Méditation du jour: Mercredi 2 décembre

En ce jour, la parole de Dieu nous promet un festin ! Nous qui sommes privés de repas en famille, entre amis, entre collègues, depuis de nombreux mois, nous qui sommes tenus éloignés de la table eucharistique par intermittence, comment pouvons nous disposer notre cœur  pour accueillir cette invitation ? Peut -être puis je commencer ce temps de méditation des versets d’Isaïe, en demandant  tout simplement au Seigneur  d’ouvrir mes oreilles, mon cœur et tout ce que je suis,  pour me laisser nourrir de Sa Parole.

« Le Seigneur de l’univers préparera pour tous les peuples, sur sa montagne, un festin. » Un instant je peux essayer d’imaginer un lieu où convergent tous les peuples de la terre, si divers par leurs cultures et leurs langues. Et là, le Seigneur de l’univers qui prépare un festin. C’est lui qui reçoit ses convives, les habitants de toute la terre.

En ce lieu, disparaissent les voiles de deuils, les linceuls, la mort pour toujours. En ce lieu, le Seigneur essuie les larmes. Un instant, je peux présenter  à Dieu les lieux de deuils, de mort, les larmes qui coulent dans le monde, autour de moi et peut-être au cœur de ma vie.

Ce festin n’est autre que le banquet des noces de la fin des temps. Ce texte fait allusion  à la fin du monde évoqué dans les  chapitres 24 à 25  appelés Apocalypse  (qui signifie dévoilement) d’Isaïe.

Cette montagne,  lieu de la Présence de Dieu, lieu sans cesse en devenir, où chacun est appelé à se réjouir, est probablement aujourd’hui  l’Église : Maison de tous les peuples unis autour du banquet du Christ.

Je peux ainsi confier notre Église au Seigneur, je peux lui confier tout particulièrement les prêtres qui malgré l’agitation de certains chrétiens essaient de rester des bergers, en prenant soin de leurs brebis, en  veillant à maintenir l’unité et la fraternité dans les paroisses, en  proposant des nourritures spirituelles diverses et variées, en allant à la rencontre des isolés, en portant le monde en général et chacune et chacun d’entre nous en particulier dans leur prière . Peut être puis je également lui confier tous les bénévoles qui s’activent dans la discrétion pour permettre au plus grand nombre de se nourrir du Pain de Vie en ce temps d’entrée en Avent, marqué par des contraintes pas très intelligibles, restreignant à 30 le nombre de fidèles lors d’une messe. Occasion de rendre  grâce, tout comme le fait le prophète au début du chapitre 25, pour toutes ses belles énergies mutualisées lors de ce premier dimanche de l’Avent faisant d’un grand nombre de paroissiens  des serviteurs actifs et joyeux, des pierres vivantes de l’Église.

En attendant de pouvoir partager un temps convivial, avant d’être invités  au banquet des noces, laissons résonner les paroles du chant « Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante, tout passe, Dieu ne change pas, la patience obtient tout. Celui qui possède Dieu ne manque de rien : Dieu seul suffit. »

Bon temps de l’Avent !

Danielle Schuck