Soutenir l'Eglise
Trouver ma paroisse
Espace Membres

Commentaires quotidiens de la Parole de Dieu

Vendredi 10 juin

Commentaire de l’évangile du jour : « Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère » (Mt 5, 27-32)

Pour bien comprendre ces paroles de Jésus,  il faut se souvenir qu’il parle à des disciples qui souhaitent entrer dans la mentalité du Royaume de Dieu. Si vous souhaitez faire partie de ce monde nouveau, il vous faut enregistrer  que sa loi fondamentale, c’est l’amour. Vous n’y entrerez pas totalement tant que vous ne vous ne serez pas totalement dans l’amour de vos frères et sœurs. Jésus parle volontairement avec un ton sévère et catégorique pour bien faire comprendre que tout geste, tout regard avilissant à l’égard  d’une femme nous éloignent du Royaume des Cieux.

Nous sommes loin des critères de la société civile qui tolère des actes de mépris mais nous obligent à respecter les droits de notre prochain. La loi du Christ va bien plus loin quand elle nous enjoint d’aimer l’autre. Si vous désirez vraiment vous convertir à l’amour, il vous faudra prendre les moyens exigeants qui y conduisent.

P. Francis de Backer


Jeudi 9 juin

Commentaire de l’évangile du jour : « Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement » (Mt 5, 20-26)

« Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. ». Elle est dure cette phrase, tant pour les scribes et les pharisiens que pour les auditeurs de Jésus ! Car si eux, les spécialistes de la loi, ne sont pas au top dans le domaine, qu’est ce qu’on peut, nous faire ?

Eh bien, justement, il s’agit de faire ! Pas simplement de savoir. Sans porter de jugement particulier sur ces spécialistes de la loi, il faut bien reconnaître que Jésus nous pousse à aller plus loin que l’observance d’un ensemble de 10 + 603 commandements que l’on trouve dans l’ancien testament. En fait, Jésus nous pousse à passer du respect d’une loi à son intégration au cœur de nos vies. Pour donner un exemple : c’est la différence ente le politique et le judiciaire : Le juge décide si l’on a enfreint telle ou telle loi. Le politique vise à ce que la vie en société soit possible pour tous. Ne pas oser dépasser le 80 kms/h en voiture sur une route ne signifie pas qu’il faille rouler à telle allure. Surtout si l’on croise une colonie de vacances face à nous. On peut passer à coté d’eux à la vitesse indiquée sans écraser personne, sans créer d’accident, mais est-ce le plus intelligent pour leur signifier que nous les prenons en compte ?

Jésus nous invite en fait à intégrer ces 613 commandements dans une seule et unique loi, celle de l’amour : « aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Ne pas faire ce qu’on a le droit de faire, ou ne pas faire ce qui est interdit par respect de la loi, mais par amour… D’où la proposition qu’il déploie sur le meurtre : qui ne consiste pas à s’empêcher de tuer physiquement, mais à vouloir la mort de l’autre.

Face à ceux qui pinaillent, ou plutôt dont le métier est justement de décider du licite et de l’illicite, Jésus nous interroge sur le moteur de note existence : Est-ce de danser sur le fil ou d’avoir une philosophie de vie qui nous tourne vers les autres. Est-ce que j’arrive toujours à l’heure, mais au dernier moment, ou est-ce que je je me présente quelques minutes plus tôt au repas pour mettre la table et venir en aide à ma famille ? Oui, en vivant dans le second cas, on risque de se faire avoir, de donner  le sentiment (et de ressentir) que d’autres profitent de note générosité, de notre amour, mais quel exemple aussi ! Donner sans compter, c’est aimer ! Chercher la réconciliation à la place de laisser une situation s’envenimer, même lorsqu’on n’est pas responsable, n’est ce pas avant tout une grande preuve d’amour ?

Stéphane Jourdain

 


Mercredi 8 juin

Commentaire de l’évangile du jour : « Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » (Mt 5, 17-19)

Plusieurs lignes m’interpellent dans les paroles que le Christ échange avec ses disciples et que nous rapporte Matthieu (5, 17-19). Tout d’abord, l’événement majeur que constitue la venue du Christ parmi les hommes (parmi les juifs il est vrai dans le temps historique de sa vie, mais aussi au cœur de l’humanité tout entière par son incarnation). Le Christ n’est pas le « révolutionnaire » que certains auraient peut-être voulu voir arriver, ou que d’autres, aujourd’hui encore, aimeraient voir se supplanter à la gouvernance de l’homme. Jésus ne vient pas pour gouverner car sa royauté n’est pas de ce monde. Il n’est pas là pour « abolir la Loi » mais pour « accomplir ».

Le texte va plus loin. « Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. » Il semble que Jésus, d’une certaine façon, ne propose pas de remplacer la loi, mais propose de lui donner une dimension supplémentaire. C’est ce qu’il fait, nécessairement, puisqu’il l’incarne, la transcende. « Et le verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous » (Jn, 1).

Mais comment recevoir ces paroles dans mon quotidien de ce jour ? Loin d’être une loi rigide, sévère, imposée de l’extérieur, le commandement d’amour dont toute la vie du Christ témoigne, jusqu’à sa mort, et qui se manifeste pleinement dans sa résurrection, nous est donné comme une parole non seulement vivante, incarnée, mais vivifiante, parce qu’elle donne vie. Adhérer à ce commandement (« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit… Tu aimeras ton prochain comme toi-même » – Mt 22) ce n’est pas appliquer des préceptes de bonne conduite, pour gagner des bons points. C’est tout simplement vital !  C’est me donner le moyen de choisir et de faire ce qu’il a de bon, de vrai et de juste. C’est, en le rejetant, me sauver du mal en même temps que je sauve mon prochain en l’aimant. Cercle ô combien vertueux que celui du commandement d’amour, qui loin de me rendre esclave me libère de mes égoïsmes et me fait grandir.

Héloïse Parent


Lundi 6 juin 2022

Commentaire de l’évangile du jour (Jn 19, 25-34) : Du sang et de l’eau

Du sang et de l’eau. C’est par ces mots que se conclue l’évangile de ce jour. On pourrait ajouter du sang et des larmes ! La Vierge Marie, Mère de l’Eglise, fêtée en ce jour, est là, près de la croix. Jésus meurt sous ses yeux, crucifié. Alors que les soldats brisent les jambes des larrons, on perce le côté de Jésus d’où sort du sang et de l’eau.

Le sang, d’abord, évoque la prière eucharistique : Ceci est la coupe de mon Sang, le Sang de l’Alliance nouvelle et éternelle qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Cette formule liturgique rappelle l’histoire biblique et son récit de l’Alliance sans cesse offerte par Dieu et souvent rompue par l’homme. Cette Alliance Nouvelle n’est plus seulement gravée dans la pierre mais s’inscrit dans le cœur. Je mettrai ma Loi au fond de leur être et je l’écrirai dans leur cœur (Jr 31, 33).

L’eau, ensuite, symbolise le baptême. A l’époque de Jésus, les eaux représentaient un milieu dangereux où l’on pouvait mourir. C’est cela que Jésus choisit de vivre en s’immergeant avec nous dans les eaux de la mort, pour en ressortir vivant et nous entraîner avec Lui.

Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meure, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits. (Jn 12,24). Un grain de blé renferme une force vitale. Tant que la graine reste entière, la vie, qui est en elle, reste confinée.  Elle doit donc tomber et mourir pour que l’enveloppe extérieure soit brisée et s’ouvre. Ce n’est que de cette manière que la vie, contenue dans la semence, peut être libérée et porter du fruit. Il en est de même pour Jésus, qui, en mourant sur la croix, transmet la Vie éternelle à tous ceux qui croient en Lui car celui qui croit en Jésus, même s’il meurt, passe de la mort à la vie. Alors, loué sois-Tu, mon Seigneur, pour notre sœur la Mort corporelle ajoute Saint François, dans le Cantique des Créatures.

N’oublions pas, en effet, notre sœur la mort. Additionner nos jours nous aide à prendre conscience que beaucoup ont déjà été engloutis par la mort et que ceux qu’ils nous restent à vivre vont subir le même sort. Apprends-nous à compter nos jours et nous atteindrons la sagesse du cœur. (Ps 90,12). Vivre et mourir s’entremêlent comme les fils d’un même tissu. Vie et mort sont inséparables, l’une dans l’autre, comme les temps forts et faibles inclus   dans un rythme musical. Nous connaissons la mort en permanence car tout change à tout instant. Ce qui était hier, est mort et ce qui est aujourd’hui est nouveau. Le Christ est notre Pâque (1 Co 5,7). Jésus, le Chemin, nous fait passer de la mort à la vie et ce passage se réalise au moment de notre baptême. Comme le ruisseau n’existe que par sa source, nous sommes invités à naître à notre véritable identité qui est divine. Libérés de nous-mêmes et de nos egos, nous naîtrons nouvelles créatures (Ga 6,15). L’image du grain de blé nous le rappelle, le Christ n’écarte pas la mort, il la transforme en vie. Ainsi, ce n’est plus moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi. (Ga 2,20).

On retrouve encore du sang et de l’eau juste avant l’Eucharistie, dans la préparation des dons : Comme cette eau se mêle au vin pour le sacrement de l’Alliance, puissions-vous être unis à la divinité de Celui qui a pris notre humanité. Alors, unissons-nous au Seigneur car l’hymne pascal souligne que ton cœur, Jésus, est la source d’où coule l’eau de la grâce, alléluia, alléluia !

Hugues Duwig


Dimanche de la Pentecôte

Commentaire de la séquence de la Pentecôte

À la Pentecôte, nous célébrons l’Esprit-Saint qui est largement répandu sur les Apôtres, alors qu’ils sont en prière dans la chambre haute du Cénacle. Celui qui est reçu : l’Esprit-Saint ne réalise cette promesse faite par Jésus à ses disciples que parce qu’eux-mêmes sont dans les dispositions pour accueillir l’Esprit.

Dès lors, il n’y a rien d’étonnant à ce que nous soyons nous-mêmes invités à emprunter le même chemin. Depuis le jeudi de l’Ascension, voilà que nous intensifions notre prière pour implorer la venue de l’Esprit Saint. Cette prière n’est pas là pour essayer de faire fléchir Dieu notre Père parce qu’il rechignerait à nous le donner, mais pour que cet Esprit puisse agir en nous, il a besoin de notre disponibilité : disponibilité à l’accueillir, souplesse pour nous laisser entraîner sur ses chemins de suite de Jésus-Christ et où nous pourrons servir l’Église pour qu’elle réalise sa mission d’annoncer la Bonne Nouvelle.

La Séquence liturgique que nous entendrons avant l’Évangile nous récapitule cet itinéraire :

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres,
viens, dispensateur des dons,
viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes,
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos ;
dans la fièvre, la fraîcheur ;
dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu’à l’intime
le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine,
il n’est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient
donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu,
donne le salut final,
donne la joie éternelle. Amen

Pierre Guerigen


Vendredi 3 juin 2022

Méditation de la première lecture du jour« Un certain Jésus qui est mort, mais que Paul affirmait être en vie » Ac 25

Il est des Paroles dans les Écritures qui fondent et structurent notre foi. Et aujourd’hui c’est une nouvelle fois le cas. « Un certain Jésus qui est mort, mais que Paul affirmait être en vie » Oui, voilà bien une parole des Actes des Apôtres qui n’a pas pris une ride ! Bien au contraire. Quelque part elle en est même la définition la plus parfaite et vient comme étayer l’architecture de notre ‘édifice intérieur’ qui se distingue dans notre espérance de la Résurrection.

« Christ mort et ressuscité » ! Telle est bien notre foi ! Mon professeur de théologie du premier cycle à Nancy aimait souvent rappeler que notre foi pouvait s’écrire sur un simple petit timbre-poste ! Avec ce double sens que la miniature du timbre suffit pour écrire l’essentiel du message, et que le but du timbre est de permettre à une information ou une annonce de circuler… ce que doit être notre propre foi ! Une foi qui fait vivre et que l’on n’a pas peur d’annoncer au monde ! Une foi qui se fait Espérance pour notre vie et notre cheminement intérieur.

Cette simple et profonde affirmation aura fait couler beaucoup d’encre et encore plus de salive ! Une chose est certaine, c’est que les débats et les affirmations d’hier sont aussi ceux d’aujourd’hui !  Même si les acteurs ont changés ! Ils ne sont simplement plus portés par Paul, Pierre, Jean, et les autres, mais par Benoit, Cyprien, Lucie, Siméon, Gauthier, Alix, Maxime, Jeanne, Matthieu, Clotilde, Antoine, Élise, Vincent et les autres ! Je dis les autres, car la liste est plus impressionnante encore ! Nous n’avons ici que quelques-uns des prénoms de jeunes de notre archiprêtré qui ont été confirmés l’an passé. D’autres se préparent cette année, et nous ne manquons pas de les porter dans notre prière. Car ces jeunes sont pour le coup ceux qui aujourd’hui doivent se ‘mouiller’ dans l’annonce de la foi par un témoignage concret. Notamment auprès de tous ceux qu’ils connaissent et côtoient.

Par contre ils ne sont pas les seuls dans cette opération. Nous-mêmes nous sommes concernés… Il nous faut les rejoindre, car nous aussi il nous faut prendre la stature du disciple-missionnaire ! Ce Jésus mort et ressuscité, c’est à nous de l’annoncer aujourd’hui ! C’est à nous d’oser croire qu’’il est vivant ! C’est à nous de crier qu’il est Ressuscité ! Plus que jamais, n’ayons pas peur de cette affirmation ! Osons témoigner !

Père Jean-Marc ALTENDORFF+


Mercredi 1er juin

Commentaire de l’évangile selon Saint-Jean (17,11b-19) : « Père saint, garde mes disciples unis pour qu’ils soient un comme nous-mêmes »

L’union voilà quelque chose d’important et, en politique, revendiqué par tous les partis. Chacun se rends bien compte que plus on est nombreux et soudés, plus on est fort. C’est valable dans la vie de tous les jours, pourquoi cela ne le serait-il pas dans la religion ?

Être unis, voilà que ce n’est pas facile, notre égoïsme naturel a vite fait de prendre le dessus ainsi que les jugements ou les comparaisons. Bref, toutes choses qui ne favorisent pas l’union et qu’il convient d’éviter.

Même si des tas de choses ne vont pas dans ce bas monde et les exemples sont nombreux : difficultés économiques, inflation, gilets jaunes, COVID, guerre en Ukraine, scandales dans notre Eglise, etc, se lamenter ne sert pas à grand-chose si ce n’est à alimenter notre désespoir.

Maintenant, Jésus va plus loin car « ils ont en eux ma joie et qu’ils en soient comblés » Quel cadeau merveilleux ! Jésus nous transmet son optimisme, resplendissons-nous la joie qu’il nous a transmise et qui nous habite ? En sommes-nous bien conscients ?

Chacun a son échelon peut essayer que cela aille mieux mais la tête d’enterrement ne fait pas partie de cette prise de conscience et si nous œuvrons dans la joie, c’est plus facile et plus agréable pour tous.

La Parole de Jésus est vérité, et cette vérité est notre joie (Nicholas Tarralle, prêtre assomptionniste)

Merci Jésus de nous aider à intégrer que tes paroles nous remplissent de joie

François Plantet