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Samedi 4 décembre

Commentaire de l’Évangile du jour: « Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion » (Mt 9, 35 – 10, 1.5a.6-8)

Les deux lectures d’aujourd’hui semblent se faire écho de façon toute particulière, en même temps qu’elles nous rejoignent par delà les siècles. Isaïe console un peuple qui ‘pleure’, ‘appelle’ son Dieu et crie dans sa détresse, tandis que Jésus est ‘pris de compassion’ pour ces floules ‘désemparées et abattues’. A travers Isaïe, Dieu se montre insurpassable en générosité : non seulement il répond à l’appel du pauvre, mais fait concourir toutes les richesses de la terre au bien-être et à la joie de son peuple. A ces images d’abondance et de vie qui restaurent un ordre dans un environnnement perturbé (‘la lune brillera comme le soleil, et le soleil brillera sept fois plus’) répondent celles du pouvoir de guérison, de résurrection et de purification donné par Jésus à ses disciples. A la désolation, Dieu répond par la consolation : il nous rappelle sa puissance bienfaisante. Mais il faut notre coopération à son œuvre. Si nous sommes frappés par la détresse ou témoins de souffrances autour de nous, commençons par entendre aujourd’hui sa Parole vivifiante pour nous :

 ‘Le Royaume des Cieux est tout proche’ puis mettons – nous à son service : ‘Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement.’ Si nos dons ne sont pas ceux des disciples, nous pouvons néanmoins porter en nous la lumière de Jésus, être comme les photophores,  ou les lumignons si présents en ce temps d’Avent pour que nous puissions dire comme Saint François :

« Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.

Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.

Là où est la tristesse, que je mette la joie. »

Elisabeth Seyve