Célébration de la Parole de Dieu – dimanche 22 novembre

Jamais deux sans trois… voici donc la troisième fois que nous venons vers vous sous cette forme. Vous trouverez ci-joint la liturgie pour ce dimanche du Christ Roi. Ne manquez pas de redécouvrir la douce présence de Dieu au travers de sa parole..

Pour le temps de la parole à vivre en famille, mettez-y les formes, une bougie, une icône, une croix, la bible… Pourquoi pas un petit décor évolutif réalisé par les enfants ? Prenez le temps de faire silence, de contempler au travers de la petite flamme qui brûle sur votre table Celui qui est Lumière… notre « Vive flamme d’Amour » Prenez ensuite les chants que nous vous sélectionnerons, puis lisez les lectures que nous propose la liturgie. Une homélie ou un petit commentaire viendra éclairer l’évangile ainsi qu’un dessin à colorier pour les enfants et une rubrique jeux

N’oubliez pas de solliciter votre cœur pour faire jaillir votre prière de demande puis de conclure par le Notre Père.

L’essentiel de la Parole…

« Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde ».  Matthieu 25,34

 

Chant : Louange à toi Ô Christ  

Gloire à Dieu :   messe de St Paul

Lecture du livre du prophète Ézékiel  (Ez 34, 11-12.15-17)

Ainsi parle le Seigneur Dieu :
Voici que moi-même, je m’occuperai de mes brebis,
et je veillerai sur elles.
Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau
quand elles sont dispersées,
ainsi je veillerai sur mes brebis,
et j’irai les délivrer dans tous les endroits où elles ont été dispersées
un jour de nuages et de sombres nuées.
C’est moi qui ferai paître mon troupeau,
et c’est moi qui le ferai reposer,
– oracle du Seigneur Dieu.
La brebis perdue, je la chercherai ;
l’égarée, je la ramènerai.
Celle qui est blessée, je la panserai.
Celle qui est malade, je lui rendrai des forces.
Celle qui est grasse et vigoureuse,
je la garderai, je la ferai paître selon le droit.
Et toi, mon troupeau
– ainsi parle le Seigneur Dieu –,
voici que je vais juger entre brebis et brebis,
entre les béliers et les boucs.

– Parole du Seigneur.

Psaume :  ( Ps 22, 1)

Le Seigneur est mon berger : rien ne saurait me manquer.

Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens  (1 Co 15, 20-26.28)

Frères,
le Christ est ressuscité d’entre les morts,
lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.
Car, la mort étant venue par un homme,
c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts.
En effet, de même que tous les hommes meurent en Adam,
de même c’est dans le Christ
que tous recevront la vie,
mais chacun à son rang :
en premier, le Christ,
et ensuite, lors du retour du Christ,
ceux qui lui appartiennent.
Alors, tout sera achevé,
quand le Christ remettra le pouvoir royal à Dieu son Père,
après avoir anéanti, parmi les êtres célestes,
toute Principauté, toute Souveraineté et Puissance.
Car c’est lui qui doit régner
jusqu’au jour où Dieu aura mis sous ses pieds tous ses ennemis.
Et le dernier ennemi qui sera anéanti,
c’est la mort.
Et, quand tout sera mis sous le pouvoir du Fils,
lui-même se mettra alors sous le pouvoir du Père
qui lui aura tout soumis,
et ainsi, Dieu sera tout en tous.

– Parole du Seigneur.

Acclamation de l’évangile :  messe de St Paul  

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu  (Mt 25, 31-46)

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire,
et tous les anges avec lui,
alors il siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui ;
il séparera les hommes les uns des autres,
comme le berger sépare les brebis des boucs :
il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.

Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite :
‘Venez, les bénis de mon Père,
recevez en héritage le Royaume
préparé pour vous depuis la fondation du monde.
Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ;
j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;
j’étais nu, et vous m’avez habillé ;
j’étais malade, et vous m’avez visité ;
j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’
Alors les justes lui répondront :
‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu…?
tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ?
tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ?
tu étais nu, et nous t’avons habillé ?
tu étais malade ou en prison…
Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’
Et le Roi leur répondra :
‘Amen, je vous le dis :
chaque fois que vous l’avez fait
à l’un de ces plus petits de mes frères,
c’est à moi que vous l’avez fait.’

Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche :
‘Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits,
dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.
Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ;
j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ;
j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ;
j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’
Alors ils répondront, eux aussi :
‘Seigneur, quand t’avons-nous vu
avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison,
sans nous mettre à ton service ?’
Il leur répondra :
‘Amen, je vous le dis :
chaque fois que vous ne l’avez pas fait
à l’un de ces plus petits,
c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’

Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel,
et les justes, à la vie éternelle. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Homélie du p. Stéphane Adam ou méditation du p. Jean-Marc Altendorff

Frères et sœurs,

Voici que l’année liturgique touche vraiment à sa fin. Dimanche prochain avec toute l’Église, nous entrerons de plein pied dans le temps de l’Avent, beau temps et belle période d’Espérance pour nous conduire à accueillir Celui qui se fait Berger de son peuple.

Un berger, qui aujourd’hui se fait roi, non pas à l’image d’un monarque dictateur et sanguinaire, mais un roi tout puisant de justice, de bonté et d’amour.

Mais en ce dernier dimanche de l’année, l’Église s’abstient de faire le bilan comme il est d’usage de le faire lorsqu’une nouvelle année arrive. Ce n’est pas en arrière que nous devons regarder, mais en avant.

Oui regardons plus que jamais vers l’avenir, et découvrons à quel point cela peut forger notre espérance.

D’ailleurs nous, les chrétiens, ne regardons-nous pas trop souvent en arrière, comme si tout était déjà passé et qu’il n’y a plus rien à attendre ?

Certes le Christ a vécu il y a deux mille ans et l’Église existe depuis vingt siècles. C’est une longue histoire.

Mais le chrétien risque de devenir trop souvent un être uniquement de foi et de mémoire et trop peu un être d’avenir et d’espérance. L’essentiel est devant nous !

Il est vrai que le Christ est venu dans la chair, même dans l’humble condition d’un enfant couché sur la paille dans une crèche. Il s’est dévoilé dans l’humilité et l’abaissement de la croix.

Mais ce même Christ qui est venu à Bethléem semblable aux hommes, reviendra comme Roi de gloire à la fin des temps, nous assure l’Écriture. Il y a donc pour le chrétien beaucoup plus à attendre encore, qu’il n’y a à commémorer.

Regardons donc. Que voyons-nous ? Un Christ qui vient en Juge, « pour juger les vivants et les morts » comme nous l’affirmons le Credo.

Mais si le Christ règne et juge, il n’est pas comme ceux que nous connaissons uniquement qu’à travers les revues en papier glacé…

Il règne, mais en ne restant pas assis sur son trône !

Il nous témoigne, et ainsi nous enseigne que dans son royaume tout doit se faire et se vivre avec ses deux mains.

La main de la justice et la main de la charité. La main de la miséricorde et la main de l’amour.

Être digne de ce royaume et le désirer vraiment nous oblige et nous engage donc. Et notamment au service de nos frères.

Oui, aujourd’hui plus que jamais, alors que la misère sociale et économique rode à notre porte, nous ne pouvons pas fermer les yeux, et encore moins nos mains !

Pour donner sens à notre vie, il faut en fixer le but, et ce but n’est autre que de contempler le visage du Christ, du Christ vainqueur du Mal et de la Mort, du Christ, Roi de l’univers.

Mais où contempler ce visage du Christ ? Pas dans notre imagination, c’est sûr ! Mais bien en ouvrant les yeux sur la réalité douloureuse de notre monde et en ouvrant notre cœur. Et une manière toute simple d’ouvrir notre cœur, c’est de répondre à l’invitation que nous lance en urgence la Caritas de Moselle, et qui a besoin de produits d’hygiènes pour les plus petits d’entre nous qui viennent frapper à sa porte. Cette invitation que nous vous relayons depuis deux semaines déjà !

OUI, Voilà sans doute ce que signifie en vérité cette fête du Christ Roi.

Accepter de la célébrer, c’est devenir artisans de ce Royaume instauré par Jésus dans le mystère de sa Mort et de sa Résurrection.

La petite Thérèse résume cette contemplation du Christ que nous devons avoir dans notre capacité à nous attacher à Jésus… « Si vous vous attachez à Jésus, dit-elle, vous êtes certains de trouver le vrai bonheur, parce que LUI est un ami fidèle qui ne change jamais »

Avouez que pour notre carnet d’adresse avoir un ami qui est roi ce n’est pas mal, non !

Aujourd’hui, a vue humaine, vivre de la royauté du Christ, construire un monde de lumière et de paix qui ne soit pas artificiel, semble relever du parcours du combattant, voir même totalement irréalisable.

Mais ce que nous pouvons faire, c’est essayer tout du moins, et chercher à vivre de sa royauté dans notre vie, en acceptant de cheminer au côté de Ce Roi à la couronne d’épines, qui nous promet sans cesse son amour.

En accueillant ce dimanche Jésus au cœur de sa Parole, ayons à cœur de le recevoir comme notre sauveur et notre roi.

AMEN.

Père Jean Marc ALTENDORFF+

Credo : Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre ; et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d’où il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en l’Esprit-Saint, à la sainte Eglise catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen.

Prière Universelle

  • Pour que ton Esprit soit Roi dans tous les cœurs, qu’il inspire aux Prêtres et aux Evêques les mots qui unifient et redonnent l’espoir à notre monde fragilisé par la violence et le manque d’Espérance, Seigneur, nous te prions.
  • Pour qu’à ton image de Christ Roi, les responsables publics et scientifiques exercent leur pouvoir en ce contexte de pandémie, au service du bien de l’humanité, Seigneur, nous te prions.
  • Pour que ton règne s’établisse dans le cœur et la chair des personnes qui souffrent dans leur vie quotidienne, pour cause de maladie ou d’isolement, Seigneur nous te prions.
  • Pour que chacun de nous reconnaisse le Christ Roi en regardant les plus pauvres et nécessiteux, et que les croyants que nous sommes deviennent plus ouverts leur présence, Seigneur nous te prions.
  • En ce jour de la Sainte Cécile, pour que toutes les chorales et les musiciens puissent continuer à mettre leurs talents au service de ta gloire et à l’émerveillement de nos âmes, Seigneur nous te prions.

Intentions personnelles

Notre Père : Glorious  

Chant :  Acclamez le Seigneur