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Commentaires quotidiens de la Parole de Dieu

Jeudi 10 juin

Méditation de la première lecture du jour : « Dieu a lui-même brillé dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de sa gloire » (2 Co 3, 15 – 4, 1.3-6)

Mardi, l’évangile nous invitait à être « sel de la terre » et « lumière du monde » ! Et voilà qu’aujourd’hui Saint Paul nous écrit : « Dieu qui a dit : Du milieu des ténèbres brillera la lumière, a lui-même brillé dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de sa gloire qui rayonne sur le visage du Christ. » Voilà qui change tout, ou plutôt qui nous permet de comprendre comment nous devons être lumière. Non pas à la manière des stars, ces étoiles, souvent filantes, qui brillent parce qu’elle se désagrègent, mais plutôt à la manière de Dieu qui, en Jésus Christ « brille dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de sa gloire« . Briller non pas pour un coup d’éclat, mais briller pour révéler Dieu, pour être révélés nous mêmes par cette lumière. Un peu comme cette douce lumière du jour, qui, se levant, vient découvrir les paysages, d’abord sous forme d’ombres, puis progressivement lève le voile de la nuit pour nous donner de contempler notre monde.

Dieu a brillé dans nos cœurs, il vient nous éclairer, dans tous les sens du terme. Il nous permet de le contempler, sans éclat qui nous ferait détourner les yeux, mais dans la douceur, et cela change notre perception du monde, notre regard sur nous même. Alors que nous étions limités dans nos perceptions, voilà que nous pouvons désormais entrer en contemplation.

Et Saint Paul, quelques lignes plus tôt, d’écrire : « nous reflétons la gloire du Seigneur, et nous sommes transformés en son image ». Après avoir vu, nous pouvons aider les autres à voir, car nous devenons comme Dieu, ces révélateurs. Nous devenons à notre tour « lumière du monde », car nous sommes créés à l’image de Dieu. Cette lumière qui prend sa puissance en Dieu et qui monte en puissance justement !

Alors en ce jour, baigné de soleil, et si nous prenions quelques instants pour nous demander comment nous reflétons la gloire du Seigneur ? Comme nous sommes lumière pour d’autres, ou plutôt, ce que nous mettons en œuvre pour l’être ? Etre, ce verbe magnifique qui n’invite pas à « faire » en premier lieu, mais à accepter cette vocation que Dieu a pour nous, qu’il nous donne de porter : être « lumière du monde » et refléter sa gloire.

Stéphane Jourdain

 


Mercredi 9 juin

Méditation autour de l’évangile du jour: « Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » (Mt 5, 17-19)

Certains textes comme celui de ce jour me paraissent ardus ou comme un condensé de quelques mots difficiles à décrypter.

Je demande la grâce au Seigneur de ne pas m’arrêter à cette difficulté mais de me laisser toucher par cet Évangile.
Je peux déjà comme il est court prendre le temps de le relire.

« Non pas abolir la Loi mais l’accomplir »

Jésus ne fait pas table rase de ce qui a été annoncé. Il nous met en garde contre toute tentation d’interpréter la Loi à ma convenance, de choisir ce qui me convient et de rejeter ce qui m’est difficile.

Accomplir la Loi pour s’accomplir, pour se réaliser, vivre pleinement l’Amour de Dieu.

Et moi, à la suite du Christ, qu’est-ce que j’accomplis comme disciple et serviteur ?

« Observer et enseigner tes commandements »

Cette Loi d’Amour, cette conversion du cœur, je dois d’abord la comprendre pour la mettre en pratique et en témoigner.

Et moi, à la suite du Christ, comment je me nourris de cette Parole ? Comment je dépasse mes intentions d’agir avec mon cœur ? Comment par des gestes, des paroles … je témoigne de cet Amour pour mes frères ?

En conclusion de cette méditation, je confie au Seigneur de ce j’ai finalement découvert pendant cette méditation ou au contraire si je me sens encore désemparé ou bloqué sur tel ou tel mot, je lui confie simplement mon souhait de pouvoir être éclairé dans ce que je vais vivre pendant cette journée.

Philippe et Sylvie Raffin


Mardi 8 juin

Commentaire de la lecture du jour: « Le Christ Jésus n’a pas été “oui et non” ; il n’a été que “oui” » (2 Co 1, 18-22)

Dire ‘oui’ ouvre une porte ; c’est un tout petit mot qui débloque une situation, rassure, apaise, rend possible un chemin, procure la joie à qui le reçoit en dilatant le cœur de celui ou celle qui le prononce. ‘Oui’ de générosité, d’acquiescement,  de promesse comme le ‘oui’ du mariage, ‘oui’ de consentement à une opération par exemple, ‘oui’ de confession, qu’on accepte de donner en reconnaissant son péché. Tous nos ‘oui’ sont précédés par celui de Marie, devant l’inconnu et qui invite à la confiance. Jésus ne fut que ‘oui’ comme nous rappelle Saint Paul en ce mardi, précédé par tous les ‘oui’ de Dieu dans l’Ancien Testament, qui tissèrent Sa Promesse réalisée pleinement en Son Fils.
Même si ‘non’ est souvent nécessaire, pour préserver un enfant du danger, pour reconnaître humblement nos limites, nous sommes appelés à dire ‘oui’, et ainsi, à devenir passages. Comme le sel est déposé dans le plat par la cuisinière, comme la lumière est placée sur le lampadaire pour éclairer ce qui doit l’être, nos ‘oui’ font de nous des instruments par lesquels peut passer l’Esprit de Dieu.
Quelle joie que celle à laquelle Dieu nous appelle !

Elisabeth Seyve


Lundi 7 juin

Commentaire de la lecture du jour : « Dieu nous réconforte ; ainsi, nous pouvons réconforter tous ceux qui sont dans la détresse » (2 Co 1, 1-7)

En entrant dans une semaine marquée par la fête du Sacré Cœur de Jésus et du Cœur immaculé de Marie, accueillons les versets réconfortants, extraits du deuxième livre de St Paul apôtre aux Corinthiens : « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père plein de tendresse, le Dieu de qui vient tout réconfort. Dans toutes nos détresses, il nous réconforte ». Occasion de nous souvenir que toutes les lettres de Paul commencent par l’action de grâces pour l’œuvre de Dieu dans les communautés. L’apôtre remonte à la source, au Dieu de toute consolation. Je saisis cette occasion pour considérer, moi aussi, comment les dons accueillis dans ma vie descendent d’en haut, comme du soleil descendent les rayons… qui viennent réchauffer ce qui est froid, illuminer la grisaille.

« Ainsi, nous pouvons réconforter tous ceux qui sont dans la détresse ». À l’époque de saint Paul, un nouveau converti, tellement encourageant pour ses frères, fut nommé « Barnabé » (Ac 4, 36), c’est-à-dire « homme du réconfort ». Et moi, quelle parole de réconfort ou action d’encouragement puis-je concevoir pour les jours à venir ? « C’est pour votre consolation dans l’épreuve que nous sommes consolés » dit Paul. Si je suis consolé(e), c’est pour encourager. Si je suis désolé(e), c’est pour comprendre la désolation de mon prochain. Il n’y a pas de communion fraternelle ni d’encouragement mutuel sans compassion. Je médite cela en considérant ceux et celles qui m’entourent, qui sont au loin, isolés, malades, affligés… qui auraient besoin d’être réconfortés, encouragés, soutenus, consolés !

Je suis touchée par le vocabulaire : réconfort, encouragement, consolation… des signes de la présence de l’Esprit Saint, au cœur de nos doutes, de nos peines, de nos difficultés, de nos angoisses. Je reprends les mots de Paul : « Béni soit Dieu, le Père de Notre Seigneur Jésus le Christ, Père des miséricordes et Dieu de tout réconfort », pour demander cette grâce, avec Son aide, de trouver les mots et les attentions pour réconforter ceux et celles qui en ont besoin.

Pour accompagner ma journée j’emprunte les mots de la belle prière de St François d’Assise : « O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer. Car c’est en se donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on se retrouve, c’est en pardonnant qu’on est pardonné, c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »

Danielle SCHUCK


Dimanche 6 juin

Méditation autour de l’évangile du jour : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang » (Mc 14, 12-16.22-26)

J’ai fait sourire le pape. C’était en juin 2006, et il s’appelait Benoît XVI. Rassurez-vous, je suis bien en lien avec le thème de l’évangile, même si je vous raconte ma vie. Avec le thème de la fête que nous célébrons aussi : la fête du Saint Sacrement.

C’était d’ailleurs pour la fête du saint-sacrement, célébrée à Rome le jeudi. Chaque année, le pape présidait une grande procession entre les basiliques St Jean du Latran et Ste Marie Majeure. Tout au long de la route, les habitant dressent des autels pour Jésus présent dans le saint sacrement. Et forcément, arrivé à Rome depuis quelques mois, j’ai voulu, avec un confrère luxembourgeois, vivre cette célébration.

Après ce beau temps de prière, en rentrant, seuls dans une rue, nous voyons les motards arriver, et bloquer les rues adjacentes. Instantanément, nous comprenons que la voiture qui ramène le pape au Vatican va passer. Et je dégaine l’appareil photo… Une moto passe, ouvrant la voie, avec une voiture aux vitre fumées, que je m’empresse de photographier abondamment, en la suivant (d’ailleurs vous avez pu remarquer que la photo était floue en plus – c’était en 2006). Et du coin de l’œil, je remarque la voiture suivante, avec la vitre ouverte, et le pape qui nous regarde, souriant, presque moqueur de cet imbécile qui photographie la mauvaise voiture.

Si je vous raconte été épisode peu glorieux, c’est qu’il dit quelque chose de cette fête que nous célébrons. On a parfois le regard tellement braqué sur ce qu’on attend qu’on ne voit pas le plus important, l’essentiel.

En l’occurrence, lors de la messe, on est focalisé sur l’hostie, au point d’oublier Dieu présent dans sa Parole, dans son Corps qu’est l’Assemblée. Et quand le prête dit les paroles, d’une manière « quasi magique », l’hostie devient le Corps du Christ et le vin le Sang du Christ. Le Saint Sacrement est là !

Mais qui est là ? Les paroles de Jésus lui-même nous disent qu’il s’agit de son Corps, de son Sang. Mais n’est-ce que le Corps, le Sang ? Ou bien s’agit-il du Corps vivant ? De Jésus lui-même, ressuscité et présent parmi nous d’une manière si spéciale ? Pourtant on ne voit qu’une hostie, dans laquelle on place Dieu. On a le regard qui parfois nous trompe, on regarde à côté… comme moi avec la voiture du pape !

C’est là que je veux vous emmener : Qu’est-ce que le Saint-Sacrement ? Une hostie inerte dans laquelle on « emprisonne », on « place » Dieu ? D’ailleurs, une fois qu’on a dit ça, qui est Dieu ? Le créateur, une guide ?

Pour moi, ce Saint Sacrement, c’est Jésus vivant, c’est l’amour qui se donne totalement à nous. Et c’est à chaque fois que je célèbre la messe une douleur que de rompre l’hostie, avant la distribution de la communion : Je casse le Corps du Christ, je brise cette vie qui se donne, qui s’offre à moi, à nous. Il n’y a pas qu’un Corps, mais une vie… C’est le sens de parler de Corps et de Sang du Christ, car le corps est ainsi irrigué, vivant. Oui, en entandnt les paroels de Jésus, ne nous trompons pas : C’est bien lui, totalement présent, vivant, qui est là, au milieu de nous. C’est Jésus qui vient nous redire qu’il nous aime, qu’il est prêt à tout par amour pour nous, qu’il nous aime au point de donner une fois de plus sa vie pour nous… Ce n’est pas magnifique ça ? Avouez que ça vaut parfois le cas de regarder plus loin que le bout de la lorgnette, de ne pas se tromper de voiture 😉

Stéphane Jourdain


Samedi 5 juin

Commentaire de l’Évangile du jour : « Cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres » (Mc 12, 38-44)

La situation que nous présente l’Evangile de ce jour est apparemment anodine : la foule défile et chacun donne sa participation au Trésor du Temple selon sa capacité financière : de grosses sommes pour certains et de très petites pour d’autres.

Jésus voit une pauvre veuve s’avancer et déposer deux piécettes dans le tronc des offrandes.  Jésus est touché au cœur. Il est vrai que Jésus a toujours eu un faible pour les petits, les humbles. Il déclare alors à ses disciples que cette femme a donné plus que tous les autres. La pauvre veuve  a donné ce qu’elle avait pour vivre. Elle donne sa vie et dans une confiance totale. Elle annonce déjà sans le savoir, la vie que Jésus donnera sur la croix et il se reconnaît dans le don de cette femme.

En raison de sa pauvreté, cette veuve n’a pour seule richesse que sa confiance en Dieu, sa foi. C’est pourquoi elle donne tout. Elle sait où réside l’essentiel de la vie. Par ce texte, Jésus fait l’éloge de cette veuve qui donne tout mais il ne prononce aucun blâme envers ceux qui donnent de leur superflu. Jésus souhaite mettre en relief deux attitudes qui nous renvoient à deux mondes différents sur lesquels il veut nous ouvrir les yeux.

D’un côté, le monde des apparences, où l’homme souhaite toujours avoir les premières places, où il se soucie de tout ce que les autres voient de lui ou vont penser de lui, monde où les actes sont faits  pour se donner bonne conscience.   De l’autre côté, il y a le monde de la confiance et de l’humilité, où l’action de l’homme reste le plus souvent dans le secret et inconnue des autres, où l’on découvre chaque jour un peu plus la joie de donner, où il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir.

Jésus nous met en garde contre les apparences trompeuses, Dieu ne s’y laisse pas prendre. Il rejette les gestes de dévotions et les larges aumônes comme au temps des pharisiens mais il accueille l’offrande d’un cœur généreux et désintéressé comme celui de la veuve. Le Christ nous invite aujourd’hui à regarder avec le cœur des pauvres, à ne pas nous enfermer dans notre superflu mais à donner de nous-même, à nous donner totalement dans ce que nous sommes, dans nos relations et dans nos gestes de solidarité. Qu’il s’agisse de donner de ses biens, de donner son temps, ses talents, le secret est de tout donner, tout ce que l’on a pour vivre, toute notre vie, à l’exemple de la pauvre veuve.

Demandons la grâce à Jésus-Christ et au don de l’Esprit Saint, de faire grandir en nous le désir de nous donner davantage, de remettre tout ce que nous sommes entre les mains de Dieu, notre Père, pour une plus grande vie autour de nous.

Claude Thiébaut


Vendredi 4 juin

Méditation du psaume : « Je veux louer le Seigneur tant que je vis, chanter mes hymnes pour mon Dieu tant que je dure. » Psaume 145

Les psaumes, aux nombres de 150, jalonnent la vie de prière de tout le Peuple de Dieu et en particulier celui des moines et moniales qui chaque semaines que Dieu fait, égrènent telle une litanie ces ‘Hymnes de louanges’.

Ils sont d’actions de grâces, de lamentations, de supplications, de pèlerinages, de louanges…en un mot ils évoquent tout simplement les échanges que nous avons avec Dieu en fonction de la situation ou nous nous trouvons.

Aujourd’hui, ce beau verset introductif du psaume de ce jour qui porte le numéro 145 est déjà pour nous tout un programme… promesse de fidélité envers Dieu qui l’est tout autant à notre égard et volonté de lui dire merci pour tous ces bienfaits.

Oui ce magnifique psaume est à la fois chant d’émerveillement et expression de grande confiance. Confiance en un Dieu qui tient toujours parole et accomplit ce qu’Il dit. Confiance en un Dieu qui tient promesse, car elle est rendue visible en la personne de Jésus Christ.

Ce psaume m’invite tout simplement à bénir Dieu qui règne avec bonté et justice.

Du coup ce psaume nous invite à ajuster notre regard sur Jésus qui nous a révélé le vrai visage de Dieu. Il n’est pas ce Dieu « prestidigitateur » qui fait des miracles impossibles mais témoignage est force d’un Dieu à qui rien n’est impossible !

Il est ce Dieu proche qui nous aime et qui nous sauve, mais pas sans nous !

C’est en cela que méditer et prier le psaume 145 prend tout son sens… des paroles que nous adressons à Dieu pour lui dire MERCI et que nous pouvons du reste lier à la prière du ‘Notre Père’ qui lui correspond bien. Ne manquons pas d’en faire le parallèle.

A celui qui l’invoque, Dieu donne son amour, sa tendresse, sa bonté et sa grâce.

Alors la moindre des choses c’est peut-être de lui dire MERCI pour toutes ces merveilles… Et quoi de mieux que les paroles du psaume 145 pour le faire ?

Si je suis reconnaissant envers mes parents parce qu’ils m’ont donné la vie, suis-je reconnaissant envers Dieu qui m’a donné tout son amour et m’a engendré à la vraie vie par le bain du baptême ?

Une seule réponse à faire… Tant que nous vivons, louons le Seigneur !

                                                                                            Père Jean-Marc ALTENDORFF+