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Mercredi 13 octobre

Méditation de l’Evangile du jour : « Quel malheur pour vous, pharisiens ! Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous ! » (Lc 11, 42-46)

Avouons le tout de go : on préfère Jésus en mode “béatitudes” qu’en train de sermonner les gens. Le mode “aimez-vous les uns les autres” revient plus souvent dans les passages favoris de l’Evangile par rapport au texte d’aujourd’hui. Et pourtant, cette Parole fait partie de l’Evangile, elle est aussi “Bonne Nouvelle”. Elle rejoint cette exhortation entendus dimanche : “elle est vivante, la parole de Dieu, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants” (He 4, 12).

Oui, Jésus vient remettre les croyants en cause. Et pas n’importe lesquels : les pharisiens et les docteurs de la Loi. Ceux qui savent, ou du moins ceux qui croient  savoir. Ceux qui disent aussi, aux autres, ce qu’il convient de faire, ce qu’il faut respecter, ce qui est important. Et Jésus vient les remettre à leur place : vous vous attachez à des règles mineures, qui enter nous vous intéressent car vous touchez l’argent, mais vous oubliez l’essentiel, “vous passez à côté du jugement et de l’amour de Dieu”. En bref, vous avez dévoyé la religion pour en tirer profit, en abandonnant le coeur du message.

Ce texte nous rejoint chacun, personnellement, car tous, nous sommes en train d’essayer de comprendre ce que Dieu veut nous dire, comment agir, comment être plus proche de ce qu’il dit. Les saints comme nous. La démarche synodale que le pape a lancée dimanche dernier en est le symbole : nous devons cheminer ensemble pour plus nous rapprocher de la volonté de Dieu, celle que nous appelons de nos vœux dans le Notre Père : “Que ta Volonté soit faite”… alors que bien souvent nous la masquons avec notre propre volonté pour Dieu, voire pour nous…

Ce texte rejoint, en ce moment de découverte et d’assimilation du rapport de la CIASE, note Eglise qui, par certains de ses ministres et ses laïcs, a failli, et n’a pas porté l’annonce de la Bonne Nouvelle. Ce texte rejoint noter vie, quand nous mettons en premier la règle ecclésiale avant l’amour. Ce texte rejoint note notre vie, et il nous invite à la relire pour en trouver le sens, pour corriger la trajectoire. Car c’est ce qui est visé, à n’en point douter, par Jésus : nous inviter, comme les pharisiens et les docteurs de la Loi, à la conversion, à repartir sur de bonnes bases. Alors finalement, “heureux êtes vous d’être mis en garde, d’être averti, car le chemin de conversion n’est jamais fermé à ceux qui se tournent vers Dieu…”

Stéphane Jourdain