Les funérailles : expression de l’espérance chrétienne

 

Le 2 novembre, l’Église commémore tous les fidèles défunts, et particulièrement, ceux des douze derniers mois. C’est un moment fort de la vie d’une communauté paroissiale. C’est aussi l’occasion de rappeler ce que sont les funérailles chrétiennes : accompagner un baptisé dans son passage vers le Père. C’est, pour la communauté paroissiale, celle d’exercer son “ministère de compassion” auprès de la famille du défunt et de ses amis à travers l’accueil, la parole, le chant, la prière.

Sommet des funérailles chrétiennes : la célébration de l’Eucharistie. Pour les croyants, y prendre part, c’est affirmer leur foi dans le mystère pascal car, dans le pain et le vin consacrés par le prêtre, c’est le Christ qui est présent, lui qui est mort et ressuscité, victoire de la vie sur la mort. C’est le cœur même de notre foi. Comment être plus en communion avec celui qui entre dans la vie éternelle ?

Les rites que propose l’Église sont des symboles forts de cette espérance. La lumière prise au cierge pascal rappelle le mystère pascal ; l’encensement et la bénédiction du corps avec l’eau du baptême proclament la dignité de la personne humaine, temple de l’Esprit Saint et destiné à la vie éternelle.

Qu’un baptisé souhaite de telles funérailles semble évident. Mais le contexte actuel – familles dispersées, liens avec l’Église souvent inexistants, diminution du nombre de prêtres et, surtout, l’aspect commercial – fait que les célébrations chrétiennes, celles de l’eucharistie en particulier, sont de plus en plus rares.

Si vous êtes catholique, prenez vos dispositions pour que vos funérailles aient bien lieu à l’église. Exprimez votre souhait par écrit, gardez un exemplaire pour vous et donnez-en un autre à votre paroisse. Dîtes-le autour de vous. Vous pourrez alors vivre dans l’espérance de funérailles chrétiennes.

Pierre WATIEZ, membre de l’équipe des funérailles