteur du Seigneur, de David, qui adressa au Seigneur les paroles de ce cantique, au jour où le Seigneur le délivra de la main de tous ses ennemis et de la main de Saül ».

Les psaumes sont pour nous des modèles de prière. Ils sont la mise en forme, la mise en mots des sentiments qui bouillonnent dans le cœur des croyants.

David s’adresse au Seigneur dans un contexte guerrier que nous pouvons facilement adapter à notre vie quotidienne. Dans tous les combats que nous devons livrer, le Seigneur est à nos côtés de multiples manières : il est l’élan qui nous fait avancer (la force), le refuge dans la tempête (le roc, la forteresse, le rocher), l’arme offensive (l’arme de victoire) et l’arme défensive (le bouclier), le bâtiment militaire (le fort) et également le secours inattendu (le libérateur) – tout cela à la fois, l’épée, le bouclier, l’arc, la hache, la place forte assiégée, le soutien apporté par l’ensemble des combattants et le Cavalier blanc qui amène des renforts au petit matin.

Lorsque nous sommes assaillis de toutes parts, lorsque les soucis et les problèmes semblent destinés à s’accumuler sans fin, faisons comme David : appelons le Seigneur d’une voix forte et claire. Notre cri le rejoindra et le secours nous sera donné.

Laissons alors la louange jaillir de notre cœur et exprimer notre amour pour le Seigneur : « Vive le Seigneur ! Béni soit mon Rocher ! Qu’il triomphe, le Dieu de ma victoire ! » (Ps 17, 47).

Marie Julie Leheup


Jeudi 25 Mars

Méditation de l’Evangile du jour : « à cette parole, elle fut toute bouleversée » (Luc 1, 26-38)

Sainte Thérèse d’Avila expliquait à ses novices, que Dieu est aussi « parmi les casseroles, dans la cuisine ». Mais qu’est-ce que cela signifie, s’interrogent-elles, que « le Seigneur de l’univers se déplace parmi les pichets, les pots, les plats, les casseroles et les poêles » ? La réponse est suivante : « Dieu dans la cuisine, cela signifie que Dieu s’est fait proche. Il a pris chair de la Vierge Marie. Il veut partager avec nous l’alliance de la proximité ».

L’Annonciation, un événement unique et extraordinaire, arrive aussi dans le contexte de la vie quotidienne, sans témoins, loin des lumières et des émotions du temple. Nous pouvons dire : journée quelconque, dans un endroit quelconque, une jeune femme qui paraît quelconque. La première annonce de la grâce de l’Évangile est livrée dans la normalité d’une maison. Et c’est là que le Verbe s’est fait chair pour habiter parmi nous. Dieu de la religion est vraiment Dieu de la Vie.

La Vierge, comme la femme de la maison, nous lance un énorme défi : passer d’une spiritualité qui est basée sur la logique de l’extraordinaire à la mystique du quotidien.

Dieu arrive dans cette vie quotidienne avec une promesse du bonheur : en accueillant les premières paroles de l’Annonciation « Réjouis-toi, Marie », la Vierge nous rappelle que la foi est une confiance joyeuse ou ce n’est pas la foi. Marie entre en scène comme une prophétie du bonheur pour nos vies, comme une bénédiction de l’espérance, consolante, qui descend sur notre mal de vivre, sur les solitudes souffrantes, sur les tendresses niées, sur la violence qui nous menace, mais qui ne gagnera pas, parce que la beauté est plus forte que le dragon de la violence, comme assure l’Apocalypse. Et l’ange avec ce premier mot dit qu’il y a un bonheur dans la foi, une joie de croire ».

L’Ange de l’Annonciation « a été envoyé à une vierge fiancée à un homme nommé Joseph ». Nous voyons que l’annonce a été faite au couple, à l’époux et à l’épouse, ensemble,

Dieu est à l’œuvre dans nos relations. Il parle dans les familles, dans nos maisons, dans le dialogue, dans le drame, dans la crise, dans les doutes, dans les élans. En même temps, Dieu n’envahit pas, Il ne blesse pas, Il ne soustrait pas de notre vie. Il cherche un oui pluriel qui devient créatif parce qu’il est la somme de deux cœurs, la somme de beaucoup de rêves et de tant de travail patient.

Marie, toute boulversée, a demandé à Dieu le « comment » de la réalisation de la promesse. Avoir des doutes, poser des questions est un moyen de se tenir devant le Seigneur avec toute la dignité humaine, car Marie, en acceptant le mystère dans toute sa liberté, utilise toute son intelligence pour comprendre cette annonce inouïe.

Marie, fille du peuple de Dieu, dans le dialogue avec l’Ange, exprime la conviction que les questions posées à Dieu peuvent être expression d’une foi profonde et de la confiance sans faille. C’est ainsi qu’on peut accepter : « que tout se passe selon ta parole ».

Dans le corps de Marie, l’Évangile, la Bonne Nouvelle « prend corps ». Tous les chrétiens sont appelés à être « mères » et « pères » de Dieu, parce que Dieu a toujours besoin de venir au monde.

Père Joseph