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Commentaires quotidiens de la Parole de Dieu

Dimanche 12 décembre

Commentaire des lectures du jour : « Le Seigneur exultera pour toi et se réjouira » (So 3, 14-18a)

« Réjouissez vous toujours dans le Seigneur. Gaudete in Domino semper. » En ce troisième dimanche de l’Avent ou dimanche de Gaudete, la choriste que je suis ne peut qu’entonner ce magnifique Hymne aux accords retentissants comme des cuivres.

Toutes les Lectures du jour nous invitent à la joie dans l’attente de la venue du Sauveur. « Soyez toujours dans la joie » dit Saint Paul « pour puiser aux sources du Salut » avec le prophète Isaïe, pour qu’elle puisse exhaler tous ses parfums avec la verve du prophète Sophonie qui exulte en chantant, pour que cette joie rayonne avec Jean Baptiste, au cœur du désert, en empruntant divers chemins.

Aujourd’hui nos c(h)oeurs vont se parer de rose, couleur obtenue en introduisant du Blanc au rouge, au violet. Le Blanc annonce le Christ qui vient, le rouge est la couleur du temps de l’Esprit Saint et le violet celle de l’Avent… En ce dimanche, le Christ vient nous rejoindre au cœur de l’Avent, dans l’ordinaire de nos vies… Invitation à voir la vie en Rose, pour illuminer les multiples nuances de gris du temps présent.

Comment cela peut-il se faire ? En accueillant dans nos vies l’Innatendu de la Bonne Nouvelle annoncée par Jean, la bonne nouvelle de la venue d’un Christ d’amour dans notre vie, du Christ Sauveur. Oui, ayons l’assurance que nous sommes sauvés parce que Dieu nous aime infiniment.

Jean nous prépare à accueillir le Salut par le baptême de conversion, à renouveler chaque jour, sans oublier que notre baptême en Christ nous engage au delà car il marque notre appartenance à la grande famille des chrétiens avec l’aide de L’Esprit Saint.

Seigneur, fais grandir en moi, en nous, le don de ton Esprit reçu lors du baptême pour partager la Bonne Nouvelle auprès de ceux et celles qui ne te connaissent pas encore où se sont éloignés de Toi pour diverses raisons. Accompagne les binômes de l’équipe Mission de la communauté de paroisses St Privat, précède les et reste présent après leur départ dans les familles visitées dans le cadre de la Mission Crèche. Ravive dans le cœur des parents ayant demandé le baptême pour leur enfant, la flamme du feu de ton Esprit.

Je laisse le mot de la fin au prophète Sophonie « Ne crains pas… le Seigneur ton Dieu est avec toi, c’est Lui qui apporte le Salut ! Il aura en toi Joie et Allégresse, Il te renouvèlera par son amour. Il exultera pour toi et se réjouira comme aux jours de fête ! Réjouis toi, bondis de joie! »
Je le répète, réjouissez vous ! Iterum dico, Gaudete ! (introït du missel romain)

Danielle Schuck


Samedi 11 décembre

Commentaire du psaume 79 : Dieu, fais-nous revenir ; que ton visage s’éclaire, et nous serons sauvés !

« Dieu, fais-nous revenir, et nous serons sauvés ».

Cette parole du psalmiste, ce cri des déportés d’Israël, nous pouvons le prendre à notre compte.

Oui, Dieu, fais-nous revenir. Revenir de nos déserts, revenir de nos lieux d’errance peut-être, revenir de nos lieux de chute, de nos lieux de dépendance, de nos égoïsmes.

« Réveille ta vaillance, et viens nous sauver ».

Viens, Toi que nous attendons, Toi qui jamais ne nous oublies, Toi qui as promis de revenir, Toi que nous attendons, viens nous sauver !

« Que ta main soutienne ton protégé »

O Seigneur, sans ton soutien, sans ta main, sans ta Parole, comment ferions-nous ? Hier tu nous disais par la bouche du prophète Isaïe, « je te guide sur le chemin où tu marches ». Oui, guide-nous, Seigneur, et soutiens-nous, sur tous nos chemins. Sans toi, sans ton soutien, comment traverser les difficultés ?  Comment aimer ?

 

En cette veille du 3ème dimanche de l’Avent, je prends le temps de faire mémoire de toutes les fois où le Seigneur m’a fait revenir vers lui, est venu me sauver, m’a soutenu(e) sur mon chemin. Je lui demande pardon pour toutes les fois où j’ai pu manquer de confiance. Et je lui demande la grâce de l’accueillir, non seulement dans la crèche mais dans mon cœur, dans ma vie ; la grâce de le laisser sans cesse me ramener vers Lui, mon Seigneur et mon Dieu.

Françoise Fuchs


Vendredi 10 décembre

Commentaire de la première lecture du jour : « Si tu avais prêté attention à mes commandements ! » (Is 48, 17-19)

Une fois de plus, on peut lire ce texte comme un ensemble de reproches du Seigneur envers les croyants d’Israël, qui n’ont pas écouté sa voix, qui n’ont pas suivi ses chemins et ses commandements… Mais la Parole de Dieu ne serait-elle qu’une éternelle redondance de reproches ? Cela peut parfois nous sembler ainsi , à lire l’ancien Testament, voire certaines prises de paroles de Jésus. A l’époque du développement personnel, cette manière de faire peut sembler fort infantilisante et contreproductive.

Pourtant, le texte du jour nous livre aussi cette petite phrase, qui passe un peu inaperçue au milieu de ces reproches : « Je suis le Seigneur ton Dieu, je te donne un enseignement utile, je te guide sur le chemin où tu marches. » Dieu est celui qui nous conduit, qui chemine avec nous. Il est celui qui nous enseigne, c’est à dire nous explique ses voies, ses volontés, ce qu’il attend de nous. Il est Dieu tout simplement, et pas seulement un dieu lointain, mais un dieu proche, qui s’engage avec nous. Et du coup on ne peut pas passer à côté de cette question qui nous est adressée en creux à travers ces affirmations : quel est notre rapport à Dieu, notre attention à sa proximité envers nous ?

Quand Jésus viendra, il sera totalement, pleinement, Emmanuel, « Dieu avec nous ». Le summum de la présence divine sur terre. Et le don de l’Esprit Saint que nous recevons au baptême, renouvelé sacramentellement à la confirmation, reçu chaque fois que nous le demandons, réaffirme cette présence de Dieu à nos côté. Mais qu’en faisons-nous ? Comment lui laissons-nous une place ?

Alors que nous cheminons vers Noël, et que nous préparons nos maisons, nos crèches, nos églises pour accueillir Jésus, comment le laissons-nous advenir toujours plus dans nos cœurs ? C’est cette prise de conscience que Dieu nous invite à vivre en nous rappelant, dans sa Parole, comment il est proche de nous, comment il nous accompagne chaque jour…

Stéphane Jourdain


Jeudi 9 décembre

Commentaire de l’Évangile du jour: « Personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste » (Mt 11, 11-15)

Jean-Baptiste occupe véritablement une place à part dans l’Évangile et même dans toute la Tradition de l’Église…

Orateur hors pair, témoin authentique, prophète au verbe fort, modèle de transparence… N’en jetez plus, les qualificatifs à son sujet sont pléthores ! Et justifiés !

Jean Baptiste est en définitive celui qui révèle l’attente profonde qui règne au fond de nos cœurs, à savoir l’attende d’un Dieu Sauveur.

Sa prédication était toute orientée dans cette perspective, et il s’efforçait de convaincre ses contemporains de changer de vie pour être prêt à accueillir le Véritable Sauveur dès sa venue.

Alors nous aujourd’hui ? Sommes-nous prêts à changer nos cœurs ? Déjà le désirons nous ? Sommes-nous réellement en attente ? Qui plus est d’un Sauveur ?

Et ce sauveur, est-il vraiment « ce petit » de Noel ? Ce « petit » qui se révèlera sous les traits d’un Enfant ? Ce « petit » par la taille, mais grand par la douceur, l’Amour et la Miséricorde pour reprendre un slogan bien connu !

Aujourd’hui comme autrefois, Jean Baptiste est un guide sûr ; Il nous oriente vers le Christ, le seul Sauveur et nous invite à lui faire toute la place dans notre vie, de sorte que celle-ci soit renouvelée par sa Lumière, sa personne et sa présence.

Et pour être ‘raccord ‘avec l’Évangile de ce jour… que celui qui a des oreilles, entende !

                                                                                   Père Jean-Marc ALTENDORFF+

 


Mardi 7 décembre

Commentaire de l’Évangile du jour: « Dieu ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu » (Mt 18, 12-14)

Aujourd’hui, les trois textes nous invitent d’abord à contempler la Création. Notre Dieu a créé « montagnes » et « collines », « la mer » et « la campagne ». « Son bras lui soumet tout » : il peut donner la vie et la reprendre, il peut combler les ravins ou faire tomber les sommets. Depuis le début de la Création, il a pu voir les transformations géologiques : les montagnes se plisser, s’élever puis s’éroder… Du haut du ciel, Dieu entend la mer « mugir » et voit les arbres « danser ».

Sommes-nous trop petits dans ce paysage grandiose ? Non, car Dieu s’intéresse aux plus fragiles. Il regarde « l’herbe » qui pousse, « la fleur des champs » qui se fane. Il s’occupe des « agneaux » et des « brebis qui allaitent ». Et nous les hommes, nous sommes « comme l’herbe », nous sommes « son troupeau ». Chacun de nous est « l’un de ces petits », « la brebis égarée ».

Nous pouvons comprendre aujourd’hui que nous faisons partie du projet de Dieu, de sa Création. Nous avons été créé par Lui et pour Lui. Quelles que soient nos tendances naturelles mauvaises – la colère, la paresse, la gourmandise… – nous avons aussi une tendance naturelle à nous tourner vers Lui pour danser et chanter de joie. Pour cela, nous devons chercher notre berger, qui est déjà venu au-devant de nous pour nous trouver, nous guider, nous porter.

Nous pouvons aussi comprendre qui est Dieu pour nous : celui « qui vient avec puissance » se fait pourtant encore plus petit que la brebis qui allaite – l’Agneau sans tâche, mort pour nos péchés, premier ressuscité. Voici la « bonne nouvelle » proclamée par Isaïe et que nous devons à notre tour annoncer en élevant la voix, aux hommes du monde entier.

Léonard et Clotilde Dauphant

 


Mercredi 8 décembre

Commentaire de l’Evangile du jour : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi » (Lc 1, 26-38)

Heureuse rencontre que celle de la Grâce de Dieu et de la disposition de cœur de Marie !

Dans le récit de l’Annonciation de Luc (1, 26-38), la première parole que nous entendons est la salutation de l’ange Gabriel à Marie : « Je te salue, comblée de grâce ! ». Cela a de quoi nous étonner. Marie est l’Immaculée Conception, femme préservée du péché. Est-ce à dire qu’elle était « programmée » pour recevoir le Christ et que la grâce divine entrave finalement sa liberté ?

Bien au contraire ! Puisqu’elle est libérée du péché, elle est libre de toutes les inclinaisons qui nous habitent parfois : celle qui pourrait la détourner de Dieu, celle qui pourrait dans le cœur de la femme que Dieu a choisie entre toutes laisser l’orgueil s’installer ; celle aussi de l’incompréhension, du besoin de tout comprendre, ou encore du doute. Le oui de Marie est entier et sans hésitation. Et pourtant, c’est prendre pour elle-même le risque de la répudiation et de la mise au ban, voire de la lapidation ! Mais touchée par la Grâce elle est pleinement à l’écoute des paroles de l’ange : « le Seigneur est avec toi (…) Tu as trouvée grâce auprès de Dieu ».

Elle est tellement à l’écoute qu’elle accepte l’annonce de sa maternité, et une maternité qui n’est pas des moindres puisqu’elle doit concevoir le « Fils du Très-Haut » qui « régnera pour toujours sur la maison de Jacob ». Marie se soumet immédiatement à la volonté de Dieu et se fait sa servante. Et nous, sommes-nous à l’écoute de Dieu, et lorsque nous entendons son appel à œuvrer sur terre pour son Royaume, en servant, en faisant passer l’intérêt d’un collègue avant le sien, en hiérarchisant ses priorités par souci du bien des autres, en laissant les plus nécessiteux nous passez devant etc., le faisons-nous sans conditions ?

Notre condition humaine, marquée par le péché, nous détourne sans cesse de ces appels. Mais n’oublions pas que nous sommes aussi marqués du sceau de l’Esprit et qu’à son écoute dans la prière nous pouvons nous aussi faire l’expérience de ce mouvement intérieur, nous tourner vers Dieu et accueillir le Christ dans nos vies.

Héloïse Parent

 


Lundi 6 décembre

Commentaire du psaume du jour : Ps 84 (85), 9ab.10, 11-12, 13-14

J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ? Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles :
son salut est proche de ceux qui le craignent, et la gloire habitera notre terre.

Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent ;
la vérité germera de la terre et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits, et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui, et ses pas traceront le chemin.

Trois séquences dans ce psaume : écouter Dieu, discerner son Salut, et vivre la paix… C’est un peu rapide, mais c’est le fond de ce que la liturgie nous propose aujourd’hui. Le psaume commence par cette phrase qui peut sembler banale : sur l’écoute de ce que le Seigneur dit. Avec l’interrogation qui peut nous assaillir à ce moment : Est-ce que je me mets moi aussi en condition d’écouter la Parole du Seigneur qui m’est adressée ? A travers la Bible, dans la prière, à travers les signes que me donnent mes frères… L’avent, c’est ce temps où, si nous préparons les sapins et crèches, nous sommes aussi invités à préparer nos cœurs, à être attentif à ce Verbe de Dieu qui pend chair dans notre humanité.

Puis vient le mot que l’on a parfois du mal à comprendre : le mot de « Salut ». Le Salut, c’est Dieu qui vient nous sauver ! Rien de moins. Certes, encore faut-il comprendre le langage biblique qui parle de « salut pour ceux qui le craignent », c’est à dire pour ceux qui sont capables de reconnaître la grandeur de Dieu. Nous sommes loin de la crainte d’être licenciés ou malades, mais dans l’admiration de la Gloire de Dieu. Et se souvenir que c’est Dieu seul qui sauve, et non pas nous qui le faisons par nos bonnes actions, c’st reconnaître en même temps que Dieu est infiniment plus grand qui nous, qu’il a un pouvoir que nous n’avons pas. Sans pour autant ridiculiser ou minimiser nos actions.

Ce Salut de Dieu, il nous est déjà donné par le superbe verset qui introduit les bienfaits que le Seigneur donne à notre monde : « Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent ». Qu’ajouter encore ? Peut-être simplement souligner que ces « valeurs » comme on dit aujourd’hui sont à rechercher dans notre vie, à discerner. Comme une invitation à voir la vérité et l’amour se rencontrer dans le concret de notre existence tout comme dans le monde plus vaste qui nous entoure (oui, je sais, c’est plus complique, mais parfois…), à regarder la  justice et la paix s’unir. Une invitation aussi à vivre nous-même cette dynamique sue Dieu nous offre, à nous laisser saisir par elle pour mettre ces  « valeurs », ces « bienfaits » du Seigneur en œuvre dans nos vies…

Stéphane Jourdain