Mercredi 13 janvier

Evangile du jour : « Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies » (Mc 1, 29-39)

Liberté, oui, mais pas n’importe laquelle : Jésus, en prenant notre condition humaine nous propose d’élever notre vie, de sortir de cette « situation d’esclavage » liée à la « crainte de la mort ». Mais cette mort, il la détruit parce qu’il est ce lien entre Dieu et nous ; c’est dans sa grande miséricorde qu’il vient « enlever les péchés du peuple ». Il a pu ainsi, comme le souligne saint Paul dans la lettre aux Hébreux « réduire à l’impuissance celui qui possédait le pouvoir de la mort, c’est à dire le diable ».

Nous avons marqué le baptême du Christ dimanche, et avons pu apprécier ce sacrement qui est le départ d’une vie nouvelle pour tout chrétien. Aujourd’hui, nous sommes ici sensibilisés à cet autre sacrement, qui nous permet de repartir régulièrement, en nous libérant de nos péchés et de l’emprise du malin, le sacrement de la réconciliation, par lequel nous découvrons Jésus miséricordieux.

Il en découle naturellement « la joie pour les cœurs qui cherchent Dieu », comme le dit le psaume 104.

L’évangile de saint Marc nous fait entrer davantage dans cette démarche de foi, avec cet épisode de la belle-mère de Simon, malade : « Aussitôt, on parla à Jésus de la malade ». Il n’y a pas de question. On l’informe de suite. C’est cette certitude que Jésus peut agir sur ce mal. On rejoint encore ce texte de saint Paul : « Il est capable de porter secours à ceux qui subissent une épreuve ».

Et le soir même, c’est « tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par les démons » qu’on lui amena. Et si Jésus venait aujourd’hui, aurions-nous cette foi qui a conduit tant de monde à amener à Jésus tous ceux qui désiraient être guéris ? Croyons-nous qu’il peut nous porter secours dans nos épreuves ?

Jésus nous donne le chemin pour apprendre à nous abandonner à la volonté du Père : il part dans un « endroit désert » pour prier puis se remet en route en précisant qu’il est sorti pour proclamer l’Evangile. N’est-ce pas la prière et la Parole de Dieu qui, autant que l’Eucharistie, nous donnent la nourriture spirituelle qui nous permet d’ouvrir notre cœur et petit à petit, nous conforment à la volonté du Père ?

Gérard Kintzig, membre de l’ECP de Montigny (équipe de coordination pastorale)