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Commentaire de l’Evangile du jour : « Celui qui n’est pas contre nous est pour nous. Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la » (Mc 9, 38-43.45.47-48)

La Vérité vous rendra libres (Jn 8,32). C’est l’une des grandes missions et caractéristiques de l’Église que de sanctifier les hommes, à côté de la mission d’annoncer la Bo

nne Nouvelle par l’évangélisation et celle de servir les pauvres et les petits. Mais ces missions ne sont pas l’exclusive des membres de l’Église pour la simple et bonne raison que cette Église n’a ni son origine en elle-même pas plus que sa fin. Bien plus comme le dit le IIe concile du Vatican : « l’Église étant, dans le Christ, en quelque sorte le sacrement, c’est-à-dire à la fois le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain » (Lumen Gentium n°1), elle est donc signe efficace de que Dieu désire réaliser pour l’ensemble du genre humain. Dès lors, quand la grâce de Dieu est manifestée, comme c’est le cas dans ce passage par ces guérisons, il nous revient d’y discerner l’accomplissement de l’œuvre de Dieu et de nous en réjouir. Il s’agit d’abandonner tout réflexe d’appropriation ou de corporatisme qui tendrait à jeter un regard soupçonneux sur tout ce qui ne provient pas de nos cercles identifiés comme « ecclésiaux », mais se réjouir que Dieu est à l’œuvre, ou plus exactement que l’Esprit souffle où il veut !

Envisager l’Église comme un sacrement, comme un signe efficace nous rend alors aussi beaucoup plus sensible à combattre tout ce qui peut être source de scandales dans nos propres attitudes ecclésiales, non pas pour « sauver la face », mais bien pour chercher à être en conformité avec le projet de salut de Dieu. Faire la vérité, aussi douloureuse soit-elle n’est jamais optionnelle. Il nous faut nous engager avec courage sur ces chemins, car c’est la Vérité qui nous rendra libres, libres de répondre à l’appel du Seigneur, libres pour être serviteur de sa Bonne Nouvelle de salut pour tous les hommes.

Pierre Guerigen