Samedi 9 janvier

Evangile du jour : « L’ami de l’époux est tout joyeux d’entendre la voix de l’époux » (Jn 3, 22-30)

Dans ce passage de l’Evangile selon st Jean, trois points ont davantage retenu mon attention :

  1. Nous entendons Jean-Baptiste dire à ses disciples : « Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel. Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui. »

Jean Baptiste a été envoyé par Dieu. L’Evangéliste Marc (Mc 1, 2) dit : « Ainsi qu’il est écrit dans le livre du prophète Esaïe, Voici, j’envoie mon messager devant toi pour préparer la route. A travers le désert, une voix crie : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route. Et Jean le Baptiste parut dans le désert. »

Jésus lui-même a été envoyé et ne s’attribue rien qui ne lui a été donné ou montré par son Père. Dans d’autres passages de l’Evangile de Jean, Jésus dit en effet :

« Celui qui m’a envoyé est véridique » (Jn 8,26b)

« Maintenant je vais à Celui qui m’a envoyé » (Jn 16,5)

« En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, mais seulement ce qu’il voit faire au Père » (Jn 5, 19)

« Je ne fais rien de moi-même, je dis ce que le Père m’a enseigné » (Jn 8, 28)

Dans l’Evangile de Luc (Lc 4, 14-22) que nous lisions jeudi : « lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit » revint en Galilée (…) » C’est dans la puissance de l’Esprit que Jésus agit, pas de sa propre volonté.

2. A la fin de ce passage qui nous est proposé aujourd’hui Jean-Baptiste nous fait part de sa joie d’être l’ami de l’époux et d’entendre sa voix, une joie parfaite.

Jésus nous invite à cette joie : « Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite ». (Jn 15,11)

Jusqu’ici vous n’avez rien demandé en mon nom : demandez et vous recevrez, pour que votre joie soit parfaite ». (Jn 16,24)

3. « Lui il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue ». Le temps est venu pour Jean-Baptiste de faire toute la place à Jésus. I l était venu pour préparer le chemin, il a désigné Jésus comme étant « l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Jean Baptisait dans l’eau, il s’efface devant celui qu’il est venu annoncer, celui qui baptisera dans l’Esprit.

L’humilité prend toute sa place dans ces paroles. Le Christ, envoyé du Père, reçoit tout de lui. Jean-Baptiste « s’efface » devant celui pour qui il a préparé le chemin. Et ce qui est présent dans le cœur de Jean-Baptiste, c’est la joie ! La joie du serviteur qui a humblement accompli son travail.

Avec Jean-Baptiste, reconnaissons que ce que nous sommes, ce que nous faisons, tout nous est « donné du Ciel. Et soyons dans la joie, la joie d’être enfant de Dieu, de se savoir aimé(e) de lui, la joie du service, la joie du témoignage, la joie de l’annonce, la joie du partage.

Françoise FUCHS