Ecouter et agir pour la maison commune

« Nous le savons bien ; la création toute entière crie sa souffrance, elle passe par la douleur d’un enfantement qui dure encore et elle n’est pas seul. » (Rm 8,23) Ce cri du pape en faveur de la planète résonne de façon particulière à travers l’encyclique Laudato Si’, lettre sur la « sauvegarde de la maison commune ».

Depuis longtemps l’Eglise met en garde sur les conséquences qu’engendrent les manques de respect face à la création. Nous sommes tous responsables. Le thème de l’écologie n’est pas réservé aux uns ou aux autres, dans les milieux politiques, associatifs ou religieux. Tous sont concernés. Et dans l’Eglise, le temps est venu de sensibiliser nos communautés à la conversion écologique.

Le confinement, qui a touché le monde entier, a ainsi fait vivre trois ruptures à nos sociétés, et nous interroge sur notre rapport au temps, à l’espace et aux autres :

– Une rupture temporelle : l’économie s’est mise au ralenti et nos occupations habituelles se sont interrompues. Or Laudato Si’ nous invite à apprendre la décélération, à arrêter la course infernale de faire et produire toujours plus, à prendre le temps de l’intériorité et de la contemplation.

– Ensuite une rupture au niveau de l’espace : Le confinement a aussi été un temps de retour chez soi : l’espace s’est rétréci et de ce fait il est devenu un véritable lieu d’habitation. Laudato Si’ nous invite à « habiter la maison commune », à ne pas nous situer dans la nature comme des propriétaires utilitaires mais comme des créatures qui habitent un espace commun.

– Enfin une rupture relationnelle : Le confinement a bousculé nos relations et a donné de la valeur aux personnes souvent dévalorisées : les infirmiers, les éboueurs, les routiers, les caissières. Laudato Si’ nous invite à penser le progrès en termes de qualité relationnelle plutôt que d’accumulation des biens, et tout ceci en respectant notre mère nature.

Pour plus d’information sur le site internet toutestlie.catholique.fr

Stéphane Adam