Soutenir l'Eglise
Trouver ma paroisse
Espace Membres

Commentaires quotidiens de la Parole de Dieu

Samedi 13 novembre

Commentaire de l’évangile du jour : « Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? » (Lc 18, 1-8)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager. Jésus ne nous a-t-il pas lui-même donné l’exemple ?

Dans la bible, en effet, nous pouvons voir le Christ prier à te maintes occasions. Lisons quelques passages ensemble :

« Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. » (Matthieu 14,23)

« En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu. » (Luc 6,12)

« Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. » (Marc 1, 35)

« Mais lui se retirait dans les endroits déserts, et il priait. » (Luc 5,16)

Et encore, à Gethsémani :

« Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani. Jésus dit à ses disciples : Asseyez-vous ici, pendant que je vais prier. » (Marc 14,32)

« Allant un peu plus loin, il tomba face contre terre en priant, et il disait : Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. » (Matthieu 26, 39)

Marthe elle-même nous parle de la prière de Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » (Jean 11, 21-22)

Jésus a prié pour nous :

« Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous. » (Jean 14, 16)

« Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. » (Jean 17, 9)

« Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. » (Jean 17,20)

« Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. » (Jean 17, 24)

Et Jésus continue à prier pour nous comme nous le dit la lettre aux Romains :

« Le Christ Jésus est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, il intercède pour nous. » (Romains 8,34)

Oui, Jésus est le Chemin, il nous guide, il a prié, il prie, et il nous invite à faire de même, sans nous lasser, comme il l’a fait lui-même. Comment faire ?

« Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.  Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.  Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé. » (Matthieu 6, 5-8)

« Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. » (Matthieu 18, 19)

Prier sans cesse, c’est encore ce que nous demandé dans cet autre passage de la Parole :

« Soyez toujours dans la joie, priez sans relâche. » (1 Thessaloniciens 5, 16)

Frères et sœurs, avec Jésus, ensemble, prions avec les mots mêmes que Jésus nous a appris, prions sans cesse : « Notre Père… »

Françoise Fuchs  


vendredi 12 novembre

Commentaire de la lecture du jour: « S’ils sont capables d’avoir une idée sur le cours éternel des choses, comment n’ont-ils pas découvert Celui qui en est le Maître ? » (Sg 13, 1-9)

Dieu se laisse découvrir et aimer à travers ce que l’homme vit chaque jour. Ne pensons pas Le trouver ailleurs.  Et les humains sont appelés non seulement à le savoir mais à découvrir Dieu à travers la création dans sa richesse. Se laisser toucher et interpeler par le Créateur à partir de ce que nous voyons et examinons dans la création. Que l’appréciation des créatures nous conduisent à découvrir leur Auteur qui est Dieu et que les créatures ne prennent la place du Créateur dans nos vies : c’est le péché du siècle, apprécier les créatures et même les prendre pour adorables en ignorant Dieu le Créateur de tout, à qui revient toute adoration et gloire.

Bien aimés du Seigneur, les lectures de ce jour nous invitent à contempler la grandeur du Dieu-Créateur, à Le découvrir, Le rencontrer et L’aimer et L’adorer à travers les progrès scientifiques et technologiques. L’homme est en lui-même le signe visible de la rencontre, de la découverte de Dieu quand nous contemplons les talents qu’il déploie pour atteindre le bien, le meilleur. Or le Bien, est le Nom de Dieu. Il est normal dans le cours des choses que celui qui poursuit le bien rencontre ou découvre le Bien qui n’est que Dieu et L’adorer. Il va de soi que nous comprenions que la science est là pour nous conduire Dieu et non nous en détourner. La Parole de Dieu nous interpelle quand nous nous laissons détourner de Dieu sous prétexte de la science. Revenons au Créateur si nous voulons être de vrais scientifiques.

Que le savoir nous rapproche de la Source du Savoir. Que le vrai, le beau et l’extraordinaire en nous et autour de nous, nous conduisent à leur Auteur-Créateur qui est Dieu. Ne nous laissons pas nous détourner du Créateur à cause du beau, du vrai et de l’extraordinaire dans la création dont l’homme fait partie. Plutôt que cela nous conduise à la vraie connaissance de l’Auteur de tout que nous nommons Dieu. Dans le vécu ordinaire de la vie qu’Il rencontre et sauve chacun de nous dans le Christ Jésus. Amen.

Père Benoît SATCHI


Jeudi 11 novembre

Commentaire du psaume du jour: Pour toujours, ta parole, Seigneur. (Ps 118, 89)

Ce verset du psaume 118 que la liturgie propose à notre méditation, résonne en nous en ce jour si particulier, et vient comme illuminer de sa force ce jour de mémoire, ce 11 novembre ou nous pensons à tous ceux qui sont morts au cœur d’un conflit sans précèdent.

Mais c’est aussi dans l’Église le jour ou nous faisons mémoire de Saint Martin de Tours, un vrai ‘bon soldat’ de Dieu tant par son parcours que par son attitude charitable.

Soldat, catéchumène, ermite, apôtre de la charité, fondateur du monastère de Ligugé, évêque de Tours, évangélisateur de la Gaule… son chemin de vie aura été incontestablement un chemin d’Évangile !

Alors nous-mêmes aujourd’hui, sommes-nous obligés d’enfourcher le cheval de la peur et du repli sur soi ou comme nous y invite si justement Saint Martin que nous fêtons aujourd’hui, le cheval de l’Espérance, du don de soi, de la charité et de l’Amour ?

Ne sommes-nous pas appelés plutôt à être source de paix, de sérénité et de force comme nous y invite le psaume de ce jour, et faire le constat lucide qui résulte de notre foi, que malgré les apparences ‘notre terre’ tient bon !

Que Saint Martin nous donne de suivre son chemin de lumière et d’amour, chemin ouvert en partageant son manteau avec les plus petits ; Et qu’il nous donne de devenir par nos propres actes d’Amour de vrais témoins, d’authentiques disciples missionnaires, de vrais témoins d’un évangile qui fait vivre, d’une parole qui se dresse dans les cieux !

                                                                                   Père Jean-Marc ALTENDORFF+


Mercredi 10 novembre

Commentaire de l’Évangile du jour: « Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » (Lc 17, 11-19)

Ce texte de l’évangile de Luc donne à voir la rencontre entre Jésus, le maître, et dix lépreux, à l’orée d’un village. Les circonstances de la rencontre nous rappellent le statut de ces malades dans la société de l’époque : ils sont bannis de la communauté car jugés impurs et restent à distance du Christ. Et alors qu’ils demandent à Jésus de les prendre en pitié, celui-ci, comme il le fait avec les malades et les infirmes, va les guérir : il les invite à aller se montrer aux prêtres. La guérison arrivera en chemin. Est-ce pour permettre aux prêtres de constater la guérison inattendue ? Ce n’est pas là-dessus que le passage s’arrête. Il arrive souvent que Jésus guérisse les malades sur-le-champ. Or ici c’est en chemin seulement que tous sont guéris. La guérison quelque peu retardée met à l’épreuve la reconnaissance des lépreux ainsi purifiés, car neuf d’entre eux ne reviennent pas sur leur pas ; un seul vient se jeter au pied de Jésus et glorifier Dieu. Et en réponse à cette action de grâce, Jésus a cette parole salvatrice : « ta foi t’a sauvé ». Nous ne pouvons alors plus nous arrêter à la lecture de ce geste de guérison comme un simple geste d’amour, de compassion de la part du Christ face à la misère de l’homme. Le texte nous fait passer du niveau de notre vie terrestre, celui de la guérison, certes miraculeuse, d’une maladie (qui ne souhaiterait pas recevoir la guérison de ses maux et de ses souffrances physiques ?) au niveau de la vie éternelle à laquelle il nous appelle.  Par la guérison du Christ, le lépreux peut espérer retrouver la vie des hommes, en communauté. Par son action de grâce et son témoignage de foi, lui qui était condamné à une vie misérable éternellement se rapproche de la vie éternelle ! Et nous, qui sommes aussi pécheurs, que demandons-nous à Dieu ? Si notre prière est souvent une prière de demande, alors n’oublions pas de demander la foi !

Mon Dieu, je crois, mais augmentez ma Foi ! Bienheureux Charles de Foucault.

Heloïse Parent


Mardi 9 novembre

Commentaire de la première lecture: « J’ai vu l’eau qui jaillissait du Temple, et tous ceux que cette eau atteignait étaient sauvés » (Antienne Vidi aquam) (Ez 47, 1-2.8-9.12)

Lorsque je lis cet extrait du livre du prophète Ezékiel, j’ai le sentiment d’entrer véritablement en relation avec cet homme d’un autre âge. Ou plutôt, j’arrive rapidement à la conclusion que notre façon de penser, à tous les deux, est extrêmement différente, et que nous partageons une opposition constructive.

Je suis toujours admirative devant les productions écrites des techniciens. Quel souci du détail, quelle attention dans la description de ce qu’ils contemplent ! Je ressens le profond désir du narrateur de rendre visible pour son lecteur, par l’intermédiaire de ses mots, ce qu’il a observé. De mon côté, lectrice des centaines d’années plus tard, je m’applique, j’essaie de rester méthodique dans la représentation mentale de ce que je lis : je vois la Maison, l’eau qui jaillit vers l’orient puisque la façade est à l’orient – jusque là, ça va, je suis, je comprends Ezékiel. Mais je décroche lorsque l’eau descend « de dessous le côté droit de la Maison, au sud de l’autel », et pire encore, lorsque Ezékiel sort de la maison, et voit l’eau qui coule du côté droit : ça y est, je suis perdue, c’est irrémédiable, et je lis la suite comme un mode d’emploi rédigé en néerlandais, en survolant. Ma représentation mentale de la Maison est bancale et ressemble à une construction de Numérobis, l’architecte préféré de Cléopâtre dans les aventures d’Astérix – et je me demande bien pourquoi Ezékiel n’a pas dessiné un plan !

Voilà, je suis inquiète : l’enseignement contenu dans ce texte va-t-il m’échapper ? Vais-je passer à côté du message qu’Ezékiel, le prophète, a reçu pour mission de délivrer et que l’Eglise nous propose à méditer aujourd’hui où nous célébrons la dédicace de la basilique du Latran ?

Heureusement, la suite du texte vient remédier à mes insuffisances de lectrice. L’eau qui assainit la mer Morte, qui favorise la vie et la croissance des animaux : voilà une image qui me parle. Et les arbres fruitiers ! Ils sont tout bonnement merveilleux. Leur feuillage qui ne se flétrit pas, leurs fruits qui se renouvellent tous les mois, leurs feuilles qui guérissent : c’est comme un retour au jardin originel, c’est l’arrivée dans le royaume de Dieu, la Jérusalem céleste.

L’eau du ruisseau, qui donne la vie en abondance, dans une abondance telle qu’elle dépasse les limites de la botanique terrestre, c’est l’Esprit de Dieu qui souffle dans nos églises bien imparfaites, dans notre Eglise construite par les Apôtres et par le peuple de Dieu : que cet Esprit souffle sur nous, qu’il nous conduise toujours plus loin, jusqu’à « la ville de Dieu, la plus sainte des demeures du Très-Haut » (Ps 45) !

Marie Julie Leheup


Lundi 8 novembre

Commentaire de l’Évangile du jour: « Si sept fois par jour ton frère revient à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras » (Lc 17, 1-6)

C’est le mot intensité qui vient à l’esprit alors que Jésus invite à réfléchir par son enseignement sur trois composantes : le péché et son degré, le pardon et son inlassable répétition, puis enfin l’augmentation de la foi pour tenir avec l’Esprit saint la garde du cœur, la vigilance.

Dans le monde qui nous entoure, le mal est présent ; Jésus le sait et dit l’inévitabilité des scandales.    « Ils secrètent en quantités croissantes l’envie, la jalousie, le ressentiment, la haine, toutes les toxines les plus nocives non seulement pour les antagonistes initiaux mais pour tous ceux qui se laissent fasciner par l’intensité des désirs rivalitaires » écrit René Girard. Principe d’une escalade, d’une surenchère si contraire à l’idée que nous nous faisons de nous-mêmes que nous préférons l’écarter de notre conscience et faire comme s’il n’existait pas, tout en sachant qu’il existe. A la gloire qui vient de Dieu, invisible en ce bas monde, le grand nombre préfère la gloire qui vient des hommes, celle qui multiplie les scandales sur son passage.

Le scandale se définit comme le comportement incitant un croyant à se détourner de Dieu. Satan cherche à le faire auprès de tous et par tous les moyens. Dans une radicalité hyperbolique, Jésus donne la solution pour laquelle il vaudrait mieux être jeté dans la mer avec une meule au cou que de scandaliser un de ces petits (ou encore se couper la main, le pied, s’arracher l’œil dans d’autres versets évangéliques). Ce petit qu’il prend toujours en exemple et qui n’est autre qu’un homme redevenu enfant (naître à nouveau). Mais réellement, c’est le pardon qui distingue sa proposition et son action.

C’est pourquoi Jésus nous appelle à la vigilance, veiller à ne pas être une occasion de chute et s’éclairer à la lumière de la Parole de Dieu. Agir avec sévérité pour soi mais être indulgent envers son frère qui se repend sincèrement, authentiquement, autant de fois que nécessaire comme Dieu est miséricordieux pour nous-même.

C’est dans une obéissance non inquiète et le discernement, confiant dans la volonté de Dieu, que nous pourrons accomplir ce qu’il demande de nous sans question de grande ou petite foi.

Seigneur que ton Esprit saint me guide tout au long des jours et affermit ma foi en Toi.

                                                                                                                                              Alain De Vos


Dimanche 7 novembre

Commentaire de l’Évangile du jour: « Cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres » (Mc 12, 38-44)

Exister par le regard des autres ou vivre pour donner, pour se donner soi-même !

Jésus dans le Temple observe et analyse le comportement de ses contemporains pour mettre en relief ce qui constitue finalement le soubassement de nos existences. Qu’est-ce qui donne de la consistance à notre vie ?

Devant la fragilité de nos existences, l’imprévisible des événements, la tentation de trouver une « assurance tout risque » à tout prix guette chacun d’entre nous. Certainement que ce travers est d’autant plus dangereux quand nous évoluons dans des existences à l’abri du besoin. La richesse, qu’elle soit matérielle, mais il en va de même pour des richesses plus intellectuelles (culturelles, relationnelles, spirituelles mêmes), peut nous bercer d’illusion. Nous sommes à l’abri du besoin, nous ne dépendons de personne, et même notre situation provoque l’admiration ou l’envie, manifestant à tous que nous avons réussi, du moins à vues humaines… trop humaines.

Les rudes paroles que Jésus tient à l’encontre de ces personnes sont là pour nous rappeler qu’un tel chemin n’est qu’une impasse. Ce n’est pas ainsi que nous atteindrons la vie plénière et réussie à laquelle nous aspirons. Aucune de ces richesses ne peut nous apporter cela. Mais alors quelle est la voie à suivre ?

Jésus en portant son regard sur l’attitude de cette pauvre veuve ne cherche pas à exalter la misère, la pauvreté et l’indigence qui devaient certainement être le quotidien de cette femme, mais en mettant en lumière le sens du geste qu’elle pose, Jésus souligne l’importance fondamentale du don pour entrer dans ce chemin. Donner, donner même de son essentiel n’est pas une injonction morale à laquelle il faudrait consentir pour éviter les flammes de l’enfer, mais c’est la condition qui nous permet de dégager en nous de l’espace et rend alors possible l’accueil de cet unique nécessaire, que rien ne pourra nous procurer, si ce n’est Dieu seul.

La pauvreté, la pauvreté du cœur est la condition pour éprouver cette vérité centrale : sans l’expérience de notre manque, que rien ni personne ne peut combler, il ne peut y avoir de relation qui s’établit avec Dieu, le seul qui peut venir habiter ce manque, non pour le combler, mais pour nous inviter à le suivre sur ce chemin du don.

Abbé Pierre Guerigen