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Commentaires quotidiens de la Parole de Dieu

Méditation du jour : Lundi 27 avril

Evangile du jour : le discours après la multiplication des pains

« J’ai bien mangé, j’ai bien bu, merci petit Jésus ! » disent souvent des enfants (parfois nous-mêmes) quand on est rassasiés par un bon repas.

Les gens, dont nous parle l’Evangile de ce jour, cherchent et suivent Jésus, non parce qu’ils ont saisi la signification de la multiplication des pains et des poissons, mais parce qu’ils sont rassasiés. Ils n’avaient pas la foi que Jésus réclame, car ils ne voyaient pas au-delà du signe et ne comprenaient donc pas la signification du miracle.

Jésus reproche à la foule de le chercher pour des raisons « fautives ». On a tenté de le faire roi ; maintenant on le suit parce qu’il a une certaine renommée ; il peut nourrir des milliers de personnes avec quelques miches de pain. « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. » Jésus est très clair, il nous dit de croire en lui, d’accueillir sa parole et de suivre son exemple. Avons-nous la conscience de nos motivations en prenant nos décisions ? Sommes-nous vraiment à la recherche de ce qui dure dans nos relations ? Ou bien, nous sommes attirés par ce qui est mondaine, clinquant et disparaîtra bientôt ?

Les foules cherchent Jésus où il était la veille, mais il s’est déplacé ; de sorte que chaque jour nous devons essayer de le rencontrer là où il est. Jour après jour.

Des foules mettent toute leur énergie et font de grands efforts pour trouver Jésus. C’est un itinéraire de chacun qui veut trouver quelque chose, quelqu’un. « Cherchez et vous trouverez » répétait Jésus à ses disciples et aux foules. Pendant ce temps de pandémie et de confinement nous avons le temps et nous pouvons le consacrer à la méditation, aux questions qui nous taraudent, à la prière. N’oublions pas que même une fois retrouvé, Jésus nous échappe. Il ne nous permet pas beaucoup de satisfaction ou de repos à rattraper avec lui mais il appelle à s’interroger sur ce qui est dans nos cœurs. Notre prière nous enseigne quelque chose comme ceci : nous ne pourrons jamais capturer Jésus ni le plaquer à terre.

Les foules ont posé une question simple et profonde : “Que devons- nous faire ?” C’est aussi ma question. Jésus leur dit qu’ils n’ont que croire en lui. “Croire” signifie : je me donne à lui et à son message de vérité et d’amour. L’engagement avec Jésus nous aide à voir ce qui est vraiment dans nos cœurs. Notre premier appel n’est pas de faire, mais de croire.

Le Seigneur me parle aujourd’hui comme il a parlé à la foule : « Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle. » Quelles paroles percutantes de la part de Jésus ! Il savait sans doute que beaucoup avaient apprécié la nourriture qu’il leur avait donnée, mais ils n’avaient pas écouté son message ! Les civilisations paraissent et disparaissent. La pandémie passera également. Qu’est-ce qui résiste à l’épreuve du temps ?

Dans l’éternité, de nombreux détails de notre vie ne compteront pour rien, mais d’autres éléments compteront beaucoup : tels les signes de l’Esprit mentionnés par saint Paul, « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise ».

Seigneur, nous pouvons être comme la foule, cherchant seulement à satisfaire nos appétits immédiats. Pardonne-nous les fois où nous T’avons utilisé pour servir nos intérêts. Rappelle-nous que le sceau du Père est imprimé en chacun de nous. Que cette vérité nourrisse notre esprit affamé.

Père Joseph


Méditation du jour : dimanche 26 avril

Evangile du jour : les disciples d’Emmaüs

Texte de l’homélie :

Chers amis, vous connaissez certainement la chanson « ça s’en va et ça revient ». En écoutant l’évangile d’aujourd’hui, j’oserais dire « ils s’en vont et ils reviennent » !

Remettons-nous dans le contexte : le jour de la résurrection, voilà que les femmes partent au tombeau de grand matin et découvrent que le tombeau est vide. Elles partent annoncer aux disciples que le Christ est ressuscité : « il nous est apparu » ! St Pierre et St Jean n’y croient pas trop… et courent au tombeau. Ils entrent et trouvent les linges repliés… Ils reviennent alors et le disent aux autres disciples. Apparemment, personne ne comprend rien, et c’est à ce moment-là que les disciples d’Emmaüs décident certainement de partir. Ils vont à Emmaüs, à deux heures de marche. Ce n’est pas rien, car on est à peu près, vu l’heure où ils arrivent (ils disent à Jésus de rester avec eux car le soir approche), dans la période chaude de la journée.

Lors de leur marche, ils rencontrent Jésus. Une discussion a lieu, l’explication de texte aussi qui se termine par le repas. Lors de ce repas, avec la fraction du pain, les disciples reconnaissent Jésus. Remplis de joie d’avoir vu le Christ ressuscité, ils repartent et retournent à Jérusalem !

Ils ont une énergie considérable parce que c’est la nuit… Souvenez-vous, ils ont dit à Jésus « le soir approche, reste avec nous ». Entre temps ils ont commencé à manger. Si on ajoute le temps de préparer le repas, on doit être à un bon début de nuit. Mais ils repartent, en pleine nuit, sans crainte, sans peur. Il y a un changement radical pour eux : au début de l’évangile on nous dit qu’ils marchent et sont « tristes », tandis qu’à la fin nous les découvrons disant « nous avions le cœur brûlant ». Et ils ont encore ce cœur brûlant, parce qu’ils ont rencontré Jésus, parce qu’ils se sont retrouvés avec lui.

Peut-être qu’une des premières leçons de ce texte, avant même de reprendre tout ce qui concerne la relecture, c’est de nous dire que Jésus est celui qui vient transformer nos cœurs, qui vient réchauffer nos cœurs quand on est dans la tristesse, quand il y a un événement difficile… Dans les moments que nous vivons actuellement, comme à l’époque, c’est Jésus qui vient et qui remet de la chaleur dans notre cœur, qui nous remet cette joie au cœur ! C’est lui qui nous redonne de l’énergie pour qu’on puisse repartir, pour qu’on puisse parfois retourner de là on vient, quand on s’est trompé de route… Il nous donne cette énergie de repartir et de reprendre un bon départ, sans peur. C’est lui qui vient nous donner cette énergie cette force ce courage.

Au Cameroun, il y a une expression pour dire au revoir, quand les gens partent, qui est de dire « du courage » ! On se souhaite du courage pour ce qui va arriver ! Eh bien ces disciples en ont eu du courage. Ils sont repartis dans la nuit et ils ont témoigné. Ils n’ont pas attendu ! La résurrection et le fait d’être témoin de la vie de Jésus, de Jésus vivant, c’est quelque chose qui est tellement grand qu’on veut que ça se sache. On a envie de le dire tout de suite ! Et j’espère que vous aussi, chers amis, vous avez envie de témoigner de Jésus ressuscité, de Jésus vivant dans votre vie. Certes peut-être que vous êtes encore comme les disciples d’Emmaüs, en train de marcher, avec Jésus à côté de vous, qui vous explique où il est et comment il vient vous donner sa vie, comment il change votre vie. Peut-être que vous en êtes actuellement avec le cœur brûlant, au repas avec lui (malgré ce temps de confinement). Et peut-être aussi que comme ses disciples, vous êtes à fond, au taquet comme on dit, que vous êtes prêt à repartir de nuit sans attendre pour dire cette Bonne Nouvelle.

Je crois que la résurrection du Christ, et c’est peut-être la deuxième conclusion de ce texte, nous oblige. Elle nous oblige à témoigner ! On ne peut pas simplement en être spectateur ; dès qu’on se rend compte que le Christ est ressuscité, et qu’il vient transformer nos vies, eh bien on est transformé, on a le cœur brûlant, et on repart. On repart avec plein de courage, avec une énergie folle, pour dire à tous qu’il est vivant, qu’il est bien vivant ! Et excusez-moi le raccourci, mais de bien vivant à bon vivant, il n’y a pas grand-chose qui change !

Jésus, c’est le bon vivant ! Est-ce que vous avez remarqué : dans de nombreuses apparitions pascales, quand il apparaît, il mange. Il apparaît aux disciples le soir de Pâques, et prend du poisson, et le mange pour bien leur montrer que ce n’est pas un esprit. Lors de la pêche miraculeuse, Jésus demande à ses disciples de ramener du poisson, et quand ils arrivent sur la rive, il y en a déjà qui est en train de chauffer… On pourrait même aller plus loin, et revenir aux origines au premier miracle de Jésus, à Cana, où il a changé l’eau en vin. Jésus est un bon vivant, mais surtout, il est vraiment vivant, et pas simplement en train de vivoter ! Peut-être que cela pourrait nous rappeler l’importance de ces repas, y compris de l’Eucharistie.

Au moment de rompre le pain, nous pouvons nous souvenir de cette vie qui nous a été donnée. Remarquez que Jésus a choisi le pain et le vin lors de la dernière cène. Il n’a pas pris du sable, ou de l’eau comme pour le baptême. Il n’a pas pris d’autres éléments, comme le roc, la lumière… Non, car le pain et le vin sont deux éléments constitutifs du nécessaire pour vivre, et en même temps de la fête.  Parce que rencontrer le Christ ressuscité, c’est une fête ! Je vous imagine impatients de recevoir à nouveau ce pain ce pain eucharistique… En temps de confinement, malheureusement, on ne peut pas communier, et c’est une déchirure pour de nombreuses personnes, je l’imagine aisément.

Mais peut-être qu’après cette étape où l’on à réchauffé nos cœurs en marchant avec Jésus, en le découvrant présent à nos côtés dans le pain après cette première, il y a un défi à relever. Un défi que je vous lance. Car il y a après cette première étape la seconde, celle du témoignage. Certainement aviez-vous cette habitude d’aller régulièrement à la messe, de manger le pain eucharistique, de recevoir Dieu en vous. Et si maintenant c’était, malgré le confinement, le moment d’annoncer cette Vie ? De vivre dans la confiance ! « Ça s’en va et ça revient » ! Après le « va », le « vient » ! C’est peut-être le moment de revenir vers ceux que l’on connaît, de leur annoncer cette Bonne Nouvelle.

Alors je vous lance ce défi, chez vous, aujourd’hui ou dans la semaine (on n’est pas pressé), d’essayer de parler de Dieu, de dire qui est Jésus pour vous ! Comment vous l’avez rencontré, comment il vient rendre votre vie plus belle. Comment il vient réchauffer vos cœurs. Vous pouvez le faire en famille, autour d’un repas. Vous pouvez le faire en discutant ensemble, ou si vous êtes tout seul, vous prenez votre téléphone, votre mail, et vous dites : « Ecoute, aujourd’hui c’est dimanche. On est dans le temps pascal, alors j’ai envie de te parler de Jésus, parce que pour moi c’est important… » C’est aussi une manière de témoigner.

A la fin de la messe le diacre (où le célébrant) nous dit d’aller dans la paix du Christ ! Eh bien voilà, après avoir eu, tout ce temps et peut-être très souvent, l’occasion de recevoir le Corps du Christ, de cheminer avec lui à travers sa Parole, ce temps du confinement est peut-être le moment d’essayer d’aller vers les autres et de témoigner de qui est Dieu pour nous, de dire aussi qu’à travers ce manque de la communion sacramentelle, nous voulons vivre autre chose, que nous voulons annoncer la Bonne Nouvelle, témoigner, revenir à Dieu présent dans nos frères, à travers sa Parole à travers notre parole qui témoigne de lui.

Frères et sœurs, bon dimanche à tous ! Bon témoignage à tous et à toutes, en attendant de nous retrouver autour du pain eucharistique.

Amen.

Stéphane Jourdain


Méditation du jour : samedi 25 Avril

Evangile du jour : L’envoi en mission

En ce 41e jour du confinement, nous fêtons l’évangéliste Saint Marc. A la fin de son évangile Jésus ressuscité se manifeste à nous : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Evangile à toute la création… »

Une question se pose à moi : comment peut-on proclamer l’Evangile « la Bonne Nouvelle » quand on est confiné ?

Pour ma part, je n’ai jamais autant utilisé les réseaux sociaux que pendant le confinement. C’est avec ces nouveaux moyens de communication que Dieu agit et touche les cœurs. Le monde est tourné vers les réseaux sociaux dont le but 1er est de relier les personnes afin de vivre une véritable force de communion par la Prière. Merci Seigneur pour ces moyens qui nous aident à annoncer la Bonne Nouvelle, à donner du courage face aux épreuves que nous vivons. Chacun chez soi, à tout âge, de tout horizon, Dieu se manifeste à nous. Nous expérimentons la force de la communion spirituelle. Voici les signes du ressuscité ; la joie et la paix que nous propageons. Que vous soyez à l’hôpital, au travail, en maison de retraite, dans une prison ou chez vous, Dieu est présent. De beaux témoignages fleurissent sur internet, des signes qui montrent que Dieu agit malgré le confinement. Nous pouvons en rendre grâce. Je vous invite à partager sur internet les grâces que vous avez reçues. Alors vous serez des évangélisateurs à votre tour.

Abbé Stéphane Adam


Méditation du jour : vendredi 24 avril

Evangile du jour : la multiplication des pains

« Je suis venu pour qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance » (Jean 10, 10)

Le récit de ce partage du pain en Jean 6, ne serait-il une illustration de ce don en abondance ?

La scène relatée par l’évangéliste rassemble de nombreuses personnes…. en ce temps où la distanciation sociale est de rigueur, ne craignons pas de nous approcher des différents personnages et contemplons ;

*La foule… une foule affamée, qui suit Jésus au gré des signes qu’il accomplit, qui va à lui …jusque sur la montagne, qui voit en lui le Prophète attendu, qui l’acclamera lors de son entrée triomphale à Jérusalem, le fera roi …. Mais qui validera plus tard la sentence de mort de Pilate !

*Les disciples dont Philippe et André. Bien que remplis de compassion et animés du souci de bien faire, ils sont désarçonnés… Ils ont besoin que Jésus les « manage » en leur indiquant comment gérer cette foule. …Philippe évoque le budget indisponible pour acheter ne serait ce qu’un peu de pain pour cette foule nombreuse. André a bien repéré ce jeune garçon avec ses 5 pains et ses 2 poissons, tout en pointant « le presque rien » insuffisant pour satisfaire la faim de 5000 personnes.

Peut être pouvons nous nous identifier à l’un ou l’autre d’entre eux …Poursuivons notre contemplation des autres personnages :

*Jésus, qui a le souci de nourrir cette foule. Il reste patient avec ses disciples tout en les mettant à l’épreuve. Il est actif aux côtés de ses disciples qui ne semblent pas avoir compris de quoi Jésus est capable. Une mise à l’épreuve réciproque semble se vivre !

*Le petit garçon avec 5 pains et 2 poissons…c’est tout ce qu’il possède et pourtant il donne tout ! Et tous avec lui reçoivent « autant qu’ils en voulaient ». Le « peu » d’un seul, offert en don, devient abondance pour tous !

En ce temps printanier où il nous est impossible de fréquenter les espaces verts, de sortir en forêt et ailleurs dans la nature, contemplons les lieux :

*La montagne, lieu idéal pour s’élever, pour s’oxygéner, pour prendre de la distance, pour s’isoler, pour contempler, pour trouver du calme, pour prier… Evadons nous quelques instants de la réalité difficile que nous vivons !

*L’herbe abondante constituant un tapis accueillant sur lequel Jésus « fait asseoir les gens »… Entendons en écho le verset 2 « Sur des prés d’herbe fraiche, il me fait reposer… » du Psaume 22. Sentons face à l’aridité du « désert», la fraîcheur de l’herbe verte et tendre…goûtons nous aussi cet instant !

Le pain distribué par Jésus est signe du Pain du Ciel.

« Au désert vos pères ont mangé la manne et ils sont morts mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » (Jean 6 ; 49-51)

« Jésus, après avoir rendu grâce » ne distribue pas le pain à la foule. Il n’y a plus de foule mais des « convives ». Le geste de Jésus instaure à la fois communication et communion. Avec le pain donné vient la parole. Parole et pain circulent ensemble indissociablement. La nourriture est offerte en abondance (…) C’est la manière d’être de Dieu, source de communion et d’unité. Ici la foule est figure d’humanité rassemblée en Dieu par Jésus.

Quand ils eurent mangé à leur faim Jésus dit à ses disciples de rassembler les morceaux pour que rien ne se perde… en écho avec le verset 3 en 2 Romains 4 « ainsi parle le Seigneur, on mangera et il y aura des restes » (extraits du livre « Dire Saint Jean »)

Gardons ces phrases dans notre cœur…

En ces temps où nous ne pouvons nous approcher de la table eucharistique, nous privant de la communion sacramentelle, faisons mémoire du Pain du Ciel donné pour que nul ne meure, du pain de la terre offert pour que tous sur terre vivent dignement. Vivons pleinement la communion de désir ou communion spirituelle à laquelle le pape François nous invite en faisant nôtre la prière du cardinal espagnol Rafael Merry del Val (1865-1930) :

 

« À tes pieds, ô mon Jésus, je me prosterne
et je t’offre le repentir de mon cœur contrit qui s’abîme dans son néant
en ta sainte présence.
Je t’adore dans le sacrement de ton amour, l’Eucharistie.
Je désire te recevoir dans la pauvre demeure que t’offre mon cœur ;
dans l’attente du bonheur de la communion sacramentelle,
je veux te posséder en esprit.
Viens à moi, ô mon Jésus, pour que je vienne à toi.
Puisse ton amour enflammer tout mon être pour la vie et pour la mort.
Je crois en toi, j’espère en toi, je t’aime. Ainsi soit-il. »

Nourrissons-nous copieusement de Sa Parole pour poursuivre la route avec Lui !

Et laissons résonner sans fin les versets du psaume 26 « J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. »

Danielle SCHUCK


Méditation du jour : jeudi 23 avril

Evangile du jour : Le père aime le Fils

« Celui qui croit au Fils a la vie éternelle » (Jn 3, 36) ! Voilà une invitation à accueillir la foi en Jésus, un don de Dieu offert à tout être humain.

De cette invitation, il en découle que la foi en Jésus Christ, le Fils de Dieu donne et entretien la vie ; car Jésus est bien « le Chemin, le Vérité et la Vie », et de ce fait s’avère être incontournable pour toute personne humaine qui désire conserver la vie. S’abandonner à Jésus dans la foi est une garantie : « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle, puisque le Père a tout remis dans sa main » (Jn 3, 36)

La Vie qu’offre et entretien Jésus Christ transcende les limites de l’espace et du temps ; puisque qu’elle engage l’être humain dans la dynamique d’éternité, au-delà de sa mort physique apparente. C’est convaincu de cette vérité qui, pour lui, est non assertorique mais apodictique que Saint Paul a affirmé : « Pour moi, vivre c’est le Christ et mourir est un avantage » (Ph 1, 21)

Dans la première Lecture de ce jour (Actes 5, 27- 33), nous voyons les Apôtres témoigner, avec assurance, de leur foi en Jésus Christ ressuscité. Ils agissent en toute obéissance au Seigneur, et suivant la mission qu’ils ont reçue de lui pour l’humanité. « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes ! » (Ac 5, 29) répondent-ils à ceux qui essayent de les empêcher d’accomplir leur mission.

Dieu nous parle en passant par des signes et surtout par des hommes en qui son Esprit agit. Donc obéir à Dieu revient à dépasser les limites des signes et des personnes pour accueillir et se soumettre au message de l’Esprit Saint, le Souffle de Dieu. Cela est très important, car le malin agit aussi à travers les hommes, et il a tendance à limiter ces derniers à ‘‘leur confort habituel’’, aux faits sensibles et rationnels, démontrables.

La foi en Jésus Christ, sans faire abstraction à la raison, nous invite à un sursaut, à un dépassement, pour appréhender les réalités intangibles. Nous ne devons pas croire seulement à l’existence de ce qu’on peut voir ou toucher. Faisons un peu une analogie : nous ne voyons pas l’air, ni les ondes électromagnétiques, mais nous savons que ces deux réalités existent. Les ondes électromagnétiques, par exemple, permettent d’entrer en communication téléphonique avec une personne située à des milliers de kilomètres. De même nous sommes conduits, par la foi, à l’évidence de l’existence de Dieu que nous ne voyons pas à cause de l’existence des choses, des hommes que nous voyons et dont il en est l’Auteur. (Cf. Sg 13, 1- 9) Chaque créature ‘‘proclame l’existence de son Créateur’’ sans qui elle ne n’existerait pas.

Par conséquent, nier l’existence de Dieu, ne reviendrait-il pas à nier notre propre existence ?

En tant que chrétiens, notre foi en la résurrection du Christ est une conviction sur le fait qu’il est désormais présent, non pas dans un tombeau, ni dans une réalité sensible et tangible, mais dans ‘‘la condition de Dieu’’ (Ph 2, 6). « Va dire à mes frères que je monte vers mon Père qui est votre Père, vers mon Dieu qui est votre Dieu. », dit-il à Marie-Madeleine, au matin de Pâques. (Jn 20, 17) C’est de cette conviction de foi que nous avons la mission de témoigner, suivant l’injonction que nous avons reçu du Ressuscité.

En ce temps de confinement, poursuivons notre prière et méditation de la Parole de Dieu. Réfléchissons sur le sens à donner à nos vies, en nous laissant guider et éclairer par l’Esprit Saint. Qu’il nous aide à témoigner de Jésus Ressuscité, ‘‘dans la main de qui le Père a tout remis’’, en étant toujours confiants qu’il manifestera sa puissance pour libérer l’humanité de la pandémie de Covid-19.

Restons en union de prière les uns pour les autres.

Bon temps pascal à tous !

Abbé Dieudonné Talakaena


Méditation du jour : mercredi 22 mars

Evangile du jour : “La lumière est venue dans le monde”

Ces quelques versets  constituent la suite du dialogue entre Jésus et Nicodème. L’entretien était parti sur une question d’information et s’était poursuivi de façon presque banale, mais voilà que Jésus livre la grande révélation, qui a tellement bouleversé Nicodème, qu’il  en est resté sans voix.  Devenu un disciple discret de Jésus, il saura faire de courage et d’audace pour honorer le corps sanglant du Divin Maître (Jn 19,39) : Dieu a tellement aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique (v 16).

Quelle sagesse humaine aurait pu deviner cela ? Qui aurait pu déceler ce secret de Dieu ? Savoir que Dieu nous aime au point de nous donner ce qu’Il a de plus cher, de plus intime, ce qui l’engage le plus : il nous donne sa Parole ! Cette Parole qu’il a engendrée de toute éternité, cette Parole qui est son Fils. Et nous savons que Dieu, lui, n’a qu’une Parole, car il est vrai !celui qui tient un double langage, c’est Satan, le père du mensonge (Jn 8, 44).

Cette Parole, le Verbe de Dieu, a pris chair de notre chair. C’est elle qui parle à Nicodème, elle qui est venue sauver et non pas condamner. Cette parole est lumière, le psalmiste l’annonçait déjà : « Ta Parole, une Lumière sur ma route » Ps 118. La Parole de Dieu est vérité. Laissons-nous éclairer par la Parole. Il n’est pas étonnant qu’après cette révélation Nicodème ait gardé le silence. Il adore en silence et rend grâces à Dieu pour tant d’amour. Et si, je dis bien, SI, le silence, qui suit la Parole était  la plus belle prière ?

Comme le murmure d’une brise légère (cf 1R19,12)…

Serge, en frère diacre.


Méditation du jour : mardi 21 avril

Lecture du jour : Une communauté unifiée

La multitude de ceux qui avaient adhéré à la foi avait un seul cœur et une seule âme… (Ac4,32)

En ce temps de Pâques, nous relisons par bribe des extraits du livre des Actes des Apôtres…Livre merveilleux en tous points, qui nous touche en plein cœur, car il ne fait que relater de façon pratique la vie nouvelle de tous ceux qui à la suite de l’expérience de la Résurrection de Jésus et surtout de sa Révélation, ont choisis de prendre le Christ pour amis et sauveur, et qui ainsi sont devenus chrétiens.

Ce que nous découvrons surtout à la suite du « dé confinement des Apôtres » lié exclusivement à la Résurrection de Jésus, c’est cet élan de foi et de vie nouvelle…cette générosité mise au service de tous…cette entraide et se respect fraternel…ce regard nouveau sur la vie du monde et le devenir de chacun…cette nouvelle manière d’appréhender le concret de l’existence

En relisant et en méditant ces lignes des Actes des Apôtres en ces jours, comment ne pas les mettre en relation avec ce que nous vivons concrètement aujourd’hui ? N’y a-t-il pas matière à y trouver une véritable Bonne Nouvelle ? Et surtout un encouragement ?

Et si demain nous étions justement un peu plus enclins à vivre à la manière des Apôtres ?

En passant nous aussi de la peur à la vie, et en étant fort de l’Espérance qui doit nous animer désormais.

En étant moins centrés sur nous même, et en ayant le désir du Salut de tous ?

Demandons-en ce jour la grâce d’aimer d’avantage, et pourquoi pas d’avoir un cœur aussi dilaté que celui de Dieu ! Que nous tous, petits mais forts dans l’amour de Dieu, nous prenions soin de la fragilité du monde dans lequel nous vivons.

Père Jean Marc ALTENDORFF+