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Commentaires quotidiens de la Parole de Dieu

Dimanche 19 décembre

Commentaire de la lecture du jour: « Me voici, je suis venu pour faire ta volonté » (He 10, 5-10)

‘’Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté’’.  Telle est la Parole de Jésus en s’incarnant en notre monde selon la lettre aux Hébreux. La volonté du Père pour Jésus est  qu’en s’offrant en sacrifice, Il  libère le croyant (chrétien) du péché et des liens du péché  afin qu’il puisse mener une relation avec Dieu et avec ses frères et sœurs telle que le Créateur la veut (et non surtout telle que l’homme la veut). Nous saisissons bien que la venue de Jésus en ce monde nous libère des anciennes vies indignes de Dieu et nous engage sur de nouvelles routes à l’exemple de Marie : celles d’être collaborateurs de la grâce de Dieu qui mène ensuite vers nos frères et sœurs.

En effet, la célébration de la venue de Jésus Christ est imminente. Pour nous y préparer pour le peu de temps qui restent, l’évangile nous invite à revoir notre collaboration à la volonté de Dieu qui nous invite à être proches de l’autre qui peut être un familier ou non. Évitons d’abandonner nos familiers ou amis. Pour nous préparer à cette fête cette fin d’année, Dieu nous engage comme Marie à aller vers les autres pour raviver nos liens de fraternité et d’amitié. Et puisque Jésus habite en nous de par notre foi, cette démarche faite dans l’obéissance humble à Dieu nous donnera la joie dans l’Esprit Saint comme Marie en face d’Élisabeth durant toute notre vie. Car l’obéissance à Dieu et à sa Parole nous fait expérimenter la présence joyeuse et prophétique de l’Esprit Saint en nous et autour de nous. Nous préparer dans le déjà et le pas encore de la venue de Jésus en ce quatrième dimanche de l’Avent revient à choisir le chemin de l’espérance malgré les difficultés du temps présent ; choisir le chemin de la sainteté en nous détournant du mal sous toutes ses formes en nous tenant fermes dans la foi (me confesser par exemple) ; prendre le chemin de l’amitié et de la fraternité en nous réconciliant avec les autres. Que la célébration de l’incarnation de Jésus Christ de Nazareth nous donne cette grâce. Amen.

Benoit Satchi


samedi 18 décembre 2021

Commentaire de l’Évangile du jour : Jésus, engendré en Marie, épouse de Joseph, fils de David (Mt 1, 18-24)

Mes amis, je commencerais par dire « MERCI ». Merci à Marie et à Joseph d’avoir dit « oui » à Dieu en acceptant la venue de Jésus, Fils de Dieu, homme parmi les hommes.

Marie, par la venue et le message confié par l’ange Gabriel, a accueilli la volonté de Dieu dans sa vie et dans son corps : « Que tout m’advienne selon ta parole ». Marie a dit « oui » au projet de  Dieu en acceptant de concevoir, par l’action de l’Esprit Saint, Jésus le Sauveur du Monde.

Pour Joseph cela aurait pu ne pas être la même histoire. Joseph avait des projets avec Marie mais voilà que ce projet est contrarié par une situation improbable. Joseph ne peut pas croire que sa fiancée l’ait trahi et sait qu’une dénonciation publique aurait des conséquences terribles pour elle et pour l’enfant. Alors Dieu rejoint Joseph en songe par les traits de l’ange du Seigneur.

Le texte nous dit que Joseph est un homme juste parce qu’il s’ajuste précisément au projet de Dieu. Et Joseph, comme Marie, accueille ainsi favorablement la volonté de Dieu même s’il y a sans doute encore tant de choses qui le dépassent.

Ainsi, Marie et Joseph, avec une dévotion profonde et une obéissance sincère et fervente, acceptent que Dieu agisse dans leur vie. Et Dieu va déployer par eux deux son plan d’amour sur l’humanité. Ainsi, grâce à la sainteté de Marie et de Joseph, le dessein de Dieu peut se réaliser pour le Monde.

Ce texte nous montre comment l’action de Dieu peut entrer et agir en nos vies.

Souvent on pense faire les choses ou vouloir vivre d’une manière bien définie mais Dieu nous donne de quitter ce chemin tout tracé que nous avions imaginé, d’accepter le changement dans nos vies, il nous fait entrer dans ce chemin inconnu qu’il nous propose en nous appelant par notre nom comme il le fait avec Joseph : « Joseph, fils de David, ne crains pas ». Pour cela Dieu s’adresse en profondeur en chacun de nous, dans une profondeur où nous n’avons pas accès par nos seules forces.

Ainsi, il s’adresse à nous par sa parole, le plus souvent par ses envoyés, toujours avec douceur, avec grâce, et nous laissant le libre choix. Parfois cet appel peut nous effrayer, souvent il nous fait réfléchir mais quand sa parole surgit du profond de notre cœur, cela nous transforme et cette parole peut ainsi se révéler dans la durée, dans la fidélité, dans l’amour et nous fera porter beaucoup de fruits.

Nous aussi nous pouvons tous te dire « MERCI », Seigneur, d’avoir ce désir sans cesse d’entrer et d’agir au cœur de nos vies, au cœur de notre monde. Merci de nous renouveler sans cesse dans Ta grâce, de nous donner ce cœur de compassion, ce cœur d’amour capable d’aimer notre prochain comme Jésus nous l’a montré et enseigné.

Merci Seigneur.

Claude Thiébaut


Vendredi 17 décembre

Commentaire du psaume du jour (Ps 71 (72), 1-2, 3-4, 7-8, 17) : En ces jours-là fleurira la justice, grande paix jusqu’à la fin des temps.

Au sein du glossaire de l’Eglise catholique en France, « la paix désigne la tranquillité de l’âme ainsi que la cessation des conflits et des combats. Elle n’est pas le produit artificiel et passager d’un effort humain. Elle est le fruit de l’Esprit et fait partie des promesses messianiques (…). »

Ce Psaume met en valeur cette Paix : il rassurant de prendre le temps de prier et de retrouver la paix auprès du Seigneur. Cette période est particulière car nous préparons activement la venue de l’enfant Jésus dans notre cœur, dans nos attitudes et dans nos foyers. Jésus apporte la « Paix sur la Terre » (Luc 2, 14). Sa venue apporte joie, justice, paix à tout un chacun. Il n’y a pas de différences entre les Hommes. La paix est accessible à tous car elle permet la sérénité.

Chanter et louer chaque jour notre Seigneur permet à chacun de nous de vivre sereinement dans la Foi. Lorsqu’il sera ressuscité et qu’il retrouvera ses disciples ce terme de quiétude sera à nouveau redit pour signifier la victoire sur la mort et la présence du Christ : « Paix à vous » (Luc 24, 36).

Il nous semble important de pouvoir confier nos prières et nos intentions pour cette Paix. En effet, nos vies sont quelques peu bouleversées depuis presque deux ans et nous espérons que tout va se rétablir au plus vite. Nous chantons cette Paix car nous avons confiance en cette justice qui va permettre à chacun de vivre sereinement.

Prions et chantons pour cette Paix et préparons la venue de l’enfant Jésus dans nos foyers avec espoir et humilité. Notre Force est notre Foi : Foi en Dieu, Foi dans la Paix, Foi dans la Justice.

Cassandra et Natalia Labaye


Jeudi 16 décembre

Commentaire de la première lecture : « Comme une femme abandonnée, le Seigneur te rappelle » (Is 54, 1-10)

Crie de joie, femme stérile, toi qui n’as pas enfanté ; jubile, éclate en cris de joie, toi qui n’as pas connu les douleurs !

Le troisième dimanche que nous avons célébré le week-end dernier était celui de la joie malgré la 5ème vague de la pandémie de la Covid 19 qui ne nous incite pas à la joie de vivre à l’approche de la solennité de la nativité du Seigneur. Le prophète Isaïe nous invite pourtant, en ce temps de l’Avent, à faire briller la joie de Dieu en nous et autour de nous. C’est pourquoi il invite Israël, peuple en souffrance pendant l’exil, à cette heureuse espérance : « Crie de joie, femme stérile, toi qui n’as pas enfanté ; jubile, éclate en cris de joie, toi qui n’as pas connu les douleurs! »

Ce souffle de joie qui parcourt les textes liturgiques du temps de l’Avent s’amplifie et résonne davantage à l’approche de Noël. Malgré les détresses et les souffrances, le joie, fruit de l’Esprit Saint demeure pour le chrétien, le signe de cette présence permanente du Seigneur et de son salut dans sa vie et dans l’Église.

Cette joie, vraiment celle de l’Évangile, une joie baptisée dans la souffrance et puisée au plus profond de soi-même conduit l’homme aux profondeurs de son cœur. Et là, il y a une source qui s’appelle la paix intérieure ou la vraie Joie. A cette profondeur-là, paix et joie sont une même chose : un don de Dieu.

Dans notre vie humaine, il y a des joies et des inquiétudes de surface, des malaises et des bonheurs passagers. Plus profond, il y a une détresse existentielle parce que la vie est fragile, mais aussi une joie existentielle parce que la vie est belle, magnifique. La vie, c’est comme la beauté, ça pourrait ne pas être et c’est là ! Et puis il y a cette profondeur où l’on touche l’Éternité, cette profondeur où demeure la vraie joie, celle qui nous vient de Jésus-Christ.

Voilà un chemin intérieur à vivre durant ce temps de l’Avent pour nous préparer à la joie de Noël.

P. Athanase Belei


Mercredi 15 décembre

Commentaire de l’Évangile du jour: « Allez annoncer à Jean ce que vous avez vu et entendu » (Lc 7, 18b-23)

« Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »

C’est Jean le Baptiste qui pose cette question. Surprenant, non ? Celui qui est censé préparer les chemins du Seigneur.

Les textes de ce jour nous éclairent sur notre cheminement de foi. En effet, dans cette période de l’avent, c’est à dire d’attente de la venue du Christ en ce Jésus, Emmanuel, Dieu avec nous, nous sommes invités à revisiter le sens de cette venue de Dieu chez nous. Et lorsque Jésus, dans l’évangile de ce jour, est interrogé par les disciples de Jean, sa réponse se fait par les actes : «  Allez annoncer à Jean ce que vous avez vu et entendu… » Et il va même conclure en disant : « les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle ». Elle fait écho à une autre parole de Jésus ( Mt 9, 12) : « Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades ».

Alors, comment est-ce que je vis ce temps de l’Avent ? Suis-je ouvert à ce don que nous fait le Seigneur à Noël ou suis-je tombé dans cet aspect commercial qui voudrait même nous priver du sens de Noël ? Que signifie pour moi cette fête de Noël ? Comment est-ce que je m’y prépare ? Jésus est-il celui que j’attends ? Suis-je sensible à sa présence dans nos vies ?

Soyons fermes dans notre foi et, comme le dit le prophête Isaie dans le premier texte, soyons convaincus qu’il n’existe pas d’autre dieu  et que c’est « par le Seigneur seulement, la justice et la force ».

Que notre cheminement vers Noël puisse être un chemin de paix, de vérité et , comme  indiqué dans le psaume :

                                        « Le Seigneur donnera ses bienfaits,

                                           et notre terre donnera son fruit.

                                           La justice marchera devant lui,

                                           et ses pas traceront le chemin ».

 

Bonne préparation à Noël !

Gérard Kintzig.

 

 

 


Mardi 14 décembre

Commentaire de la première lecture: Le salut messianique est promis à tous les pauvres. (So 3, 1-2.9-13)

Le prophète Sophonie voit et rapporte la mise à sac de Jérusalem, ville « rebelle, impure (…) tyrannique » qui s’attire la colère de Dieu. Cependant, la justice divine s’exercera, en temps voulu ; les exilés (« mes enfants dispersés ») reviendront et tous les survivants de la terre deviendront le peuple de Dieu.

Lorsque je lis ce texte, je suis frappée par les similitudes qui existent entre le peuple d’Israël du temps du prophète Sophonie et le peuple chrétien du monde occidental au XXIème siècle. Il serait vain d’énumérer la liste des événements et l’évolution des courants de pensée qui ont abouti à ce résultat : parfois, dans nos églises bien vides, nous avons le sentiment que nous appartenons à « un peuple pauvre et petit ». Le constat est là : oui, j’appartiens à un peuple pauvre et petit, au « reste d’Israël ». Cette terrible expression évoque des départs successifs, comme des pelures d’oignon que l’on retire l’une après l’autre pour parvenir enfin à la chair comestible – je pense que malheureusement cette expression est très évocatrice pour chacun de nous.

Il ne faut pas en rester là dans la comparaison. Osons croire que nous connaîtrons le même sort que celui du « peuple pauvre et petit », le reste d’Israël, dont il est question dans le livre de Sophonie. Osons prendre pour abri le nom du Seigneur. Nous ne pourrions pas trouver d’abri plus sûr, plus solide. Et dans cet abri, nous dit le texte, nous pourrons « paître et (nous) reposer, nul ne viendra (nous) effrayer ». Peu nous importera alors d’appartenir à un peuple petit et pauvre ! Nous serons dans la confiance.

En ce temps d’Avent, comme Joseph et Marie, réfugions-nous sous le nom du Seigneur. Sous cet abri nous pourrons accueillir en toute paix la venue de Jésus, l’Emmanuel.

Marie Julie Leheup


Lundi 13 décembre

Commentaire de l’Évangile du jour: « Le baptême de Jean, d’où venait-il ? » (Mt 21, 23-27)

Trois faits marquants précèdent l’interruption de l’enseignement de Jésus dans le Temple : le triomphe messianique de son entrée à Jérusalem, l’expulsion des trafiquants du Temple et des guérisons miraculeuses qui nous confirment son identité et son autorité. On peut comprendre que les instances religieuses et civiles qui ont la charge de garder l’ordre, voient-là une saturation de l’espace qu’ils n’apprécient guère, et lui demandent des comptes. Leurs questions semblent légitimes. Alors qu’ils pourraient l’interroger dans l’anonymat, l’interpellation est publique installant ainsi leur pouvoir. Prétextant leur autorité, ils défient Jésus au sujet de son autorité. Alors Jésus réagit en faisant référence à Jean le Baptiste qui était populaire et reconnu comme prophète par la foule alors qu’eux ne l’avaient pas suivi. Leur cruel renoncement à la vérité, les place face à leurs contradictions. La question de Jésus met en lumière le peu de prix qu’ils accordent à la vérité mais bien plus à leur position. Alors Jésus refuse de poursuivre la conversation.

Parfois je peux renoncer à voir en face une vérité de foi, un conseil de l’Esprit, un commandement, tout cela dicté par l’égo, l’orgueil, l’a priori… Comme le refus d’entendre l’Évangile et son questionnement ; c’est alors comme rompre de dialoguer avec Jésus.

Seigneur Jésus vient à mon secours dans ces moments de désert et fortifie ma foi à l’arrimant à ta Parole, et en ouvrant mon cœur à l’Esprit Saint pour tenir dans ta Vérité car tu es le chemin, la vérité et la vie.

                                                                                                                                Alain De Vos