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Dimanche 4 septembre

Commentaire de l’évangile du jour: « Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple » (Lc 14, 25-33)
La suite du Christ nous oblige-t-elle à renoncer à toutes nos relations humaines, en commençant par celles qui nous sont le plus chères ?
Une première lecture de cet évangile peut nous laisser ainsi dans l’incompréhension : comment Jésus peut-il exiger un tel choix exclusif, qui semblerait induire qu’il nous faut couper d’abord toutes nos relations humaines pour pouvoir répondre à l’appel du Seigneur à le suivre ?
N’y aurait-il pas là une confirmation de ce qu’on peut lire dans l’Ancien Testament : Dieu est un dieu jaloux, qui ne supporte pas d’être mis en concurrence… et dès lors nous devons nous décider à le suivre Lui, et Lui seul, ou alors il nous faut aller voir ailleurs !
Cette révélation dans l’Ancien Testament, mettant le peuple élu au pied du mur : choisir si Dieu est bien l’unique et qu’il n’y en a pas d’autres, et que toute autre divinité n’est pas dieu peut nous aider à comprendre l’évangile. Jésus nous oblige à situer les différentes réalités qui constituent nos relations chacunes à leur juste place.
Si nous confessons que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, l’unique Sauveur, Dieu fait homme pour notre salut, alors il ne peut être comparé ou mis en concurrence avec toute autre relation humaine, aussi importante ou fondatrice qu’elle peut être. Les relations humaines que nous pouvons à juste titre reconnaître comme fondatrices pour nous, ces relations humaines (familiales, amicales, professionnelles) ne le sont que de manière relative.
Si le Seigneur Jésus Christ est notre Sauveur, alors cette suite du Christ nous établit dans une relation fondatrice, non pas de manière relative, mais de manière absolue : c’est Jésus qui nous donne accès à la Vérité tout entière, à Dieu le Père pour nous permettre de partager cette vie divine.
Si nous persistons à préférer un père, une mère, une femme, un enfant, un frère, une soeur, alors nous en restons à l’aspect relatif, certes qui peut être très fort, par rapport à ce que nous constitue, mais nous négligeons la réalité unique et absolue que nous apporte notre suite du Christ.
Je conclurai avec les paroles finales de l’homélie du pape Benoît XVI lors de sa messe d’intronisation en 2005  » N’ayez pas peur du Christ! Il n’enlève rien et il donne tout. Celui qui se donne à lui reçoit le centuple. Oui, ouvrez, ouvrez tout grand les portes au Christ – et vous trouverez la vraie vie.
Abbé Pierre Guerigen